Le surtourisme en Antarctique et ses conséquences // Consequences of overtourism in Antarctica

Il y a quelques jours, j’expliquais que le surtourisme était devenu un problème autour du mont Fuji, au Japon. Cependant, l’Empire du Soleil-Levant n’est pas la seule région du monde menacée par un afflux excessif de visiteurs. Même des zones reculées comme l’Antarctique sont en danger.
Au cours des dernières décennies, le nombre de touristes en Antarctique a connu une croissance rapide, passant d’environ 8 000 au milieu des années 1990 à près de 125 000 en 2023-2024. Un nouveau rapport publié dans le Journal for Sustainable Tourism précise que cet essor devrait se poursuivre, avec des prévisions de 452 000 visiteurs annuels d’ici 2033-2034.
L’essentiel de l’activité touristique se concentre sur la frange côtière de la péninsule Antarctique, en raison de sa proximité avec la pointe sud de l’Argentine, d’où partent de nombreux navires de croisière. Une fois arrivés en Antarctique, les touristes peuvent participer à diverses activités, notamment la navigation en petites embarcations, la plongée, les vols en hélicoptère et le camping le temps d’une nuit. Durant la saison 2023-24, 55 voyagistes ont effectué 569 voyages en Antarctique, avec environ deux tiers des passagers à bord de petits navires permettant l’accostage.
La plupart des voyagistes présents dans la région font partie de l’Association internationale des voyagistes de l’Antarctique (IAATO), qui exige de ses membres le respect de règles strictes. Les activités touristiques en Antarctique sont également soumises à des évaluations d’impact environnemental en vertu du Protocole relatif à la protection de l’environnement du Traité sur l’Antarctique.

Une nouvelle étude confirme que l’augmentation du nombre de touristes et l’expansion des projets de recherche polluent de plus en plus l’Antarctique qui est déjà menacé par le réchauffement climatique d’origine anthropique.
Dans les zones antarctiques où l’activité humaine a été intense, la concentration de particules fines contenant des métaux lourds est dix fois supérieure à ce qu’elle était il y a 40 ans.
La présence humaine croissante en Antarctique suscite des inquiétudes quant aux polluants issus de la combustion de combustibles fossiles, notamment ceux des navires, des avions, des véhicules et des infrastructures connexes. Les navires transportant des touristes sont alimentés par des combustibles fossiles polluants, sources de particules fines contenant, entre autres, du nickel, du cuivre, du zinc et du plomb. La neige fond plus vite en Antarctique en raison de la présence de particules polluantes dans les zones fréquentées par les touristes. Selon des scientifiques de l’Université de Groningue, aux Pays-Bas, un seul touriste peut contribuer à accélérer la fonte d’environ 100 tonnes de neige.
Les auteurs de l’étude ont passé quatre ans à parcourir 2 000 kilomètres en Antarctique pour mesurer la contamination. La présence de métaux lourds a également augmenté à cause des expéditions scientifiques. Les projets de recherche qui s’y prolongent peuvent avoir un impact jusqu’à dix fois supérieur à celui d’un seul touriste.
L’étude reconnaît que des avancées significatives ont été réalisées pour protéger l’Antarctique, comme l’interdiction du fioul lourd, très polluant, et l’adoption par l’industrie touristique de navires hybrides électriques. Néanmoins, les résultats de l’étude montrent qu’il reste encore beaucoup à faire pour réduire les conséquences des activités humaines en Antarctique, notamment en accélérant la transition vers les énergies renouvelables et en réduisant drastiquement l’utilisation des combustibles fossiles. Une autre étude publiée en août 2025 dans la revue Nature a averti que des changements potentiellement irréversibles en Antarctique, provoqués par le réchauffement climatique, pourraient faire monter le niveau des océans de plusieurs mètres et entraîner des « conséquences catastrophiques pour des générations » (voir ma note du 23 août 2025).
Source : médias d’information internationaux.

Le continent blanc n’est probablement plus aussi blanc qu’autrefois…

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A few days ago, I explained that overtourism has become a problem around Mount Fuji in Japan. However, Japan is not the only region of the world to be under the threat of too great numbers of visitors. Even remote areas like Antarctica are in peril.

