Kilauea (Hawaii): Bilan de l’éruption le 25 mai 2018 // The eruption on May 25th, 2018

Trois semaines se sont écoulées depuis le début de l’éruption à Lower Puna. L’activité reste élevée et stable le long de l’East Rift Zone du Kilauea. Des quantités importantes de lave continuent à s’échapper des fractures dans les Leilani estates et Lanipuna Gardens, avec au moins deux entrées de lave dans l’océan.
Depuis son début le 3 mai 2018, l’éruption a détruit une cinquantaine structures et couvert plus de 7 kilomètres carrés. Environ 2 000 personnes ont été évacuées
Le Kilauea est en éruption quasi permanente depuis 35 ans. Entre janvier 1983 et janvier 2018, la lave a détruit 215 structures, principalement à Kalapana ou dans l’ancienne subdivision des Royal Gardens, et couvert 145 kilomètres carrés.
La lave n’a pas progressé vers les puits de la centrale géothermique Puna Geothermal Venture.
Au sommet du Kilauea, de nombreux panaches de cendre continuent d’être émis par l’Overlook Crater. Des retombées de cendre ont été observées sur le district de Ka’u, et une station météorologique spécifique reste en place dans cette zone.
La plus grande partie du Parc National des Volcans d’Hawaï est fermée depuis deux semaines. Aucun employé n’a été licencié. Les employés travaillent autant que possible depuis leur domicile ou dans d’autres lieux. Des équipes réparent les conduites d’eau et autres infrastructures endommagées par les derniers séismes. Avec la fermeture du Parc, Big Island a perdu jusqu’à présent  une somme estimée à environ 6,5 millions de dollars.
Sources: HVO et Protection Civile.

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La situation à 22 heures (heure française): Une coulée de lave en provenance de la fracture 21, dans la partie centrale des Leilani Estates avance vers le nord-est et pourrait menacer la Highway 132, une route d’accès importante pour les autorités et qui permettrait d’évacuer les habitants qui restent dans la subdivision. La coulée s’est déplacée vers le nord le long de Kaupili Street jusqu’à environ 200 mètres au sud de Kahukai Street, à la limite de la subdivision des Leilani Estates, mais sa progression est lente vers le nord-est. Une autre émission de lave du même système de fractures a été observée près de Mohala Street et la fracture n° 3 dans le même secteur est également active.
Si des fractures commencent à s’ouvrir vers le nord, les autorités redoutent une coupure de la Highway 132 qui relie Pahoa à Kapoho et est devenue une importante voie de communication depuis la coupure de la Highway 137 sur la côte au sud de Pohoiki. Si la Highway 132 est coupée près de son intersection avec Pohoiki Road, la Highway 137 qui longe la côte entre Kapoho et Hawaiian Beaches deviendrait la dernière route permettant d’entrer et de sortir des secteurs de Pohoiki et de Kapoho.
Les scientifiques attendent les résultats d’un survol de la zone et devraient donc avoir plus d’informations sur la menace potentielle qui pèse sur la Highway 132.

La lave en provenance de la fracture n° 22 continue de se diriger vers l’océan et finit sa course dans la mer, tandis que les fractures n° 6 et n° 13 alimentent une deuxième entrée de lave dans l’océan.
Source: Protection Civile.

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It’s been three weeks since the eruption started in Lower Puna and activity remains high and stable along Kilauea’s East Rift Zone. Significant amounts of lava continue to pour out of fissures in Leilani Estates and Lanipuna Gardens, with at least two rivers of lava entering the ocean.

Since its start on May 3rd, 2018, the Lower Puna eruption has destroyed about 50 structures and covered more than 7 square kilometres. About 2,000 people have been evacuated

Kilauea has been erupting almost continuously for 35 years. Between January 1983 and January 2018, lava destroyed 215 structures, mostly in Kalapana or the former Royal Gardens subdivision, and covered 145 square kilometres.

Lava has not progressed any closer toward the geothermal wells at Puna Geothermal Venture.

