Éruption en Islande ! // Eruption in Iceland !

1er avril 2025, 9heures (heure locale) : Une crise sismique importante est en cours sur la péninsule de Reykjanes. Plus de 200 séismes ont été enregistrés depuis le début de l’intrusion magmatique à 6h30 le 1er avril 2025. Le Met Office indique que l’activité sismique se produit à la fois plus au nord et plus au sud que précédemment, mais les séismes se situent toujours à une profondeur considérable, ce qui signifie que le magma n’est actuellement pas proche de la surface. La plupart des séismes ont atteint une magnitude de M3,0 ou plus. Un séisme de magnitude M4,0 a été ressenti dans la région de la capitale. Grindavik et le Blue Lagoon ont été évacués. Les secousses sont ressenties à Grindavík où des signes de déformation du sol sont également visibles, ce qui fait craindre que des mouvements de faille se produisent à l’intérieur de la ville proprement dite.

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L’éruption tant attendue vient de débuter en Islande !

Au vu des webcams, la lave a percé la surface vers 9h40 (heure locale) dans le secteur du Mt Thorbjöm. D’après le Met Office, la fissure mesure actuellement environ 500 mètres de long et a franchi la digue de protection au nord de Grindavík. Elle continue de s’agrandir et il n’est pas exclu qu’elle continue de s’ouvrir plus au sud.

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12 heures (heure locale) : La fissure s’est étirée vers le sud. Une nouvelle fissure éruptive s’est ouverte à quelques centaines de mètres à l’intérieur des digues de protection au nord de Grindavík, entre les digues et la ville elle-même. Pour l’instant, l’éruption est moins forte que prévu par les volcanologues islandais. L’activité sismique se poursuit à l’extrémité sud de l’intrusion magmatique et également au nord de Stóra-Skógfell.
Source : Met Office.

 

Extrémité sud de la fissure éruptive (image webcam)

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16h00 (heure locale) : Les webcams montrent que l’activité éruptive le long de la fissure ouverte ce matin a considérablement diminué. L’activité sismique continue, mais se concentre principalement dans les parties nord et sud de l’intrusion magmatique. Les mesures de déformation montrent toujours un mouvement vers le nord-est, ce qui montre que le magma continue de s’écouler dans le dyke. L’intrusion s’étend désormais sur plus de 3 km vers le nord-est par rapport aux précédentes éruptions. Les données de déformation montrent également un déplacement continu vers le nord-est.
La fissure éruptive présente actuellement une longueur d’environ 1 200 mètres et continue de s’étirer vers le sud. Une conduite d’eau chaude s’est rompue dans la partie nord de Grindavík, ce qui confirme que d’importants mouvements de faille se sont produits dans la ville.
Source : Met Office.

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19h00 (heure locale) : L’activité éruptive au nord de Grindavik a considérablement diminué et est à peine visible sur les webcams. Cependant, l’activité sismique se poursuit. Elle a diminué près de la partie sud du dyke, près de Grindavík, mais se poursuit avec une intensité stable à l’extrémité nord du dyke. La sismicité s’est déplacée encore plus au nord ces dernières heures. Elle s’étend désormais près de 9 km plus au nord que la fissure éruptive la plus septentrionale formée lors de l’éruption d’août 2024. Les secousses ont leurs hypocentres à des profondeurs d’environ 4 à 6 km.
Les mesures de déformation montrent que du magma continue de s’écouler dans le dyke sous la chaîne de cratères de Sundhnúkur. Avec la poursuite de l’activité sismique et de la déformation du sol, il est possible que du magma perce à nouveau la surface sur la chaîne de cratères de Sundhnúkur ou à proximité, là où l’activité est la plus concentrée.
Source : Met Office.

Carte montrant le déplacement de la sismicité vers les NE (Source: Met Office)

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April 1st, 2025 09:00 (local time) : A significant seismic crisis is underway on the Reykjanes Peninsula. Over 200 earthquakes have been recorded since the magma intrusion began at 6.30am. On April 1st, 2025. The Met Office indicates that the seismic activity is occurring both further north and further south than before, but the earthquakes are still at considerable depth, which means that magma is not currently approaching the surface.

