Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Le CENAPRED indique que le Popocatepetl (Mexique) continue à émettre des panaches de cendres et de vapeur. Certains panaches peuvent être plus volumineux, comme sur l’image de la webcam ci-dessous. La couleur du niveau d’alerte reste Jaune, Phase 2.
La Protection Civile mexicaine rappelle que l’approche du Popocatepetl est interdite dans un rayon de 12 km du sommet. De son côté, le CENAPRED exhorte la population à rester en dehors des ravines qui entaillent les flancs du volcan à cause du risque de coulées de boue, principalement en saison des pluies.Il y a aussi le risque d’être frappé par les projections du volcan.
Ces mises en garde sont parfois ignorées par certains randonneurs. C’est ainsi qu’une femme et son compagnon qui avaient entrepris le 22 juin 2022 l’escalade du volcan ont probablement été surpris par une pluie de projections volcaniques. Ils ont chuté dans une ravine d’une cinquantaine de mètres de profondeur, à environ 300 mètres du cratère. La femme a été tuée et son compagnon sérieusement blessé. Les autorités mexicaines n’avaient pas été prévenues de cette ascension.

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Le KVERT indique qu’un épisode éruptif a été observé le 23 juin 2022 sur le volcan Chikurachki, dans le nord des Kouriles (Russie). Les données satellitaires ont montré un nuage de cendres de 4,5 km de hauteur qui s’est déplacé sur 25 km vers le SE du volcan.

La couleur de l’alerte aérienne est alors passée du Vert à l’Orange, avant d’être abaissée au Jaune. Il est bon de rappeler que les volcans de cette région du monde se trouvent sous les couloirs aériens entre l’Amérique et l’Asie.

Source: GVP

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Après la fin de la dernière éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion), le 17 janvier 2022, l’OVPF avait enregistré une légère reprise de l’inflation sommitale. Après une accélération à la mi-avril, elle avait stoppé à la mi-mai.

Dans ses derniers bulletins quotidiens, l’Observatoire indique que les GPS de la zone sommitale enregistrent à nouveau « une inflation, témoin de la mise en pression d’une source superficielle. » Les GPS en champ lointain enregistrent eux aussi « une inflation, témoin de la mise en pression d’une source profonde. »

Les émissions de SO2 restent en dessous du seuil de détection Les émissions de CO2 au sol sont « en diminution dans le secteur distal et dans le secteur proximal. »

Au vui de ces informations, on peut raisonnablement penser qu’il n’y aura pas d’éruption dans le court terme, mais que le volcan doit être surveillé étroitement. On sait que le départ d’une éruption sur le Piton peut être très rapide.

Photo: C. Grandpey

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En Sicile, l’activité volcanique n’est pas très intense sur le Stromboli ces jours-ci. Elle se caractérise par des explosions stromboliennes, avec émissions de cendres, dans le secteur du cratère NE. On observe des émissions de vapeur et de gaz dans le secteur central de la terrasse cratèrique. L’activité explosive est faible avec une moyenne de 7 à 8 événements de petite amplitude par heure. Le tremor volcanique des valeurs moyennes.

La situation est calme également sur l’Etna et se caractérise principalement par un dégazage au niveau des cratères sommitaux. Il n’y a actuellement aucune coulée de lave.
Source : Laboratorio Geofisico Sperimentale.

Petite évolution de la situation à Vulcano (Iles Eoliennes ./ Sicile). L’ordonnance en vigueur prenait fin le 29 juin 2022. Le maire de Lipari vient de diffuser une nouvelle ordonnance qui fait quelque peu évoluer les restrictions. Ainsi, la plage de Levante et le tronçon de mer des « Acque Calde » sont de nouveau accessibles, à l’exception des secteurs où le dégazage est le plus intense. La zone avait été interdite dans son intégralité fin mai suite à la décoloration de l’eau de mer.
En revanche, l’accès au cratère reste interdit pour le moment. Attention, les carabiniers contrôlent et verbalisent (500 euros) les contrevenants.