At the summit, numerous ash plumes continue to be emitted by the Overlook Crater. Ash has been falling over communities in Ka‘u, and a special weather statement remains in place over that district.

The majority of the Hawaii Volcanoes National park has been closed for two weeks. No employees have been laid off, and staff is working as much as they can from home or other locations. Crews also are continuing to make repairs to water lines and other infrastructure damaged by recent earthquakes. With the closure of the Park, Big Island has lost an estimated 6.5 million dollars so far.

Sources: HVO & Civil Defense.

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The situation at 10 p.m. (French time): A lava flow originating near the centre of the Leilani Estates subdivision is moving to the northeast and could threaten Highway 132, an important access road for authorities and an evacuation route for remaining residents. The flow from fissure 21 has been moving north along Kaupili Street to about 200 metres south of Kahukai Street at the edge of the Leilani subdivision, but the flows are sluggish in the northeast direction. Another lava breakout from the same fissure system has occurred nearer to Mohala Street, and fissure 3 in the same area has also been active.

If fissures start opening up north, authorities may be confronted with an  inundation of Highway 132 that extends from Pahoa village to Kapoho, and has become an increasingly important transportation route since lava severed Highway 137 on the Puna coast south of Pohoiki. If Highway 132 is cut near its intersection with Pohoiki Road, Highway 137 along the coast from Kapoho to Hawaiian Beaches would become the last remaining route in and out of the Pohoiki and Kapoho areas.

Scientists are waiting for data from an observation overflight, and expect to have more details about the potential threat to Highway 132 later in the day (which will be night in Europe).

Lava from fissure 22 continues to feed one lava river that is flowing into the ocean, while fissures 6 and 13 are feeding a second ocean entry.

Source: Civil Defense.

Carte thermique de la zone de fractures et des coulées de lave (Source : USGS)

Souvenirs volcaniques: L’éruption du Paricutin (Mexique) // Volcanic memories: The eruption of Paricutin (Mexico)

Il y a tout juste 75 ans, des êtres humains ont pu observer en direct la naissance d’un volcan. L’histoire se passe au Mexique. Le 20 février 1943, un fermier nommé Dionisio Pulido fut le premier à assister à cet événement exceptionnel. Pendant des semaines, la terre n’avait eu cesse de trembler autour du village d’Uruapan, à environ 300 kilomètres à l’ouest de Mexico, et la population locale entendait régulièrement le sol gronder. Le 20 février, la terre se souleva de près de deux mètres et une fracture apparut ; elle émettait de la cendre et de la vapeur avec un fort sifflement. Pendant la nuit, un cône de cendre a commencé à se former. Le nouveau volcan a été baptisé Parícutin, le nom d’un village voisin. De nombreux scientifiques vinrent visiter le site de l’éruption et la croissance du volcan a été soigneusement documentée.
Le Parícutin a surtout été actif au cours de sa première année de vie. Son style d’éruption a ensuite évolué. Après que la cendre ait formé un cône de 300 mètres de hauteur, de la lave a commencé à sortir des fractures. Elle a enterré la ville de San Juan Parangaricutiro, n’épargnant que le clocher de l’église qui sort encore aujourd’hui du champ de lave.
S’agissant du bilan, l’éruption du Paricutin n’a pas laissé la région indemne. Comme je l’explique dans mon livre Killer Volcanoes, après 1949, le volcan a connu des explosions vulcaniennes extrêmement violentes et, au final, un millier de personnes ont perdu la vie, sans parler des victimes de la foudre et des décès dus à des problèmes respiratoires.
Voici une vidéo de l’événement:
https://youtu.be/I2r7RTQ6SNk

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75 years ago, human beings could observe in real time the birth of a volcano. The story took place in Mexico. On February 20th, 1943, Dionisio Pulido, a local farmer, had the rare opportunity to observe this exceptional event. For weeks, there had been an increase in seismicity around the village of Uruapan, about 300 kilometres west of Mexico City, and rumblings could be heard by the local population. On February 20th, there was a ground uplift of nearly two metres and a fracture emitted ash and vapour with a loud hissing sound. During the night, a cone of ash began to form. The new volcano was named Parícutin, after a nearby village. Many scientists came to visit the site of the eruption. The growth of the volcano was carefully documented.

