Volcans australiens et légendes aborigènes // Australian volcanoes and Aboriginal legends

J’ai toujours été fasciné par les légendes sur les volcans ou les récits liés à leur histoire ancienne. Certaines de ces histoires apparaissent dans le livre «Mémoires Volcaniques» que j’ai écrit avec Jacques Drouin il y a quelques années (voir colonne de gauche de ce blog). Ces jours-ci, on peut lire sur le site web ABC News des histoires intéressantes liées au volcanisme en Australie.
Comparée à l’Europe ou aux États-Unis, l’Australie est pauvre en volcans. Le volcanisme n’a probablement pas eu lieu dans ce pays depuis l’arrivée des premiers habitants il y a environ 65 000 ans, mais il y a deux exceptions. Dans le sud de l’Australie et le nord du Queensland, une activité volcanique s’est probablement produite au cours des 10 000 dernières années. Toutefois, il est extrêmement difficile de déterminer sa chronologie. En effet, bon nombre de produits éruptifs ne peuvent être datés car ils ont trop été usés par le temps et il ne reste aucun matériau récent. C’est pourquoi l’âge des roches a généralement été déterminé en datant ce que les laves ou les couches de cendres ont enterré, ou ce qui se trouve au-dessus d’elles.
Une autre approche consiste à s’appuyer sur la tradition orale et interpréter les histoires racontées par les Aborigènes. De telles histoires ne peuvent guère permettre de déterminer l’époque des éruptions, mais elles fournissent des détails annexes intéressants sur ce qui s’est passé avant, pendant et après ces événements.
Ces histoires font référence à l’activité volcanique autour de la partie la plus méridionale de la frontière entre les provinces d’Australie Méridionale et de Victoria. Il y a, par exemple, l’histoire d’une famille qui s’est installée d’abord sur le Mont Muirhead. Ces gens enterraient leur nourriture pendant la nuit  pour la faire cuire, ce qui indique que le sol était très chaud. Au milieu de la nuit, le bullin – un oiseau local – a crié, ce qui peut être interprété comme le signal d’alerte d’une éruption imminente. La famille a alors fui vers le Mont Schank, où le bullin a encore crié et ils se sont déplacés vers le Mont Gambier. En cet endroit, l’oiseau est resté silencieux, mais les fours terrestres dans lesquels ils avaient placé leur nourriture ont été envahis par l’eau et la famille a abandonné cette zone aussi.
Beaucoup de volcans de la province (comme le Mont Gambier) sont des maars, des endroits où le magma remonte de l’intérieur de la Terre jusqu’à ce qu’il rencontre des eaux souterraines froides, ce qui produit une puissante explosion.
Il y a une histoire autochtone qui raconte que deux jeunes hommes nouvellement initiés ont brisé un tabou et offensé le serpent arc-en-ciel, l’être surnaturel le plus puissant et le plus redouté des Aborigènes. Bien que ce fût au milieu de la journée, le ciel devint rouge foncé et le sol se mit à se craquer et se soulever. Ensuite, un liquide s’est répandu. Il a englouti le paysage, laissant derrière lui un maar avec un lac. L’âge des couches de sédiments profonds au fond du lac Eacham suggère que l’éruption qui a façonné le maar a eu lieu il y a un peu plus de 9 000 ans.
Il y a des récits autochtones d’éruptions volcaniques qui se sont produites il y a plusieurs millénaires, tout comme il existe de nombreux récits de noyades le long des côtes qui doivent tous avoir plus de 7000 ans, époque où les inondations post-glaciaires ont pris fin.
De tels récits aident à dater des événements naturels du passé et ils devraient inciter les scientifiques à considérer les histoires issues de la tradition orale comme des sources acceptables d’information scientifique.
Source: ABC News.

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I have always been fascinated with legends about volcanoes or stories related to their ancient history. Some of these stories appear in the book “Mémoires Volcaniques” I wrote with Jacques Drouin a few years ago. These days, we can read on the ABC News websites interesting stories related with volcanism in Australia.

