Les diamants du Tolbachik (Kamchatka / Russie) // The diamonds of Tolbachik volcano (Kamchatka)

drapeau francaisSelon un communiqué du Ministère russe de la Science, « la lave solidifiée de l’éruption du Tolbachik [en 2012-2013] a généré un nouveau type de diamants… Selon les géologues russes, ces diamants uniques ne se sont pas formés pendant le processus de fusion magmatique, mais par la pression exercée sur les gaz volcaniques et à la suite de la cristallisation sous l’effet des décharges électriques de la foudre.  »
Les nouveaux minéraux, baptisés tout simplement « diamants du Tolbachik », ont une apparence presque identique aux diamants synthétiques, avec des tailles allant de 250 à 700 microns.
Plusieurs centaines de diamants auraient été découverts dans un petit échantillon de lave solidifiée du Tolbachik. Ils ont ensuite été analysés et identifiés par microscopie électronique et diffraction de rayons X.
Source: http://www.jewellermagazine.com/

—————————————————–

drapeau anglaisAccording to a statement released by the Russian Ministry of Science, “the solidified lava of the Tolbachik eruption [which occurred in 2012–13] carries within it a new and never-before-seen type of diamond … According to Russian geologists, these unique diamonds are not formed in the magmatic melt, but are created by volcanic gases under pressure and as a result of crystallisation under the influence of electrical discharges of lightning.”

The new stones, dubbed « Tolbachik diamonds », are said to be almost identical to synthetic diamonds, ranging from 250–700 microns in size.

Several hundred diamonds were reportedly discovered from a small sample of solidified lava from the Tolbachik volcano, and were subsequently analysed and identified using electron microscopy and x-ray diffraction.

Source : http://www.jewellermagazine.co

https://i0.wp.com/img.over-blog-kiwi.com/1/77/33/93/20150811/ob_1f1609_tolbachik.jpg

L’éruption du Tolbachik vue depuis l’espace le 22 décembre 2012 (Crédit photo : NASA)

Le CO2 et l’acidification des océans // Carbon dioxide and Ocean acidification

drapeau francaisDes scientifiques de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et de l’Institut d’Etudes Maritimes et Atmosphériques de l’Université de Miami ont mis en évidence les modifications spectaculaires subies par les communautés coralliennes qui se transforment en tapis d’algues dans les eaux de l’Océan Pacifique, dans une région où un volcan sous-marin émet du dioxyde de carbone.
La nouvelle étude, publiée en ligne le 10 août dans Nature Climate Change, a été effectuée sur les Iles Maug, un ensemble de trois petites îles volcaniques inhabitées dans les Mariannes du Nord, à environ 700 kilomètres de Guam. En disposant des instruments sous-marins capables de mesurer en continu les effets du dioxyde de carbone, les scientifiques ont créé un laboratoire naturel qui montre que la couverture corallienne à proximité des bouches volcaniques a diminué sous l’effet de quantités importantes de dioxyde de carbone, laissant place à des rochers couverts d’algues.
L’étude donne une bonne idée de l’acidification des océans dans les années à venir, autrement dit de l’absorption par les océans de la planète des quantités de dioxyde de carbone émises par l’homme en quantités de plus en plus importantes. Les scientifiques prédisent que les quantités importantes de dioxyde de carbone absorbées par les océans de la planète vont entraîner des modifications des écosystèmes, ce qui empêchera le corail de développer de nouveaux squelettes et permettra aux plantes et aux animaux de les éroder plus facilement.
Cette étude est la première à prouver, grâce à un travail sur le terrain, que l’augmentation de l’acidification des océans a pour résultat un changement spectaculaire d’un écosystème qui passe du corail aux algues. Les récifs coralliens sains fournissent de la nourriture et un abri aux poissons ; ils permettent aussi le développement du tourisme et protègent le littoral contre les tempêtes. La transformation du corail en roches couvertes d’algues s’accompagnera inévitablement d’une perte de la diversité des espèces et des avantages offerts par les récifs.
Source: NOAA.

———————————————–

drapeau anglaisScientists from the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) and the Institute for Marine and Atmospheric Studies at the University of Miami have documented a dramatic shift from coral communities to carpets of algae in remote Pacific Ocean waters where an underwater volcano spews carbon dioxide.