The Parícutin Volcano was most active in its first year. Its eruption style changed over time. After ash had formed a 300-metre-high cone, lava started to come out of the fractures. It buried the surrounding town of San Juan Parangaricutiro, leaving only the church steeple sticking out of the rocks.

Regarding the toll, the eruption of Paricutin did not leave the area unscathed. As I explain in my book Killer Volcanoes, after 1949, the volcano went through extremely violent vulcanian explosions and, in the end, a thousand people lost their lives, not to mention the victims of lightning and deaths due to respiratory problems.
Here is a video of the event:
https://youtu.be/I2r7RTQ6SNk

Source: Wikipedia

Mt Agung (Indonésie / Indonesia): Bilan de 4 mois d’activité // After 4 months of activity

Ma première note sur ce blog à propos de l’éruption de l’Agung remonte au 14 septembre 2017. Ce jour-là, le VSI indique que le niveau d’alerte est passé de 1 à 2 (Waspada), suite à une augmentation de l’activité volcano-tectonique.
Il est conseillé aux villageois et aux visiteurs de rester à plus de 3 kilomètres du cratère. On nous rappele que le district de Karangasem autour du volcan compte environ 408 000 habitants et que la dernière éruption de l’Agung s’est produite en mars 1963 et a tué quelque 1100 personnes.

Le 19 septembre 2017, le niveau d’alerte passe à 3 (Siaga) sur une échelle de 4. La zone de sécurité est désormais étendue à 6 kilomètres du cratère et jusqu’à 7,5 kilomètres au nord, au sud-est et au sud-sud-ouest. On observe une augmentation continue de l’activité sismique ainsi que des émissions de gaz et de vapeur qui atteignent une cinquantaine de mètres de hauteur dans le cratère.

Le 22 septembre 2017, les autorités indonésiennes font passer le niveau d’alerte du Mont Agung au maximum (AWAS). Selon le VSI, on observe une «augmentation considérable» de l’activité sismique, ce qui indique une forte probabilité d’éruption.
La zone de sécurité est étendue jusqu’à 9 – 12 kilomètres du cratère.

Près de 11 300 villageois ont déjà quitté leurs maisons autour du volcan. Ils se trouvent dans des abris temporaires, des centres sportifs, des salles de villages et chez des proches.

Le 29 septembre 2017, 144 389 personnes ont été évacuées

Le 29 octobre 2017, le niveau d’alerte est ramené à 3 (SIAGA). Le diamètre de la zone de sécurité s’étend à 6 km au NNE et à 7,5 km dans la partie sud du volcan.

Le 27 novembre 2017, le niveau d’alerte est de nouveau élevé à son maximum (4 – AWAS). L’éruption a évolué d’une phase phréatique à une phase magmatique. Les panaches de cendre montent jusqu’à 4000 mètres au-dessus du cratère.

Les panaches de cendre de l’Agung ont entraîné la fermeture de l’aéroport de Denpasar au moins pendant 24 heures.

Le 1er décembre 2017, le VSI indique que depuis le 30 septembre, les émissions de cendre semblent avoir été remplacées par un panache essentiellement composé de vapeur.

Le 3 décembre 2017, selon le VSI, le volume du cratère est estimé à environ 60 millions de mètres cubes et le volume de lave dans le cratère est estimé à moins de 50%, soit environ 20 millions de mètres cubes.

Le 23 décembre 2017, le Président révoque le niveau d’alerte de l’Agung et annonce que l’île de Bali est prête à accueillir de nouveau les touristes.

La situation n’a guère évolué ces derniers jours. Les dernières vidéos (non datées) semblent montrer que l’on a affaire à une colonne de magma ouverte dans le cratère et qu’il n’y a pas de dôme de lave en formation. La situation ne semble donc pas menaçante actuellement pour les populations autour du volcan. Le travail a repris dans les mines sur les pentes de l’Agung. Les paysans sont autorisés à regagner leurs fermes pendant la journée et il leur est fortement conseillé de retrouver la sécurité des centres d’hébergement pendant la nuit.

