La cendre de l’Etna pour filtrer les eaux usées // Mt Etna’s ash to filter wastewater

Lors des paroxysmes, l’Etna émet souvent de volumineux panaches de cendres qui retombent sur les pentes du volcan et perturbent la vie dans les bourgades sous le vent. Il arrive même que le trafic aérien doive cesser momentanément à l’aéroport Fontanarossa de Catane.

A côté de ces désagréments, la cendre de l’Etna fertilise le sol, comme on peut s’en rendre compte en regardant les vergers et les jardins sur les pentes du volcan.

Aujourd’hui, une nouvelle utilisation de la cendre pourrait voir le jour. En relation avec des organismes comme le Dipartimento di Agricoltura, Alimentazione e Ambiente, deux chercheurs de l’Université de Catane ont élaboré un projet – baptisé Agritech – visant à réutiliser la cendre dans les systèmes de phytoépuration afin d’augmenter leur efficacité et leur durabilité.
L’un des objectifs d’Agritech est en effet « l’identification de substrats à faible coût, provenant de préférence de processus de production et de cycles de récupération, avec des performances de traitement élevées afin de réduire l’empreinte superficielle des systèmes de zones humides construites et d’augmenter leur durabilité, également en termes économiques. »
C’est pourquoi les laboratoires Di3A évaluent actuellement l’utilisation de matériaux filtrants innovants, parmi lesquels les dépôts pyroclastiques de l’Etna, comme substrat pour les systèmes de phytoépuration destinés au traitement des eaux usées urbaines, c’est-à-dire des écosystèmes artificiels (également appelés « zones humides artificielles » ou zones humides construites), dans lesquels sont reproduits les processus d’épuration caractéristiques des zones humides, obtenus principalement par l’action combinée du sol, de la végétation et des micro-organismes.
Ces systèmes de phytoépuration présentent plusieurs avantages, tels qu’une consommation d’énergie faible ou nulle, une simplicité d’exploitation et de maintenance, de faibles coûts de gestion et de maintenance, un traitement efficace des eaux usées et une fiabilité même dans des conditions de fonctionnement extrêmes. C’est pourquoi les systèmes de phytoépuration sont particulièrement adaptés au traitement des eaux usées urbaines des petites et moyennes collectivités, tant en cas de rejet dans les plans d’eau et sur le sol qu’en cas de réutilisation agricole.
Ces systèmes sont également en mesure de répondre aux exigences établies par la nouvelle directive européenne sur le traitement des eaux usées urbaines du 10 avril 2024 qui impose l’obligation d’appliquer un traitement secondaire aux eaux usées urbaines dans toutes les agglomérations à partir de mille équivalents habitants d’ici 2035. Par ailleurs, selon les directives communautaires, les stations d’épuration des eaux usées urbaines devront atteindre l’objectif de neutralité énergétique d’ici 2045.
Source : La Sicilia.

Photo: C. Grandpey

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During paroxysms, Mount Etna often emits voluminous plumes of ash that fall back on the slopes of the volcano and disrupt life in downwind villages. Sometimes, air traffic even has to stop temporarily at Catania’s Fontanarossa airport.
Beside these inconveniences, Mt Etna’s ash fertilizes the soil, as can be seen when looking at the orchards and gardens on the slopes of the volcano.
Today, there could emerge a new use for the ash. In conjunction with organizations such as the Dipartimento di Agricoltura, Alimentazione e Ambiente, two researchers from the University of Catania have developed a project – called Agritech – aimed at reusing the ash in phytoremediation systems in order to increase their efficiency and sustainability.
One of Agritech’s objectives is in fact « the identification of low-cost substrates, preferably from production processes and recovery cycles, with high treatment performance in order to reduce the surface footprint of constructed wetland systems and increase their sustainability, also in economic terms. »
For this reason, Di3A laboratories are currently evaluating the use of innovative filter materials, including pyroclastic deposits from Mt Etna, as a substrate for phytorremediation systems for the treatment of urban wastewater, i.e. artificial ecosystems (also called « artificial wetlands » or constructed wetlands), in which the purification processes characteristic of wetlands are reproduced, obtained mainly by the combined action of soil, vegetation and microorganisms.
These phytoremediation systems have several advantages, such as low or zero energy consumption, ease of operation and maintenance, low management and maintenance costs, efficient wastewater treatment and reliability even in extreme operating conditions. For this reason, phytoremediation systems are particularly suitable for treating urban wastewater in small and medium-sized communities, both in the case of discharge into bodies of water and on the ground and in the case of agricultural reuse.
These systems are also able to meet the requirements established by the new European directive on urban wastewater treatment of 10 April 2024, which imposes the obligation to apply secondary treatment to urban wastewater in all agglomerations starting from a thousand population equivalents by 2035. Furthermore, according to Community directives, urban wastewater treatment plants must achieve the objective of energy neutrality by 2045.
Source: La Sicilia.
https://www.lasicilia.it/

