Les séismes à Yellowstone // Earthquakes at Yellowstone

Un article récent paru dans le journal USA Today nous rappelle que le risque d’une super éruption n’est pas le seul dans le Parc National de Yellowstone. Il ne faudrait pas oublier le risque d’un séisme majeur dans la région. Selon le responsable scientifique de l’Observatoire Volcanologique de Yellowstone (YVO), «il s’agit d’un risque sous-estimé dans la région de Yellowstone. Il peut y avoir, et il y aura dans le futur, des séismes de magnitude 7. »

Yellowstone connaît en moyenne 1 500 à 2 500 séismes par an ; la plupart d’entre eux sont si faibles qu’ils ne sont pas ressentis par la population, mais de puissants séismes se sont produits dans un passé pas si lointain. Ainsi, le 17 août 1959, un séisme de magnitude 7,3 a secoué le Parc, causant la mort de 28 personnes lorsqu’un glissement de terrain a enseveli un camping. Plus de 80 millions de tonnes de roches se sont effondrées, bloquant une rivière et formant un lac, baptisé à juste titre Earthquake Lake, que l’on peut encore voir aujourd’hui. C’est le plus important tremblement de terre historique de l’Intermountain West, une région située entre les Montagnes Rocheuses à l’est et la Chaîne des Cascades et la Sierra Nevada à l’ouest.
La probabilité d’un séisme de même intensité est plus grande qu’une éruption, même mineure, du super volcan de Yellowstone. Cependant, contrairement à une éruption volcanique, les puissants séismes ne montrent pas de signes avant-coureurs. Ils sont susceptibles de se produire, mais on est incapable de dire quand.
Les risques posés par un puissant séisme aujourd’hui à Yellowstone seraient plus importants qu’il y a près de 60 ans en raison du nombre plus important de visiteurs, en particulier en été. Plus de 4 millions de personnes visitent le Parc chaque année, avec des pics en juillet et en août. De plus, Yellowstone se trouve dans une zone rurale qui est desservie par peu de voies de communications. Si une route est détruite par un séisme, les distances à couvrir pour atteindre la zone sinistrée seront très importantes. Si deux routes deviennent impraticables, l’accès sera pratiquement impossible en voiture.
Un scientifique du YVO a déclaré : «Le point positif est que Yellowstone est l’une des régions au monde où la sismicité est la mieux surveillée.» Plus de 40 stations enregistrent en permanence les mouvements de la Terre dans la région de Yellowstone et communiquent les données au Service des Parcs Nationaux. Le problème est que les stations sismiques ne peuvent qu’indiquer l’intensité des séismes; elles ne peuvent pas les prévoir! Néanmoins, les stations sismiques montrent que les séismes ont tendance apparaître dans certaines zones plutôt que dans d’autres. De plus, en se référant aux événements du passé, les scientifiques peuvent évaluer une probabilité de séisme au cours d’une certaine période.
Les séismes de Yellowstone peuvent avoir deux causes principales: le système volcanique, qui exerce une pression sur la croûte terrestre, et le système tectonique qui est le résultat, dans la région, d’une zone d’étirement active de la croûte d’est en ouest.
Outre le risque d’un séisme majeur avec glissement de terrain et dégâts causés aux bâtiments et aux ponts, il existe un autre danger dans le Parc. En effet, un puissant séisme pourrait déclencher une explosion hydrothermale, avec un mélange d’eau chaude, de boue et de roches susceptible de blesser des personnes se trouvant à proximité.
En dépit de ces différents risques, il ne faut pas que les touristes craignent un événement géologique majeur durant leur séjour à Yellowstone. Les puissants séismes ou les grandes éruptions volcaniques sont des événements qui ne se produisent pas fréquemment. Comme l’a dit un scientifique du YVO: «On court beaucoup plus de risques sur la route pour venir à Yellowstone que pendant un séjour dans le Parc. ».
Source: USA Today.

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A recent article in the newspaper USA Today reminded us that the risk of a super eruption is not the only one in Yellowstone National Park. One should not forget the risk of a major earthquake in the area. According to the scientist-in-charge at the Yellowstone Volcano Observatory (YVO), “this is an underappreciated hazard in the Yellowstone area. There can and there will be in the future magnitude-7 earthquakes.”