Most of the earthquakes have been around or above magnitude M3.0. One earthquake measured magnitude M4.0 and was felt in the capital area. Grindavik and the Blue Lagoon have been evacuated. The tremors are being felt in Grindavík, where signs of ground deformation are also visible, raising fears that fault movements might occur within the city itself.

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The long awaited eruption has just started. According to the webcams, lava pierced the surface around 9:40 (local time) in the Mt  Thorbjöm area. The fissure is now about 500 meters long and has reached through the protective barrier north of Grindavík. The fissure continues to grow, and it cannot be ruled out that it may continue to open further south.

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12:00 (local time) : The fissure has extended southward. A new eruptive fissure has opened a few hundred meters inside the protective barriers north of Grindavík – between the barriers and the town itself. For the moment, the eruption is less strong than expected by Icelandic volcanologists. Seismic activity continues at the southern end of the magma intrusion and also north of Stóra-Skógfell.

Source : Met Office.

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16:00 (local time) : The webcams show that eruptive actvity along the fissure that opened thais morning has decreased considerably. Seismic activity is still ongoing but is mostly located at the northern and southern part of the dike intrusion. Deformation measurements still show continued movement to the northeast, indicating that magma is still flowing into the dyke. The intrusion now extends over 3 km further to the northeast than observed in previous eruptions.Deformation data also show continued displacement toward the northeast.

The total length of the eruptive fissure is now about 1,200 meters and continues to extend southward. A hot water pipeline has broken in the northern part of Grindavík. This confirms that significant fault movements have occurred within the town.

Source : Met Office.

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7:00 pm (local time) : Eruptive activity north of Grindavik has decreased significantly and can hardly be seen on the webcams. However, seismic activity continues. It has decreasedy near the southern part of the magma dike, close to Grindavík, but continues with a similar intensity at the northern end of the dike. It has moved even further north in recent hours. It now extends almost 9 km farther north than the northernmost eruption fissure formed during the August 2024 eruption. Earthquakes are occurring at depths of approximately 4–6 km.

Deformation measurements show that magma is still flowing into the dike beneath the Sundhnúkur crater row. As long as significant seismic activity and deformation continue, there remains a possibility that magma could reach the surface again in the Sundhnúkur crater row or nearby where activity is most concentrated.

Source : Met Office.

La fonte des glaciers chinois (1ère partie) // The melting of Chinese glaciers (part 1)

En lisant la presse internationale, nous apprenons que la superficie des glaciers chinois a diminué de 26 % depuis 1960 en raison de l’accélération du réchauffement climatique. 7 000 petits glaciers ont disparu et le recul des glaciers de plus grande taille s’est intensifié ces dernières années.
Les glaciers disparaissent de plus en plus vite dans le monde. Selon un rapport de l’UNESCO, la plus grande perte de masse glaciaire jamais enregistrée a eu lieu ces trois dernières années. Alors que les importants châteaux d’eau que constituent les glaciers continuent de se réduire comme peau de chagrin, la diminution de la disponibilité en eau douce conduira inévitablement à une plus grande concurrence et à des conflits autour des ressources en eau. Le recul des glaciers présente donc de nouveaux risques de catastrophe sociale et humanitaire.
Les glaciers chinois sont situés principalement à l’ouest et au nord du pays, dans les régions du Tibet et du Xinjiang, ainsi que dans les provinces du Sichuan, du Yunnan, du Gansu et du Qinghai.
Les données publiées le 21 mars 2025 sur le site web de l’Institut d’éco-environnement et des ressources du Nord-Ouest de l’Académie chinoise des sciences montrent que la superficie totale des glaciers chinois est d’environ 46 000 kilomètres carrés, avec environ 69 000 glaciers en 2020. En comparaison, la Chine comptait environ 59 000 kilomètres carrés de zones glaciaires entre 1960 et 1980.
Pour sauver ses glaciers, la Chine a recours à des technologies telles que des couvertures de neige et des systèmes d’enneigement artificiel pour retarder le processus de fonte. Ce sera l’objet de la 2ème partie.
Source : Médias internationaux.