Des volcans actifs sur la Lune au temps des dinosaures ! // Active volcanoes on the Moon when dinosaurs roamed Earth !

Une nouvelle étude intitulée « Des échantillons indiquent un volcanisme sur la Lune il y a 120 millions d’années », publiée le 5 septembre 2024 dans la revue Science, nous informe que la Lune avait des volcans actifs il y a à peine 120 millions d’années, époque où les dinosaures étaient encore présents sur Terre. L’étude s’appuie sur de minuscules billes de verre, pas plus grosses qu’une tête d’épingle, récoltées à la surface de la Lune, et qui montrent qu’un volcanisme actif était présent jusqu’à relativement récemment. Les billes de verre ont été prélevées par Chang’e 5, une mission chinoise qui a rapporté des échantillons de Lune en 2020. Ce sont les premières roches lunaires ramenées sur Terre depuis celles collectées par les astronautes des missions Apollo de la NASA et par les vaisseaux spatiaux de l’Union soviétique dans les années 1970. En juin 2024, la Chine a récolté des échantillons sur la face cachée de la Lune.
Les chercheurs ont examiné plus de 3 000 minuscules billes de verre présentes dans l’échantillon lunaire, et se sont attardés sur leur composition chimique et leur texture physique. Des perles de verre peuvent se former sur la Lune lorsque des gouttelettes de lave refroidissent après une éruption volcanique ou lors de l’impact d’une météorite. Les scientifiques ont découvert que trois de ces billes de verre provenaient de toute évidence d’un volcan. La datation a montré qu’elles avaient environ 123 millions d’années. Il s’agit de l’activité volcanique la plus récente confirmée sur la Lune jusqu’à présent. Une analyse antérieure des échantillons de roche de la mission Chang’e 5 avait indiqué que les volcans s’étaient éteints il y a 2 milliards d’années. Les estimations précédentes remontaient à 4 milliards d’années. Des images du Lunar Reconnaissance Orbiter de la NASA en 2014 avaient, elles aussi, révélé une activité volcanique plus récente.
Les billes de verre contiennent une grande quantité d’éléments connus sous le nom de KREEP*, qui peuvent produire un effet de réchauffement. Les scientifiques pensent que cet effet de réchauffement aurait pu faire fondre les roches du manteau lunaire, avant qu’elles remontent à la surface.
Les matériaux lunaires rapportés par les missions américaines et soviétiques avaient déjà laissé supposer qu’il y avait eu une activité volcanique sur la Lune jusqu’à il y a environ trois milliards d’années. Mais la nouvelle étude montre qu’une telle activité s’est produite également beaucoup plus récemment. Elle révèle aussi que des petits corps célestes comme la Lune peuvent rester actifs jusqu’à un stade très avancé de leur développement. L’étude pourrait permettre de comprendre combien de temps les petites planètes et les lunes – y compris la nôtre – peuvent rester volcaniquement actives. Elle pourrait également aider les scientifiques à mieux comprendre les mécanismes de développement de l’intérieur profond de la Lune.
Source : Presse scientifique.

*KREEP : acronyme construit à partir des lettres K (le symbole atomique pour le potassium), REE (Rare Earth Element – Terres rares) et P (pour le phosphore). C’est une composante géochimique de certaines brèches d’impact lunaires et roches basaltiques. Sa caractéristique la plus importante est une concentration accrue en éléments dits « incompatibles » (qui se concentrent en phase liquide pendant la cristallisation du magma) et d’autres produisant de la chaleur comme l’uranium, le thorium et le potassium. (Source : Wikipedia)

Quand la lune s’éclipse… (Photo: C. Grandpey)

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A new research entitled ‘Returned samples indicate volcanism on the Moon 120 million years ago’, published on Seprember 5th, 2024 in the journal Science informs us that the Moon had active volcanoes as recently as 120 million years ago, when dinosaurs still roamed Earth. The research was based on tiny glass beads found on the lunar surface, which suggest that active volcanism was present on the Moon until relatively recently. The beads were found by Chang’e 5, a Chinese mission that brought back piece of the Moon in 2020. The Chang’e 5 samples were the first moon rocks brought to Earth since those collected by NASA’s Apollo astronauts and by Soviet Union spacecraft in the 1970s. In June 2024, China returned samples from the far side of the moon.

