Hydroélectricité et risques naturels en Inde // Hydroelectricity and natural hazards in India

J’ai écrit dans plusieurs notes sur ce blog que l’Himalaya est le château d’eau de l’Asie. La neige et les glaciers fournissent de l’eau à 270 millions de personnes en Asie du Sud. L’Himalaya est donc une source d’eau douce vitale qui s’étend sur 2 400 kilomètres dans une zone qui comprend les plus hauts sommets du monde.

Source: NASA

Cependant, le réchauffement climatique fait reculer les glaciers et les climatologues avertissent que le niveau des rivières commencera à baisser vers 2050. Avec ses nombreux cours d’eau, la région devrait être en mesure de fournir une grande quantité d’ énergie hydroélectrique. Pourtant, seuls 20 % de ce potentiel estimé à 500 GW sont actuellement exploités.

L’immense chaîne de l’Himalaya, avec ses glaciers et ses grands cours d’eau, traverse l’Inde, le Pakistan, le Népal, l’Afghanistan, la Chine et le Bhoutan. La partie indienne de l’Himalaya couvre environ 16,2 % de la superficie du pays et forme sa frontière nord.
Le potentiel hydroélectrique exploitable en Inde a été estimé à environ 84 GW. L’essentiel se concentre dans les États de l’Arunachal Pradesh, de l’Himachal Pradesh et du Jammu-et-Cachemire, ainsi que dans l’État septentrional de l’Uttar Pradesh.
L’Himachal Pradesh possède un fort potentiel de production d’énergie hydroélectrique grâce à la fonte des glaciers et des lacs gelés. L’État héberge la plus grande capacité hydroélectrique installée en Inde, avec plus de 10 500 MW. Le gouvernement prévoit de doubler cette capacité, même si 97 % de la superficie de l’Himachal Pradesh est sujette aux glissements de terrain.

Centale hydroélectrique dans l’Himachal Pradesh (Crédit photo: Electrical India)

Bien que l’hydroélectricité offre des avantages autres que la production d’électricité en assurant la régulation du débit des rivières, l’irrigation et l’eau potable, les risques associés au développement de cette source d’énergie dans l’Himalaya sont plus importants que les avantages.
En effet, les glaciers de l’Himalaya fondent de plus en plus vite en raison du réchauffement climatique, avec l’apparition de grands lacs glaciaires retenus par de fragiles moraines. Ces moraines peuvent s’éventrer et provoquer d’énormes crues soudaines. Une étude de 2019 a révélé que plus de 5 000 lacs glaciaires dans la région étaient susceptibles de déclencher des inondations importantes qui pourraient avoir des conséquences sociétales catastrophiques.

Lac glaciaire dans l’Himalaya (Crédit photo: Planetary Science institute)

Un autre risque découle des effets du réchauffement climatique dans la région. On observe de plus en plus de précipitations extrêmes qui peuvent détruire les infrastructures hydroélectriques et inonder les villages.
De plus, l’Himalaya est soumis à une instabilité géologique et présente un sérieux risque de séismes. De tels événements peuvent briser des barrages et provoquer des inondations soudaines qui détruisent les routes, les habitations et les terres agricoles. Lors du séisme de 2015 au Népal, plus de 30 projets hydroélectriques ont subi des dégâts, principalement suite à des glissements de terrain. Cette catastrophe naturelle a provoqué la perte de 34 % de la capacité hydroélectrique installée dans le pays.

Glissement de terrain dans l’Himachal Pradesh (Crédit photo: India Today)

Les grands projets d’infrastructures tels que les centrales hydroélectriques sont également en grande partie responsables de la disparition des sources dans la région. Les statistiques gouvernementales montrent que la moitié des sources dans l’Himalaya indien se sont taries, avec de graves pénuries d’eau dans des milliers de villages.
De même, en Inde, trois projets hydroélectriques dans l’État himalayen de l’Uttarakhand ont subi des dommages lors d’inondations et de glissements de terrain en 2013 et 2021. Ces trois projets font partie de sept projets hydroélectriques en cours de construction auxquels le gouvernement indien a récemment donné le feu vert. Suite à cette approbation gouvernementale, un groupe de plus de 60 scientifiques, hommes politiques, environnementalistes et autres citoyens en proie à l’inquiétude ont écrit une lettre ouverte au Premier ministre indien. Ils ont demandé son intervention pour arrêter tout autre projet hydroélectrique dans l’Himalaya. Ils ont souligné que de tels projets étaient « voués à être détruits ou gravement endommagés » par des événements naturels.
Source : The Times of India et autres médias d’information internationaux.

