Holuhraun (Islande): Fin de l’éruption le 4 mars? // Will the eruption end on March 4th?

drapeau francaisLe 14 octobre 2014 *, je rédigeais une note indiquant que volcanologue islandais Haraldur Sigurðsson avait prédit la fin de l’éruption dans l’Holuhraun pour le 4 mars 2015. Un nouvel article sur le site Iceland Review confirme la prévision, mais la date exacte n’est plus mentionnée!
La prévision s’appuie principalement sur le lent affaissement de la caldeira du Bárðarbunga, en supposant qu’il s’agit d’un indicateur fiable du volume de magma évacué à 50 km au nord de la caldeira. Si c’est le cas, cela signifie que le volume de magma évacué au niveau de la caldeira correspond au volume de lave émis dans l’Holuhraun. Comme la vitesse d’affaissement de la caldeira est assez régulière, Haraldur Sigurdsson pense qu’elle peut être extrapolée en utilisant une courbe mathématique (voir ci-dessous). Ainsi, la vitesse d’affaissement de la caldeira est modélisée sous la forme une simple courbe de la fonction carrée qui s’aplatit en mars avec la proximité de la fin de l’éruption.
Pourquoi pas, mais l’expérience montre qu’une éruption de ce type ne se termine pas d’un seul coup et qu’il faut un certain temps avant que les scientifiques décident qu’elle est bel et bien terminée. Ce sera cette date officielle décrétée par les scientifiques qui devra être prise en compte pour dire si la prédiction formulée en octobre 2014 par Haraldur Sigurðsson est valable.
Entre-temps, comme je l’ai écrit dans ma note d’octobre, l’Islande devrait organiser des paris autour de la date de l’éruption prévue par Sigurðsson. L’argent ainsi recueilli pourrait aider à financer la recherche volcanique dans le pays!

* Lien vers ma note du 14 octobre 2014:

http://volcans.blogs-de-voyage.fr/2014/10/14/4-mars-2015-fin-de-leruption-en-islande-eruption-in-iceland-will-stop-on-march-4th-2015/

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Pendant qu’Haraldur  Sigurdsson se livrait au jeu des pronostics, ses collègues islandais se rendaient dans l’Holuhraun le 19 Janvier, pour la première fois depuis six semaines. Ils ont survolé le site de l’éruption et ont pu constater que le champ de lave avait considérablement augmenté. Il atteint maintenant 84 kilomètres carrés.
Le cratère où bouillonne la lave mesure 80 mètres de haut, 100 mètres de large et plusieurs centaines de mètres de long. La lave a tendance à avancer constamment vers le nord et elle a coupé la route 910. L’activité se concentre désormais dans la partie nord du cratère où la chaleur a augmenté, tandis que la partie sud est en voie de refroidissement. Le survol a révélé que des fractures se sont formées en bordure du cratère, ce qui pourrait provoquer l’effondrement d’une de ses parois. Un tel effondrement pourrait changer la trajectoire de la lave qui pourrait commencer à se diriger vers le nord-ouest et agrandir encore davantage le champ de lave à l’ouest.
Source: Iceland Review.

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drapeau anglaisOn October 14th 2014*, I wrote a note indicating that Icelandic volcanologist Haraldur Sigurðsson had predicted the end of the Holuhraun eruption for March 4th 2015. A new article on the Iceland Review website confirms the prediction, but the exact day is no longer mentioned!

The prediction is mainly based on the ongoing slow subsidence of the Barðarbunga caldeira, with the assumption it is an indicator of the magma erupted 50 km to the north of the caldeira. This would mean the evacuated volume of magma corresponds to the erupted volume of lava. As the rate of subsidence is quite regular, Haraldur Sigurðsson thinks it can be extrapolated using a mathematical curve (see below). Thus, the rate of caldera subsidence is modelled as a simple square-function curve that flattens out in March with the end of the eruption.