Source: Eolie News.

Il fait très chaud en Sicile, avec plusieurs incendies de végétation. De plus, comme en France, on observe une augmentation rapide du nombre de cas de COVID.

Photo: C. Grandpey

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Une activité modérée est toujours observée sur l’Ebeko (île Paramushir / Russie). Les explosions génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 2,5 km au-dessus du niveau de la mer. Une anomalie thermique a été identifiée sur les images satellites le 22 juin 2022. La couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Orange.
Source : KVERT.

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Selon un article de presse, une explosion modérée sur le San Cristóbal (Nicaragua) a généré un panache de gaz et de cendres qui s’est élevé à 1,5 km au-dessus du cratère. Une petite quantité de cendres est retombée sur les localités proches du volcan. La situation est redevenue normale par la suite.
Source : INETER.

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Le Bulusan (Philippines) reste bien actif avec des panaches de cendres qui montent de 100 à 400 m au-dessus du sommet. Les émissions de SO2 étaient en moyenne de 559 à 751 tonnes par jour à la fin juin 2022. Le réseau sismique enregistrait alors quotidiennement 7 à 65 séismes d’origine volcanique. Un petit lahar a été détecté lors d’un orage le 26 juin. Le niveau d’alerte reste à 1. Il est demandé au public de ne pas pénétrer dans la zone de danger permanent de 4 km de rayon autour du volcan.
Source : PHIVOLCS.

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L’activité a diminué sur le Ruapehu (Nouvelle-Zélande) au cours des dernières semaines. Aucun nouveau séisme n’a été enregistré. La température du lac de cratère est descendue à 21°C, contre 40°C début mai. Les émissions de gaz continuent de fluctuer mais sont globalement en baisse. Comme le volcan montre toujours des signes d’activité, le niveau d’alerte volcanique reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune
Source : GéoNet.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

CENAPRED indicates that Popocatepetl (Mexico) continues to emit plumes of ash and steam. Some plumes may be larger, as seen in the webcam image below. The colour of the alert level remains Yellow, Phase 2.
The Mexican Civil Protection recalls that the approach to Popocatepetl is prohibited within a radius of 12 km from the summit. For its part, CENAPRED urges the population to stay out of the drainages that slash the sides of the volcano because of the risk of mudslides, mainly in the rainy season. There is also the risk of being hit by the projections from the volcano.
These warnings are sometimes ignored by some hikers. A woman and her companion who had undertaken to climb the volcano on June 22nd, 2022 were probably hit by a shower of volcanic projections. They fell into a ravine about fifty meters deep, 300 meters from the crater. The woman was killed and her companion seriously injured. The Mexican authorities had not been informed of this ascent.

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KVERT indicates that an eruptive episode was observed on June 23rd, 2022 on Chikurachki volcano, in the north Kuriles (Russia). Satellite data showed an ash cloud 4.5 km in height that moved 25 km to the SE of the volcano.
The aviation colour code changed from Green to Orange before being lowered to Yellow. It is good to remember that the volcanoes of this region of the world are beneath air corridors between America and Asia.

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After the end of the last eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island), on January 17th, 2022, OVPF had recorded a slight recovery in summit inflation. After an acceleration in mid-April, it had stopped by mid-May.
In its last daily bulletins, the Observatory indicates that the GPS of the summit area again records « inflation, evidence the pressurization of a shallow source. » Far-field GPS instruments also record « inflation, the sign of pressurization of a deep source. »
SO2 emissions remain below the detection threshold. CO2 emissions on the ground are « decreasing both in the distal and in the proximal sectors. »
In view of this information, one may think that there will be no eruption in the short term, but the volcano should be closely monitored. It is well known that the start of an eruption on the Piton can be very rapid.

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Volcanic activity is not very intense at Stromboli (Sicily) these days. it is generally characterized by strombolian explosions, with ash emissions, located at the NE crater sector with steam and gas emissions at the at C crater sector. The explosive activity is low with an average of 7-8 small amplitude events per hour.The volcanic tremor shows medium values.