On average, Yellowstone experiences 1,500 to 2,500 earthquakes a year, most of them so small they can’t be felt. But large quakes have occurred in the not-too-distant past. On August 17th, 1959, an M 7.3 earthquake rocked the Park, killing 28 people when a landslide rushed through a campground. More than 80 million tons of rock fell, blocking a river and forming a lake, aptly named Earthquake Lake which can still be seen today. The event remains the largest historical earthquake in the Intermountain West, a region between the Rocky Mountains to the east and the Cascade Range and Sierra Nevada to the west.

The threat of an earthquake of a similar magnitude happening again is more likely than even a minor eruption of Yellowstone’s super volcano. However, unlike a volcano, large earthquakes don’t show warning signs. They are likely to occur, but we can’t say when.

The hazards posed by a large earthquake today would be greater than what happened nearly 60 years ago due to a higher influx of visitors, especially in the summer. More than 4 million people visit Yellowstone every year, with peak visitation in July and August. Besides, Yellowstone sits in a rural area with few roads. If one road is destroyed by the quake, it creates a huge detour. If two roads become impassable, sometimes you can’t even get there by car.

A YVO scientist said that “the good thing is that Yellowstone is one of the best seismically monitored regions in the world.” More than 40 seismic stations continuously record the Earth’s movements in and around the Yellowstone region and report back to the National Park Service. The problem is that the seismic stations can just reveal the magnitude of the earthquakes; they can’t predict them! A positive point is that the seismic stations show that earthquakes tend to cluster in areas. Given what happened in the past, scientists can give a probability of having an earthquake over the next amount of time.

The Yellowstone earthquakes can have two main contributors: the volcanic system, which puts stress on the crust, and the tectonic system, which is represented in the region by an area of active stretching of the crust from east to west.

In addition to a major quake causing landslides and damaging buildings and bridges, there is another hazard: It could trigger a hydrothermal explosion, a mixture of hot water, mud and rocks that could injure people if they happened to be nearby.

Regardless of the different hazards, visitors should not be on high alert for a geological event of any sort. Big earthquakes or large volcanic eruptions are highly unlikely events which do not happen frequently. As one YVO scientist pointed out: “You’re in much more danger driving to Yellowstone than during your visit in the Park.”

Source: USA Today.

Route détruite par le séisme de 1959 à Yellowstone (Crédit photo : USGS)

 

 

Kilauea (Hawaii) : Eruption au point mort mais le Parc des Volcans reste fermé // Eruption at a standstill but Hawaii Volcanoes National Park remains closed

La sismicité et la déformation du sol sont négligeables au sommet du Kilauea. Sur la Lower East Rift Zone (LERZ), on n’aperçoit plus d’incandescence au fond de la Fracture n° 8. Seul un ruisselet de lave entre encore dans l’océan une bande de sable bloque toujours la rampe d’accès de Pohoiki. Les émissions de SO2 le long de la LERZ sont trop faibles pour être mesurées.
Bien qu’aucune activité ne soit actuellement observée sur le volcan, le Parc National reste fermé en raison des dégâts causés par l’éruption. Les responsables du parc ont fixé la réouverture partielle du parc au 22 septembre, à condition qu’aucune autre catastrophe naturelle ne se produise.
Onze personnes qui sont entrées illégalement dans le parc le 25 août ont été verbalisées par les rangers pour avoir enfreint la loi. Le groupe s’est aventuré au bord du cratère de l’Halema’uma’u, en dessous du musée Jaggar. Certains des contrevenants ont été surpris carrément sur la lèvre du cratère qui a maintenant environ 450 mètres de profondeur et est extrêmement instable.
Chaque personne, 10 hommes et une femme, a reçu une amende de 100 dollars pour ne pas avoir respecté la loi, plus 250 dollars pour conduite inappropriée, plus 30 dollars de frais de dossier.
Source: HVO et journaux locaux.

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Seismicity and ground deformation are negligible at the summit of Kilauea Volcano. On the Lower East Rift Zone, lava was no longer visible at the bottom of Fissure 8. A single small lava dribble is entering the ocean and a sand bar still blocks the Pohoiki boat ramp. SO2 emissions from the LERZ are too low to be measured.
Although no activity is currently observed on the volcano, Hawaii Volcanoes National Park remains closed because of the damage caused by the eruption. Park officials have set a target date of September 22nd to partially reopen after safety assessments are complete, provided no additional natural disasters occur.
Eleven people who illegally entered the park on August 25th were cited by rangers for disobeying a lawful closure and disorderly conduct.