Over the past few decades, tourist numbers in Antarctica have grown rapidly, from about 8,000 in the mid-1990s to almost 125,000 in 2023-24. A new report published in the Journal for Sustainable Tourism suggests the boom is set to continue, with annual visitor numbers forecast to reach 452,000 by 2033-34.

Most of the tourism activity is concentrated on the coastal fringe of the Antarctic Peninsula, due to its proximity to the southern tip of Argentina, where many of the cruise ships depart. Once tourists reach Antarctica, they can participate in a range of activities, including kayaking, polar plunges, helicopter rides and overnight camping.

During the 2023-24 season, 55 tour companies conducted 569 voyages to Antarctica, with about two thirds of passengers on smaller expedition-style vessels that allow landfall.

Most tour companies that go to the region are part of the International Association of Antarctica Tour Operators (IAATO), which requires its members to abide by strict guidelines. Tourist activities in Antarctica are also subject to environmental impact assessments under the Protocol on Environmental Protection to the Antarctic Treaty.

A new study confirms that soaring numbers of tourists and expanding research projects are increasingly polluting Antarctica which is already threatened by human-driven global warming.

In Antarctic areas where humans have been active, the concentration of fine particles containing heavy metals is 10 times higher than it was 40 years ago..

The increasing human presence in Antarctica raises concerns about pollutants from fossil fuel combustion, including those from ships, aircraft, vehicles and supporting infrastructure. Ships carrying tourists are powered by dirty fossil fuels, which are the source of fine particles containing nickel, copper, zinc and lead, among others.

Snow melts faster in Antarctica due to the presence of polluting particles in areas frequented by tourists. According to scientists from the University of Groningen in the Netherlands, a single tourist can contribute to accelerating the melting of around 100 tons of snow.

The authors of the study spent four years traveling 2,000 kilometers in Antarctica to measure the contamination. The presence of heavy metals has also increased due to scientific expeditions. Research projects that stay for an extended time can have up to 10 times more of an impact than a single tourist.

The study acknowledges there have been « meaningful steps forward » in attempts to protect Antarctica, such as a ban on highly polluting heavy fuel oil and the tourism industry embracing electric-hybrid ships. Nevertheless, the results of the study show that more remains to be done to reduce the burdens of human activities in Antarctica, » including speeding up the transition to renewable energy and slashing fossil fuel use ».

A different Nature study also published in August warned that potentially irreversible changes in Antarctica driven by global warming could lift global oceans by meters and lead to « catastrophic consequences for generations. » (see my post of 23 August 2025).

Source : international news media.

Kilauea (Hawaï) : Épisode 31 !

Le HVO indique que l’Épisode 31 de l’éruption du Kilauea a débuté à 14h04 (heure locale) le 22 août 2025 et que des fontaines de lave jaillissent actuellement de la bouche éruptive nord. Selon les services météorologiques, les vents soufflent du nord-est, ce qui signifie que les émissions de gaz et les matériaux volcaniques retombent vers le sud et le sud-ouest de la caldeira sommitale.
L’Épisode 31 a été précédé de l’habituelle activité de spattering dans la bouche nord et suivi de débordements de lave. Des fontaines de lave en arc de cercle d’une trentaine de mètres de hauteur ont ensuite jailli de la bouche nord, alimentant plusieurs coulées de lave.
Au sommet, le tilt est passé de l’inflation à la déflation lorsque les coulées de lave ont commencé à se répandre sur le fond du cratère. Il sera intéressant de voir si un passage de la déflation à l’inflation se produira à la fin de cet épisode, ce qui annoncerait un 32ème événement.
Voici quelques captures d’écran de l’Épisode 31 :

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Il est 2h51 (heure locale) en ce 23 août 2025 et l’Épisode 31 de l’éruption du Kilauea vient de rapidement prendre fin. Il aura duré plus de 12 heures, avec de superbes fontaines de lave et un débit éruptif toujours aussi important.

