Nouvelle éruption en Islande ! J’avais vu juste ! // New eruption in Iceland ! My prediction was right !

21 novembre 2024 – 7h00 (heure française) : Une éruption (la 7ème en un an) a commencé près de la chaîne de cratères de Sundhnúksgígaröð sur la péninsule de Reykjanes le 20 novembre, à 23h14 (heure locale), suite à une activité sismique dans la région. L’éruption semble être nettement moins intense que l’événement précédent (du 22 août au 5 septembre) dans la région. La police a mis en place des barrages routiers sur la Reykjanesbraut, et l’accès à Grindavík a été fermé. Cependant, la lave ne devrait pas couler vers la ville. Elle se dirige vers l’ouest en direction de la Grindavíkurvegur, mais on ne connaît pas encore sa vitesse de progression. Les infrastructures ne sont pas en danger immédiat. Grindavík, le Blue Lagoon et la centrale électrique de Svartsengi ont tous été évacués.
Il y a quelques jours, le Met Office écrivait qu’il était « peu probable que suffisamment de pression se soit accumulée pour déclencher une éruption en novembre ». En ce qui me concerne, dans mon bilan de l’activité volcanique dans le monde du 1er novembre 2024, je prévoyais une éruption… le 20 novembre !!  J’écrivais : « Il est très intéressant de regarder les graphiques illustrant l’inflation dans la région de Svartsengi (Islande). Ils montrent que les dernières éruptions sur la péninsule de Reykjanes ont suivi un scénario répétitif. Le magma s’accumule dans la même zone sous Svartsengi et l’inflation suit la même trajectoire avant les éruptions. On peut remarquer que l’espace temporel entre les éruptions s’allonge. On peut en conclure que des volumes de magma de plus en plus importants s’accumulent entre les événements. La dernière éruption s’est terminée le 6 septembre 2024. Elle a duré deux semaines et a été la troisième plus longue des six qui se sont produites le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar depuis décembre 2023. Les volcanologues islandais pensent que la situation devrait rester calme jusqu’à la mi-novembre. Selon mes calculs personnels, une éruption pourrait se produire vers le 20 novembre. Mais j’ai peut-être tout faux… ! » Pas tant que ça…!!!
Un vol en hélicoptère des garde-côtes permettra de mieux apprécier l’étendue de l’éruption et la direction prise par la lave, qui semble s’écouler vers l’ouest. La fissure éruptive semble s’étendre vers le nord-est et mesure environ deux kilomètres de long, entre le mont Sýlingarfell et le mont Stóra Skógfell.
Source : Iceland Review.

Vue de l’éruption (Crédit photo : Protection Civile)

Dans sa dernière mise à jour (2h10 le 21 novembre), le Met Office indique que l’activité éruptive semble avoir atteint son pic. La fissure semble avoir cessé de s’étendre et rien n’indique que l’activité va augmenter. La longueur de la fissure éruptive est estimée à environ 3 km. La lave se propage à la fois vers l’est et vers l’ouest. Au moment de la mise à jour, le front de lave se trouvait à environ 500 mètres de la Grindavíkurvegur à l’ouest.
Comme indiqué précédemment, cette éruption est nettement moins intense que la dernière éruption. Le débit de lave estimé est actuellement d’environ 1 300 m³/s, contre environ 2 500 m³/s lors de l’éruption d’août. La quantité de magma accumulée sous Svartsengi était semblable à celle d’avant la dernière éruption. Jusqu’à présent, la tendance montrait que des volumes de magma de plus en plus importants étaient nécessaires pour déclencher l’événement suivant. Il se pourrait donc que le processus éruptif soit en train de changer.

