Bientôt un nouveau Blatten en Suisse ? // A new Blatten in Switzerland soon?

Le 26 juillet 2022, dans une note intitulée « Village sous la menace de la montagne », j’avais cité l ‘exemple de Kandersteg, un village d’environ 1 300 habitants dans les Alpes suisses, entouré de vallées escarpées, de glaciers et de sommets imposants.

Crédit photo : Wikipedia

Le village fait à nouveau la Une des journaux en 2026, pour la même raison qu’en 2022. Je viens d’indiquer que l’année 2026 a enregistré un nombre record d’effondrements dans les Alpes, à cause des différentes canicules subies par les glaciers et les parois rocheuses où le permafrost de roche n’est plus en mesure d’assurer leur stabilité.

Au-dessus de Kandersteg se trouve le Spitze Stei (voir photo ci-dessus), une formation rocheuse instable dont le volume pourrait engendrer un éboulement potentiellement deux fois plus important que celui qui a enseveli une partie de Blatten en mai 2025.

Crédit photo : presse suisse

Les habitants vivent avec ce risque sans pour autant avoir peur. On sent une certaine fatalité au sein de la population. Des dépliants indiquent les itinéraires d’évacuation et cartographient les zones susceptibles d’être touchées. À cause du risque d’effondrement, la montagne fait l’objet d’une surveillance constante. Selon les autorités, en cas de menace réelle, un préavis d’au moins 24 heures serait donné avant un effondrement majeur.
Les géologues expliquent que le réchauffement climatique est la cause du problème. Comme je l’ai écrit plus haut, à mesure que les glaciers reculent et que le pergélisol dégèle, l’eau s’infiltre dans les fissures de la roche et le sol gelé qui assurait autrefois la cohésion des versants. Ainsi fragilisé, le sol perd sa capacité de retenue.

La Suisse, qui compte plus de glaciers alpins que tout autre pays européen, a perdu 4 % de son volume glaciaire en 2023, après une perte de 6 % l’année précédente. Le danger pour le village de Kandersteg ne se limite pas aux chutes de pierres. Un effondrement pourrait frapper le lac d’Oeschinen, situé en contrebas, et propulser une vague en direction du village.

Crédit photo : Wikipedia

Anticipant sur une hausse des températures qui ne fait qu’accélérer, les scientifiques entrevoient une situation qui pourrait devenir encore plus préoccupante. Un expert climat chez Greenpeace a déclaré : « Le problème va s’amplifier. Il se peut même qu’un jour nous devions abandonner certaines vallées ou certains villages, car il deviendra impossible d’y vivre. »

Source : différents médias européens.

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On July 26, 2022, in a post titled « Village Threatened by the Mountain, » I cited the example of Kandersteg, a village of about 1,300 inhabitants in the Swiss Alps, surrounded by steep valleys, glaciers, and towering peaks.
The village is making headlines again in 2026 for the same reason as in 2022. I have just explained that 2026 saw a record number of collapses in the Alps, driven by the various heatwaves affecting glaciers and rock faces where rock permafrost can no longer ensure stability.
Above Kandersteg lies the Spitze Stei, an unstable rock formation; its volume could trigger a rockslide potentially twice the size of the one that buried part of Blatten in May 2025.

The residents are confronted with this risk but do not necessarily live in fear; there is a sense of resignation among the population. Leaflets outline evacuation routes and map out the areas likely to be affected. Due to the risk of collapse, the mountain is under constant monitoring. According to the authorities, should a real threat arise, at least 24 hours’ notice would be given before a major collapse.
Geologists explain that global warming is the root cause of the problem. As mentioned earlier, as glaciers retreat and permafrost thaws, water seeps into cracks in the rock and the frozen ground that once held the slopes together. Weakened in this way, the ground loses its ability to hold the mass in place.
Switzerland, home to more Alpine glaciers than any other European country, lost 4% of its glacial volume in 2023, following a 6% loss the previous year. The danger facing Kandersteg is not limited to falling rocks; a collapse could strike Lake Oeschinen below, sending a wave surging toward the village.

Anticipating a rise in temperatures that is only accelerating, scientists foresee a situation that could become even more concerning. A climate expert at Greenpeace stated: « The problem will intensify. We might even have to abandon certain valleys or villages one day, because living there will become impossible. »
Source: various European media outlets.

Nouvelle alerte climatique ! // New climate alert!

