Vagues de chaleur et séismes glaciaires // Heatwaves and glacial earthquakes

La vague de chaleur qui a affecté le nord-ouest des Etats Unis et l’ouest du Canada s’est propagée jusqu’en Alaska où un séisme de magnitude M 2,7 provoqué par la fonte des glaciers a été enregistré le 29 juin 2021 à 40 kilomètres à l’est de Juneau, la capitale de l’État.

La température a grimpé jusqu’à 33,3 °C dans certaines parties de l’Alaska. Avec la hausse du mercure, la fonte de la neige et des glaciers provoque souvent des inondations dans la région. Il arrive aussi que l’eau de fonte se retransforme en glace et se dilate, ce qui provoque des contraintes suffisantes pour entraîner une activité sismique. Connu sous le nom de cryoséisme – un type de sismicité non tectonique – l’événement du 29 juin a eu lieu dans le sud-est de l’Etat d’Alaska.

Les scientifiques ont établi un lien entre la fonte des glaciers et une recrudescence de la sismicité dans le cadre d’un phénomène baptisé rebond isostatique. Le substrat rocheux sur lequel reposent les glaciers a tendance à varier en fonction de leur poids relatif, qui diminue naturellement avec leur fonte. Au fur et à mesure que les glaciers se soulèvent, le substrat rocheux sur lequel ils reposent s’élève lui aussi en créant des failles qui peuvent entraîner une augmentation de la fréquence et de l’intensité des séismes. Certains scientifiques pensent que lorsque les glaciers recouvrent des volcans potentiellement actifs, leur fonte et la perte de masse qui s’ensuit pourraient entraîner une augmentation de l’activité volcanique. Cette relation n’a toutefois jamais été prouvée de manière concrète.

Le séisme glaciaire du 29 juin en Alaska a été enregistré à une profondeur d’environ 13 kilomètres et n’avait aucun lien avec un séisme sous-marin de M 4.0 au large des côtes de l’Oregon le 30 juin 2021 à une profondeur de 13 kilomètres.

Outre les conséquences sismiques pour les glaciers, la vague de chaleur dans le nord-ouest du Pacifique a eu un effet dévastateur sur l’environnement. Les câbles électriques ont fondu et il a fallu fermer des écoles. La température au sol dans certaines parties de l’État de Washington a atteint jusqu’à 63 degrés Celsius. De telles conditions constituent non seulement une menace pour la santé publique mais aussi pour les infrastructures essentielles. Ainsi, les routes fondent littéralement et se déforment sous l’effet de la chaleur qui a également mis sous tension le réseau électrique. Les gens se sont précipités sur les climatiseurs pour apporter un peu de fraîcheur dans leurs maisons.

Il est probable que les épisodes de chaleur intense vont devenir de plus en plus fréquents, de sorte que les conséquences vont continuer à devenir problématiques pour les régions du monde habituées à des températures plus fraîches. Le développement des infrastructures va devoir s’adapter afin de mieux faire face aux conditions météorologiques extrêmes qui sont appelées à devenir la nouvelle norme.

Source : médias d’information de l’Alaska.

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The heatwave which has affected the Pacific Northwest has made its way up to Alaska, where a 2.7 magnitude ice quake – the result of seismic activity triggered by melting glaciers – was recorded on June 29th, 2021 40 kilometres east of Juneau, the State’s capital.

Temperatures climbed to as high as 33.3°C in parts of Alaska. As temperatures rise, melting snow and glaciers often cause flooding in the region. Sometimes, the water refreezes and expands so that the ice triggers enough accumulated stress to result in seismic activity. Known as a cryoseism – a non-tectonic seismic event – the 29 June event took place in the Alaska Panhandle.

Scientists have long linked the melting of glaciers to incidences of earthquakes, in a phenomenon called isostatic rebound. The land that the glaciers are situated on tends to shift around according to their relative weight, which naturally lessens as they melt. As the glaciers spring upwards, the land that they sit upon rises, creating faults that can lead to an increase in the frequency and intensity of earthquakes. It has been suggested that when the glaciers cover potentially active volcanoes, the melting of the glaciers and the ensuing loss of mass might lead to increased volcanic activity.However, this relationship has never been clearly proved.

The ice quake in Alaska was recorded at a depth of about 13 kilometres, and was distinct from a separate M 4.0 undersea earthquake hat occurred off the coast of Oregon on June 30th, 2021 at a depth of 13 kilometres.

Beside the seismic consequences for the glaciers, the heatwave had a ruinous effect on the Pacific Northwest’s landscape. Power cables melted and districts were forced to shutter schools. Ground temperatures in parts of Washington State reached as high as 63 degrees Celsius, conditions that pose not only a threat to public health but also to critical infrastructure, with roadways buckling under the staggering heat. The wild heat also stressed the power grid, as people rushed to cool down their homes with air conditioning units.