Compared to Europe or the US, Australia is remarkably poor volcanically. Volcanism has probably not occurred in Australia since it was first inhabited, perhaps 65,000 years ago, but there are two exceptions. In southern Australia and northern Queensland, volcanic activity likely happened within the past 10,000 years. However, determining its chronology has proved difficult. Indeed, many of the eruptive products are undatable, often weathered to the point where no fresh material remains. So ages have generally been determined by proxy, by dating what lavas or ash layers buried, or what lies above them.

Another approach involves interpreting oral stories recorded by Australian Aboriginal peoples. Such stories can only coarsely bracket the time of eruptions, but supply considerable ancillary detail about what happened before, during and after they occurred.

This is the area of volcanic activity clustered around the southernmost part of the border between South Australia and Victoria. There is the story of a family that settled first on Mount Muirhead. They buried their food overnight in the earth to cook, which tells us the ground here was unusually hot. In the middle of the night, the bullin – a local bird – shrieked, something that can be interpreted as the alarms arising from signs of imminent eruption. The family then fled to Mount Schank, where eventually the same thing happened, so they shifted to Mount Gambier. Here the bullin was silent, but the earth ovens in which they had placed their food flooded, so they abandoned this area as well.

Many volcanoes of the province (like Gambier) are maars, places where magma from the Earth’s interior rises until it encounters cold groundwater, whereupon there is a powerful explosion.

There is an often-told Aboriginal story that recalls when two freshly initiated youths broke a taboo and thereby offended the rainbow serpent, Aboriginal Australians’ most powerful and feared supernatural being. Even though it was the middle of the day, the sky turned blackish-red, and the ground cracked and heaved. Then from it, a liquid spilled out. It engulfed the landscape, leaving a maar lake as a legacy. The ages of deep sediment layers within Lake Eacham suggest the maar eruption that formed it occurred a little over 9,000 years ago.

There are Australian Aboriginal memories of volcanic eruptions that occurred several millennia ago, just as there are numerous memories of coastal drowning that must all be older than 7,000 years, the approximate time at which postglacial drowning came to an end.

Such examples provide a novel way of helping to date natural events in the past and should encourage scientists to treat oral histories and traditions as legitimate sources of scientific information.

Source : ABC News.

Carte montrant les deux régions volcaniques de l’Australie ( Source : Patrick D Nunn, professor of geography at the University of the Sunshine Coast)

La magie des aurores boréales // The magic of northern lights

drapeau-francaisJ’ai toujours été fasciné par les aurores boréales, aurora borealis. J’ai eu la chance d’en observer en Alaska, près de Juneau en septembre 2016, et dans le Yukon canadien deux ans auparavant. Dans le Yukon, pas très loin de Whitehorse, j’ai admiré les aurores avec une meute de loups qui hurlait à quelques centaines de mètres de l’endroit où je me trouvais. De la pure magie!
Les aurores boréales font partie de la culture arctique. D’un point de vue purement astrophysique, elles sont produites par le mariage à grande vitesse des particules solaires chargées avec des gaz atmosphériques. Dans le folklore inupiat, ce sont des esprits cosmiques, des guides ou des prédateurs. [NDLR : Les Inupiat sont une population autochtone qui vit dans le nord et le nord-ouest de l’Alaska].
Un nouveau film montrant les aurores boréales vient d’être réalisé en collaboration avec les scientifiques de l’Université de l’Alaska et les aînés d’Inupiat. «Kiuġuyat: Les aurores boréales» propose 25 minutes d’images d’aurores boréales en accéléré et des rencontres avec des autochtones des régions arctiques de l’Alaska. Les projections ont débuté le mois dernier au Planetarium et Visualization Center de l’Université de l’Alaska à Anchorage
Les Alaskiens partagent une relation ancestrale avec les aurores boréales. Dans «Kiuġuyat», plusieurs autochtones expliquent leurs liens culturels avec les aurores. Un habitant de Nome, sur la côte occidentale, décrit les aurores comme une présence lumineuse qui projette une lueur réconfortante sur les communautés du nord quand elles sont plongées dans l’obscurité hivernale. Une habitante de Barrow, localité sur la côte nord, les décrit comme un élément constant et coloré de la vie arctique. D’autres décrivent les aurores en train d’illuminer le chemin des voyageurs dans l’arrière-pays.
Beaucoup d’Inupiat ont évoqué les vieilles légendes destinées à faire peur aux enfants. Selon certains récits, les aurores sont des esprits cosmiques qui jouent au ballon dans le ciel en attendant de fondre sur les enfants méchants pour leur couper la tête. Une légende raconte que s’ils sont restés trop tard dehors ou s’ils ne viennent pas quand leur mère les appelle, ils se feront rattraper par les aurores.