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As I put it in several posts, the Himalayas are the water tower of Asia. The snow and the glaciers provide water to 270 million people in South Asia. The Himalayas are a vital freshwater source covering 2,400 kilometres in an area that includes the world’s highest peaks. However, global warming is shrinking the glaciers, and the river level will begin to decrease around 2050. The region has become a hydropower hotspot. However, only 20% of the estimated 500-GW potential is currently tapped.

The immense mountain range of the Himalayas, which includes glaciers and large rivers, passes through India, Pakistan, Nepal, Afghanistan, China and Bhutan. The Indian part of the Himalayas covers about 16.2% of the country’s area and forms its northern boundary.

Exploitable hydropower potential in India has been estimated at about 84 GW. The bulk of this potential lies in the fragile Indian Himalayan states of Arunachal Pradesh, Himachal Pradesh and Jammu and Kashmir, as well as the northern state of Uttar Pradesh.

Himachal Pradesh has a potential for hydropower generation due to the thawing of glaciers and frozen lakes. The state is home to India’s highest installed hydropower capacity of over 10,500 MW. The government plans to double this capacity, even though an estimated 97% of Himachal Pradesh’s geographical area is prone to landslides.

While hydropower offers benefits beyond electricity generation by providing flood control, irrigation support and clean drinking water, the risks associated with developing this energy source in the Himalayas outweigh the benefits.

Indeed, glaciers in the Himalayas are increasingly melting due to climate change and creating big glacier lakes. These lakes can burst and cause huge flash floods. A 2019 study found that more than 5,000 glacier lakes in the region were at risk of extensive flooding and could cause catastrophic societal impacts.

Another risk stems from the changing weather patterns in the region, leading to more extreme rainfall events which can ruin hydropower infrastructure and flood villages.

Additionally, the Himalayas are plagued by geological instability and are at serious risk from earthquakes. Such disasters can fracture dams and release sudden floods that ruin roads, homes and agricultural land. During the 2015 Nepal earthquakes, more than 30 hydropower projects underwent damage, mostly by landslides. This natural disaster caused the loss of 34% of the country’s installed hydropower capacity.

Big infrastructure projects such as hydropower stations are also largely responsible for springs dying in the region. Government statistics show that half of the springs in the Indian Himalayas have dried up, resulting in acute water shortages across thousands of villages.

Similarly, in India, three hydropower projects in the Himalayan state of Uttarakhand suffered damage from floods and landslides in 2013 and 2021.These are among seven under-construction hydropower projects that India’s government recently allowed to restart. Following this approval, a group of more than 60 concerned scientists, politicians, environmentalists and other citizens wrote an open letter to the Indian Prime Minister. They requested his intervention in stopping any more hydroelectric projects in the Himalayas. They highlighted that such projects were “bound to be destroyed or extensively damaged” by natural events.

Source : The Times of India and other international news media.

Islande : le rapport officiel du Met Office // Iceland : the Met Office’s official report