The group ventured down to the rim of Halema‘uma‘u Crater below Jaggar Museum. Some of the offenders were spotted right at the sheer edge of the crater, which is now about 450 metres deep and extremely unstable.

Each person, 10 men and one woman, was cited $100 for violating a lawful closure and $250 for disorderly conduct. There is a $30 processing fee for each citation.

Source : HVO and local newspapers.

Le cratère de l’Halema’uma’u est fracturé en tous points et son approche est extrêmement dangereuse (Crédit photo: USGS / HVO)

Kilauea (Hawaii): Pas d’effet de l’ouragan Lane sur le volcan // No effect of Hurricale Lane on the volcano

La tempête tropicale Lane s’est éloignée vers l’ouest, loin de la Grande Ile d’Hawaï où les inondations ont été sévères. Comme on pouvait s’y attendre, l’ouragan a eu peu d’effet sur l’éruption, à l’exception de quelques chutes de pierres au sommet et d’une augmentation des émissions de vapeur au niveau des bouches actives du Pu’uO’o et sur la Lower East Rift Zone (LERZ). Cependant, le HVO a perdu la communication avec plusieurs stations de surveillance dans la partie est de l’île, mais la capacité de l’observatoire à évaluer les conditions volcaniques n’a été que faiblement affectée..
La sismicité et la déformation du sol sont négligeables au sommet du Kilauea. Dans la LERZ, on aperçoit parfois une petite accumulation de lave au fond de la Fracture n° 8. On observe encore quelques petites entrées de lave dans l’océan et quelques petits panaches de brume volcanique. Les émissions de SO2 au sommet et sur la LERZ sont très faibles, avec une quantité totale inférieure à ce qu’elle était )à la fin de l’année 2007. Les émissions de SO2 de la LERZ sont trop faibles pour pouvoir être mesurées.
Source: USGS / HVO.

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Tropical Storm Lane is moving to the west away from the Island of Hawaii where flooding remains a problem. As could be predicted, the hurricane has had little effect on the eruption aside from minor rockfalls at the summit and increased steaming from Pu’uO’o and LERZ vents. However, HVO lost communication with several monitoring stations on the east side of the island, but the losses only slightly reduced the Observatory’s ability to assess volcanic conditions.
Seismicity and ground deformation are negligible at the summit of Kilauea. On the Lower East Rift Zone (LERZ), a small lava pond can occasionally be seen deep within the fissure 8 cone. A few ocean entries are still oozing lava and laze plumes are minimal. SO2 emission rates at both the summit and LERZ are drastically reduced; the combined rate is lower than at any time since late 2007. The SO2 emissions from the LERZ are too low to measure.
Source: USGS / HVO.

Encore un peu d’incandescence au fond de la Fracture n° 8 (Crédit photo: USGS / HVO)

Corée du Nord : Le Mont Paektu s’ouvre au tourisme // North Korea : Mt Paektu opens to tourism