Réalisée par Open-Lens Productions, une société basée dans l’Arizona, la vidéo sera projetée dans 20 localités rurales de l’Alaska où les écoliers pourront assister au spectacle à l’intérieur d’un planétarium portable et gonflable fourni par l’Institut Géophysique de l’Université de l’Alaska à Fairbanks. Un fascicule intitulé « Apprendre grâce aux liens culturels » est également proposé aux enfants afin de les initier aux histoires scientifiques et culturelles qui entourent les aurores boréales.
En cliquant sur ce lien, vous verrez une vidéo des aurores boréales tournée sur le Turnagain Pass, à quelques dizaines de kilomètres au sud d’Anchorage:
https://youtu.be/wlwtcKjI-GA

Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisI have always been fascinated with the northern lights, the popular name of aurora borealis. I was lucky enough to see some of them in Alaska, near Juneau in September 2016 and a few more in the Canadian Yukon two years before. In the Yukon, not far from Whitehorse, I could see the northern lights with a pack of wolves howling a few hundred metres away. It was pure magic!

Northern lights are part of the Arctic culture. In a strictly astrophysical sense, the lights are the high-speed union of charged solar particles and atmospheric gases. In Inupiat folklore, they’re cosmic spirits, guides and predators.

A new film has just been produced in collaboration with University of Alaska scientists and Inupiat elders. « Kiuġuyat: The Northern Lights » features 25 minutes of northern lights timelapse photography and interviews with Alaska Native people from Arctic regions of the state. It opened last month at the University of Alaska Anchorage Planetarium and Visualization Center.

Alaskans share an ancient relationship with the aurora. In « Kiuġuyat, » filmmakers interview more than half a dozen Alaska Native people about their cultural connections to the northern lights. A resident of Nome, on the western coast, described the lights as a bright presence, casting a comforting glow over northern communities blanketed in winter darkness. A resident of of Barrow, along the northern shore, described them as a constant, colourful part of Arctic life. Others described the way the lights illuminated the way for travellers in the backcountry.

Many people spoke about old legends meant to instill fear in children. According to some tellings, the lights are cosmic spirits playing ball in the sky, just waiting to swoop down and chop off the heads of wayward young people. If you stay out too late, or don’t come when your mother calls, or walk alone at night, « The northern lights will get you, » says another legend .

Shot by Arizona-based Open Lens Productions, the video is scheduled to travel to 20 rural Alaska communities, where students can watch the show with the help of a portable, inflatable planetarium operated by the UAF Geophysical Institute. Accompanying curriculum, « Learning Through Cultural Connections, » is intended to introduce elementary and middle-school age students to the science and cultural stories surrounding the aurora.

By clicking on this link, you will see a video of the northern lights shot on Turnagain Pass, a few tens of miles south of Anchorage:

https://youtu.be/wlwtcKjI-GA

Source: Alaska Dispatch News.

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Aurore boréale à côté de Juneau le 2 septembre 2016

(Photo: C. Grandpey)

Les légendes du Mont Shasta (Californie) // The legends of Mount Shasta (California)