 

Zone glaciaire sur le Plateau tibétain vue depuis l’espace (satellite Terra de la NASA)

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Reading the international press, we learn that China’s glacier area has shrunk by 26% since 1960 due to rapid global warming, with 7,000 small glaciers disappearing completely and glacial retreat intensifying in recent years.

Glaciers around the globe are disappearing faster than ever, with the largest glacial mass loss on record taking place in the last three years, according to a UNESCO report. As the important water towers continue to shrink, less availability of freshwater is expected to contribute to greater competition for water resources, environmental groups have warned. Glacier retreat also poses new disaster risks, whether social or humanitarian. .

China’s glaciers are located mainly in the west and north of the country, in the regions of Tibet and Xinjiang, and the provinces of Sichuan, Yunnan, Gansu and Qinghai.

Data published on March 21 2025 on the website of the Northwest Institute of Eco-Environment and Resources of the Chinese Academy of Sciences, showed that China’s total glacier area was around 46,000 square kilometres, with around 69,000 glaciers in 2020. This compares to around 59,000 square kilometres of glacial areas in China between 1960 and 1980.

To save its melting glaciers, China has used technology including snow blankets and artificial snow systems, to delay the melting process. This will be developed in the second part

Source : International news media.

Dernières nouvelles du Kilauea (Hawaï) // Latest news of Kilauea Volcano (Hawaii)

Dans sa dernière mise à jour (30 mars 2025), le HVO indique qu’après la fin de l’épisode 15 le 26 mars, quelques points d’incandescence restent visibles la nuit sur les cônes qui abritent les bouches éruptives et sur les coulées de lave sur le plancher de l’Halema’uma’u.

Suite à l’Épisode 15, la morphologie des bouches éruptives s’est modifiée. Si la bouche sud a tout d’abord conservé une légère incandescence nocturne après l’épisode 15, les bouches nord et sud ne présentent plus de lueur nocturne. Les scientifiques du HVO ont d’abord pensé que l’absence de lueur à la bouche nord était due à un blocage par des matériaux accumulés dans l’orifice. L’absence de lueur à la cheminée sud est peut-être, là aussi, due à un blocage par une accumulation de matériaux, ou que le magma dans le conduit d’alimentation ne s’élève pas aussi haut qu’avant. D’une manière générale, la lueur émise par les bouches nord et sud est nettement inférieure à celle observée après les épisodes précédents.

La pause actuelle a tout d’abord suivi le même schéma de ré-inflation que les précédentes, mais l’inflation sommitale a ralenti au cours de la journée du 29 mars. D’autres observations indiquent des différences. La brève augmentation de petits séismes juste après l’épisode 15, la baisse significative du tremor et l’absence de lueur au niveau des bouches éruptives pourraient indiquer que celles-ci sont obstruées ou que le magma n’est plus aussi proche de la surface.
Le HVO ajoute que le ralentissement de l »inflation sommitale pourrait indiquer que l’accumulation de magma a également ralenti par rapport aux événements précédents. Si on laisse de côté les derniers changements observés dans les données de surveillance, l’inflation actuelle pourrait indiquer qu’un nouvel épisode va commencer entre le 1er et le 3 avril, ou plus tard. Cependant, si les différences observées dans les données de surveillance indiquent des changements significatifs dans le système d’alimentation magmatique, la fenêtre de redémarrage de l’éruption pourrait être retardée, ou bien l’éruption pourrait prendre fin.

Image webcam du cratère de l’Halema’uma’u le 30 mars 2025

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In its latest update (March 30th, 2025), Hvo indicates that after the end of Episode 15 on March 26th, a few incandescent spots are still visible at night on the cones that host the eruptive vents and on the lava flows close to the vents.

The condition of the vents after episode 15 appears substantially different than after the previous eruptive episodes. Though the south vent had initially maintained a small amount of nighttime glow after episode 15, both the north and south vents do not show any more glow at night. The lack of glow at the north vent had previously been interpreted as a result of episode 15 eruptive material blocking that vent. The lack of glow at south vent may mean it too is now blocked by material slumping into the vent, or that magma within the conduit is no longer as shallow as it had been. Overall, vent glow is substantially less than following previous episodes.