The situation is quiet on Mt Etna and is mainly characterised by degassing at the craters. No lava effusion is currently observed.

Source: Laboratorio Geofisico Sperimentale.

Slight evolution of the situation at Vulcano (Aeolian Islands ./ Sicily). The current ordinance ended on June 29th, 2022. The mayor of Lipari has just issued a new ordinance which changes the restrictions somewhat. Thus, the Levante beach and the stretch of sea of ​​the « Acque Calde » are accessible again, except for the sectors where the degassing is most intense. The area had been closed off in its entirety at the end of May following the discoloration of the sea water.
On the other hand, access to the La Fossa crater remains prohibited for the moment. Beware, the carabinieri control and fine (500 euros) the offenders.
Source: Eolie News.

The weather is currently very hot in Sicily, with several wildfires. Besides, like in France there is a rapid increase in the number of COVID cases.

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Moderate activity continues at Ebeko (Paramushir Island / Russia). Explosions generate ash plumes that rise up to 2.5 km a.s.l. A thermal anomaly over the volcano was identified in satellite images on June 22nd, 2022. The Aviation Color Code was raised to Orange.

Source: KVERT.

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According to a news article, a moderate explosion at San Cristóbal (Nicaragua) produced a gas-and-ash plume that rose 1.5 km above the crater. A minor amount of ash fell on nearby communities during the explosion and the situation returned to normal levels afterwards.

Source: INETER.

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Unrest continues at Bulusan (Philippines) with emissions that rise 100-400 m above the summit. SO2 emissions averaged 559-751 tonnes per day by the end of June 2022. The seismic network recorded 7-65 daily volcanic earthquakes. A small lahar was detected during a thunderstorm on June 26th. The Alert Level remains at 1. The public is asked not to enter the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

Source: PHIVOLCS.

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Activity has been declining at Ruapehu (New Zealand) in the past weeks. No new earthquakes have been recorded. The temperature of the crater lake has dropped to 21°C, versus 40°C in early May. Gas emissions continue to fluctuate but globally decline. As the volcano is still showing signs of unrest, the Volcanic Alert Level remains at 2 (on a scale from 0-5) and the Aviation Color Code is kept at Yellow

Source: GeoNet.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

2022 : surface hivernale de la glace de mer encore trop faible // 2022 : Arctic winter sea ice still too low

La glace de mer arctique a atteint son étendue maximale annuelle le 25 février 2022 après avoir progressé pendant l’automne et l’hiver. La surface hivernale de cette année est la 10ème plus faible enregistrée par le National Snow and Ice Data Center (NSIDC). depuis l’arrivée des données satellitaires.
L’étendue de la glace de mer arctique a atteint un maximum de14,88 millions de km2 et se situe à environ 770 000 km2 en dessous de la moyenne pour la période 1981-2010.
La glace de mer progresse et régresse en fonction des saisons. Dans l’Arctique, elle atteint son étendue maximale vers le mois de mars après avoir progressé pendant les mois les plus froids; elle régresse pour atteindre son étendue minimale en septembre après avoir fondu pendant les mois les plus chauds. Dans l’hémisphère sud, la glace de mer antarctique suit un cycle inverse.
Pour évaluer l’étendue de la glace de mer, des capteurs satellitaires recueillent des données qui sont traitées quotidiennement. Chaque image transmise représente une zone d’environ 25 kilomètres sur 25. Les scientifiques utilisent ensuite ces images pour estimer l’étendue de l’océan où la glace de mer recouvre au moins 15% de l’eau.
Depuis que les satellites ont commencé à observer l’évolution de la glace de mer en 1979, les surfaces maximales dans l’Arctique ont diminué à un rythme d’environ 13 % par décennie, tandis que les étendues minimales ont diminué d’environ 2,7 % par décennie. Ces tendances sont liées au réchauffement climatique d’origine anthropique avec le dioxyde de carbone qui emprisonne la chaleur dans l’atmosphère et fait augmenter les températures. L’analyse de la NASA confirme que l’Arctique se réchauffe environ trois fois plus vite que les autres régions de la planète.
En février dernier, la glace de mer antarctique a atteint une étendue minimale record. Toutefois, contrairement à l’Arctique, la glace de mer dans cette région du globe a montré des hauts et des bas irréguliers, principalement à cause de l’environnement géographique. En effet, les vents et les courants océaniques liés à l’océan Austral et à l’Antarctique ont une forte influence sur l’étendue de la glace de mer. La glace de mer dans l’Arctique est entourée de terres, tandis que dans l’Antarctique elle n’est entourée que par l’océan et peut donc s’étaler plus librement. Dans l’ensemble, le record de glace de mer en Antarctique montre une certaine stabilité.
Les gains de glace de mer en Antarctique ne sont pas suffisants pour compenser les pertes dans l’Arctique. La glace dans les deux régions aide à réguler les températures sur notre planète. Même si l’Antarctique atteint des niveaux de glace de mer relativement équilibrés, les pertes dans l’Arctique ne peuvent que contribuer à accélérer le réchauffement climatique dans sa globalité.
Source : NASA, NSIDC.