drapeau-francaisIl y a quelques années, lorsque j’ai parcouru la Chaîne des Cascade, j’ai été frappé par la majesté du Mont Shasta (4322 m), un volcan imposant qui domine le paysage et qui peut être vu de très loin, depuis certains endroits du nord de la Californie et du sud de l’Oregon.
De retour à la maison, j’ai voulu en savoir plus sur ce volcan dont la dernière éruption remonte à 1786.
Le Mont Shasta doit en grande partie sa célébrité à John Muir, un naturaliste écossais-américain, l’un des premiers à avoir milité en faveur de la préservation de la nature sauvage aux Etats-Unis. Il a beaucoup écrit sur le volcan et a donné son nom à plusieurs sites en Amérique du Nord.
John Muir est pas la seule personne à avoir été fascinée par le Mont Shasta. Pendant des siècles, les Indiens des tribus Shasta, Klamath, Pit, Modoc et Wintu ont considéré la montagne comme sacrée, et aujourd’hui encore ils effectuent des rituels en son honneur et de la puissance spirituelle qui est censée en émaner. Le volcan est particulièrement important pour la tribu Wintu dont l’origine serait une source sacrée sur la montagne. Le Mont Shasta est considéré par beaucoup comme l’un des lieux sacrés sur Terre et certains l’ont même baptisé « The Magical Mountain ». Ceux qui croient aux OVNI sont persuadés qu’une base extraterrestre secrète se trouve au plus profond de la montagne. Il a été fait état de lumières clignotantes et d’escadrons de lumières dansantes au cours des 50 dernières années par des témoins très crédibles. Les Amérindiens Hopi ont des légendes à propos d’un vaste réseau de grottes et d’une ville sous le Mt. Shasta où vivent des créatures reptiliennes.
Selon les tribus indiennes locales, le Mont Shasta est habité par Skell, le chef des esprits, qui est descendu du ciel pour s’installer au sommet de la montagne. Skell a combattu Lao, l’Esprit du Monde Inférieur, qui habitait sur le Mont Mazama ; il lui a lancé des pierres très chaudes et de la lave représentant probablement les éruptions volcaniques des deux montagnes. J’ai développé cette légende dans une note publiée en mars 2016: https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/03/13/chaine-des-cascades-etats-unis-crater-lake-cascade-range-united-states-crater-lake/

Le Mont Shasta est également au centre de légendes américaines non indigènes qui font état d’une ville cachée où vivent des êtres supérieurement intelligents en provenance du continent perdu de Lémurie. La légende est partie de l’oeuvre de Frederick Spencer Oliver A Dweller on Two Planets, parue en 1899. L’auteur y raconte que les survivants d’un continent englouti appelé Lémurie vivaient dans ou sur le Mont Shasta. Les Lémuriens vivaient dans un réseau de tunnels sous la montagne et ils apparaissaient parfois à la surface de la montagne, vêtus de robes blanches.
Une autre histoire raconte que Guy Ballard – un ingénieur des mines américain qui est devenu, avec sa femme, le fondateur du mouvement I AM – a rencontré, lors d’une randonnée sur le Mont Shasta, un homme qui se présenta comme étant le Comte de Saint-Germain. Saint Germain aurait conduit Ballard sur la voie des théories qui allaient devenir la clé de voûte du mouvement religieux I AM.
Selon une autre légende, JC Brown, un prospecteur britannique a découvert une ville souterraine perdue sous Mt. Shasta en 1904. Brown avait été engagé par une société minière anglaise pour prospecter de l’or. Il aurait découvert une grotte dont la galerie descendait en pente douce sur 17 kilomètres. A l’intérieur de la grotte, il aurait trouvé un village souterrain rempli d’or, de boucliers et de momies dont certaines avaient jusqu’à 3 mètres de hauteur. Trente ans plus tard, il a raconté son histoire à un certain John C. Root qui a mis sur pied une équipe d’exploration à Stockton, en Californie. 80 personnes ont rejoint l’équipe, mais le jour du départ de l’expédition, Brown ne s’est pas présenté et personne ne l’a jamais revu.
Les adeptes du courant spirituel « New Age » considèrent le Mont Shasta comme l’une des sources d’énergie spirituelle de la Terre. C’est un lieu de brouillard étrange avec des nuages qui apparaissent et disparaissent en quelques instants, en dehors de la notion de temps humain. Les retraites spirituelles sur la montagne sont censées redonner une nouvelle énergie à leurs visiteurs, en particulier ceux qui aspirent à vivre des aventures transrationnelles synergiques.
Beaucoup de gens vivant autour du Mont Shasta racontent des histoires de grands humanoïdes vêtus de robes qui apparaissent de temps en temps dans les petites villes. Ils viennent troquer ou recueillir certains objets avant de disparaître dans la végétation épaisse de la montagne.
Une autre légende parle des Yaktavians, capables de fabriquer des cloches. Grâce à leur connaissance des sons et des vibrations, ils peuvent manipuler de nombreux aspects de la vie et les dimensions de la perception sensorielle.
D’autres histoires font état de créatures naines qui ont été vue assez souvent, depuis les années 1930, par des gens pique-niquant et randonnant sur la montagne. Personnellement, j’ai pique-niqué et randonné sur le Shasta, mais je n’ai jamais rencontré ces créatures… !