Researchers looked through those more than 3,000 tiny glass beads, smaller than a pinhead, that were present in that lunar sample, examining their chemical make-up and physical texture. Glass beads can form on the moon when molten droplets cool after a volcanic eruption or meteorite impact. The scientists found that three of them were seemingly from a volcano. Dating showed that they were around 123 million years old. That is the youngest volcanic activity to be confirmed on the Moon so far. An earlier analysis of the rock samples from the Chang’e 5 mission had suggested volcanoes petered out 2 billion years ago. Previous estimates stretched back to 4 billion years ago. Images from NASA’s Lunar Reconnaissance Orbiter in 2014 had also suggested more recent volcanic activity.

The beads had a high amount of elements known as KREEP*, which can produce a heating effect. Scientists suggested that heating could have melted rocks in the Moon’s mantle, which in turn would have spewed out onto the surface.

Lunar material that was brought back by the US and Soviet missions to the Moon had already suggested that there was volcanic activity on the Moon until around three billion years ago. But the new study suggests that activity was also happening much more recently. It suggests that small bodies such as the Moon could stay active until a very late stage in their development. It may help understand how long small planets and moons — including our own — can stay volcanically active. It also helps scientists better understand the models of how the deep interior of the Moon may have developed.

Source : Scientific news media.

*KREEP : an acronym built from the letters K (the atomic symbol for potassium), REE (rare-earth elements) and P (for phosphorus). It is a geochemical component of some lunar impact breccia and basaltic rocks. Its most significant feature is somewhat enhanced concentration of a majority of so-called « incompatible » elements (those that are concentrated in the liquid phase during magma crystallization) and heat-producing elements, namely radioactive uranium, thorium, and potassium. (Source : Wikipedia)

Prévention éruptive en Islande // Eruptive prevention in Iceland

Le 2 septembre 2024, plus de 200 personnes ont participé à une simulation d’intervention à grande échelle suite à une éruption volcanique. L’exercice faisait partie de manoeuvres militaires incluant 1200 personnes qui se sont déroulées pendant quelques jours et se sont terminées le 3 septembre 2024.
15 personnes ont joué le rôle de blessés pendant une éruption volcanique et des installations ont été mises en place pour les accueillir. En plus du personnel médical de l’armée américaine, l’exercice comportait six personnes de l’équipe d’intervention de l’hôpital de Reykjavik et six personnes de l’Institut de Santé de la région du Suðurnes.
Parmi les blessés, une personne avait été frappée au visage par une bombe volcanique et avait été gravement blessée à la tête. Une autre personne avait reçu en pleine figure un jet de vapeur et de gaz provenant de l’éruption et était sévèrement intoxiquée.
Des installations étaient disponibles pour les personnes nécessitant une intervention chirurgicale et des chirurgiens de l’armée américaine étaient sur place. L’un des participants à l’exercice a joué le rôle d’un patient décédé des suites de ses blessures.
Il ne fait aucun doute que les professionnels de santé ont tiré profit de cet exercice. Ils ont pu voir l’équipement mis à leur disposition et se faire une idée des améliorations pouvant y être apportées. L’équipe d’intervention doit en effet pouvoir disposer d’un bon équipement pour faire face à ce type de situation. L’un des médecins était habitué à travailler à bord d’un hélicoptère ; il a donc pu voir ce qui pouvait être amélioré sur l’appareil.
Un soutien militaire serait nécessaire en cas de très nombreuses victimes. À partir de 2020, les plans de situation de catastrophe ont été réactualisés en raison des éruptions sur la péninsule de Reykjanes. Au cours de l’exercice, il a été possible de voir comment se comporteraient les intervenants en cas de pertes humaines dues aux éruptions. Dans le cas d’un nombre important de victimes dans le pays, l’aide des soldats serait nécessaire. Il y avait 1 300 personnes dans le Blue Lagoon lorsque la dernière éruption a commencé. Si la situation était devenue périlleuse, les sauveteurs locaux n’auraient pas pu à eux seuls prendre en charge simultanément autant de monde et il aurait été très important d’obtenir l’aide de l’armée pour mettre en place un hôpital de campagne.
Au final, l’exercice s’est bien déroulé et il a été intéressant d’observer le comportement de l’armée. Des équipes de l’hôpital de Reykjavik, de l’Institut de santé du Suðurnes (HSS), de la brigade métropolitaine de pompiers, de la Protection Civile et des garde-côtes ont participé à l’exercice avec l’armée américaine. Il s’est déroulé sur la base d’un accord bilatéral entre l’Islande et les États-Unis signé en 1951 et qui doit normalement avoir lieu tous les deux ans.
Source : Médias d’information islandais.