En résumé, concernant la prévention, on peut dire que les autorités indonésiennes ont eu raison d’appliquer le principe de précaution dès les premiers signes de réveil de l’Agung car on sait que ce volcan peut être destructeur (voir l’éruption de 1963).

S’agissant de la prévision volcanique, j’ai souvent l’impression que le VSI – qui travaille pourtant très sérieusement – fait du pilotage à vue, avec un niveau d’alerte qui fait le yo-yo. Les volcanologues locaux observent mais, à l’image de leurs collègues européens et américains, ne sont pas capables de faire des prévisions fiables sur ce type de volcans où la volcanologie montre vite ses limites.

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My first post on this blog about the Mt Agung eruption dates back to September 14th , 2017. At that time, VSI indicated that the alert level had increased from 1 to 2 (Waspada) on Thursday, September 14, 2017, following an increase in volcano-tectonic activity.
Villagers and visitors were advised to stay more than 3 kilometres from the crater. We were reminded that the Karangasem district around the volcano included about 408,000 inhabitants and that the last eruption of Mt Agung occurred in March 1963 and killed some 1,100 people.
On September 19th, 2017, the alert level was increased to 3 (Siaga) on a scale of 4. The safety zone was extended to 6 kilometers from the crater and up to 7.5 kilometres to the north, southeast and south. south-southwest. There was a continuous increase in seismic activity as well as gas and steam emissions that reached about fifty meters high in the crater.
On September 22nd, 2017, the Indonesian authorities were raising the alert level of Mount Agung to the maximum (AWAS). According to the VSI, there was a « considerable increase » in seismic activity, indicating a high probability of eruption.
The security zone was extended to 9 – 12 kilometres from the crater.
Nearly 11,300 villagers had already left their homes around the volcano. They were in temporary shelters, sports centers, village halls and relatives.
On September 29th, 2017, 144,389 people were evacuated
On October 29th, 2017, the alert level was reduced to 3 (SIAGA). The diameter of safety zone a was 6 km NNE and 7.5 km in the southern part of the volcano.
On November 27th, 2017, the level of alert is again raised to its maximum (4 – AWAS). The eruption evolved from a phreatic phase to a magmatic phase. The plumes of ash rise up to 4000 meters above the crater.
The ash plumes led to the closure of Denpasar Airport for at least 24 hours.
On December 1st, 2017, VSI indicated that since September 30, ash emissions had appeared to have been replaced by a plume consisting mainly of steam.
On December 3rd, 2017, according to the VSI, the volume of the crater was estimated at about 60 million cubic meters and the volume of lava in the crater was estimated at less than 50%, about 20 million cubic meters.
On December 23rd, 2017, the President revoked the alert level of Mt Agung and announced that the island of Bali was ready to welcome tourists again.

The situation has not much changed in recent days. The latest videos (undated) seem to show that we are confronted with an open column of magma in the crater and there is no lava dome in formation. The current situation does not seem to be a threat to the populations around the volcano. Work has resumed in the mines on the slopes of Mt Agung. Farmers are allowed to return to their farms during the day, and are strongly advised to return to the safety of the shelters during the night.

To sum it up, one can say that, as far as prevention is concerned,  the Indonesian authorities were right to apply the precautionary principle at the first signs of activity of Mt Agung because we know that this volcano can be destructive (see the eruption of 1963).
With regard to volcanic prediction, I often feel that VSI – which is working very seriously – is flying at sight, with the alert level going up and down. Local volcanologists observe the situation but, like their European and American colleagues, are not able to make reliable predictions on this type of volcanoes which rapidly show the limits of volcanology. .