Image webcam de l’éruption

Localisation de la fracture éruptive (Source: Met Office)

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21 novembre 2024 : (10h30, heure française) : L’éruption qui a débuté le 20 novembre au soir se poursuit. L’activité a considérablement diminué pendant la nuit, même si la lave ait traversé la Grindavíkurvegur dans la matinée du 21 novembre. La lave a également circulé sur le conduit de Njarðvíkur, qui transporte l’eau chaude de la centrale de Svartsengi à Fitjar et alimente en eau chaude tout Suðurnes. En ce moment, l’eau chaude continue toutefois de couler dans la conduite.
L’activité a diminué aux extrémités nord et sud de la fissure «éruptive qui s’étire entre le mont Sýlingarfell et le mont Stóra Skógfell. Selon le Met Office islandais, le pic de l’activité éruptive s’est probablement produit vers 1h00 du matin le 21 novembre. Cependant, un regain d’activité ne peut être exclu.
Source : Iceland Review.

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21 novembre, 16h00 (heure française) : L’éruption se poursuit. Cependant, l’activité le long de la fissure éruptive s’est réduite d’environ 600 mètres à partir de son extrémité sud. C’est ce que révèlent les mesures effectuées par des drones. La zone la plus active se situe désormais autour de la partie centrale de la fissure, entre Stóri-Skógfell et Sýlingarfell. Comme je l’ai écrit précédemment, la lave a traversé la route de Grindavík vers 04h30 ce matin. Peu avant 08h00, elle a également atteint la conduite d’eau chaude de Njarðvík.
L’activité sismique a diminué de manière significative peu après le début de l’éruption, et seuls quelques événements mineurs ont été enregistrés depuis. Des déformations ont été détectées dans les premières heures suivant l’éruption mais sont désormais minimes à proximité de la fissure.
Source : Met Office.

En rouge, la surface occupée par la lave de la dernière éruption (Source: Met Office)

Bien que l’éruption soit moins intense que la précédente, elle est au moins aussi destructrice. L’ensemble du parking du Blue Lagoon est désormais recouvert de lave, à l’exception de quelques lampadaires., et un bâtiment de service a été détruit. La lave semble s’être ensuite un peu étalée et vient notamment de passer sur un panneau indiquant aux visiteurs l’accès au parking.
La lave continue d’avancer le long de la digue de terre à l’ouest du Blue Lagoon. Elle avançait à la vitesse de 100 mètres par heure entre 12h09 et 13h35. Jamais elle n’était allée aussi loin vers l’ouest au cours des éruptions précédentes. La zone impactée est le parking principal du Blue Lagoon où il y a des places de stationnement pour environ 350 voitures ainsi que des places de stationnement pour les bus. L’accès au Blue Lagoon devra être évalué le moment venu pour voir s’il existe des possibilités d’utiliser d’autres voies d’accès pour les véhicules.
Source : Iceland Monitor.

Crédit photo: Iceland Monitor

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21 novembre 2024 – 22h00 (heure française) : Ce soir, le Met Office indique que l’éruption est en déclin. Toute l’activité se limite à trois cratères isolés, l’activité la plus importante se produisant dans le cratère central. Cependant, une coulée de lave active est toujours présente le long de celle qui a atteint le Blue Lagoon. Elle continue de se déplacer légèrement vers l’ouest, non plus le long de la digue de terre, mais en suivant une arrête de lave naturelle.
Selon le Met Office, on ne sait pas combien de temps durera l’éruption. Il existe toujours un risque que la lave recouvre la Norðurljósavegur, le long de laquelle elle avance actuellement.

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November 21st, 2024 – 7:00 am (French time) : An eruption (the 7th in a year) began near the Sundhnúksgígaröð crater row on the Reykjanes peninsula on November 20th, at 11:14 PM (local time), following seismic activity in the area. The eruption appears to be significantly smaller than the previous event (August 22nd – September 5th) in the area. The police have set up roadblocks at Reykjanesbraut, and Grindavík has been closed. However, lava is not expected to flow towards the town. It is flowing west toward Grindavíkurvegur, although the speed of the advance is unclear. Infrastructure is not in immediate danger. Grindavík, the Blue Lagoon, and the Svartsengi Power Station have all been successfully evacuated.