Le HVO indique que les fontaines de lave émises par la bouche nord ont atteint jusqu’à 100 mètres de hauteur et se sont maintenues à cette hauteur pendant la majeure partie de l’épisode. Les fontaines provenant des bouches sud et intermédiaires sont restées discrètes, inférieures à 10 mètres, la plupart du temps. Quelque 8 400 000 mètres cubes de lave ont été émis, avec un débit moyen de 185 mètres cubes par seconde. Les coulées de lave ont recouvert plus de 75 % du plancher de l’Halemaʻumaʻu.
L’inclinomètre sommital a enregistré une déflation d’environ 22 microradians pendant cet épisode. La fin de l’Épisode 31 a coïncidé avec une transition rapide de la déflation à l’inflation et une diminution de l’intensité du tremor éruptif. Un 32ème épisode est fort probable dans quelques jours.
Source : HVO.

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HVO indicates that Episode 31 of the Kilauea eruption began at 2:04 p.m. (local time) on August 22 2025 and is currently fountaining from the north vent. According to the National Weather Service, winds are blowing from the northeast, which means that volcanic gas emissions and volcanic material may be distributed to the south and southwest of the summit caldera.

Episode 31 was preceded by continuous spattering in the north vent and was followed by lava overflows. Arcuate fountains eemerged at the north vent approximately 30 meters high, feeding multiple lava streams.

Thez tilt at the summit switched from inflationary to deflationary when the lava flows began erupting onto the crater floor. It will be interesting to see if there will be a switch from deflation to inflation at the end of this episode, which would herald a 32nd event.

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It’s 2:51 a.m. (local time) on August 23, 2025, and Episode 31 of the Kilauea’s eruption has just abruptly come to an end. It lasted more than 12 hours, with stunning lava fountains and an eruptive flow that was still very high.

HVO indicates that lava fountains from the north vent reached up to 100 meters and sustained this height during most of this episode. Fountains from the south and intermediate vents remained small, less than 10 meters for most of the time.  Approximately 8,400,000 cubic meters of lava were erupted at an average of 185 cubic meters per second. Lava flows from this episode covered more than 75% of the floor of Halemaʻumaʻu

The summit tiltmeter recorded about 22 microradians of deflationary tilt during this episode. The end of the eruption was coincident with a rapid change from deflation to inflation at the summit and a decrease in seismic tremor intensity. A 32nd episode is quite likely in a few days.

Source : HVO.

Nouvelle alerte sur la fonte de l’Antarctique // New warning about Antarctic melting

