Montserrat, Jamy, etc.

Comme on a pu s’en rendre compte mercredi dernier au cours de l’émission « Des volcans et des hommes » avec Jamy Gourmaud, le volcan Soufriere Hills à Montserrat est calme en ce moment, ce qui est confirmé par les derniers rapports de l’Observatoire. Ces dernières semaines, on observait en moyenne un éboulement et un événement sismique volcano-tectonique par semaine, ce qui est vraiment peu. Les derniers relevés d’émissions de SO2 révélent une moyenne de 554 tonnes par jour avec un écart de 274 – 1198 tonnes.

Pour le reste, beaucoup on été déçus par ce premier épisode du Monde de Jamy consacré aux volcans d’Hawaii, des Antilles, de Campanie et d’Ethiopie.  Il est vrai que la qualité pédagogique était bien moins évidente que pendant la défunte émission « C’est pas soucier ». On reste certes dans le domaine de la vulgarisation, mais les pizzas napolitaines semblent superflues ! Il aurait été plus judicieux de montrer les colonnes du temple de Serapis à Pouzzoles (entrevu l’espace de quelques secondes) pour illustrer le bradyséisme mentionné par le scientifique de service.

S’agissant d’Hawaii, puisque de superbes images étaient annoncées par la presse, j’aurais aimé admirer une séquence consacrée au lac de lave de l’Halema’uma’u. Peut-être la météo était-elle trop pourrie pour réaliser de bonnes prises de vues ? Jamy n’a vraiment pas été gâté par le ciel! N’aurait-il pas pu différer de quelques heures le survol du Pu’uO’o ? A côté de cela, les images des coulées étaient très belles, de même que les vues de Dallol en Ethiopie.

Je m’attendais à une fin d’émission en apothéose avec le lac de lave de l’Erta Ale. Quelle déception ! Les vues de nuit étaient indignes d’une émission diffusée en première partie de soirée. Pourquoi avoir utilisé un caméscope amateur dont on sait que petit capteur est incapable de restituer les belles couleurs de la lave pendant la nuit ? Le blanc et le rouge framboise n’ont rien à voir avec la réalité !! On est loin des images de Ushuaia Nature (émission abandonnée elle aussi, car trop coûteuse) qui restent pour moi une référence dans ce domaine.

L’émission a le mérite d’exister mais je pense que le style doit être modifié si Le Monde de Jamy ne veut pas se retrouver aux oubliettes…

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Coquillages sur une colonne du Temple de Serapis à Pouzzoles, bel exemple de bradyséisme.

(Photo:  C.  Grandpey)

L’Ol Doinyo Lengai (Tanzanie) bientôt un Géoparc de l’UNESCO // Ol Doinyo Lengai (Tanzania) set to be a UNESCO Geopark

drapeau francaisDepuis son lancement officiel en 2004, le réseau mondial des Géoparcs s’est agrandi et compte actuellement 100 membres dans 30 pays.

La Tanzanie est en passe de s’ajouter à cette liste car l’UNESCO vient de proposer que l’Ol Doinyo Lengai – la troisième plus haute montagne du pays après le Kilimandjaro et le Mont Meru – fasse partie du patrimoine géologique mondial. En tant que Géoparc, le volcan prendra plus de valeur dans les domaines du tourisme, de la conservation et de la géologie. Sa proximité avec le Parc du Ngorongoro sera un atout car ce dernier (déjà au patrimoine mondial de l’UNESCO) pourra aider les localités situées au pied du Lengai – Enkare Sero par exemple – à mettre davantage en valeur les abords de la « Montagne de Dieu ».

En tant que « géoparc », le Lengai attirera l’attention du monde sur le mode de gestion des catastrophes au sein des communautés locales. Elles pourront ainsi prendre en compte les changements climatiques du passé et servir d’indicateurs sur les modifications climatiques actuelles ; elles pourront aussi adopter la meilleure approche possible en matière d’énergies renouvelables et de tourisme vert.

Dans le cadre du « géoparc », le développement du tourisme se fera de manière équitable, ce qui contribuera à améliorer le caractère géographique de la montagne et donnera un nouvel élan au Circuit Nord de la Tanzanie (N’Gorongoro, Serengereti, Manyara, etc) qui reçoit déjà 90% des touristes qui visitent ce pays.

Source: Presse tanzanienne.