Capture image webcam de la dernière éruption

Cet exercice de prévention est intéressant, même si l’Islande n’est pas la terre volcanique la plus exposée à une catastrophe majeure en cas d’éruption volcanique. D’autres régions du monde sont davantage menacées. Je pense en particulier aux Champs Phlégréens (Campanie / Italie) où il serait intéressant et utile – pour ne pas dire indispensable – de procéder régulièrement à de tels exercices. La population est beaucoup plus dense qu’en Islande et le risque éruptif est d’un autre niveau.

Photo: C. Grandpey

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On September 2nd, 2024, over 200 people took part in a defense exercise where the response to a group accident due to a volcanic eruption was practiced. The exercise was part of a 1,200-person military exercise that has been going on for the past few days and was to end on September 3rd, 2024.

15 people played patients who had received injuries due to a volcanic eruption and facilities were set up to receive them. In addition to medical personnel from the US Army, there were six from the Reykjavik hospital response team and six from the Suðurnes Health Institute.

Among the injured people, there was one who got hit in the face by a rock and had a serious head injury as a result. Another person had got a plume of steam and gas from the eruption in his face and therefore got serious poisoning.

Facilities were available for the people requiring surgery and there were surgeons on site from the US Army. One of the participants in the exercise played a patient who died from his injuries.

Health care workers benefit from defensive exercises. They can see the equipment they have and get ideas on how it is possible to improve this equipment. Especially the response team needs to be able to have good equipment to do what it has to do on site. One of the doctors is a helicopter doctor, so he can look at what can be improved on the helicopter.

Military support would be necessary in a large mass casualty. From 2020 onwards, group disaster plans have been reviewed again due to the volcanic eruptions on the Reykjanes Peninsula and it has been seen how the response would be if there were losses to people due to volcanic eruptions. If there was a major mass casualty in the country, the help of soldiers would be needed. There were 1,300 people in the Blue Lagoon when the eruption started. If it had become serious there, local rescuers alone wouldn’t have been able to handle 1,300 people at once, and then it would have been very important to get help from the army to set up an on-the-field hospital

In the end, the exercise went well and it was interesting to observe how the army behaves. People from Landspítali, Suðurnes Health Institute (HSS), the Metropolitan Fire Brigade, Civil Defense and the Coast Guard came to the exercise together with the US Army. The defensive exercise is held on the basis of the bilateral defense agreement between Iceland and the United States from 1951 and normally takes place every two years.

Source : Icelandic news media.

This prevention exercise is interesting, even if Iceland is not the volcanic land most exposed to a major disaster in the event of a volcanic eruption. Other regions of the world are more threatened. I am thinking in particular of the Phlegraean Fields (Campania / Italy) where it would be interesting and useful – not to say essential – to carry out such exercises regularly. The population is much denser than in Iceland and the eruption risk is much higher.

Un exemple à ne pas suivre (suite)

Hier dans ma note « Volcans du monde », je concluais le chapitre consacré à l’éruption sur la péninsule de Reykjanes en rappelant que le site de l’éruption est fermé au public et l’accès à la zone active est hyper compliqué. Il est formellement conseillé par les autorités islandaises de ne pas s’y aventurer.

J’indiquais le lien vers une vidéo montrant « l’exemple à ne pas suivre », avec un article publié sur le site web Iceland Monitor qui donne plus de détails sur la scène en question.

https://www.instagram.com/reel/C_dsijbgnRi/?utm_source=ig_embed&ig_rid=59f0e264-3efb-49e7-ae64-2c92dff8d832

On y voit un jeune homme en chaussures basses, vêtu légèrement, sans équipement particulier, sans gants ni masque à gaz, en train de déambuler autour de l’une des bouches actives de l’éruption, tout en filmant à l’aide de son sacrosaint smartphone. Ayant entendu un drone s’approcher de lui, il le salue aimablement, comme s’il s’agissait d’une personne de sa connaissance.