A few days ago, the Met Office wrote it was “unlikely that enough pressure would have built up to trigger an eruption in November.” As far as I am concerned, I predicted an eruption ….on November 20th !!  In a post releasedon November 1st, 2024, I wrote : « Icelandic volcanologists say the situation is likely to be quiet until the middle of November. According to my personal calculations, an eruption might occur arounr November 20th. But I may be completely wrong… ! » Not that much…!

A Coast Guard helicopter flight will allow to gain a clearer understanding of the extent of the eruption and direction of the lava flow, which is believed to be flowing west. The eruptive fissure appears to be extending northeast and is approximately two kilometres long, stretching between Mt. Sýlingarfell and Mt. Stóra Skógfell.

Source : Iceland Review.

In its latest update (2:10 am on November 21st) the Met Office indicates that activity in the eruption appears to have peaked. The fissure seems to have stopped expanding, and there are no indications that the activity will increase. The length of the eruption fissure is estimated to be about 3 km. The lava flow is spreading both eastward and westward. At this point, the lava front is approximately 500 meters away from Grindavíkurvegur to the west.

This eruption is significantly smaller than the last eruption. The estimated lava flow rate at present is about 1,300 m³/s, compared to approximately 2,500 m³/s during the August eruption. The amount of magma that had accumulated beneath Svartsengi was similar to the amount prior to the last eruption. However, the recent trend indicates that increasingly larger volumes of magma are required to trigger the next event. This suggests that the pattern observed in earlier eruptions may be changing.

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21 November 2024 : (11:00, French time) : The eruption that started on November 20th in the evening is going on. Volcanic activity has decreased significantly overnight, although lava crossed Grindavíkurvegur Road in the morning of November 21st. Lava has also flowed over the Njarðvíkur conduit, which transports hot water from the Svartsengi Power Station to Fitjar and supplies hot water to Suðurnes, although hot water continues to flow along the pipeline.

Activity has subsided at both the northern and southern ends of the fissure, situated between Mt. Sýlingarfell to Mt. Stóra Skógfell. According to the Icelandic Meteorological Office, the peak of the eruptive activity likely occurred around 1:00 AM this morning. However, a resurgence of activity cannot be ruled out.

Source : Iceland Review.

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21 november, 16:00 (French time) : The eruption is ongoing. However, activity along the eruptive fissure has contracted by approximately 600 meters from its southern end, according to drone measurements. The most active area is now around the central part of the fissure, between Stóri-Skógfell and Sýlingarfell. As I put it before, lava crossed the Grindavík road around 04:30 this morning. Shortly before 08:00, it also reached the hot water pipeline, the Njarðvík Line.

Seismic activity decreased significantly shortly after the eruption began, and only a few minor earthquakes have been recorded since. Deformation was detected in the first few hours following the eruption but is now minimal in the vicinity of the fissure.

Source : Met Office.

Although the eruption that started on November 20th is less intense than the previous one, it is more destructive. The entire parking lot of the Blue Lagoon is now under lava, except for a few street lamps that stand at the end of what used to be a parking lot. A service building was also destroyed. Then the lava seems to have spread a little and, among other things, just now passed over a sign directing visitors to the car park.

The lava continues to flow along the defense wall west of the Blue Lagoon. The rate of advancement was measured to be over 100 meters per hour between 12:09 and 13:35. It had never travelled so far to the west during the past eruptions.

This is the main parking lot of the Blue Lagoon and there are parking spaces for around 350 cars as well as bus parking. Access to the Blue Lagoon needs to be assessed when the time comes to see whether there are possibilities to use other access routes for vehicles.

Source : Iceland Monitor.