Why not, but experience shows that an eruption of this type does not come to an end all of a sudden and that it lingers some time before scientists decide it is definitely over. It is the scientists’ official end date that will need to be taken into account to say if Haraldur Sigurðsson’s October prediction was right.

Meantime, as I put it in my October note, Iceland should organize some betting around the predicted eruption date. The money that would be collected could help volcanic research in the country!

* Link to my note of October 14th 2014: http://volcans.blogs-de-voyage.fr/2014/10/14/4-mars-2015-fin-de-leruption-en-islande-eruption-in-iceland-will-stop-on-march-4th-2015/

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While Haraldur Sigurdsson was making his predictions, his Icelandic colleagues Icelandic scientists were travelling to Holuhraun on January 19th for the first time in six weeks. They observed the eruption from the air and could see that the lava field had grown significantly. It now measures 84 square kilometres.

The eruption crater is now 80 metres tall, 100 metres wide and several hundred metres long. Lava is constantly moving further to the north and has flowed across Road 910. Activity is now concentrated in the northern part of the crater where the heat has increased, while the southern part is cooling down. The overflight has revealed that cracks have formed in the edge of the crater, which could cause one of its walls to collapse. Such a collapse could change the course of the lava which might start flowing to the northwest and expand the lava field to the west.

Source : Iceland Review.

Holuhraun-blog

Hawaii : La coulée du 27 juin et la Route 130 // The June 27th lava flow and Highway 130

drapeau francaisLa coulée de lave du 27 juin atteindra-t-elle un jour la Route 130? On peut se le demander, à en juger par son comportement au cours des dernières semaines. Depuis sa source sur le flanc NE du Pu’uO’o, la lave a parcouru environ 20 km avant de devenir une menace pour la bourgade de Pahoa. Toutefois, elle s’est arrêtée à deux reprises avant d’atteindre la Highway 130. La première fois, c’était le 28 décembre, à environ 800 mètres du MarketPlace de Pahoa, et hier à 650 mètres de la zone où se trouvent la caserne de pompiers et le poste de police. Certains Hawaiiens diront que c’est une décision de Madame Pele pour épargner Pahoa, mais la vraie raison est probablement plus prosaïque et plus physique.
En effet, il semble exister une relation – voire un équilibre – entre le système qui alimente la coulée de lave sur le Pu’uO’o et la distance que la lave est capable de couvrir. On peut remarquer que durant les dernières semaines, le tiltmètre du Pu’uO’o a montré des valeurs relativement stables (voir le graphique ci-dessous), ce qui signifie que le volume de lave à la source a été stable lui aussi. Comme la topographie globale entre le Pu’uO’o et Pahoa est assez régulière, il ne faut pas s’attendre à d’énormes variations dans la progression de la lave entre ces deux sites. Tant que la courbe du tiltmètre du Pu’uO’o (qui est plus ou moins parallèle à celle du sommet du Kilauea) ne montrera pas de changements significatifs, je ne pense pas que la coulée de lave de 27 juin ira beaucoup plus loin.
Les dernières mises à jour de la Protection Civile et du HVO confirment cette hypothèse: « L’ancien front de coulée et le bras de lave le long de la bordure sud n’avancent plus. Le bras de lave sur la bordure nord reste actif mais n’a pas progressé depuis hier. Le front de coulée le plus avancé, actif en ce moment, reste toutefois à 650 mètres de la Route 130, en amont du poste de police et de la caserne de pompiers de Pahoa. La lave sort en deux autres points le long de la bordure nord de la coulée principale, à environ 1,5 – 2,5 km en amont du front de coulée, mais elle avance lentement et ne progresse guère ».
En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez voir une bonne vidéo montrant les coulées de lave le 19 janvier. Elle a été tournée à partir d’un des Paradise Helicopters, ma compagnie préférée sur la Grande Ile. Il convient de noter qu’une grosse quantité de lave s’écoule de la zone où la branche nord sort de la coulée principale. Une telle abondance de lave n’a pas été observée depuis plus d’un mois et son évolution devra être surveillée attentivement.
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Q9mmqmTPcGA

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drapeau anglaisWill the June 27th lava flow reach or cross Highway 130? Not so sure, judging from its behaviour during the past weeks. Travelling from its source on the NE flank of Pu’uO’o, lava travelled about 20 km to become a threat to Pahoa. However, lava stalled twice before reaching Highway 130. The first time was on December 28th, some 800 metres from Pahoa’s MarketPlace and yesterday 650 metres from the police and fire stations area. Some local people would say it was Madame Pele’s decision to spare Pahoa, but the reason is more prosaic and more physical.