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drapeau-anglaisWhen I travelled down the Cascade Chain a few years ago, I was struck  by the majesty of Mount Shasta (4,322 m), a mighty volcano which dominates the landscape and can be seen from very long distances, as far away as parts of Northern California and southern Oregon.

Once back home, I tried to known more about this volcano whose last eruption occurred in 1786.

Mount Shasta was made popular by John Muir, a Scottish-American naturalist and early advocate of preservation of wilderness in the United States He wrote extensively about the mountain and gave his name to several sites in North America.

Muir isn’t the only person captivated by the mountain. For centuries, American Indians of the Shasta, Klamath, Pit, Modoc and Wintu tribes have honored the mountain as sacred, and today still carry out rituals in honour of the mountain and the spiritual power it’s believed to emanate. It’s especially important to the Wintu tribe, who trace their people’s origin to a sacred spring on the mountain. Mount Shasta is often believed by many to be one of the sacred places found on Earth and it is called by some The Magical Mountain. UFO proponents believe a secret alien base is located deep within the mountain. Many strange pulsating lights and squadrons of dancing lights have been reported over the past 50 decades by some very credible witnesses. The Hopi Native Americans have legends about a vast network of caves and a city under Mt. Shasta where reptilian creatures live.

According to local Indian tribes, Mount Shasta is inhabited by the spirit chief Skell who descended from heaven to the mountain’s summit. Skell fought with Spirit of the Below-World, Llao, who resided at Mount Mazama by throwing hot rocks and lava, probably representing the volcanic eruptions at both mountains. I wrote about this legend in a note released in March 2016: https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/03/13/chaine-des-cascades-etats-unis-crater-lake-cascade-range-united-states-crater-lake/

Mount Shasta has also been a focus for non-native American legends, centered on a hidden city of advanced beings from the lost continent of Lemuria. The legend grew from an offhand mention of Lemuria in the 1880s. In 1899, Frederick Spencer Oliver published A Dweller on Two Planets, which claimed that survivors from a sunken continent called Lemuria were living in or on Mount Shasta. Oliver’s Lemurians lived in a complex of tunnels beneath the mountain and occasionally were seen walking the surface dressed in white robes.

According to Guy Ballard – an American mining engineer who became, with his wife, the founder of the « I AM » Movement – while hiking on Mount Shasta he encountered a man who introduced himself as Comte de Saint-Germain. Saint Germain is said to have started Ballard on the path to discovering the teachings that would become the « I AM » Activity religious movement.

The centrepiece of another legend is JC Brow According to legend, JC Brown was a British prospector who discovered a lost underground city beneath Mt. Shasta in 1904. Brown had been hired by an English mining company to prospect for gold. He discovered a cave which sloped downward for 17 kilometres. In the cave, he found an underground village filled with gold, shields, and mummies, some being up to 3 metres tall. Thirty years later, he told his story to John C. Root who proceeded to gather an exploration team in Stockton, California. 80 people joined the team, but on the day the team was to set out, Brown did not show up and was not heard from again.

New Age believers see Mt. Shasta as one of the earth’s main spiritual energy vortices. It is a place of strange fog and clouds that appear and disappear within moments, not hours of human time. Spiritual retreats to the mountain energize many visitors, especially seekers open to experiencing synergistic transrational adventures.

Many people living around Mt Shasta tell tales about tall robed humanoid people who appear from time to time in the small towns. They come to barter or gather certain things from various merchants and then vanish into the thick brush of the mountain.

Another legend tells of groups called the Yaktavians, who are reported to be the great bell-makers. Through their use of sound and vibration they can manipulate many aspects of life and dimensions of sensory perception.

Other stories tell of dwarf-like creatures that have been seen quite often, since the 1930’s, by people picnicking and hiking on the mountain. I have picnicked and hiked on Mt Shasta But I have never met these creatures…!

Shasta NASA

Le Mont Shasta vu depuis l’espace (Crédit photo: NASA)

Shasta 02

Photo: C. Grandpey