Dans l’article de l’Iceland Monitor, le pilote français du drone – qui lui, se trouve en sécurité loin de la scène – se dit scandalisé par ce qu’il voit. De toute évidence, la personne est en réel danger et ne semble pas en être consciente.

Le pilote du drone s’est inquiété pour ce visiteur inattendu de l’éruption et la scène l’a mis en colère. Il y a de quoi : « Il a commencé à marcher en arrière, mais bien sûr, il a dû traverser la nouvelle lave et avec le drone, j’ai pu voir la lave incandescente tout autour de lui. À un moment donné, je l’ai vu trébucher et la lave sous lui s’est brisée, de sorte qu’il a failli tomber dessus. Puis tout d’un coup, il s’est mis à courir partout. » Le pilote du drone espère qu’il est revenu sain et sauf.

Il a ensuite appelé la police pour raconter ce qu’il avait vu et filmé, mais on lui a répondu que la police ne pouvait rien faire. Elle serait intervenue si le jeune homme avait demandé de l’aide, ce qui n’était pas le cas.
En fin de compte, le pilote du drone s’étonne qu’il n’y ait pas plus de conséquences pour les personnes qui ont ce genre de comportement. « Les gens ne sont pas verbalisés. Je pense que lorsque la police reçoit cette information, elle devrait venir sur place, attendre l’homme et lui infliger une amende. » Je ne suis pas loin de penser la même chose. Je sais d’avance que certains visiteurs de mon blog ne seront pas d’accord avec moi, même s’ils ont subi de sérieuses brûlures en s’aventurant dans des zone dangereuses en Islande, en Nouvelle Zélande, à Hawaï ou sur le Lengai en Tanzanie. J’ai des noms !

On remarquera que la politique adoptée par les Islandais dans ce genre de situation est très différente de celle mise en place sur l’Ile de la Réunion ou à Hawaï où les sites éruptifs sont interdits au public dès le début de l’éruption, avec verbalisation si non respect de l’interdiction. De plus, les contrevenants doivent mettre la main au portefeuille en cas d’évacuation par hélicoptère. Il ne faudrait pas oublier, non plus, qu’une opération de sauvetage sur un site éruptif peut mettre les intervenants en danger.

J’ai indiqué plus haut le lien Instagram pour montrer ce qu’il ne faut pas faire. J’espère que les images d’un imbécile n’inciteront pas d’autres à l’imiter. Pour terminer, je ferai remarquer que l’endroit où se trouve le jeune homme n’est pas le meilleur pour voir et photographier ce qui se passe à l’intérieur des bouches actives. Seules les approches aériennes sont capables d’en rendre compte.

A noter tout de même que tout n’est pas autorisé en Islande. Les routes aux abords des agglomérations (Reykjavik en particulier) sont truffées de radars, et pas forcément sur des portions dangereuses. Si vous dépassez la vitesse autorisée, amende garantie. Cherchez l’erreur.

Les deux bouches éruptives vues par le drone d’Isak Finnbogason

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Ce qui vient de se passer sur l’île hawaïenne d’Oahu montre que les États-Unis ont une politique de sécurité bien différente de celle de l’Islande. Aux États-Unis, dès qu’un danger se profile, le site est fermé et son accès est interdit. Si vous enfreignez la loi, vous êtes sûr d’avoir une amende. C’est pareil en France. Dans les deux pays, dès que vous enfreignez la loi, vous devez payer.
Comme je l’ai expliqué dans le texte ci-dessus, l’Islande procède différemment. Les autorités n’interdisent pas officiellement l’accès au site dangereux (dans le cas présent celui de l’éruption). Elles précisent seulement qu’il est dangereux et recommandent de ne pas s’y rendre. Si un accident se produit, elles envoient des secouristes… qui peuvent être amenés à intervenir au péril de leur vie !