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drapeau anglaisSince its official launch in 2004, the Global Geoparks Network has expanded and currently includes 100 members in 30 countries.
Tanzania is poised to add to this list. Indeed, UNESCO has suggested that Ol Donyo Lengai – the third highest mountain in the country after Kilimanjaro and Mount Meru – should be part of the global geological heritage. As a Geopark, the volcano will get a higher value in the fields of tourism, conservation and geology. Its proximity to Ngorongoro be an asset as Ngorongoro (already UNESCO World Heritage) will help localities close to Lengai – Enkare Sero, for instance – to better manage the area around the « Mountain of God. »
As a « Geopark »,  Lengai will attract the world’s attention on disaster mitigation in local communities. These will have the opportunity to take into account the climate change of the past and serve as indicators of current climate changes ; they may also adopt the best possible approach to renewable energy sources and tourism.
The « Geopark » encourages the development of sustainable tourism, which will help to improve the geographical character of Ol Doinyo Lengai and give a new impetus to the Northern Circuit of Tanzania (Ngorongoro, Serengereti, Manyara, etc. ) which already gets 90% of tourists visiting the country.

Source: Tanzanian newspapers.

Voici le sommet du volcan lors de ma visite en décembre 2002 – janvier 2003. Il a beaucoup changé depuis!

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Les belles coulées de carbonatite ont disparu et le sommet est percé par un gouffre béant.

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Un séjour au Lengai permet aussi le parcourir le Rift…

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 …et d’aller visiter le cratère du Ngorongoro, pas très loin de là.

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(Photos:  C.  Grandpey)

Les volcans du Guatemala en images // Images of Guatemala volcanoes

drapeau francaisUne mission scientifique a récemment eu lieu au Guatemala. Son but était d’obtenir des images radar des volcans afin de détecter des déformations qui seraient le signe d’une activité imminente, avec les risques que cela suppose pour les zones boisées ou cultivées. A bord d’un avion C20 de la NASA, un radar à synthèse d’ouverture (RSO) a, entre autres,  rassemblé sur une même photo quatre volcans parmi les plus actifs du pays. On remarquera que tous les volcans se dressent le long d’une ligne née de la subduction de la plaque des Cocos sous celle des Caraïbes.

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(Crédit photo:  NASA)

Vous verrez une image plus grande en cliquant sur ce lien :

http://i.livescience.com/images/i/000/065/328/original/guatemala-volcanoes-140424.jpeg?1398378062

Le volcan à la forme conique au centre de l’image est l’Agua (3500 mètres) qui se dresse tout près de la ville d’Antigua (35 000 habitants), inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Le volcan tire son nom de la masse d’eau qui a accompagné un lahar en 1541. Quand j’ai visité Antigua, j’ai été impressionné par les traces laissées par le lahar sur le flanc du volcan et je me suis dit que ce n’était pas forcément une bonne idée de construire une ville à cet endroit.

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Sommet de l’Agua et trace du lahar  (Photo:  C. Grandpey)

Derrière l’Agua, on distingue parfaitement deux autres volcans. Celui de gauche est le Fuego – le volcan de feu – qui a montré une belle activité au cours des derniers mois. L’éruption la plus significative a eu lieu en septembre 2012, avec l’évacuation de plus de 30 000 personnes dans les villages au pied du volcan.

A côté du Fuego se dresse l’Acatenango dont les dernières éruptions (sans caractère particulièrement explosif) remontent aux années 1920 et à 1972. La dernière éruption digne de ce nom s’est produite il y a environ 1900 ans.

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Le Fuego et l’Acatenangovus depuis Antigua  (Photo:  C. Grandpey)

Le volcan au premier plan est le Pacaya dont la dernière éruption a eu lieu le 2 mars 2014 avec une activité strombolienne dans le cratère Mackenney et des coulées de lave.

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Le Pacaya  (Photo: C.  Grandpey)

La liste des volcans actifs du Guatemala serait incomplète si l’on ne mentionnait pas le Santa Maria dont les éruptions ont tué plusieurs milliers de personnes en 1902 et 1929 (voir mon livre Killer Volcanoes). En 1922 est né le Santiaguito dont l’activité est quasi permanente.

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Vue du Santa Maria (3772 m.)  [Photo:  C.  Grandpey]

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Le Santiaguito vu depuis le sommet du Santa Maria  (Photo:  C. Grandpey)

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drapeau anglaisA four-week radar-imaging mission was recently performed in Guatemala. Its aim was to provide data on land deformation near volcanoes, which can indicate imminent activity and danger to vegetation data in forested areas. NASA’s C20-A aircraft, carrying a Synthetic Aperture Radar (SAR), could take a picture showing four volcanoes among the most active in the country. One can notice that all the volcanoes are located along a line due to the subduction of the Cocos plate beneath the Caribbean plate.