Selon une étude menée par des scientifiques de l’Université nationale d’Australie et publiée dans la revue Nature en août 2025, des changements soudains et potentiellement irréversibles en Antarctique, provoqués par le réchauffement climatique, pourraient entraîner une élévation du niveau des océans de plusieurs mètres et des « conséquences catastrophiques pour des générations ». Les chercheurs ont observé une accélération des changements dans la région, souvent à la fois cause et effet du réchauffement climatique.
L’étude indique que « l’Antarctique montre des signes inquiétants de changements rapides dans sa glace, ses océans et ses écosystèmes. Certains de ces changements soudains seront difficiles à arrêter. » Les changements dans les différentes facettes du système climatique de l’Antarctique s’amplifient mutuellement et ont également accéléré le rythme du réchauffement à l’échelle de la planète.
L’étude a examiné les signes de changements soudains dans la banquise, les courants océaniques dans la région, la calotte glaciaire et les plateformes de glace le long du continent, ainsi que la vie marine. Les chercheurs ont également examiné leurs interactions. J’ai expliqué qu’en flottant la banquise ne contribue pas à la hausse de niveau de la mer lorsqu’elle fond, comme un glaçon dans un verre d’eau. Mais son recul fait disparaître les surfaces blanches qui réfléchissent la quasi-totalité de l’énergie solaire vers l’espace et les remplace par des eaux d’un bleu profond, qui en absorbent la même quantité. 90 % de la chaleur générée par le réchauffement climatique d’origine anthropique est absorbée par les océans.
Après avoir légèrement augmenté au cours des 35 premières années analysées grâce aux données satellitaires, la couverture de glace de mer en Antarctique a chuté de façon spectaculaire au cours de la dernière décennie. Depuis 2014, elle a reculé en moyenne de 120 kilomètres par rapport au littoral du continent blanc. Cette contraction a été environ trois fois plus rapide en dix ans que le recul de la glace de mer dans l’Arctique sur près de 50 ans.
Les « preuves irréfutables d’un changement de régime de la glace de mer » signifient que, si les tendances actuelles se maintiennent, l’Antarctique pourrait devenir libre de glace en été plus tôt que l’Arctique. Cela accélérerait le réchauffement dans la région et au-delà, et pourrait conduire certaines espèces marines à l’extinction. Au cours des deux dernières années, par exemple, des poussins de manchots empereurs ont péri sur plusieurs sites de reproduction ; ils se sont noyés ou sont morts de froid lorsque la glace de mer a cédé plus tôt que d’habitude sous leurs pattes. Sur les cinq sites surveillés dans la région de la mer de Bellingshausen en 2023, tous sauf un ont connu une perte totale de poussins.
L’étude explique qu’il faudrait que les températures actuelles à l’échelle mondiale augmentent de cinq degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels pour faire fondre l’intégralité de la calotte glaciaire de l’Antarctique, ce qui ferait monter les océans de 58 mètres, un niveau presque inimaginable. Le plus inquiétant est que le réchauffement climatique actuel – estimé à environ 1,3 °C – approche rapidement d’un seuil qui entraînerait une élévation du niveau de la mer d’au moins trois mètres. Un tel phénomène inonderait des zones côtières aujourd’hui habitées par des centaines de millions de personnes.
La disparition annoncée de la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental est l’un des points de basculement les plus préoccupants. Les données indiquent qu’il se déclenchera à un réchauffement climatique bien inférieur à 2 °C.
Un autre risque potentiel est l »arrêt de la circulation de retournement antarctique, qui distribue la chaleur et les nutriments dans la région et à l’échelle mondiale. Un ralentissement rapide et significatif des courants a déjà commencé, et les données fournies par la dernière période interglaciaire, il y a 125 000 ans, révèlent une stagnation brutale du système dans des conditions semblables à celles observées aujourd’hui. La nouvelle étude explique qu’une telle situation entraînerait des impacts climatiques et écosystémiques à grande échelle, allant d’une intensification du réchauffement climatique à une diminution de la capacité des océans à absorber le CO2.
En conclusion, les chercheurs réaffirment que le seul moyen de ralentir ces changements liés les une aux autres est de cesser d’ajouter des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. « Les décisions que nous prendrons en matière d’émissions de gaz à effet de serre au cours des dix ou vingt prochaines années détermineront la quantité de glace que nous perdrons et la rapidité de cette perte.»
Source : AFP via Yahoo News.

La fonte des glaciers de l’ouest Antarctique serait une catastrophe planétaire (Source: BAS)

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According to a study by scientists at the Australian National University and published in Nature in August 2025, abrupt and potentially irreversible changes in Antarctica, driven by global warming, could lift global oceans by metres and lead to « catastrophic consequences for generations. » The researchers have observed accelerating shifts across the region that are often both cause and effect of global warming.

One can read in the study that « Antarctica is showing worrying signs of rapid change across its ice, ocean and ecosystems. Some of these abrupt changes will be difficult to stop. » Shifts in different facets of Antarctica’s climate system amplify each other and have accelerated the pace of warming globally as well.

The study looked at evidence of abrupt change in sea ice, regional ocean currents, the continent’s ice sheet and ice shelves, and marine life. It also examined how they interact. I have explained that Floating sea ice does not add to sea level when it melts, just like an ice cube in a glass of water. But its retreat does replace white surfaces that reflect almost all of the Sun’s energy back into space with deep blue water, which absorbs the same amount instead. 90% of the heat generated by manmade global warming is soaked up by oceans.

After increasing slightly during the first 35 years that satellite data was available, Antarctic sea ice cover plunged dramatically over the last decade. Since 2014, sea ice has retreated on average 120 kilometres from the continent’s shoreline. That contraction has happened about three times faster in 10 years than the decline in Arctic sea ice over nearly 50.

The « overwhelming evidence of a regime shift in sea ice » means that, on current trends, Antarctica could become ice free in summer sooner than the Arctic. This will speed up warming in the region and beyond, and could push some marine species toward extinction. Over the last two years, for example, emperor penguin chicks perished at multiple breeding grounds, drowning or freezing to death when sea ice gave way earlier than usual under their feet. Of five sites monitored in the Bellingshausen Sea region in 2023, all but one experienced a 100% loss of chicks.