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November 21st, 2024 – 10:00 pm (French time) : Tonight, the Met Office indicates that the eruption has been waning. All activity is limited to three isolated craters, with the most significant activity occurring in the central one. However, there is still an active lava flow along the tongue that reached the Blue Lagoon. It continues moving slightly westward, no longer along the protective barrier, but instead following a natural lava ridge.
According to the Met Office, it remains uncertain how long the eruption will last. There is still a risk that the lava could cause damage to Norðurljósavegur, alongside which it is currently flowing.

 

 

 

Arctique : nouveau volcan et manque de brise-glaces américains // Arctic : new volcano and lack of American icebreakers

J’ai écrit à plusieurs reprises sur ce blog que nous connaissons mieux la surface de la planète Mars que les profondeurs de nos océans. En voici un nouvel exemple.
Au large des côtes de l’ouest et du nord de l’Alaska, des scientifiques à bord du Healy, le navire des garde-côtes américains, cartographiaient au mois de novembre 2024 les fonds marins de l’océan Arctique dans une zone encore inexplorée des mers des Tchouktches et de Beaufort. Long de 138 mètres, le Healy est le seul brise-glace de la garde côtière prévu pour des missions scientifiques.
Au cours de cette mission, les scientifiques ont découvert une nouvelle formation volcanique au fond des eaux océaniques. La structure se trouve à plus de 1 600 mètres sous la surface. Elle est donc trop profonde pour constituer un danger pour les personnes sur terre. Cependant, les chercheurs ont détecté un possible panache de gaz s’élevant de la structure et qui atteignait presque la surface. Le nouvel édifice volcanique et son panache de gaz ne devraient pas, non plus, présenter de risque pour les navires opérant dans la zone.
La mission du Healy s’intégrait dans un projet plus vaste visant à étudier les voies d’accès aux ports de la côte arctique de l’Alaska. Le projet est censé évaluer la nécessité d’établir des mesures d’acheminement des navires.
Source : The Independent.

 

Image de la structure volcanique découverte dans l’océan au large de l’Alaska (Source : US Coast Guard)

Avec le réchauffement climatique, l’Arctique devient de plus en plus stratégique. La fonte des glaces ouvre de nouvelles voies de navigation commerciales et militaires, notamment pour la Russie et la Chine. Il faudra absolument que les États-Unis et leurs partenaires soient prêts à affronter cette nouvelle situation. Pour le moment, ils ne le sont pas et ils sont très en retard par rapport à la Russie. En effet, à l’heure actuelle, les États Unis ne disposent que de deux deux brise-glaces polaires qui ne sauraient rivaliser avec la flotte de plus de 40 brise-glaces russes.
La garde côtière américaine est la seule à posséder deux brise-glace polaires depuis 1965. Selon une analyse réalisée en 2023, elle aurait besoin d’au moins quatre brise-glaces lourds et d’un nombre identique de brise-glaces de taille moyenne pour mener à bien ses missions dans l’Arctique et l’Antarctique.
Comme je viens de l’écrire, la garde côtière n’exploite que deux brise-glaces polaires : le Healy de classe moyenne (utilisé pour la mission ci-dessus) et le Polar Star, le seul brise-glace lourd de la flotte. Plusieurs brise-glaces plus petits viennent en aide au trafic sur les Grands Lacs et le long de la côte Est, mais ils ne sont pas conçus pour opérer dans les régions polaires. Le directeur du Polar Institute a déclaré : « Nous vivons une crise en ce moment, mais elle mijote depuis des décennies. Nous sommes arrivés à un point où les États-Unis ont moins de brise-glaces que la Chine. »
La situation est d’autant plus inquiétante que le Healy et le Polar Star sont actuellement hors service. Le 25 juillet 2024, le Healy a passé environ un mois dans l’Arctique (avec la découverte de l’édifice volcanique sus-mentionné) lorsqu’un incendie s’est déclaré dans le compartiment technique. L’incendie a été rapidement maîtrisé mais le Healy a dû retourner très prudemment à Seattle, son port d’attache. Le Polar Star, mis en service dans les années 1970, subit une maintenance majeure dans une cale sèche en Californie.
Les responsables de la Garde côtière américaine font également remarquer que dans l’Arctique, les ressources de sauvetage sont rares et que les eaux couvertes de glace rendent les missions de sauvetage périlleuses. Les équipages opérant dans les eaux polaires doivent donc être bien formés aux interventions d’urgence. L’exploitation responsable d’un navire comprend la réparation des systèmes avant de poursuivre la navigation dans les hautes latitudes. La Garde côtière a certes besoin de plus de brise-glaces, mais elle doit aussi se doter d’équipes capables d’assurer leur fonctionnement et leur maintenance.
Source : The Washington Times.

