Bogoslof (Alaska): Nouvelle éruption // New eruption

drapeau-francais21h50 le 17 février: Un nouvel épisode éruptif relativement important a débuté sur le Bogoslof à 9h55 (heure locale). La sismicité reste élevée. Les premières images satellites montrent un panache de cendre et des éclairs sont toujours détectés au moment de l’émission de ce bulletin. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge et l’alerte volcanique a été élevée à Vigilance.

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17h00 le 18 février: Après l’éruption explosive qui s’est produite ce matin, la sismicité (telle qu’elle est détectée dans les îles voisines) a bien décliné et aucun nouvel éclair n’a été détecté. Les images satellites ne montrent plus d’émissions de cendre en provenance du volcan. Le nuage produit pendant l’éruption de ce matin est monté jusqu’à 7.500 mètres d’altitude.
L’AVO indique que le Bogoslof reste actif et imprévisible. D’autres explosions générant des nuages de cendre à haute altitude peuvent se produire à tout moment. Il se peut qu’une faible activité explosive se produise, mais l’AVO est dans l’incapacité de la détecter. De telles explosions de faible intensité peuvent toutefois constituer un danger pour le voisinage immédiat du volcan.
La couleur de l’alerte aérienne reste ROUGE.

Source : AVO.

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drapeau-anglais21:50 on February 17th: A significant explosive eruption began at Bogoslof volcano at 9:55 (local time). Pulses of seismicity are continuing. Preliminary satellite data show an ash cloud, and lightning continues to be detected. Thus, AVO has raised the Aviation Colour Code to RED and Alert level to WARNING.

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17:00 on February 18th: Following the explosive eruption that occurred this morning, seismicity as detected on neighbouring islands has been quiet, no lightning has been detected, and satellite images show no additional ash emission from the volcano. The volcanic cloud that was produced during the event rose up to 7,500 metres a.s.l.
AVO indicates that Bogoslof volcano remains at a heightened state of unrest and in an unpredictable condition. Additional explosions producing high-altitude volcanic clouds could occur at any time. Low-level explosive activity that is below the observatory’s ability to detect in their data sources may be occurring. These low-level explosions could pose a hazard in the immediate vicinity of the volcano.
The Aviation Color Code remains at RED.

Source: AVO.

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Echantillons de cendre du Bogoslof vus au microscope électronique à balayage.

(Source: AVO)

Les courses de chiens de traîneaux en Alaska // Sled dog races in Alaska

drapeau-francaisLes courses de chiens de traîneaux font partie de la culture arctique et en particulier de l’Alaska où se déroulent deux courses mythiques : La Yukon Quest et l’Iditarod.

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(Crédit photo: Wikipedia)

La Yukon Quest suit le trajet qu’ont emprunté en 1897 les chercheurs d’or pour rejoindre le Klondike. C’est une course de 1 600 km entre Whitehorse au Yukon et Fairbanks en Alaska. La course est réputée pour être la plus difficile du monde. En effet, chaque équipage a pour obligation de transporter l’intégralité de ses provisions et de son matériel, soit 200 kg. La Yukon Quest vient de se terminer, avec la victoire de Matt Hall, l’un des meilleurs mushers au monde.

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Si la Yukon Quest est censée être la plus difficile, l’Iditarod est la plus célèbre. Elle rassemble chaque année les meilleurs attelages. Le départ aura lieu le 4 mars 2017 avec, parmi les participants, le Français Nicolas Vanier – Le Dernier Trappeur – qui a terminé à la neuvième place de la Yukon Quest 2015. En raison du changement climatique et pour la deuxième fois en trois ans, la départ de l’Iditarod est transféré de Willow à Fairbanks en raison des mauvaises conditions de piste. Le départ officieux est maintenu à Anchorage le 4 mars, jour où les mushers présenteront leurs attelages de chiens sur un circuit de 17 km à travers la ville. Ils parcourront ensuite 560 km pour se rendre à Fairbanks pour le départ officiel de la course qui aura lieu deux jours plus tard, le lundi 6 mars à 10 heures.

L’Iditarod est née d’une prouesse humaine. Au cours de l’hiver 1925, une épidémie de diphtérie frappa la ville de Nome, sur la côte ouest de l’Alaska. Alors que la glace instable et un blizzard persistant empêchaient tout acheminement de sérum par avion ou bateau, plusieurs mushers et leurs chiens se sont relayés pour rejoindre la localité avec le sérum salvateur. Ce trajet de 1750 kilomètres qui traverse tout le pays depuis Anchorage jusqu’à Nome a donné naissance à la piste sur laquelle s’affrontent aujourd’hui tous les plus grands mushers.