The study warns that today’s world temperatures would need to increase by five degrees Celsius compared with pre-industrial levels to melt the entire Antarctic ice sheet, which would lift global oceans an almost unimaginable 58 metres. What is most worrying is that global warming to date – measured at about 1.3°C – is fast approaching a threshold that would cause part of the ice sheet to generate at least three metres of sea level rise, flooding coastal areas inhabited today by hundreds of millions.

The unstoppable collapse of the West Antarctic Ice Sheet is one of the most concerning global tipping points. The evidence points to this being triggered at global warming well below 2°C.

Another potential risk is the collapse of the Antarctic Overturning Circulation that distributes heat and nutrients within the the region and globally. A rapid and significant slowdown of the currents has already begun, and evidence from the previous interglacial period before our own, 125,000 years ago, points to an abrupt stagnation of the system under conditions similar to those seen today.

The new study explains that this would lead to widespread climate and ecosystem impacts, ranging from an intensification of global warming to a decrease in the ocean’s capacity to absorb CO2.

In the conclusion of the study, the researchers reaffirm that the only way to slow down the interlocking changes is to stop adding more planet-warming gases into the atmosphere. « The greenhouse gas emission decisions that we’ll make over the coming decade or two will lock in how much ice we will lose and how quickly it will be lost. »

Source : AFP via Yahoo News.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Dans ses derniers bulletins, l’INGV indique que l’on observe toujours sur l’Etna (Sicile) une bouche effusive active à 2 980 m d’altitude. Elle alimente un champ de lave qui, dans sa partie haute présente un tunnel de lave et plusieurs bouches éphémères. Dans sa partie basse, il se divise en deux bras qui progressent vers le sud-ouest. Le front le plus avancé se situait à une altitude d’environ 2 270 m d’altitude le 19 août 2025, en amont de la Grotta degli Archi, à environ 2 km de la piste de l’Altamontana. L’activité explosive strombolienne se poursuit dans le Cratère sud-est avec une intensité variable. Des émissions épisodiques de cendres rougeâtres ont également été observées dans le cratère de la Bocca Nuova.
L’amplitude moyenne du tremor volcanique a atteint des valeurs élevées qui persistent actuellement, avec de faibles fluctuations. La source du tremor se situe dans une zone proche du Cratère sud-est, à une profondeur comprise entre 2 900 et 3 000 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Dernière minute : Alors que la bouche ouverte à 2980 mètres d’altitude reste active, une nouvelle bouche s’est ouverte le 20 août 2025 à environ 3100 m d’altitude à la base de la ‘selle’, autrement dit la dépression entre la Bocca Nuova et la Cratère SE. Cette bouche présente une petite activité de spattering ainsi qu’une petite coulée qui se dirige vers le sud.

Un nouveau bulletin de l’INGV diffusé dans la soirée du 20 août 2025  nous apprend que depuis environ 13h40 UTC, une nouvelle bouche effusive s’est ouverte sur le flanc sud du cratère Sud-Est, à une altitude d’environ 3 200 m. Elle alimente une coulée de lave qui se propage vers le sud-ouestet dont le front se trouvait à 3030 m d’altitude le 21 août au soir.. Ce sont donc désormais trois bouches éruptives qui sont actives sur le volcan sicilien.

Source : INGV.

Le Corpo Forestale a utilisé un drone pour filmer la nouvelle fracture éruptive qui s’est ouverte le 14 août 2025 sur l’Etna (Sicile), dans la même zone déjà touchée par l’activité éruptive en février.

https://www.lasicilia.it/wp-content/uploads/2025/08/s20250816125114000.mp4

Il semblerait que l’accès à la zone sommitale de l’Etna ne soit plus restrictif car de nombreuses vidéos des coulées de lave circulent sur les réseaux sociaux.

Exemple de bouche effusive sur l’Etna (Photo: C. Grandpey)

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Après une baisse d’activité éruptive consécutive à l’intense éruption des 1er et 2 août 2025, le Lewotobi Laki-laki (Indonésie) est entré de nouveau en éruption le 17 août 2025, avec des projections de cendres jusqu’à 9,8 km d’altitude. L’activité s’est poursuivie jusqu’au 18 août, avec de nombreuses éruptions modérées à fortes. Selon un article de presse, une demi douzaine de vols ont été annulés à cause de la cendre dans l’air.
Source : PVMBG, Darwin VAAC.