Crédit photo: Wikipedia

Séisme au Chili (suite) // Earthquake in Chile (continued)

drapeau francaisVoici quelques détails supplémentaires sur le puissant séisme de M 8,3 qui s’est produit près de la côte centrale du Chili à 22h54 le mercredi 16 septembre, avec un tsunami qui a touché l’ensemble du bassin Pacifique. Curieusement, les médias français ont à peine mentionné cet événement qui a tué 12 personnes et entraîné l’évacuation d’un million d’autres le long de la côte chilienne. 642 personnes se sont retrouvées sans abri et de nombreuses régions ont subi de graves dégâts matériels. Des coupures d’électricité ont affecté plus de 87 000 ménages et près de 9 000 maisons ont été privées d’eau potable. Les transports ont été perturbés dans tout le pays. Malgré la puissance du séisme, le nombre de victimes est relativement faible. Les autorités pensent que cela était dû à des normes de construction plus strictes et à la politique de préparation de la population à un tel événement.
Des alertes au tsunami ont été émises le long des côtes du Chili, de la Californie, d’Hawaii, de Nouvelle-Zélande, du Japon et des Samoa. Des vagues de tsunami d’environ 4,75 mètres ont été mesurés près de la ville de Coquimbo, près de l’épicentre, dans la soirée du 16 septembre, alors qu’une vague estimée à 1,78 mètres a été signalée à Valparaiso.
De très petites vagues ont été observées le long de la côte de Californie du Sud le jeudi matin, alors qu’une vague d’un mètre a atteint d’abord Hawai’i, puis la côte du Japon le 18 septembre. Une vague de 0,25 mètre a été signalée à Christchurch en Nouvelle-Zélande.
De nombreuses répliques ont été enregistrées et d’autres sont attendues. Les géophysiciens de l’USGS pensent qu’elles pourraient se produire pendant des semaines, voire des mois.
C’est le troisième plus puissant séisme en Amérique du Sud au cours des cinq dernières années. En février 2010, un séisme a atteint une magnitude de M 8,8 alors que l’événement le plus puissant jamais enregistré sur la planète a également eu lieu au Chili, près de Lumaco, en mai 1960, avec une magnitude de M 9,5.
Selon l’USGS, le séisme et ses fortes répliques ont eu lieu en raison de failles de chevauchement (ou failles inverses) sur l’interface entre les plaques de Nazca et d’Amérique du Sud. Il a été ressenti jusqu’à Buenos Aires en Argentine.
Source: The Watchers.

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drapeau anglaisHere are a few more details about the powerful M 8.3 earthquake that struck near the coast of central Chile at 22:54 on Wednesday, September 16th and produced a tsunami which affected the entire Pacific basin. Strangely enough, French news media barely mentioned this event that killed 12 people and caused the evacuation of one million people along the Chilean coast. 642 people were left homeless and numerous regions reported severe infra-structural damage. Power supplies have been cut off for more than 87 000 households and about 9 000 homes were left without drinking water. Transport has been disrupted across the country. Despite the severity of the earthquake, the number of fatalities was relatively low. Officials believe this was due to strict building codes and city’s general preparedness.
Tsunami warnings have been issued along the coasts of Chile, State of California, Hawai’i Island, New Zealand, Japan and American Samoa. Tsunami waves of about 4.75 metres were measured near Coquimbo city, close to the epicentre, on the evening of September 16th while a wave estimated at 1.78 metres was reported in Valparaiso.
Very small waves were recorded along the coast of Southern California during Thursday morning, while a tsunami wave of one metre reached first Hawai’i and then the coast of Japan. A 0.25 metre high tsunami has been reported at Christchurch, New Zealand.
Numerous aftershocks have been recorded and additional ones are still expected. USGS geophysicists think they could last for weeks, even months.
This is the third most powerful earthquake that has stricken South America over the last five years. A quake in February 2010 registered a magnitude of M 8.8 while the most powerful earthquake ever recorded on the planet also occurred in Chile, near Lumaco, in May 1960, and registered a magnitude of M 9.5.
According to USGS, the quake and its strong aftershocks have occurred as a result of thrust faulting on the interface between the Nazca and South America plates in central Chile. It was felt all the way to Buenos Aires, Argentina.
Source: The Watchers.

Chili quake

Source: USGS.