 

Le Healy et le Polar Star sont les deux seuls brise-glaces américains capables d’affronter l’Arctique (Crédit photo : U.S. Coast Guard)

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I have written several times on this blog that we know the surface of Mars better than the depths of our oceans. Here is another fact that proves it.

In November 2024, off the coast of western and northern Alaska, scientists aboard the Coast Guard Cutter Healy’s were in the area to conduct Artic Ocean seafloor mapping and survey uncharted waters of the Chukchi and Beaufort Seas. At 420 feet long, the Healy is the Coast Guard’s only icebreaker designed to support research.

Then, they found a new volcano-like formation deep in the ocean waters. The new structure sits more than 1,600 meters from the water’s surface. So, it is far too deep to pose a danger to those on land. However, the scientists detected a possible gas plume rising from the feature and the gas nearly reaches the surface.

The new mountain range or gas plume is also unlikely to pose any risk to vessels operating in the area.

The trip with the Healy was part of a larger project called the Alaskan Arctic Coast Port Access Route Study, which was enacted to evaluate the need for establishing vessel routing measures.

Source : The Independent.

The Arctic region is becoming increasingly strategic as melting ice opens new commercial and military transportation routes, including for Russia and China. Officials say the U.S. and its partners must be prepared. For the moment, they are not. Russia is ready for this mission while the U.S. is very late. The American two polar icebreakers cannot rival with Russia’s more than 40 icebreakers.

The U.S. Coast Guard has had the only U.S. polar icebreaking capability since 1965. According to a 2023 Coast Guard fleet analysis, it needs at least four heavy icebreakers and a similar number of medium icebreakers to carry out its Arctic and Antarctic missions.

The Coast Guard operates only two polar icebreakers: the medium-class Cutter Healy (mentioned in the above text) and the Polar Star, the sole heavy icebreaker in the fleet. Several smaller icebreakers support maritime traffic on the Great Lakes and along the East Coast, but they are not capable of operating in polar regions. Said the director of the Polar Institute : “It’s definitely a crisis right now, but it’s something that has been decades in the making. We’re at a point right now where the U.S. has fewer icebreakers than China.”

The Healy and the Polar Star are currently out of action. On July 25th, 2024, the Healy was about a month into its summer Arctic patrol when a fire broke out in the engineering compartment. The fire was quickly extinguished, but the Healy had to return to its home port of Seattle.The Polar Star, commissioned in the 1970s, is undergoing major maintenance at a dry dock in California.

Coast Guard officials aslo warn that in the Arctic, there are few rescue resources, and ice-covered waters make it difficult for rescue assets. Crews operating in polar waters must be well-trained for emergency response, and responsible operation includes addressing any system degradation on a vessel before continuing operations in the high latitudes. The Coast Guard needs more icebreakers, but it’s got to figure out how to crew them and operate them and maintain them.

Source : The Washington Times.