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Comme précédemment, le HVO s’appuie essentiellement sur les images des webcams pour essayer de prévoir le démarrage des épisodes éruptifs sur le Kilauea (Hawaï). L’échéance est ainsi repoussée de jour en jour, jusqu’au moment où Madame Pélé décidera de déclencher l’événement. Dans sa mise à jour du 20 août, l’Observatoire prévoit le démarrage de l’Épisode 31 entre le 22 et le 25 août 2025, mais rien n’est définitif… Même sur un volcan bien surveillé comme le Kilauea, notre capacité à faire des prévisions éruptives est très faible.

Souvenir d’ l’Épisode 30 (image webcam)

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Attention ! Le delta de lave de 2018 risque de s’effondrer !

Une large fissure a été découverte dans le delta de lave qui s’est formé lors de l’ éruption du Kīlauea en 2018 dans le district de Puna (Hawaï). Cette fissure pourrait être le signe d’un effondrement imminent.
Le delta de lave, situé à Kapoho, témoigne de l’instabilité de ce territoire nouvellement créé. Les autorités hawaïennes recommandent au public la plus grande prudence lors des visites sur la côte. Cette mise en garde concerne, entre autres, les localités de Kapoho, Pohoiki, Malama et Kalapana.
Les deltas de lave sont des formations géologiques qui se forment pendant la pénétration de la lave dans l’océan son refroidissement par ce dernier. Les deltas prolongent le littoral de l’île, mais le terrain peut être dangereux. De fines couches de lave donnent l’impression d’un sol solide, mais ces nouvelles formations géologiques sont dynamiques et particulièrement instables. Les géologues locaux expliquent que la végétation peut également dissimuler de profondes fissures et des crevasses. Il existe peu de documentation sur la formation et la l’effondrement ultérieur de ce phénomène naturel, ce qui ajoute à son imprévisibilité. L’USGS note qu’en période d’activité éruptive, l’effondrement d’un delta de lave peut déclencher des explosions, projeter des matériaux à des centaines de mètres à l’intérieur des terres et vers la mer.
Les autorités hawaïennes expliquent que la fissure de Kapoho montre que, même des années après l’éruption, certaines anciennes coulées de lave restent actives et peuvent être dangereuses. Les visiteurs doivent faire preuve de prudence et rester vigilants lorsqu’ils se rendent dans ces zones côtières.
Source : médias locaux, USGS.


Delta de lave à Kalapana (Photo: C. Grandpey)

Voici une courte vidéo donnant un aperçu de la fissure dans le delta de lave de Kapoho :

https://youtu.be/GTswoRd8r3k

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Les cycles de réchauffement et de refroidissement sont fréquents dans le lac de cratère du mont Ruapehu (Nouvelle-Zélande), reflétant les variations de chaleur et de flux de gaz dans le système hydrothermal du volcan, sous le lac de cratère. Un cycle de refroidissement a été observé début 2025. Cependant, le lac s’est à nouveau réchauffé ces dernières semaines. La température de l’eau est passée d’environ 11 °C à la mi-juillet à environ 16 °C en août.
Malgré ce réchauffement, le niveau d’alerte volcanique reste à 1 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Vert.
Source : GeoNet.

Lac de cratère du Ruapehu (Photo: C. Grandpey)

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Un nouvel événement éruptif a été enregistré sur le Dempo (Indonésie) le 19 août 2025. Il a duré près de deux minutes, avec un panache de cendres s’élevant à 1,3 km au-dessus du sommet. La sismicité avait augmenté début juillet et les réseaux de déformation indiquaient une inflation sous le flanc ouest, en particulier au cours de la semaine précédant l’éruption. Selon des articles de presse, une soixantaine de randonneurs se trouvaient au sommet ou à proximité lorsque l’éruption s’est produite. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est toujours invité à se tenir à au moins 1 km du cratère et jusqu’à 2 km sur le flanc nord.
Source : PVMBG.

Exemple de séquence éruptive sur le Dempo en novembre 2024

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Une activité explosive a débuté sur le Karymsky (Kamtchatka / Russie) le 14 août 2025, avec un panache de cendres s’élevant à environ 700 m au-dessus du sommet. La couleur de l’alerte aérienne a été relevée à l’Orange (niveau 3 sur une échelle de quatre couleurs). Une anomalie thermique quotidienne est actuellement visible sur les images satellite.