A larger image can be seen by clicking on this link:

http://i.livescience.com/images/i/000/065/328/original/guatemala-volcanoes-140424.jpeg?1398378062

The conical volcano in the middle of the image is Agua (3,500 metres), the mountain close to Antigua (pop. 35,000) and a UNESCO World Heritage site. The volcano gets its name from a 1541 lahar, because of the watery flood associated with this event. When I visited Antigua, I was impressed by the traces left by the lahar and I told myself that building a city so close to the volcano was not the best idea.

 Behind Agua, one can see two peaks. The one on the right is Fuego – the Volcano of Fire – which has been quite active during the past months. The most significant eruption occurred in September 2012 and led to the evacuation of more than 30,000 people from nearby villages.

Next to Fuego is Acatenango, which erupted in the 1920s and again in 1972, though those eruptions did not involve explosive ejections of ash and lava. The last explosive eruption of the volcano was about 1,900 years ago.

Finally, the volcano in the foreground is Pacaya whose most recent eruption was on March 2nd 2014 with strombolian activity in the Mackenney Crater and lava flows.

However, the list of Guatemala active volcanoes should also include Santa Maria whose eruptions killed several thousand people in 1902 and 1929. Santiaguito was born in 1922 at the foot of Santa Maria and has been quite active since then.

 

De moins en moins de neige à Crater Lake (Oregon) // Less and less snow at Crater Lake (Oregon)

drapeau francaisLe parc national de Crater Lake est connu pour être l’un des lieux habités les plus enneigés d’Amérique du Nord, avec une moyenne de 14 mètres de neige par an. Il faut pourtant se mettre à l’évidence : le seul parc national de l’Oregon a perdu progressivement sa neige emblématique au cours des huit dernières décennies.
Les hauteurs de neige ont été répertoriées depuis 1931 au Visitor’s Center à 1935 mètres d’altitude. La quantité de neige a diminué lentement, avec une perte annuelle moyenne de plus de 2,50 mètres entre 1931 et 2013.
Pendant les années 1930, 40 et 50, Crater Lake a reçu en moyenne 15,62, 15,82 et 14,50 mètres de neige chaque hiver.  Entre 2000 et 2013, cette moyenne n’est plus que de 11,70 mètres.
Les pertes ne sont toutefois pas régulières. Les années 1990 à 2000 ont vu une petite hausse par rapport aux autres décennies, et la baisse de 1970 à 2013 est limitée.
Les données ci-dessus ne tiennent pas compte de la saison actuelle, la quatrième plus mauvaise jamais enregistrée et qui représente 43 % de la normale jusqu’au 18 avril. Aucune donnée ne couvre les années de la Seconde Guerre mondiale. Avant 1930, la station météorologique a changé de place et a connu des altitudes différentes ; elle n’est donc pas fiable pour suivre les données météorologiques dans le parc à cette époque.

Source : StatesmanJournal.com.

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 drapeau anglaisCrater Lake National Park is known as one of the snowiest inhabited place in North America, with an average 14 metres of annual snowfall. However, Oregon’s only national park has been gradually losing its iconic snow for the past eight decades.

Data on snow levels have been kept at theVisitor’s Center (1935 metres a.s.l.) going back to 1931. The amount of snow has slowly declined, with the yearly average dropping by more than 2.5 metres between 1931 and 2013.

During the 1930s, ’40s and ’50s, Crater Lake averaged 15.62, 15.82 and 14.50 metres of seasonal snowfall, respectively. By 2000 to 2013, the average was 11.70 metres.

The numbers aren’t a straight line down. The 1990 to 2000 years saw a small spike compared with surrounding decades, and the decline from 1970 to 2013 is limited.

But park officials say they’re preparing for a future with less snow overall.

The data doesn’t take into account the current season, the fourth-worst on record and 43% of normal as of April 18th. The data also is missing four seasons in the 1940s due to World War II. Prior to 1930, the weather station was shuffled between lower and higher locations and is not considered reliable to track weather data at Crater Lake National Park.

Source : StatesmanJournal.com.

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Crater Lake et Wizard Island  (Photo:  C.  Grandpey)