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Arctic sea ice hit its annual maximum extent on February 25th, 2022 after growing through autumn, and winter. This year’s wintertime extent is the 10th-lowest in the satellite record maintained by the National Snow and Ice Data Center (NSIDC).

Arctic sea ice extent peaked at 14.88 million km2 and is roughly 770,000 km2 below the 1981-2010 average maximum.

Sea ice waxes and wanes with the seasons every year. In the Arctic, it reaches its maximum extent around March after growing through the colder months, and shrinks to its minimum extent in September after melting through the warmer months. In the Southern Hemisphere, Antarctic sea ice follows an opposite cycle.

To estimate sea ice extent, satellite sensors gather sea ice data that are processed into daily images, each image grid cell spanning an area of roughly 25 kilometers by 25 kilometers. Scientists then use these images to estimate the extent of the ocean where sea ice covers at least 15% of the water.

Since satellites began reliably tracking sea ice in 1979, maximum extents in the Arctic have declined at a pace of about 13% per decade, with minimum extents declining at about 2.7% per decade. These trends are linked to warming caused by human activities such as emitting carbon dioxide, which traps heat in the atmosphere and causes temperatures to rise. NASA’s analysis also shows the Arctic is warming about three times faster than other regions.

This February, Antarctic sea ice dropped to a record-low minimum extent. But unlike in the Arctic, this sea ice has shown irregular ups and downs mainly because of the geographical features that surround it. Winds and ocean currents specifically linked to the Southern Ocean and Antarctica have a strong influence on sea ice extent.

Sea ice in the Arctic is surrounded by land, whereas sea ice in the Antarctic is surrounded only by ocean and can thus spread out more freely. Overall, the Antarctic sea ice record shows a slightly upward – but nearly flat – trend or increase.

Gains in Antarctic sea ice are not large enough to offset the losses of the Arctic. The ice in both regions helps regulate global temperatures. Even if Antarctic gains balanced sea ice levels globally, Arctic sea ice losses could still contribute to further regional and global warming.

Source: NASA, NSIDC.

Cette image montre la surface occupée par la glace de mer arctique le 25 février 2022. La ligne jaune montre l’étendue moyenne pour un mois de mars, observée par les satellites de 1981 à 2010, lorsque la glace atteint généralement son étendue maximale. ( Source : NASA)

This image shows the average concentration of Arctic sea ice on February 25th, 2022. The yellow outline shows the median sea ice extent for the month of March, when the ice generally reaches its maximum extent, as observed by satellites from 1981 to 2010. (Source: NASA)

Evolution de l’étendue de la glace de mer arctique au mois de mai ((Source: NASA)

Chaleur sibérienne // Siberian heat

De nouveaux records de chaleur ont été battus la semaine dernière en Sibérie, y compris au nord du cercle polaire arctique. Les températures ont parfois dépassé les 30 degrés Celsius suite à une arrivée d’air anormalement chaud.