Indeed, there seems to be a balance between the system that feeds the lava flow on Pu’uO’o and the distance lava is able to cover. We can notice that during the past weeks the tiltmeter on Pu’uO’o has shown fairly steady values (see graph below), which means the volume of lava coming out of the source has been stable too. As the global topography between Pu’uO’o and Pahoa is quite regular, we cannot expect huge variations in the progress of lava between the two sites. As long as the curve on the Pu’uO’o tiltmeter (which is more or less parallel to that of Kilauea’s summit crater) does not show significant changes, I don’t think the June 27th lava flow will advance much further downslope.

HVO’s and Civil Defence’s latest updates confirm this prediction: “The original flow front and south margin breakout remain stalled. The breakout along the north side of the flow continues to be active however very sluggish has not advanced since yesterday. The leading edge or front of this breakout remains 650 metres from the area of Highway 130 to the west or upslope of the Pahoa Police and Fire Stations. Two other breakouts along the north margin approximately 1.5 – 2.5 km further upslope or behind the flow front remain active however sluggish and showing little signs of advancement”.

By clicking on the link below, you will see a good video showing the lava flows on January 19th. It was shot from one of the Paradise Helicopters, my favourite company on the Big Island. It should be noted that a huge amount of lava is flowing from the area where the north lobe branches off from the main flow. Such a huge breakout has not been observed over the past month and its progress should be carefully monitored.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Q9mmqmTPcGA

Puuoo-blog

Source: USGS / HVO

L’information volcanologique des années 1980 à nos jours : Quelle évolution !

Souvenez-vous : Le 18 mai 1980, le Mont St Helens entrait en éruption. L’événement était relaté par les radios et les télévisions du monde entier. Toutefois, pour les volcanologues et volcanophiles français, il était difficile de connaître le déroulement précis de l’éruption. Les informations techniques ne parvenaient que des jours, voir des semaines après l’effondrement du flanc du volcan et son blast destructeur. En France, les images de Maurice Krafft fascinaient les spectateurs de « Connaissances du Monde ».

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous entendrez (à partir de 2 minutes) Maurice Krafft comme si vous étiez dans la salle. Ce fut également l’époque de ma première rencontre avec Maurice, dans une salle de cinéma de Limoges…

http://www.dailymotion.com/video/x82acm_extrait-maurice-et-katia-krafft-au_travel

Comme pour le Mont St Helens, en 1985, lors de l’éruption du Nevado del Ruiz, les télévisions du monde entier ont diffusé en boucle des images du lahar qui a détruit Armero et la séquence insoutenable pendant laquelle une fillette perdait la vie, emprisonnée dans l’amas de débris transportés par le fleuve de boue. Vous verrez des images de la catastrophe dans cette vidéo (Attention ! Certaines séquences peuvent choquer) :

https://www.youtube.com/watch?v=5cjTTu5A9iw

Comme pour le St Helens, les détails techniques de l’éruption ne sont arrivés que plus tard. On s’est alors rendu compte des négligences des autorités colombiennes (voir la description de l’événement dans mon livre Killer Volcanoes).