The current pause initially followed the same pattern of reinflation as other pauses, but summit inflation has slowed over the past day. Additionally, other observations have indicated some differences with this pause. The short increase in small earthquakes immediately following episode 15, the significant drop in tremor, and the lack of glow at the vents may indicate that the vents are blocked or that magma is no longer very shallow in the conduit system.

HVO adds that the slowed rate of inflation of the summit may indicate that magma replenishment has also slowed compared to other pauses. If the pattern of episodes continues irrespective of recent observed changes in monitoring data, the current rates of inflation indicate that a new episode could begin mid-week, between April 1st and April 3rd, or later. However, if observed differences in monitoring data are indicative of significant changes to the conduit or magma plumbing system, the eruption re-start window could be delayed, or the eruption could end.

La fonte des pôles continue // The melting of the poles continues

Les mauvaises nouvelles s’accumulent concernant la glace dans les régions polaires. Le Centre national de données sur la neige et la glace (NSIDC) vient d’indiquer que la banquise arctique a connu sa plus faible étendue hivernale depuis le début des relevés il y a 47 ans. On a donc une confirmation des effets du réchauffement climatique, une situation qui aura des répercussions à l’échelle planétaire.
En Arctique, la banquise (aussi appelée glace de mer) atteint son maximum en mars de chaque année, puis entame une période de fonte de six mois. Le maximum mesuré le 29 mars 2025 était de 14,33 millions de kilomètres carrés, soit environ 80 000 kilomètres carrés de moins que le pic le plus bas précédent, en 2017.
L’année de plus grande étendue pour la banquise arctique depuis le début des relevés remonte à 1979, avec 16,64 millions de kilomètres carrés.
Lorsque la banquise hivernale se porte bien, elle peut s’étendre sur plus de la moitié de la surface de la Terre vers l’équateur ; elle atteint le Japon, la Chine et le golfe du Saint-Laurent au Canada. Malheureusement, une telle situation n’est plus observée. L’étendue de la banquise diminue tout au long des quatre saisons. L’été reste la saison la plus importante pour la santé globale de la glace arctique. En effet, en été les eaux libres de glace se réchauffent plus rapidement, retiennent davantage d’énergie et rendent l’automne et l’hiver plus chauds et plus fragiles.
Les minimas hivernaux les plus significatifs de la banquise ont été enregistrés depuis 2015. Il convient de noter que début mars 2025, l’Antarctique a frôlé le record de banquise la plus réduite, avec le deuxième niveau de banquise le plus bas jamais enregistré. En février, la banquise dans son ensemble – Arctique et Antarctique réunis – a atteint un niveau historiquement bas.
Source : Médias d’information internationaux, Associated Press, NSIDC.

Photo: C. Grandpey

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Bad news is accumulating about ice in the polar regions. The National Snow and Ice Data Center (NSIDC) has just informed the public that Arctic sea ice had its weakest winter buildup since record-keeping began 47 years ago, a confirmation of global warming that will have repercussions globally.

The Arctic reaches its maximum sea ice in March each year and then starts a six-month melt season. The peak measurement taken on March 29th, 2025 was 14.33 million square kilometers, about 80,000 square kilometers smaller than the lowest previous peak in 2017.

Arctic sea ice’s biggest year since record-keeping began was 1979, at 16.64 million square kilometers.

When winter sea ice is doing well it can extend more than halfway down the Earth toward the equator, reach Japan, China and Canada’s Gulf of St. Lawrence. This no longer occurs. Sea ice extent is shrinking all four seasons, but the most important season for the overall health of the Arctic ice is the summer. This is because ice-free waters warm up quicker, hold more energy and make fall and winter warmer and weaker.

The five lowest amounts for winter peak Arctic sea ice have been since 2015. It should be noted that in early March 2025, Antarctica came close to breaking a record for record low sea ice and ended up with the second-lowest sea lice evel on record. In February, global sea ice – the combination of Arctic and Antarctic – hit a record low.

Source : International news media, Associated Press, NSIDC.