On a enregistré un record absolu de 32°C à Norilsk, la ville la plus septentrionale de la planète. Encore plus grave, la nuit, le thermomètre n’est pas descendu au-dessous de 20 degrés, ce qui est exceptionnel pour cette région du globe.

On se rend compte que les records de températures sont devenus de plus en plus fréquents en été en Sibérie, preuve de l’accélération du réchauffement climatique.

Des valeurs maximales de plus de 30°C ont également été enregistrées dans la partie européenne de la Russie, par exemple à Mourmansk.

Comme indiqué précédemment, l’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde. De nouvelles données montrent par ailleurs que le nord de la mer de Barents se réchauffe jusqu’à sept fois plus vite.

Source: Météo & Radar.

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New heat records were broken last week in Siberia, including north of the Arctic Circle. Temperatures ​​sometimes exceeded 30 degrees Celsius, due to the arrival of abnormally hot air.
An all-time high of 32°C was recorded in Norilsk, the northernmost city on the planet. Even more serious, at night, temperatures did not drop below 20 degrees, which is exceptional for this region of the globe.

Temperature records have become more and more frequent in summer in Siberia, proof of the acceleration of global warming.
Maximum temperatures over 30°C were also recorded in the European part of Russia, for example in Murmansk.
As noted earlier, the Arctic is warming twice as fast as the rest of the world. New data also show that the northern Barents Sea is warming up to seven times faster.
Source: Weather & Radar.

La glace de mer aura bientôt disparu de l’Arctique, pour le plus grand bonheur des compagnies maritimes… (Photo: C. Grandpey)

Températures en France : nouvelles « normales saisonnières »

Afin de tenir compte de l’évolution galopante du réchauffement climatique, Météo-France actualise à la hausse ses « normales » saisonnières.

A partir du 28 juin 2022, Météo-France va recourir à des « normales » actualisées en prenant comme période de référence les décennies 1991-2020. La période précédente était 1981-2010.

Tous les dix ans, Météo-France met à jour la période de référence pour ses « normales climatiques » (aussi appelées « saisonnières ») pour s’aligner sur les recommandations de l’Organisation météorologique mondiale (OMM).Le changement de référence met en lumière quelques évolutions par rapport à la période 1981-2010.

Sur la période 1991-2020, la nouvelle normale de température moyenne annuelle en France est de près de 12,97°C, en hausse d’un peu plus de 0,4°C par rapport à 1981-2010 (12,55°C).

Les changements de normales climatiques ne remettent pas en cause les seuils de vigilance canicule qui, explique Météo-France, « sont calculés par rapport à des indices bio-météorologiques », en collaboration avec Santé publique France et d’autres agences.

Source: Météo-France.

Un système pernicieux.

Je ne regarde jamais les informations à la télévision; je préfère les écouter ponctuellement à la radio. Toujours est-il que je n’ai pas entendu parler des nouvelles « normales saisonnières » auxquelles feront désormais référence les bulletins météo à l’attention du grand public.

Depuis le 28 juin, lorsqu’une présentatrice ou un présentateur du bulletin météo vous dit que la température est de « 3 degrés supérieure aux normales saisonnières », elle ou il vous aurait dit « supérieure de 3,5 degrés degrés le 27 juin.

Le système est pernicieux car, faute d’information du public de ce changement de référence, il donne l’impression – l’illusion, devrais-je dire – que la situation climatique est stable, alors qu’elle ne l’est pas. Le réchauffement climatique continue sa progression avec son cortège d'(événements extrêmes de plus en plus fréquents.

 Evolution des normales saisonnières en France (Source: Météo-France)

Evolution des températures décennales en France (Source: Météo-France)