Quelques années plus tard, en 1991, l’Etna se réveillait et une coulée de lave s’engouffrait dans la Valle del Bove. Elle allait bientôt représenter une menace pour la bourgade de Zafferana Etnea.

https://www.youtube.com/watch?v=BSSGyaQKyGw

L’éruption se  déroulant à 3 heures d’avion de la France, les informations parvinrent plus facilement à L’Association Volcanologique Européenne car plusieurs de ses adhérents se sont rendus sur le terrain. J’ai fait partie de ces volcanophiles et j’ai pu visiter à plusieurs reprises sur le site de l’éruption et en particulier sa source. Les militaires italiens préparaient alors les blocs de béton qui devaient être introduits dans les tunnels, une « opération thrombose » dont le résultat ne fut guère probant.

A noter qu’à cette époque Internet commençait à montrer le bout de son nez et qu’une révolution n’allait pas tarder à se mettre en place dans la diffusion de l’information

Quatre années plus tard, en 1995, la lave du Kilauea détruisait le village de Kalapana. Là encore, la distance fut un obstacle majeur à la diffusion de l’information. Internet n’avait pas la place qu’il tient aujourd’hui et même sur la Grande Ile d’Hawaii, les scientifiques avaient bien des difficultés à informer la population. Au plus fort de la crise, les volcanologues mettaient les cartes à jour manuellement et allaient les afficher en différents points pour que la population puisse se rendre compte de l’avancée de la lave. Dans ce même but, des réunions d’information étaient régulièrement organisées avec les habitants

Des réunions identiques sont organisées périodiquement en 2015 pour tenir la population de Pahoa informée du comportement de la coulée du 27 juin. La différence, c’est qu’aujourd’hui une foule d’outils permet de savoir ce qui se passe sur le terrain : Les sismographes et le tracé du tremor éruptif sont en ligne sur Internet, sans parler des webcams. Le HVO et la Protection Civile mettent en ligne quotidiennement des bulletins que l’on peut aussi écouter sur les ondes.

Ces remarques sont valables pour la plupart des volcans actifs de la planète. L’accès à des sites éruptifs comme l’Etna ou le Stromboli est devenu compliqué avec l’application du sacro-saint principe de précaution. Les sommets de ces volcans sont devenus des zones interdites alors que l’on peut toujours faire du ski hors-piste dans des secteurs exposés aux avalanches ! Heureusement, les webcams permettent d’observer l’activité depuis son fauteuil et les observatoires diffusent régulièrement les dernières informations. La NASA met régulièrement en ligne les photos prises par les satellites. Il n’est plus nécessaire d’aller survoler une éruption en Islande ; d’autres l’ont fait avant vous et ont déjà diffusé de superbes vidéos sur la Toile ! Les temps ont bien changé !

http://www.ruv.is/frett/holuhraun-eruption-fresh-video

Etna-Lave

Superbe image de l’Etna par la webcam  de L’Association Volcanologique Européenne.

En route pour un 21ème siècle de chaleur? // On the way to a warm 21st century?

drapeau francaisCette semaine, deux titres de l’Alaska Dispatch News, le journal le plus lu en Alaska, ont attiré mon attention : « 2014 a été l’année la plus chaude de tous les temps pour une grande partie de l’Alaska » et « 2014 la deuxième année la plus chaude dans l’histoire de la Finlande ».

Beaucoup de gens me diront que cela ne paraît guère possible dans une région du monde où les températures sont capables de plonger à -40°C, voire moins.  Je leur ferai remarquer que ce ne sont pas les relevés ponctuels qu’il faut prendre en compte pour apprécier l’évolution du climat, mais les données globales telles qu’elles ont été fournies tout au long de l’année.

En Alaska, 2014 a été l’année la plus chaude de tous les temps pour un grand nombre de localités situées à l’ouest d’une ligne allant d’Anchorage à Barrow, à commencer par la capitale Anchorage. Dans l’intérieur et le sud-est de l’Etat, les stations météo ont relevé des températures parmi les plus élevées de leur histoire.

Certains climatologues font toutefois remarquer que l’Alaska couvre une superficie de 1 717 854 km² et que certaines régions ne sont pas couvertes par les stations météo ; il est donc impossible d’en connaître les variations de température. Malgré cela, il ne fait aucun doute que la température globale de l’Alaska en 2014 fait partie des plus chaudes jamais relevées et rejoint les années 1926,1940 et 1993.