With climate change likely to become more and more frequent, these types of stresses will continue to plague areas of the world accustomed to cooler temperatures. Infrastructure development will need to adapt in order to better accommodate the extreme weather patterns that are set to become the new abnormal.

Source: Alaska’s news media.

 

Glacier Mendenhall, pas très loin de Juneau (Photo: C. Grandpey)

Très forte vague de chaleur dans l’Ouest des Etats-Unis // Very severe heatwave in U.S. West

L’Ouest américain est actuellement confronté à l’une des pires, sinon la pire, vague de chaleur et sécheresse de son histoire. Les climatologues américains ont bien été obligés d’admettre que la cause de ce phénomène est directement liée au changement climatique d’origine anthropique.

Les rivières et les réservoirs sont à sec en Californie où l’on enregistre des niveaux d’eau historiquement bas. Encore plus préoccupant, si le niveau du lac Oroville, le deuxième plus grand réservoir de Californie, continue de baisser, cela pourrait avoir un effet dévastateur sur l’alimentation électrique de l’État. Un trop faible niveau du lac pourrait entraîner la fermeture de cette centrale électrique, ce qui priverait quelque 800 000 foyers d’électricité.

Des problèmes semblables, dus à la vague de chaleur, frappent également le Texas. De nombreuses centrales électriques de l’État ont été déconnectées la semaine dernière, quelques mois seulement après une panne majeure qui a privé les Texans de chauffage au milieu de l’hiver.

Le 18 juin 2021, la plupart des journaux américains ont expliqué que plus de 40 millions d’Américains avaient été confrontés à des températures de plus de 100°F (37,7°C) la semaine précédente. Des records de température ont également été battus à Salt Lake City où l’on a relevé 41,6 °C (107 °F), ce qui a pulvérisé un record de chaleur vieux de 147 ans pour le mois de juin.

Le plus inquiétant, c’est que nous ne sommes pas encore au cœur de l’été. L’ensoleillement maximum se situe au moment du solstice d’été, le 21 juin, mais les États-Unis ont tendance à voir les températures augmenter jusqu’en juillet. La NOAA a déclaré que l’été 2020 avait été l’un des plus chauds jamais observés aux États-Unis, et le mois d’août avait été particulièrement « sec et destructeur ».

La température a atteint 54°C à Furnace Creek dans la Vallée de la Mort le 18 juin ! Il est conseillé aux vacanciers d’éviter de randonner dans des endroits très chauds. Une femme est décédée la semaine dernière dans le Grand Canyon à cause de la chaleur. Il est à craindre que les incendies de forêt soient à nouveau destructeurs cette année, en particulier en Californie.

Source : médias d’information américains.

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The U.S. West is currently facing one of the worst – if not the worst – heatwave and drought of its history. US climatologists have at last been forced to admit the reason is linked directly to human-caused climate change.

California’s rivers and reservoirs have dried up and the state is recording historically low water levels. In particular, if water levels in Lake Oroville, California’s second-largest reservoir, continue to dwindle, it could have devastating impacts on the state’s power supply. Low water levels may force this power plant to close, leaving around 800,000 homes without energy.

Energy troubles amid the heatwave are also hitting Texas. Many power plants in the state went offline last week, just months after a major outage left Texans without heat during in the middle of winter.

On June 18th, 2021, most US newpapers reported that more than 40 million Americans saw triple-digit temperatures where they live in the prior week. Temperature records were also broken in Salt Lake City when the weather services measured a high of 107°F (41.6°C), smashing the area’s 147-year record for temperatures in June.

What makes the US’s weather troubles worse is that summer has not even peaked. The amount of sun’s rays reaching Earth tends to peak on the summer solstice on June 21st. The US tends to see warm temperatures increasing into July. NOAA said the summer of 2020 was one of the hottest ever seen in the US, with August, in particular, being especially « dry and destructive. »

The temperature reached 54°C at Furnace Creek in Death Valley on June 18th! Vacationers have been advised to avoid trekking in very hot places. A woman died last week in the Grand Canyon because of the heat. It is fear wildfires will be destructive again this year, especially in California.

Source: US news media.

 

Les températures aux Etats Unis le 20 juin 2021 (Source : NOAA)

Coup de chaud sur les Etats-Unis ! // Hot shot in the United States!