Après les désaccords entre les volcanologues islandais et la confusion que cette situation a générée ces derniers jours, je pense qu’il est utile de se référer aux rapports du Met Office pour avoir une bonne idée de la situation sur la péninsule de Reykjanes,
D’un point de sue sismique, 80 événements ont été enregistrés au niveau de la chambre magmatique sous le secteur de Svartsengi au cours des derniers jours. C’est à peu près le même nombre qu’avant le week-end. On a relevé moins de séismes ce week-end, mais les vents violents qui ont soufflé ont considérablement réduit la sensibilité des appareils dans la zone. Il est donc fort probable que l’activité soit restée inchangée tout le week-end.
S’agissant de la déformation du sol, il y a encore des signes d’inflation et rien n’indique que l’accumulation de magma ait ralenti depuis avant le week-end. Les données de déformation montrent un soulèvement continu du sol dans le secteur de Svartsengi, ce qui indique que le magma continue de s’accumuler en profondeur. Les modélisations estiment qu’environ 18 millions de mètres cubes se sont accumulés depuis le 16 mars 2024, date du début de la dernière éruption. Le volume total de magma accumulé est désormais supérieur à celui des derniers événements. Cela signifie que la pression dans le système continue d’augmenter et on peut donc en déduire qu’il existe un risque réel de nouvelle éruption. Il est toutefois difficile de dire quand il se produira, mais le précurseur pourrait être très court.

La prochaine éruption – si éruption il y a – se produira-t-elle le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur? Personne ne le sait.  (Crédit photo : Hörður Kristleifsson)

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After the disagreements between Icelandic volcanologissts and the confusion this disorder has created during the past days, I think it is useful to refer to the Met Office’s reports to assess the situation on the Reykjanes Peninsula,

A total of 80 earthquakes have been recorded in the magma chamber beneath Svartsengi in the last day. This is about the same number as was measured in the area before the weekend. Fewer earthquakes were measured this weekend, but a considerable windstorm reduced the sensitivity of the measurements in the area. It is therefore most likely that activity was similar all weekend.

There are still signs of inflation, and there is no evidence that magma accumulation has slowed since before the weekend. Deformation data shows continued uplift in the Svartsengi area, indicating that magma continues to accumulate at depth. Model calculations estimate that about 18 million cubic meters have accumulated there since March 16th 2024 when the last eruption began. The total volume of magma accumulated is more now than in recent previous events. This means that pressure in the system continues to increase and therefore it can be concluded that there are still considerable odds of a new eruption. The timing of the event is however quite uncertain, but the precursor could be very short.

Bilan du dernier essaim sismique dans les Champs Phlégréens (Italie) // Assessment of the latest seismic swarm in the Phlegrean Fields (Italy)

Un nouveau séisme de magnitude M 3,6 a secoué les Champs Phlégréens le 22 mai 2024 à 8 h 28, avec un épicentre situé dans le golfe de Pouzzoles à 4 km de profondeur. L’événement a été ressenti en particulier à Pouzzoles et Bacoli et dans la zone ouest de Naples. Dans la soirée du 22 mai, l’INGV a annoncé la fin de l’essaim sismique qui avait commencé le lundi 20 mai à 19h51, avec une série de 168 événements dont celui de magnitude M 4,4 enregistré lundi soir à 20h10.
Un sommet interministériel présidé par la Première ministre Giorgia Meloni s’est réuni le 22 mai à Rome pour faire le point sur la situation des Champs Phlégréens.
Suite au séisme du 22 mai dont l ‘épicentre se trouvait dans le golfe de Pouzzoles, le maire de Procida a décidé de fermer les écoles de l’île où les enseignants ont immédiatement activé les protocoles de sécurité en rassemblant les élèves dans les espaces ouverts. La fermeture permet d’effectuer des contrôles de sécurité sur les bâtiments.