De nos jours, afin de mieux couvrir l’Alaska, l’Institut Géophysique Universitaire et le National Weather Service ont divisé l’Etat en 13 régions climatiquement homogènes. Avec cette nouvelle méthode, 2014 arrive en deuxième position après 1940. De son côté, la National Oceanic and Atmospheric Administration a indiqué que 2014 était, selon ses calculs, l’année la plus chaude de tous les temps.

En Finlande, le Finnish Meteorological Institute indique que 2014 arrive en deuxième position après 1938 dans le classement des années les plus chaudes, avec 0,15°C de moins que cette dernière. Le classement complet est le suivant : 1938, 2014, 1989, 2011 et 2000. Les météorologues finlandais font remarquer que les mois les plus chauds ont été février, mars, juillet et août 2014, ainsi que début décembre. Le pays a connu une période de chaleur de 50 jours, soit 14 jours de plus que la normale, avec une pointe à 32,8°C le 4 août à Pori, dans l’ouest. La journée la plus froide a été observée dans le nord, à Kevojärvi, avec -40,7°C.

Le réchauffement climatique n’est peut-être pas lié aux volcans – même si certaines éruptions volcaniques majeures peuvent l’atténuer ponctuellement – mais il nous concerne tous. Mes déplacements à travers la planète m’ont permis d’observer des changements alarmants en particulier dans l’univers glaciaire. C’est pour cela qu’à mon modeste niveau je tire la sonnette d’alarme. Comme l’a écrit Saint Exupéry en faisant écho à un vieux proverbe amérindien: « Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants ».

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drapeau anglaisThis week, two headlines of the Alaska Dispatch News, the most widely read newspaper in Alaska, caught my attention: « 2014 was warmest year on record for much of Alaska » and « 2014 the second hottest year in Finnish history. »
Many people will tell me that this hardly seems possible in a region where temperatures can dip to -40 ° C or less. I will answer them that one-time readings should not be taken into account to value climate change, but the overall data that were provided throughout the year.
In Alaska, 2014 was the warmest year of all time for a large number of communities to the west of a line from Anchorage to Barrow, starting with Anchorage, the capital. In the interior and the southeast of the State, the weather stations have recorded temperatures among the highest in their history.
Some climatologists, however, notice that Alaska covers an area of 1,717,854 km² and certain areas are not equipped with weather stations; so it is impossible to know their temperature changes. Despite this, there is no doubt that the global temperature of Alaska in 2014 was one of the hottest ever recorded together with the years 1926.1940 and 1993.
Nowadays, to better cover Alaska,  the Geophysics Institute and the National Weather Service have divided the State into 13 climatically homogeneous regions. With this new method, 2014 ranks second after 1940. For its part, the National Oceanic and Atmospheric Administration reports that 2014 was, according to its calculations, the warmest year of all time.

In Finland, the Finnish Meteorological Institute says that in 2014 ranked second after 1938 in the list of the warmest years, with 0.15 ° C less than its predecessor. The complete ranking is as follows: 1938, 2014, 1989, 2011 and 2000. The Finnish meteorologists point out that the warmest months were February, March, July and August 2014 and early December. The country experienced a heat of 50 days, 14 days longer than normal, with a peak of 32.8 ° C on August 4th in Pori, western Finland. The coldest day was observed in the north, at Kevojärvi, with -40.7 ° C.

Global warming may not be linked to volcanoes, even though major volcanic eruptions may sometimes alleviate the phenomenon, but we should all feel concerned. My journeys across the planet allowed me to observe dramatic changes, mostly in the universe of glaciers. This is the reason why, at my modest level, I alert people to the emergency of the situation. As Saint Exupéry put it, copying an old Indian proverb:   « We do not inherit the earth from our ancestors, we borrow it from our children. »

…et, pendant ce temps, les glaciers fondent, en Alaska…

Glacier-melting

…ou au Canada!

Glacier-melting-02

(Photos: C.  Grandpey)