Selon le National Weather Service, une forte hausse des températures est en cours dans le Midwest et le nord-est des États-Unis. Selon, es prévisionnistes, on devrait assister à un rebond des températures de 16 à 22 degrés Celsius par rapport au temps froid du début de la semaine.
La récente vague de temps hivernal peut être attribuée à une descente du jet-stream vers le sud, ce qui a permis à l’air froid d’envahir le sud du Canada et se répandre à travers les Grands Lacs et les États du Nord-Est en deux vagues à la fin du mois d’octobre. Ce jet-stream commencera à reculer au-dessus du Nord-Est le 3 novembre. D’ici là, les températures auront déjà rebondi dans le Midwest et dans certaines parties du centre des Appalaches.
Le réchauffement deviendra plus significatif dans les États du centre et de l’est d’ici le week-end prochain, car le jet-stream devrait remonter encore plus au nord. Cela permettra à de l’air très chaud de s’accumuler début novembre dans une grande partie des États du centre et de l’est et même dans une partie du centre-sud et du sud-est du Canada.
Les températures de l’après-midi peuvent approcher 21°C à Chicago et à Washington DC au début du mois de novembre. La température pourrait même approcher le record de 22,2°C enregistré en 1874 à Minneapolis, où les maxima à cette période de l’année sont en moyenne d’une dizaine de degrés Celsius. La vague de chaleur inhabituelle arrivera après des journées hivernales à Minneapolis, avec une couche de neige de 23 centimètres fin octobre, contre 1,5 cm le reste du temps.
Les températures seront encore plus élevées dans les régions plus au sud. Dans les États du centre-sud et du sud-est, on enregistrera en moyenne 21 ° C, avec des pointes de près de 27°C le long de la côte du Golfe du Mexique.
Il est possible qu’un air plus froid avec des conditions hivernales revienne le week-end prochain et se prolonge jusqu’à la deuxième semaine de novembre dans certaines parties des États du centre, mais la chaleur peut durer encore plusieurs jours dans l’est au cours de la deuxième semaine de novembre.
Source: National Weather Service.

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According to the National Weather Service, a major warmup is on the way for the Midwest and northeastern United States. Forecasters say the pattern switch will soon allow temperatures to rebound by 16-22 degrees Celsius from cold early-week levels.

The recent blast of wintry weather can be blamed on a sharp southward dip in the jet stream that allowed cold air to empty southward from Canada and spill across the Great Lakes and Northeast states in two waves in late October. That jet stream will begin to retreat over the Northeast on November 3rd. By then, temperatures will already be on the rebound in the Midwest and parts of the central Appalachians.

The warmup will become more significant across the Central and Eastern states by next weekend as the jet stream is projected to retreat even farther to the north. This will allow very warm air for early November to build over much of the Central and Eastern states and even into part of south-central and southeastern Canada.

Afternoon temperatures may approach 21°C in Chicago and Washington, D.C. during early November. The high temperature could even challenge the record daily high of 22.2°C set back in 1874 in Minneapolis, where normal highs this time of year are around 10°C. The unusual warmth will arrive after Minneapolis residents experienced a taste of winter. The city picked up 23 centimetres of snowfall in late October, a month that normally brings just 1.5 cm.

Temperatures will reach even higher across areas farther to the south. In the South Central and Southeastern states, highs of 21°C will be widespread with temperatures topping out near 27°C along the Gulf Coast.

It is possible that colder air and perhaps a return to winterlike conditions may transpire later next weekend to the second week of November over parts of the Central states, but warmth may hold on for several more days in the East during the second week of November.

Source: National Weather Service.

Coup de chaud en Alaska (suite) // Heatwave in Alaska (continued)

Comme prévu, des records de chaleur viennent d’être battus en Alaska et ce n’est probablement pas terminé car les hautes pressions devraient se maintenir au-dessus de cet état pendant encore plusieurs jours.

Le 4 juillet 2019 à 17 heures, l’aéroport international d’Anchorage a officiellement atteint 90 degrés Fahrenheit, soit 32,2 °C pour la première fois » depuis que des relevés y sont effectués. Le précédent record en Alaska avait été établi le 14 juin 1969, avec 85 degrés Fahrenheit, soit 29,4 °C. Cela signifie que les normales saisonnières sont dépassées de 14 °C

Selon les météorologues, la température maximale moyenne pour un 4 juillet à Anchorage est de 18,3 °C. Plusieurs autres records historiques ont été battus dans différents sites du sud de l’Alaska.

L’Alaska est particulièrement sensible au réchauffement climatique et avait déjà battu des records de douceur au printemps, surtout dans la zone arctique.

Source: Presse alaskienne.

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As expected, heat records have just been broken in Alaska and this is probably not over because high pressures are expected to remain above this State for several more days.
On July 4th, 2019 at 5 pm, Anchorage International Airport officially reached 90 degrees Fahrenheit, or 32.2 degrees Celsius for the first time since surveys were conducted there. The previous record in Alaska was set on June 14th, 1969, at 85 degrees Fahrenheit, or 29.4 degrees Celsius This means that the seasonal norms are exceeded by 14 degrees Celsius
According to meteorologists, the average maximum temperature for July 4th in Anchorage is 18.3 ° C. Several other historical records have been broken at various sites in southern Alaska.
Alaska is particularly sensitive to global warming and had already broken records in the spring, especially in the Arctic.
Source: Alaskan press.

Avec une telle chaleur, j’imagine la souffrance des glaciers! (Photo: C. Grandpey)