29P, une comète volcanique froide // 29P, a cold volcanic comet

Une mystérieuse comète volcanique vient de se réveiller avec quatre éruptions majeures en moins de 48 heures. Elle a pulvérisé suffisamment de matière glacée pour devenir presque 300 fois plus brillante que la normale. Les dernières éruptions, les plus importantes depuis plus de trois ans, ne font qu’accroître la confusion sur le moment et la raison pour laquelle la comète explose.
La comète, connue sous le nom de 29P/Schwassmann-Wachmann (ou, plus simplement, 29P), est un objet fait de glace, d’environ 60 kilomètres de diamètre et une longueur trois fois plus grande que l’île de Manhattan à New York. C’est l’une des quelque 500 comètes baptisées « centaures » qui passent toute leur existence à l’intérieur du système solaire interne. En plus, 29P fait également partie d’un groupe encore plus rare, connu sous le nom de comètes cryovolcaniques, donc à lave froide.
Les comètes cryovolcaniques sont constituées d’une coquille remplie de glace, ou noyau, ainsi que de poussière et de gaz. Lorsque la comète absorbe suffisamment de rayonnement solaire, son intérieur de glace s’échauffe. La pression augmente à l’intérieur du noyau jusqu’à ce que la coquille se fissure et que l’intérieur de glace de la comète, ou cryomagma – mélange de monoxyde de carbone et azote gazeux, de glaces et d’hydrocarbures liquides – se disperse dans l’espace. Après une éruption, la chevelure – ou coma – de la comète, un nuage de cryomagma, se dilate, ce qui fait que la comète prend un aspect beaucoup plus brillant car elle réfléchit davantage les rayons du soleil.
Le 2 novembre 2024, 29P a connu sa première éruption majeure depuis près de deux ans. Elle a été rapidement suivie de trois autres plus importantes en moins de 48 heures. Les quatre éruptions ont expulsé un nuage de débris qui a réfléchi 289 fois plus de lumière que le noyau de la comète. Les scientifiques pensent qu’à mesure que la coma va se dilater, elle prendra peut-être une forme inhabituelle.
L’éruption du 2 novembre est la première éruption majeure de 29P depuis novembre 2022, époque où la comète a envoyé plus d’un million de tonnes de débris dans l’espace. Il s’agit également de la plus grande explosion depuis septembre 2021, lorsque cinq explosions successives avaient été observées au sommet de la comète
En avril 2023, les scientifiques ont réussi à prévoir pour la première fois une éruption de 29P ; la comète a alors fait exploser son sommet « comme une bouteille de champagne ». Cependant, il est extrêmement difficile de prévoir les éruptions, car la plupart d’entre elles se produisent de manière très sporadique et aléatoire, un comportement que les chercheurs n’ont pas encore réussi à expliquer.
La plupart des comètes cryovolcaniques gravitent autour du Soleil sur des orbites très elliptiques qui les conduisent aux confins du système solaire pendant des décennies, des siècles, voire des millénaires. Ce n’est que lorsqu’elles reviennent dans le système solaire interne qu’elles commencent à exploser régulièrement avant d’être renvoyées dans le système solaire externe.
29P orbite de manière circulaire autour du Soleil une fois tous les 15 ans, à une distance semblable à celle entre le Soleil et Jupiter, ce qui signifie que la quantité de rayonnement solaire qu’elle absorbe reste en grande partie constante. En conséquence, elle devrait entrer en éruption assez régulièrement et uniformément. Toutefois, les observations détaillées de la comète au cours des dernières décennies montrent que ce n’est pas le cas, ce qui laisse supposer que quelque chose que nous ne connaissons toujours pas influence le moment de son éruption.
Comme 29P ne s’approche jamais du Soleil, elle ne laisse jamais pousser de queue, comme celle derrière Tshuminchan-ATLAS qui a illuminé notre ciel alors qu’elle ne s’était jamais autant approchée de la Terre depuis 80 000 ans en octobre 2024.
Source : Space.com.

 

Image de la comète 29P/Schwassmann-Wachmann prise par le télescope Spitzer de la NASA après une éruption majeure en 2003.

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A mysterious volcanic comet has just reawoken with four major eruptions in less than 48 hours. It sprayed out enough icy marerial to make the object appear almost 300 times brighter than normal, . The latest eruptionss, which are the largest in more than three years, add to the growing confusion about when and why the comet blows its top.