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Amoureux de l’Alaska, je suis avec attention le déroulement de ces épreuves passionnantes. Je sais que certains vont me critiquer en disant que je cautionne des courses qui impliquent une maltraitance des animaux. C’est vrai que la course est dure et s’effectue dans des conditions climatiques parfois très difficiles. Toutefois, je ne pense pas que les chiens sont davantage maltraités que les chevaux de courses. Tous ces animaux sont des sportifs de haut niveau, avec des régimes alimentaires très contrôlés. Des vétérinaires sont présents tout le long des parcours pour s’assurer que les chiens sont aptes à continuer.

Au mois de septembre dernier, j’ai eu la chance d’être invité par Bill Cotter, vainqueur de la Yukon Quest 1987 et participant à 20 Iditarod, à visiter son chenil de Nenana dans le centre de l’Alaska, et à aller me balader avec lui dans une carriole tirée par les chiens. Un grand moment ! D’autres mushers habitent à Nenana et tous entraînent quotidiennement leurs chiens en vue des grandes courses hivernales.

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drapeau-anglaisSled dog races are part of Arctic culture and especially Alaska where two mythical races are held: The Yukon Quest and the Iditarod.
The Yukon Quest follows the route taken by the gold diggers to reach the Klondike in 1897. It’s a 1,600-km race between Whitehorse in the Yukon and Fairbanks in Alaska. The race is said to be the most difficult in the world. Indeed, each musher has to carry all its own provisions and equipment, namely 200 kg. The Yukon Quest has just finished, with the victory of XXX, one of the best mushers in the world.
If the Yukon Quest is supposed to be the most difficult race, the Iditarod is the most famous. It brings together the best teams every year. The start will take place on March 4th, 2017 with Frenchman Nicolas Vanier – director of the flilm Le Dernier Trappeur – who finished in ninth place in the Yukon Quest 2015. Because of climate change and for the second time in three years, the Iditarod will move its official start from Willow to Fairbanks due to poor trail conditions. The ceremonial start will remain in Anchorage on March 4th when mushers and their sled dog teams snake 17 km through the city. They will then travel about 560 km north to Fairbanks for the official race start two days later, at 10 a.m. Monday, March 6.

The Iditarod was born of human prowess. In the winter of 1925, an epidemic of diphtheria struck the town of Nome, on the west coast of Alaska. While unstable ice and a persistent blizzard prevented the delivery of any serum by plane or boat, several mushers and their dogs took turns to reach Nome with the salvage serum. This 1750-kilometer journey across the country from Anchorage to Nome gave birth to the track along which all the best mushers compete.

A lover of Alaska, I attentively observe the progress of these exciting events. I know that some people will criticize me by saying that I support races that involve animal abuse. It is true that the race is hard and takes place in climatic conditions that are sometimes very difficult. However, I do not think dogs are more abused than racehorses. All these animals are high level athletes with carefully controlled diets. Veterinarians are present along the routes to ensure that the dogs are able to continue.
Last September I was lucky enough to be invited by Bill Cotter, winner of the 1987 Yukon Quest and who completed 20 Iditarods. I could visit his kennel in Nenana in central Alaska and go for a ride with him in a cart pulled by the dogs. It was a great moment ! Other mushers live in Nenana and they all train their dogs daily for the major winter races.

yukon-quest-08En été, les entraînements se font sur les routes et les pistes. Le traîneau est souvent remplacé par un pickup!

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Les chiens sont impatients de courir!

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Un futur champion?

(Photos: C. Grandpey)

Bientôt un Bureau de Surveillance Volcanique aux Etats-Unis ? // A Volcano Watch Office soon in the U.S .?

drapeau-francaisSelon les journaux américains, des sénateurs de l’Alaska, de l’Etat de Washington et d’Hawaï ont présenté un projet de loi visant à améliorer la surveillance volcanique et les capacités d’alerte précoce.
La mesure inclurait les observatoires des volcans d’Alaska, de la Chaîne des Cascades et d’Hawaii dans un système connexe et créerait un Bureau de Surveillance Volcanique opérationnel 24 heures sur 24. Ce Bureau permettrait une appréciation permanente de la situation des volcans actifs des États-Unis et des territoires qui en dépendent.
L’Observatoire des Volcans d’Alaska est doté depuis longtemps d’un budget insuffisant et figure pourtant parmi les observatoires les plus sollicités au monde. L’Observatoire des Cascades surveille les volcans dans les États de Washington, de l’Oregon et de l’Idaho, tandis que deux des volcans les plus actifs, le Kilauea et le Mauna Loa, sont surveillés par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii.
Pour le moment, il ne s’agit que d’un projet de loi (Bill). La loi (Act) doit être votée pour que la mesure soit officielle.