The new research, published online August 10th in Nature Climate Change, was conducted on Maug, an uninhabited volcanic island in the Northern Mariana Islands, about 700 kilometres from Guam. By setting up underwater instruments to continuously measure the effects of carbon dioxide, scientists were able to use this natural laboratory to show that coral cover decreased under higher levels of carbon dioxide, giving way to algae-covered rocks near the volcano’s vents.

The research provides a stark look into the future of ocean acidification – the absorption by the global oceans of increasing amounts of human-caused carbon dioxide emissions. Scientists predict that elevated carbon dioxide absorbed by the global oceans will drive similar ecosystem shifts, making it difficult for coral to build skeletons and easier for other plants and animals to erode them.

The research is the first field evidence that increasing ocean acidification results in a dramatic ecosystem change from coral to algae. Healthy coral reefs provide food and shelter for abundant fisheries, support tourism and protect shorelines from storms.  A shift from coral to algae-covered rocks is typically accompanied by a loss of species diversity and the benefits that reefs provide.

Source: NOAA.

Acidif

Modélisation bathymétrique des Iles Maug (Source: NOAA)

La folie japonaise // Japanese madness

drapeau francaisLe Japon redémarre son programme d’énergie nucléaire aujourd’hui, avec la mise en marche d’un réacteur situé à seulement 50 km du volcan Sakurajima. La centrale nucléaire de Sendai, sur l’île de Kyushu, sera donc la première à fournir de nouveau de l’énergie depuis l’arrêt de tous les réacteurs japonais après la crise de la centrale de Fukushima en 2011.
Le projet de redémarrage des réacteurs nucléaires a provoqué un vif émoi au Japon, mais le Premier Ministre japonais insiste sur le fait que l’énergie nucléaire est une source indispensable d’électricité pour le pays qui ne possède pas de réserves de pétrole ou de gaz naturel. L’Autorité de Régulation Nucléaire (NRA) a déclaré que Kyushu Electric Power, l’exploitant de la centrale, a mis en place de nouvelles règles strictes de sécurité.
Selon un sondage d’opinion, les écologistes et 57% des Japonais s’opposent à ce redémarrage car le Japon est exposé aux séismes et aux tsunamis. De plus, à proximité de la centrale de Sendai se dresse le volcan Sakurajima, qui est en éruption depuis 60 ans et qui émet presque continuellement des panaches de cendre fine. Sendai se trouve également à seulement 50 km de Kagoshima, une ville de 600 000 habitants.
Environ 400 personnes ont manifesté hier devant la centrale de Sendai. Selon un expert nucléaire de Greenpeace Allemagne, « le réacteur Sendai a passé avec succès l’examen réglementaire, mais beaucoup de questions de sécurité ont été laissées de côté. Kyushu Electric Power et la NRA ne sont pas parvenues à assurer la sécurité des réacteurs, ignorant délibérément le risque de séisme majeur. » Kyushu Electric Power affirme de son côté que les risques qu’une éruption volcanique affecte la centrale sont « infiniment faibles ».
Les écologistes regrettent que Kyushu Electric ait négligé l’effet d’importantes retombées de cendre sur les machines de la centrale et qu’aucun plan d’évacuation n’ait été prévu pour les personnes vivant à proximité.
Source: Médias internationaux.

——————————————————–

drapeau anglaisJapan is restarting its nuclear power program today by switching on a nuclear reactor situated only 50 km from Sakurajima volcano. The Sendai nuclear power plant, on the island of Kyushu, will be the first to be brought back to life since all of Japan’s reactors were shut down after the meltdown at the Fukushima plant in 2011.

The plan has caused public alarm but the Japanese Prime Minister insists that nuclear energy is an indispensable source of electricity in a country with no oil or natural gas reserves. The Nuclear Regulation Authority (NRA) has declared that Kyushu Electric Power, the plant’s operator, has put in place stringent new safety rules.

According to an opinion poll, environmentalists and 57% of the Japanese oppose the restart because of anxieties about earthquakes, tsunamis and the Sakurajima volcano, which has been erupting for the past 60 years and almost continuously spews fine ash. Sendai is also only 50 km from Kagoshima, a city of 600,000 people.