Ces derniers mois, les relations entre la Corée du Nord et la Corée du Sud se sont beaucoup améliorées. Il y a aussi moins de tensions entre la Corée du Nord et les États-Unis. Un sommet a eu lieu entre Donald Trump et Kim Jong Un à Singapour le 12 juin 2018. Un autre signe de l’ouverture de la Corée du Nord au reste du monde est l’accès au Mont Paektu. Récemment, un petit groupe de touristes étrangers a été autorisé à visiter le volcan qui se trouve à cheval sur la frontière entre la Chine et la Corée du Nord.
En 946 après JC, le Mont Paektu a été le site d’une des plus grandes éruptions de l’histoire, avec un VEI de niveau 7. Considéré comme l’un des plus beaux sites naturels de la Corée du Nord, le volcan est toujours considéré comme actif, bien qu’il n’y ait pas eu de grandes éruptions ces dernières années. Il est vénéré dans le nord pour ses liens avec la famille régnante Kim et est considéré comme le foyer spirituel de la révolution coréenne. Les voyages à destination de la montagne sont très prisés par les Nord-Coréens qui la visitent avec leur école, ou d’autres groupes sociaux qui participent à des excursions pendant lesquelles se partagent l’endoctrinement et les loisirs. Le Mont Paektu est également apprécié des touristes chinois et de petits groupes de touristes étrangers qui peuvent séjourner dans des hôtels voisins avant de monter jusqu’au cratère pour admirer les eaux bleues du lac Chon, dans la caldeira du Paektu.
La zone autour de la montagne possède plusieurs « campings secrets » qui ont été réaménagés après avoir, dit-on, été utilisés par Kim Il Sung et ses guérilleros dans la lutte contre la domination japonaise avant 1945. C’est probablement la raison pour laquelle l’idée de permettre à des étrangers des excursions avec camping convenait assez bien aux autorités locales.
Sous la direction de Kim Jong Un, la Corée du Nord a donné la priorité au développement de son industrie touristique car elle représente une source de devises étrangères indispensable et c’est un secteur qui peut être étroitement contrôlé. Le pays entreprend actuellement d’importants projets d’infrastructures sur plusieurs sites, notamment à Samjiyon, la plus grande ville à proximité du Mont Paektu, dans la ville portuaire orientale de Wonsan, ainsi que dans la région du Mont Kumgang qui est restée ouverte aux touristes sud-coréens jusqu’en 2008, année où une femme sud-coréenne a été abattue pour avoir pénétré dans une zone interdite.
Un accroissement significatif du nombre de touristes étrangers suppose un assouplissement des sanctions internationales en vigueur pour inciter Kim Jong Un à abandonner son programme d’armes nucléaires. Les touristes américains ne sont pas autorisés à se rendre en Corée du Nord suite à l’interdiction de voyage imposée par le président Trump en réponse à la mort d’un étudiant américain décédé peu après sa libération. Il avait été accusé d’avoir tenté de voler une bannière de propagande. Globalement, on peut dire que la situation touristique s’améliore, mais reste relativement fragile.
Source: Presse de l’Etat du Kentucky.

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In recent months, the relationships between North and South Korea have much improved. There are fewer tensions as well between North Korea and the United states. A summit took place between US President Donald Trump and Kim Jong-un in Singapore on June 12th, 2018. Another sign of the opening of North Korea to the rest of the world is the access to Mount Paektu. Recently, a handful of foreign tourists have been allowed to visit the country’s biggest volcano that straddles the border that separates China and North Korea.

In 946 AD, Paektu was the site of one of the largest eruptions in history, with a VEI of 7. It is considered one of the most beautiful natural sites in North Korea and is still active, though there have not been any big eruptions in recent years. The volcano is revered in the North for its links to the ruling Kim family and is considered the spiritual home of the Korean revolution. Trips to the mountain are popular with North Koreans who visit with their schools, or other social groups on excursions that are part indoctrination and part recreation. It is also popular with Chinese tourists and smaller foreign tour groups who can stay in nearby hotels and drive right up to its crater to see the blue waters of Lake Chon in Paektu’s caldera.

The area around the mountain features several reconstructed « secret campsites » said to have been used by Kim Il Sung and his guerrillas in the fight against the Japanese colonial rulers before 1945 — a possible reason why the idea of allowing foreign camping excursions clicked with the local authorities

Under leader Kim Jong Un, North Korea has placed a high priority on developing its tourism industry as a source of much-needed foreign currency and as an industry that can be fairly closely controlled and monitored. It is currently carrying out massive infrastructure projects in several locations, including at Samjiyon, the largest city near Mount Paektu, and in the eastern port city of Wonsan and the adjacent Mount Kumgang area, which was open to South Korean tourists until around 2008, when a South Korean housewife was shot for wandering into a restricted area.

Any big expansion in the numbers of foreign tourists will require an easing of international sanctions in place to push Kim to abandon his nuclear weapons program. Tourists from the United States are blocked from coming to North Korea by a travel ban imposed by President Donald Trump in response to the death of an American college student who died shortly after his release from North Korean custody for allegedly trying to steal a propaganda banner.

Globally, the situation around tourism is improving but is still uncertain.

Source : Kentucky newspapers.

Vue du lac dans la caldeira sommitale du Mont Paektu (Crédit photo: Wikipedia)