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drapeau-anglaisAccording the U.S. newspapers, U.S. senators in Alaska, Washington and Hawaii have proposed legislation intended to improve volcano monitoring efforts and early warning capabilities.

The measure would put the Alaska, Cascades and Hawaiian volcano observatories into a connected system and create a 24-hour Volcano Watch Office to provide ongoing situational awareness of active volcanoes in the U.S. and its territories.

The Alaska Volcano Observatory has long been underfunded and is among the busiest observatories in the world. The Cascades observatory monitors volcanoes in the states of Washington Oregon and Idaho, whereas two of the most active volcanoes, Kilauea and Mauna Loa, are monitored by the Hawaiian Volcano Observatory.

For the moment, it is only a Bill, namely a proposed legislation. It needs to become an Act to be official.

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Le Redoubt est surveillé par l’Alaska Volcano Observatory.

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Le St Helens est surveillé par la Cascades Volcano Observatory.

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Le Kilauea est surveillé par le Hawaiian Volcano Observatory.

(Photos: C. Grandpey)

 

Le coût du réchauffement climatique en Alaska // The cost of global warming in Alaska

drapeau-francaisUne étude réalisée par l’Environmental Protection Agency et qui vient d’être publiée par la National Academy of Sciences a estimé le coût des dégâts aux routes et infrastructures publiques induits par le réchauffement climatique en Alaska. L’étude, réalisée à la fin du mandat présidentiel de Barack Obama, met en avant la responsabilité des hommes dans le réchauffement climatique, mais aussi leur aptitude à le ralentir. Au train où vont les choses et si rien n’est fait, les dégâts causés par les précipitations excessives, les inondations, la fonte du permafrost et l’érosion littorale coûteront 5,5 milliards de dollars en 2099. Ce chiffre inclut les réparations à effectuer, entre autres, dans les aéroports, sur les oléoducs, les voies ferrées, les routes et les bâtiments publics. En revanche, si des efforts sont accomplis pour réduire les émissions de gaz à effet de serre au niveau recommandé par la COP 21 de Paris en 2015 (élévation des températures limitée à 2 degrés maximum), ce chiffre pourrait s’abaisser à 4,2 milliards de dollars.

En Alaska, ce sont les routes qui souffrent le plus du réchauffement climatique et de la fonte du permafrost qui provoque leur dégradation rapide. Les dégâts subis, pour la même raison, par les bâtiments viennent en deuxième position.

Pour des raisons de concentration de population évidentes, ce sont les parties méridionale et le centrale de l’Alaska qui pâtiront le plus du réchauffement climatique. Le coût sera négligeable pour la Chaîne des Aléoutiennes.

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drapeau-anglaisA study by the Environmental Protection Agency that has just been published by the National Academy of Sciences has estimated the cost of damage to roads and public infrastructure caused by global warming in Alaska. The study, carried out at the end of Barack Obama’s presidential term, highlights the responsibility of men in global warming, but also their ability to slow it down. From the way things are going, if nothing is done, the damage caused by excessive rainfall, flooding, permafrost melting and coastal erosion will cost $ 5.5 billion in 2099. This includes; among others, the damage caused to airports, pipelines, railways, roads and public buildings. However, if efforts are made to reduce greenhouse gas emissions to the level recommended by Paris’s COP 21 in 2015 (temperature rise limited to a maximum of 2 degrees), this figure could drop to 4.2 billion dollars.
In Alaska, it is the roads that suffer the most from global warming and the melting of permafrost which causes their rapid degradation. The damage suffered, for the same reason, by the buildings comes second.
For obvious population concentration reasons, the southern and central parts of Alaska will suffer the most from global warming. The cost will be negligible for Aleutians.

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La fonte du permafrost (ou pergélisol) concerne tout le nord du continent nord-américain. On en a un exemple ici à Dawson City dans le Yukon canadien. (Photos: C. Grandpey)