14 randonneurs ont été arrêtés pour avoir escaladé illégalement les Haʻikū Stairs, aussi connues sous le nom d’Escalier vers le Ciel ou Échelle Haʻikū. Il s’agit d’une structure en acier très pentue qui est actuellement en cours de démantèlement sur l’île d’Oahu. Elle permettait un accès piétonnier aux anciennes installations de communication de la marine américaine avec plus de 3 000 marches le long de la chaîne de montagnes de Ko’olau. Aujourd’hui, le sentier n’est plus ouvert au public et son accès est interdit.
Ces derniers jours, la presse hawaïenne a expliqué que lorsque les autorités d’Honolulu ont commencé en avril 2024 le processus de démantèlement des Haiku Stairs pour empêcher les randonneurs d’accéder à la zone, les locaux ont poussé un soupir de soulagement. Le sentier, qui offre ce que beaucoup considèrent comme la meilleure vue d’Hawaï, avait apporté des années d’intrusions dans des propriétés privées, de vandalisme et de trop grande fréquentation du site
Cependant, la suppression des escaliers n’a été que le début d’une controverse, qui se poursuit aujourd’hui puisque 14 randonneurs ont été arrêtés cette semaine après avoir accédé illégalement à la zone.
Bien que la démolition des escaliers ait commencé en avril, le démantèlement de l’ensemble du site est actuellement suspendu en raison d’un litige. Le Département des Terres et des Ressources Naturelles (DLNR) explique que plusieurs modules de fixation de l’escalier au flanc de la colline ont déjà été retirés par hélicoptère, ce qui rend la tentative d’ascension extrêmement périlleuse. Les randonneurs arrêtés auraient utilisé des cordes pour accéder à cette zone.
Les autorités hawaïennes ont déclaré que les randonneurs « ne tiennent pas compte non seulement des risques qu’ils prennent, mais aussi des risques auxquels les équipes de secours sont confrontées lorsqu’elles doivent apporter de l’aide à des personnes qui enfreignent la loi ». Le sentier est interdit au public depuis 1987 en raison de la trop grande fréquentation et du vandalisme. Malgré cette interdiction, la randonnée illégale continue d’être un problème. Les randonneurs, les touristes, les Instagrammers et les Youtubeurs risquent une amende de 1 000 dollars s’ils pénètrent sans autorisation sur le site. Les intrus ont escaladé des clôtures et traversé les propriétés privées pour y accéder, laissant parfois des déchets sur leur passage.
Source : Presse hawaïenne.

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What has just happened on the Hawaiian island of Oahu shows that the U..S. has a safety policy far different from the one used in Iceland. In the U.S., as soon as a danger is looming, the site is colsed and its access is forbiden. If you break the law, you are sure to be fined. It is the same in France. In both countries, as soon as you break the law, you have to pay.

As I explained in the above text, Iceland is proceeding differently. Authorities do not officially forbid access to the dangerous site (here, of the eruption). They only specify it is dangerous and recommened not to visit it. If an accident happens, they send rescuers… who may have to intervene at the risk of their lives !

14 hikers have been arrested for illegally climbing the Haʻikū Stairs, also known as the Stairway to Heaven or Haʻikū Ladder. It is a steep, steel step structure that is currently being dismantled and removed on the Hawaiian island of Oahu. It provided pedestrian access to former U.S. Navy communication facilities with more than 3,000 steps along the Ko’olau mountain range. Today, the pathway is not open to the public and its access is forbidden.

Today, the Hawaiian newspaers explain that when Honolulu officials began the process of removing the Haiku Stairs to prevent hikers from accessing the area back in April 2024, local residents breathed a sigh of relief. The hiking trail, which offers what many consider to be the best view in Hawaii, had brought years of trespassing, vandalism and overcrowding to the area.

However, the removal of the stairs was only the beginning of the controversy, which continues as 14 hikers were arrested this week after illegally gaining access to the area.

Though demolition of the stairs started back in April, the deconstruction of the entire stairs is currently on hold due to litigation. However, the Department of Land and Natural Resources (DLNR) explains that several modules that secure the stair modules to the hillside have already been removed by helicopter, making it extremely hazardous to attempt. The arrested hikers had reportedly used ropes to pass that area.

Hawaiian authorities said the hikers « fail to consider not only the risks they’re taking, but the risks emergency teams face when having to rescue people who are breaking the law.”

The hiking trail has been off-limits to the public since 1987 due to overcrowding and vandalism. Despite the interdiction, illegal hiking has continued to be a problem, with hikers, tourists, Instagrammers and Youtubers risking the $1000 fine for trespassing on the land. Trespassing hikers have scaled fences and crossed people’s backyards for access, sometimes leaving trash in their wake.

Source : Hawaiian newspapers.