Le soulèvement du sol se poursuit dans les Campi Flegrei, en particulier près de Rione Terra, le noyau historique de la ville de Pouzzoles. Selon les données contenues dans le bulletin hebdomadaire de surveillance de l’Osservatotio Vesuviano relatif aux journées du 13 au 19 mai, le soulèvement enregistré à la station Gnss de Rione Terra est d’environ 25,5 centimètres depuis janvier 2023, dont environ 7,5 centimètres en 2024 ; dans les deux cas, c’est 0,5 centimètre de plus que les données contenues dans le bulletin hebdomadaire précédent. De janvier à début avril 2024, la vitesse moyenne de soulèvement du sol dans la zone de déformation maximale a été d’environ 10 millimètres par mois. À partir de la mi-avril, cette valeur a été d’environ 20 millimètres par mois. Du 9 au 16 avril, deux épisodes de soulèvement du sol ont été enregistrés à la station GNSS de Rione Terra, respectivement d’environ 1 centimètre (9-10 avril) et 0,5 centimètre (15-16 avril). Ces deux épisodes ont également été enregistrés par les autres stations GNSS proches de Rione Terra dans un rayon d’environ 2-3 km, avec des valeurs progressivement décroissantes en s’éloignant de la zone de déformation maximale.
Le directeur de l’Osservatorio Vesuviano a déclaré que « la vitesse moyenne de déformation de 2 centimètres par mois est stable depuis 40 jours et se reflète dans l’augmentation de la sismicité, comparable à celle de l’automne 2023″. Le directeur ajoute que la sismicité n’est que l’un des paramètres constamment surveillés dans les Campi Flegrei. Le type de séismes, c’est-à-dire le type de déformation des roches auxquelles ils sont liés, et les émissions de gaz sont tout aussi importants. Il est bon de rappeler que la prévision d’une éruption ne repose pas que sur le seul paramètre sismique. D’autres données géophysiques et géochimiques sont également à prendre en compte avant de lancer des messages d’alerte éruptive.

Source : INGV, Osservatorio Vesuviano, presse italienne.

 

Bilan de deux années de sismicité dans les Champs Phlégréens (Source : INGV)

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A new earthquake with a magnitude M 3.6 shook the Phlegrean Fields on May 22nd, 2024 at 8:28 a.m., with an epicenter located in the Gulf of Pozzuoli at a depth of 4 km. The event was felt particularly in Pozzuoli and Bacoli and in the west area of Naples. On the evening of May 22nd, INGV announced the end of the seismic swarm which had started on Monday May 20th at 7:51 p.m., with a series of 168 events including that of magnitude M 4.4 recorded Monday evening at 8:10 p.m.
An interministerial summit chaired by Prime Minister Giorgia Meloni met on May 22nd in Rome to evaluate the situation in the Phlegrean Fields.
Following the earthquake of May 22nd, the epicenter of which was in the Gulf of Pozzuoli, the mayor of Procida decided to close the island’s schools where teachers immediately activated safety protocols by gathering students in open spaces . The closure allows security checks to be carried out on buildings.
Ground uplift continues in the Campi Flegrei, particularly near Rione Terra, the historic core of the city of Pozzuoli. According to the data contained in the weekly bulletin of the Osservatotio Vesuviano relating to the days of May 13th to 19th, the uplift recorded at the GNSS station in Rione Terra has been approximately 25.5 centimeters since January 2023, of which approximately 7, 5 centimeters in 2024; in both cases, this is 0.5 centimeter more than the data contained in the previous weekly bulletin. From January to early April 2024, the average rate of ground uplift in the maximum deformation zone was around 10 millimeters per month. From mid-April this value has been around 20 millimeters per month. From April 9th to 16th, two episodes of ground uplift were recorded at the Rione Terra GNSS station, respectively about 1 centimeter (April 9th-10th) and 0.5 centimeter (April 15th-16th). These two episodes were also recorded by other GNSS stations close to Rione Terra within a radius of approximately 2-3 km, with gradually decreasing values moving away from the maximum deformation zone.
The director of the Osservatorio Vesuviano said that « the average deformation speed of 2 centimeters per month has been stable for 40 days and is reflected in the increase in seismicity, comparable to that of autumn 2023 ». The director adds that seismicity is only one of the parameters constantly monitored in the Campi Flegrei The type of earthquakes, that is, the type of deformation of the rocks to which they are linked, and the gas emissions are just as important. It is good to remcall that the prediction of an eruption is not based solely on the seismic parameter. Other geophysical and geochemical data must also be taken into account before issuing eruptive alert messages.
Source: INGV, Osservatorio Vesuviano, Italian news media.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Aucune augmentation significative de l’activité volcanique n’a été observée ces derniers jours. L’événement principal a été l’essaim sismique dans les Champs Phlégréens (Italie). Une note spéciale est dédiée aujourd’hui à cet événement.