The comet, known as 29P/Schwassmann-Wachmann (29P), is a large icy object about 60 kilometers across and about three times the length of Manhattan. It is one of around 500 comets known as « centaurs » that spend their entire lives confined to the inner solar system. However, 29P is also part of an even rarer group, known as cryovolcanic, or cold volcano, comets.

Cryovolcanic comets consist of an icy shell, or nucleus, filled with ice, dust and gas. When the comet absorbs enough of the sun’s radiation, its frosty interior get superheated. Pressure builds within the nucleus until the shell cracks and the comet’s icy interior, or cryomagma, sprays into space. After an eruption, the comet’s coma, a cloud of cryomagma, expands, making the comet appear much brighter as it reflects more of the sun’s rays.

On November 2nd, 2024, 29P experienced its first major eruption for almost two years, which was quickly followed by three larger ones in less than 48 hours. The four eruptions expelled a cloud of debris that reflected 289 times more light than the comet’s nucleus. Experts predict that, as the coma expands, it could take on an unusual shape.

This was 29P’s first major eruption since November 2022, when it spewed more than 1 million tons of debris into space. It is also the largest outburst since September 2021, when the comet blew its top five times in quick succession.

In April 2023, scientists successfully predicted an eruption from 29P for the first time, when the comet popped its top « like a champagne bottle. » However, predicting eruptions is extremely difficult because most of them happen very sporadically and at random, a behaviour that researchers not been able to explain yet.

Most cryovolcanic comets orbit the sun on highly elliptical orbits that take them to the outer reaches of the solar system for decades, centuries or even thousands of years at a time. It is only when they race into the inner solar system that they start to regularly explode before being sent back to the outer solar system.

However, 29P orbits the sun once every 15 years and has a circular orbit around the sun at a similar distance from our homestar as Jupiter, meaning the amount of solar radiation it absorbs remains mostly constant. As a result, it should erupt fairly regularly and evenly. But detailed observations of the comet over the last few decades show that this is not the case, hinting that something unknown influences when it erupts.

Because 29P never gets close to the sun, it also never grows a tail, like the one that trailed behind Tshuminchan-ATLAS which lit up our sky as it made its closest approach to Earth for 80,000 years in October 2024.

Source : Space.com.

Glaciers et prévision volcanique // Glaciers and volcanic prediction

Voici une information qui justifie le titre de mon blog et le lien entre Volcans et Glaciers. Une nouvelle étude menée par des scientifiques des universités d’Aberdeen, Birmingham et Manchester, publiée dans Communications Earth & Environment, montre que les glaciers proches de volcans actifs avancent plus vite que les autres. Cette constatation montre que l’on pourrait prévoir certaines éruptions volcaniques en fonction de la vitesse des glaciers.
Les auteurs de l’étude affirment que les glaciers pourraient fournir « des informations utiles aux autorités locales pour planifier l’évacuation éventuelle d’une ville voisine, ou imposer une zone d’exclusion aérienne, sans dépendre de décisions prises à la dernière minute ».
Pour leur étude, les chercheurs ont analysé des données satellitaires sur la vitesse de près de 180 000 glaciers dans le monde. Parmi eux figurent des glaciers associés à certains des volcans les plus emblématiques et parfois les plus dangereux au monde, comme le mont Rainier et Glacier Peak dans l’État de Washington, le Redoubt et le Veniaminof en Alaska, et l’Eyjafjallajokull en Islande. En prenant en compte le climat local, l’épaisseur de la glace et la pente des montagnes, les chercheurs ont découvert que les glaciers situés à moins de 5 kilomètres d’un volcan actif avancent 46 % plus vite, en moyenne, que les autres glaciers.