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Toujours au Kamtchatka, l’éruption du Krasheninnikov se poursuit. Une importante anomalie thermique au-dessus du volcan est visible sur les images satellite. Les explosions du 14 août 2025 ont généré des panaches de cendres atteignant 2 à 3 km d’altitude. Des coulées de lave sont restées actives sur le flanc nord-ouest au moins jusqu’au 15 août. La couleur de l’alerte aérienne reste Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).

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Toujours au Kamtchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour le Sheveluch. Elle est Jaune pour le Klyuchevskoy et le Bezymianny.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Shinmoedake (Japon). La sismicité reste élevée. Les explosions produisent des panaches de cendres jusqu’à 500 mètres au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte est maintenu à 3 sur une échelle de 5.
Source : JMA.

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Une activité éruptive intense est toujours observée sur le complexe de dômes du Santiaguito (Guatemala), avec une extrusion de lave permanente sur le dôme Caliente. Des explosions quotidiennes génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent à 800-900 m au-dessus du dôme. L’effondrement de blocs de lave et des dépôts antérieurs produit des avalanches qui descendent principalement sur les flancs ouest et sud-ouest. Le 12 août 2025, de fortes pluies ont généré des lahars dans la ravine du Tambor, avec des blocs atteignant 1 m de diamètre, mélangés à des troncs d’arbres et à des branches. Les lahars étaient chauds et dégageaient une odeur de soufre. Le 16 août, des effondrements de matériaux sur la lèvre ouest du cratère ont généré des coulées pyroclastiques qui ont descendu la ravine de San Isidro sur 4 km. D’abondantes retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs localités.
Source : INSIVUMEH.

Le Santiaguiti vu depuis le sommet du Santa Maria (Photo: C. Grandpey)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Vous pouvez également cliquer sur « Suivre Claude Grandpey : Volcans et Glaciers ».

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Here is some news about volcanic activity in the world:

In its latest bulletins, the INGV indicates that an active effusive vent is still observed on Mt Etna (Sicily) at an altitude of 2,980 m. It feeds a lava field which, in its upper part, includes a lava tube and several ephemeral vents. In its lower part, it divides into two branches that advance southwestward. The most advanced front was located at an altitude of approximately 2,270 m on August 19, 2025, upslope of the Grotta degli Archi, about 2 km from the Altamontana trail. Strombolian explosive activity continues in the Southeast Crater with varying intensity. Episodic emissions of reddish ash have also been observed in the Bocca Nuova.
The average amplitude of the volcanic tremor has reached high values that currently persist, with minor fluctuations. The source of the tremor is located in an area near the Southeast Crater, at a depth between 2,900 and 3,000 meters above sea level.

Breaking News: While the vent at 2,980 meters a.s.l. remains active, a new vent opened on August 20, 2025, at approximately 3,100 meters above sea level at the base of the « saddle, » the depression between Bocca Nuova and the SE Crater. This vent exhibits minor spattering activity and a small flow directed southward.

A new INGV bulletin released in the evening of 20 August informed us that since around 13:40 UTC, a new effusive vent has opened on the southern flank of the Southeast crater, at an altitude of around 3,200 m above sea level, feeding a lava flow that is spreading towards the southwest. Its front was located 3030 m a.s.l. on 21 August in the evening. There are now three active eruptive vents on the Sicilian volcano.
Source: INGV.

The Corpo Forestale used a drone to film the new eruptive fracture that opened on August 14, 2025, on Mount Etna (Sicily), in the same area already affected by eruptive activity in February.

https://www.lasicilia.it/wp-content/uploads/2025/08/s20250816125114000.mp4

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After a decrease in eruptive activity following the intense eruption of August 1st – 2nd, 2025, Lewotobi Laki-laki (Indonesia) erupted on August 17th, 2025, ejecting volcanic ash up to 9.8 km above sea level. Activity continued into August 18th, with multiple moderate to strong eruptions. According to a news report half a dozen flights were canceled due to ash in the air.

Source : PVMBG, Darwin VAAC.