Pouzzoles et le temple de Serapis sont au coeur de l’activité bradysismique dans la région (Photo: C. Grandpey)

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Les Islandais pensent toujours qu’une éruption est susceptible de se produire sur la péninsule de Reykjanes. L’accumulation de magma et le soulèvement du sol qui l’accompagne se poursuivent dans le secteur de Svartsengi. Après l’intrusion du 10 novembre 2023, l’accumulation de magma n’avait jamais été supérieure à 13 millions de mètres cubes. Environ 17 millions de mètres cubes de magma sont entrés dans la chambre magmatique depuis le début de la dernière éruption sur la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar le 16 mars 2024. Il s’agit de la deuxième plus grande quantité de magma accumulée sous Svartsengi. La quantité la plus importante était de 19 millions de mètres cubes avant l’éruption du 18 décembre 2023.

Il existe une grande incertitude quant au lieu où un tel événement pourrait se produire, même si ce serait probablement dans des zones semblables à celles des éruptions précédentes.
Source : MetOffice.

On attend une éruption dans le secteur de Sundhnukagigar (Source: IMO)

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En raison de la poursuite de l’activité sismique sur l’Asosan (Japon) et des émissions élevées de SO2, le niveau d’alerte a été porté à 2 (sur une échelle de 1 à 5) et le public a été invité à rester au moins à 1 km du cratère.
Source : JMA.

Crédit photo: F. Gueffier

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L’éruption de l’Ibu (Indonésie) se poursuit et s’est intensifiée ces derniers jours. Comme je l’ai écrit dans une note précédente, le 16 mai 2024, le niveau d’alerte a été relevé à 4 (le maximum sur une échelle de quatre niveaux) et il a été demandé au public de rester à 4 km du cratère actif et à 7 km de la bouche active dans la paroi nord du cratère. 263 habitants ont été évacués de trois villages.
Source : PVMBG.

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Toujours en Indonésie, l’activité éruptive se poursuit sur le Marapi (Sumatra) avec des panaches de gaz et de vapeur qui s’élèvent jusqu’à 200 à 300 m au-dessus du sommet. J’ai indiqué dans une note précédente que les lahars du 11 mai ont causé plusieurs morts, des évacuations et des dégâts considérables. Le bilan s’élève à 67 morts, 20 personnes sont toujours portées disparues et 40 à 44 personnes ont été blessées. Au total, 989 familles ont été touchées par les lahars. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4),
Source : PVMBG.

Les coulées de boue sont des phénomènes récurrents en Indonésie (Crédit photo: Wikipedia)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

No significant increase in activity has been observed in the past days. The main event was the seismic swarm in the Phlegrean Fieelds (Italy). A special post is dedicated today to this event.

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Icelanders still think an eruption is likely to occur on the Reykjanes Peninsula. Magma accumulation and the accompanying ground uplift continue in the Svartsengi area. After the intrusion on November 10th, 2023, magma accumulation has never been greater than 13 million cubic meters, until now.  Around 17 million cubic metres of magma have been added to the magma chamber since the last eruption on the Sundhnúkagígar crater row started on March 16th, 2024 and this is the second highest amount of magma that has accumulated under Svartsengi. The highest amount was 19 million cubic metres before the eruption on December 18th, 2023.

There is a high uncertainty about the place where the event might occur, although it is expected to occur in similar areas as the previous eruptions.

Source : Met Office.

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Due to continuing seismic unrest at Asosan (Japan) and elevated SO2 emissions, the Alert Level was raised to 2 (on a scale of 1-5) and the public was asked to stay at least 1 km away from the crater.

Source : JMA.

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The eruption at Ibu (Indonesia) continues and intensified in the past days. As I put it in a previous post, on May 16th, 2024, the Alert Level was raised to 4 (the highest level on a four-level scale) and the public was asked to stay 4 km away from the active crater and 7 km away from the vent in the N crater wall. 263 residents evacuated from three villages.

Source : PVMBG.

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Still in Indonesia, eruptive activity continues at Marapi (Sumatra) with gas-and-steam plumes that rise 200-300 m above the summit. I indicated in a previous post that the 11 May lahars caused several fatalities, evacuations, and widespread damage. The death toll reached 67 people, while 20 remain missing and 40-44 were injured. In all, 989 families were impacted by the lahars. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4),

Source : PVMBG.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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