About 400 people demonstrated in front of the plant yesterday. According to a nuclear expert with Greenpeace Germany, “the Sendai reactor has passed regulatory review but there are many safety issues ignored. Kyushu Electric and the NRA have failed to ensure the safety of the reactors, including deliberately ignoring major earthquake risks.” Kyushu Electric argues that the chances of a volcanic eruption affecting the plant are vanishingly low.

Environmentalists complain that the company has paid insufficient attention to the effect of heavy ash fall on the plant’s machinery and that no evacuation plan has been devised for people living close to the plant.

Source : International news media.

Sakurajima-6-nov

Episode éruptif du Sakurajima en novembre 2014 (vue webcam)

Le Kilauea (Hawaii) à travers les âges // Kilauea volcano (Hawaii) through the ages

drapeau francaisL’histoire éruptive du Kilauea est très intéressante et elle est bien observée depuis le 19ème siècle. Au début, les rapports de voyageurs donnaient des informations précieuses. Par exemple, Mark Twain dans A la Dure ou dans ses Lettres d’Hawaii a décrit très précisément l’activité à l’intérieur de l’Halama’uma’u Crater et les fontaines de lave fascinaient les visiteurs.
Plus tard, l’appareil photo a permis de considérablement améliorer la capacité des scientifiques à comprendre et à comparer l’activité volcanique des volcans d’Hawaii à travers le temps. Au début, la photographie en extérieur représentait un sacré défi. Le matériel comprenait un volumineux appareil photo, un trépied et de lourdes boîtes de plaques de verre. Pour créer un négatif, des produits chimiques volatiles étaient appliqués sur la plaque de verre lorsque la photo était prise. Les photos d’éruption étaient particulièrement difficiles car les gaz volcaniques pouvaient perturber le processus chimique qui générait le négatif.
Quelques scientifiques ont commencé à prendre des photos au 19ème siècle mais la plupart des premières images de volcans hawaïens ont été réalisées par des photographes professionnels à des fins commerciales.
La photo ci-dessous montre des personnes sur le bord du lac de lave au sommet du Kilauea ; elle provient des archives du HVO. Le groupe, qui comprenait photographe J.J. Williams qui a probablement pris la photo, a visité l’Halemaumau le 1er avril, 1893. L’un des visiteurs a noté que « le cratère s’était rempli à raison de 10 pieds (3 mètres) par mois, ou plus de 125 pieds (38 mètres) au cours de l’année écoulée, et le lac de lave couvrait près de 15 acres (6 hectares ou 60.000 mètres carrés) « . Aujourd’hui, le lac a une forme elliptique et mesure 210 mètres sur160. Il couvre une superficie d’environ 106.000 mètres carrés.
Adapté d’un article publié par le HVO.

——————————————

drapeau anglaisThe eruptive history of Kilauea volcano is very interesting and it has been well observed since the 19th century. At the beginning, it was the reports of travellers that gave precious information. For instance, Mark Twain in Roughing it or in his Letters from Hawaii described very accurately the activity in Halama’uma’u Crater and the lava fountains that fascinated the visitors.

Later on, the camera provided another tool that vastly improved scientists’ ability to understand and compare Hawaiian volcanic activity through time. At the beginning, outdoor photography was difficult. Essential equipment included a large camera, a tripod and heavy boxes of glass plates. To create a negative, volatile chemicals were applied to the glass plate when the photo was taken. Eruption photographs were particularly challenging because volcanic fumes could spoil the chemical process that produced the negative.

A few scientists began taking photographs in the 19th century, but most early images of Hawaiian volcanoes were captured by professional photographers for commercial purposes.

The photo below that shows people on the edge of a Kilauea summit lava lake is from HVO’s archives. The group, which included photographer J.J. Williams, who probably took the photo, visited Halemaumau on April 1st, 1893. One of the visitors, who described the visit to the volcano, noted that “the crater had filled at the rate of 10 feet (3 metres) a month, or more than 125 feet (38 metres) during the past year, and that the molten lake covered nearly 15 acres (6 hectares or 60.000 square metres)”. Today, the lake has an elliptic shape and measures 210 m X 160 m. It covers an area of about 106.000 square metres.

Adapted from an HVO article.

Print Book 1.1

Crédit photo: USGS / HVO.