Mont Rainier (Photo: C. Grandpey)

Les auteurs de l’étude pensent que la chaleur sous les volcans actifs fait fondre la partie inférieure des glaciers situés à proximité. Cette accélération de la fonte réduit le frottement entre le glacier et la roche sous-jacente, et ces glaciers avancent donc plus rapidement. À la lumière de leurs découvertes, les chercheurs préviennent que l’activité volcanique en Antarctique pourrait déstabiliser encore davantage l’immense calotte glaciaire de l’Antarctique occidental, déjà soumise aux effets du réchauffement climatique
Ces découvertes par les universitaires britanniques pourraient permettre aux volcanologues de développer un nouveau système d’alerte précoce pour les éruptions sur des sites tels que Eyjafjallajokull en observant et en analysant les changements de vitesse des glaciers. Elles pourraient révéler une augmentation de l’activité volcanique plusieurs mois avant une éruption.

Éruption de l’Eyjafjoll en 2010 (Crédit photo: Wikipedia)

L’un des auteurs de l’étude a déclaré : « Notre travail a des implications significatives en matière de prévention des risques volcaniques. Les volcans recouverts de glace sont parmi les plus dangereux au monde car l’eau de fonte des glaciers libérée lors des éruptions peut déclencher des inondations soudaines et des coulées de débris capables de submerger rapidement les zones habitées voisines. […] La couverture de glace limite également l’utilisation des techniques permettant de surveiller l’activité volcanique. Des études récentes ont montré que la taille, la forme et l’altitude des glaciers peuvent influer sur l’activité volcanique, mais la relation entre le volcanisme et la vitesse de progression des glaciers reste inconnue. Nos résultats montrent que les observations par satellite de la vitesse des glaciers pourraient constituer une aide précieuse pour la surveillance de l’activité volcanique et la prévision des éruptions. »
Source : Médias d’information internationaux.

Volcan Redoubt en Alaska (Photo: C. Grandpey)

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Here is a piece of information that justifies the title of my weblog and the link between volcanoes and glaciers. New research by scientists at University of Aberdeen, University of Birmingham and Manchester Metropolitan University, published in Communications Earth & Environment, shows that glaciers near active volcanoes flow faster than other glaciers. The findings suggest it would be possible to predict volcanic eruptions by tracking the speed of glaciers.

The authors of the study say that glaciers could provide “much needed forewarning to local authorities to plan the possible evacuation of a nearby city, or impose a no-fly zone, without relying on last-minute decisions.”

For the study, researchers analyzed satellite data on the speed of close to 180,000 glaciers worldwide. Those in the study include those associated with some of the most iconic volcanoes in the world, such as Mt Rainier and Glacier Peak in Washington, Mt Redoubt and Mt Veniaminof in Alaska, and Eyjafjallajokull in Iceland. Controlling for the local climate, the thickness of ice, and the slope of mountains, they found that glaciers that lie within 5 kilometers of an active volcano flow 46 percent faster, on average, than other glaciers.

The authors of the study believe that underground heat from active volcanoes is melting the undersides of nearby glaciers. The enhanced melt reduces friction between the glacier and the underlying rock, causing those glaciers to flow more quickly. In light of their findings, authors warn that volcanic activity in Antarctica could further destabilize the massive West Antarctic Ice Sheet.

The findings could enable volcanologists to develop a new early warning system for potential eruptions at sites such as Eyjafjallajokull by tracking changes in glacier velocities that could reveal increases in volcanic activity several months ahead of an eruption.

One of the authors of the study said : « Our research has notable implications for the mitigation of volcanic hazards. Ice-covered volcanoes are among the most dangerous globally because glacial meltwater released during eruptions can trigger outburst floods and debris flows capable of rapidly submerging nearby settlements. […] Ice cover also limits the use of established techniques for monitoring volcanic activity. Recent studies have shown that the size, shape and elevation of glaciers can respond to volcanic activity, but the relationship between volcanism and glacier flow remained unknown. Our results suggest that satellite observations of glacier velocity could be a valuable new technique for monitoring volcanic activity and predicting eruptions. »

Source : International news media.