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Like previouslye, the HVO relies primarily on webcam images to try to predict the start of eruptive episodes on Kilauea (Hawaii). The deadline is thus postponed day by day, until the moment when Madame Pele decides to trigger the event. In its August 20 update, the Observatory predicts the start of Episode 31 between August 22 and 25, 2025, but this may change again… Even on a well-monitored volcano like Kilauea, our ability to make eruptive predictions is very low.

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Warning ! The 2018 lava delta may collapse !

A large crack has been discovered in the 2018 Kīlauea volcano lava delta in Puna. (Hawaii). It may indicate a sign of imminent collapse.

The lava delta, more precisly located in Kapoho, demonstrates the instability of the newly created land. State officials are advising the public to be cautious when visiting the coastal area. The warning includes, but is not limited to, the communities of Kapoho, Pohoiki, Malama and Kalapana.

Lava deltas are landforms built as hot lava enters and is cooled by the ocean. They extend the island shoreline, but the terrain can be deceptive and dangerous.Thin layers of molten rock appear as solid ground, but the new landforms are dynamic and inherently unstable. Local geologists warn that vegetation may also conceal deep fissures and cracks.

There is little documentation as to the construction and subsequent destruction of this natural phenomenon, adding to its unpredictability. The USGS notes that during e periode of eruptive activity, a collapsing delta can trigger explosions, hurling rocks and debris hundreds of yards inland and seaward.

Hawaiian authorities explain that the report of the crack at Kapoho is a stark reminder that even years after eruption, areas in the lava flow hazard zones are active and can be dangerous. Visitors should exercise caution and remain alert when visiting these coastal areas.

Source : local media, USGS.

Here is a short video giving an idea of the crack in the Kapoho lava delta :

https://youtu.be/GTswoRd8r3k

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Warming and cooling cycles are common at Mount Ruapehu‘s Crater Lake (New Zealand), reflecting changes in heat and gas flow from the volcano’s hydrothermal system beneath the crater lake. A cooling cycle was observed earlier in 2025. However, the lake has been warming again in the past weekst. The water temperature has increased from ~11°C in mid July to ~16°C in August.

Despite the heating, the Volcanic Alert Level remains at 1 and the Aviation Color Code is kept at Green.

Source : GeoNet.

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A new eruptive event was recorded at Dempo (Indonesia) on 19 August 2025 and lasted nearly two minutes, with an ash plume that rose 1.3 km above the summit. Seismicity had increased in early July, and deformation networks indicated inflation beneath the W flank, especially during the week prior to the eruption. According to news articles about 60 climbers were at or near the summit when the eruption occurred. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is still asked to stay at least1 km away from the crater and as far as 2 km on the N flank.

Source : PVMBG.

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Explosive activity began at Karymsky (Kamtchatka / Russia) on 14 August 2025 with an ash plume that rose about 700 m above the summit. The Aviation Color Code was raised to Orange (level 3 on a four-color scale). A daily thermal anomaly is currently identified in satellite images.

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Still in Kamtchatka, the eruption at Krasheninnikov continues. A large thermal anomaly over the volcano is identified in satellite images. Explosions on 14 August 2025 generated ash plumes that reached 2-3 km a.s.l. Lava flows were active on the NW flank at least through 15 August. The Aviation Color Code remains at Orange (level 2 on a four-color scale).

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Still in Kamtchatka, the aviation color code remains at Orange for Sheveluch. It is Yellow for Klyuchevskoy and Bezymianny.

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Eruptive activity continues at Shinmoedake (Japan). Seismicity is still elevated. Explosions produce ash plumes as high as 500 meters above the crater. The alert level is kept at 3 on a 5-level scale.

Source : JMA.

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High levels of eruptive activity are still observed the Santiaguito dome complex (Guatemala) with continuing lava extrusion at Caliente dome. Daily explosions generate ash plumes that rise 800-900 m above the dome. The collapse of lava blocks and previous deposits produce avalanches that descended mainly the W and SW flanks. On12 August 2025 heavy rainfall generated lahars in the Tambor drainage (SSW) that carried blocks up to 1 m in diameter, mixed with tree trunks, and branches. The lahars were hot and had a sulfur odor. Collapses of material at the W crater rim on 16 August, generated pyroclastic flows that descended the San Isidro drainage as far as 4 km. Abundant ashfall was reported in several municipalities.

Source : INSIVUMEH.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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