Concentrations de CO2 : 426,52 ppm (21 août 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,59 ppb (avril 2026)

L’agence Copernicus indique que la température des eaux de surface des océans à l’échelle de la planète a atteint 21,1°C en moyenne le samedi 22 août 2026, un record absolu sur une journée attribuable, selon Copernicus, au réchauffement climatique et au développement du phénomène El Niño..Ce record de température dépasse celui établi en mars 2024, à 21,09°C.

Source: Copernicus

 El Niño a bon dos. La hausse des températures à la surface de la Terre et à la surface des océans est avant tout due au réchauffement climatique qui est en train de connaître une accélération remarquable. El Niño – qui revient tous les deux à sept ans – s’ajoute à la hausse des températures que nous connaissons depuis des années, mais ce n’est pas le cœur du problème. la tendance de fond de réchauffement des océans est avant tout due à l’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Les chiffres qui figurent à l’entête de cette note sont là pour le prouver.

Selon Copernicus, ce record journalier enregistré au mois d’août est inhabituel car les températures océaniques mondiales « atteignent généralement leur niveau le plus élevé en mars et avril », à la fin de l’été dans l’hémisphère sud, où se trouvent les plus grandes étendues océaniques.

Les océans jouent un rôle de régulateur du climat en absorbant 90% de la chaleur excédentaire générée par les activités humaines, notamment la combustion de pétrole, de gaz et de charbon. Et Copernicus d’ajouter : « Ce record est un nouveau signe évident d’un océan soumis à un stress croissant. »

La hausse de température des océans est une catastrophe pour les écosystèmes, les coraux en particulier. Sans oublier que la hausse des températures océaniques augmente également le risque de phénomènes météorologiques extrêmes. Un océan plus chaud apporte davantage de chaleur et d’humidité à l’atmosphère, ce qui intensifie les précipitations et les tempêtes.

Sources : Copernicus.

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Ce record de température des eaux de surface des océans s’accompagne d’un phénomène tout aussi inquiétant : la dilatation thermique des océans. La dilatation thermique est l’expansion à pression constante du volume d’un corps occasionné par son réchauffement. Les océans n’échappent pas à cette loi de la physique

La NOAA nous apprend que le niveau moyen de la mer à l’échelle de la planète a augmenté de 21 à 24 centimètres depuis 1880. En 2023, ce niveau a atteint un nouveau record : 101,4 mm au-dessus de celui de 1993.
Le rythme de l’élévation du niveau de la mer s’accélère : il a plus que doublé, passant de 1,4 millimètre par an durant la majeure partie du 20ème siècle à 3,6 millimètres par an entre 2006 et 2015.
Dans de nombreuses régions du monde, la vitesse d’élévation locale du niveau de la mer dépasse la moyenne mondiale en raison de phénomènes tels que l’érosion, l’extraction du pétrole et ds l’eau, ainsi que l’affaissement des sols. Les inondations à marée haute sont désormais 300 % à plus de 900 % plus fréquentes qu’il y a 50 ans.
La NOAA avertit que si les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter et si la banquise continue de fondre, les modèles prévoient une élévation du niveau moyen de la mer pouvant atteindre 2,2 mètres d’ici 2100 et 3,9 mètres d’ici 2150 sur les côtes des États-Unis. Il est bien évident que de nombreux autres pays seront confrontés à une telle situation, avec des conséquences faciles à imaginer.

Source : NOAA.

Source: NASA

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The Copernicus agency reports that the average global ocean surface temperature reached 21.1°C on Saturday, August 22, 2026—an all-time daily record attributed by Copernicus to global warming and the development of the El Niño phenomenon. This temperature record surpasses the one set in March 2024, which stood at 21.09°C.
El Niño is often used as a convenient scapegoat. However, the rise in temperatures at the Earth’s surface and across the oceans is primarily driven by global warming, which is currently accelerating markedly. While El Niño—a phenomenon that recurs every two to seven years—compounds the temperature rise we have been experiencing for years, it is not the root cause of the problem; the underlying trend of ocean warming is driven chiefly by the accumulation of greenhouse gases in the atmosphere. The figures cited at the beginning of this post bear this out.
According to Copernicus, this daily record set in August is unusual because global ocean temperatures « typically peak in March and April »—at the end of the Southern Hemisphere summer, where the vast majority of the world’s ocean area is located.
Oceans act as climate regulators by absorbing 90% of the excess heat generated by human activities, particularly the burning of oil, gas, and coal.
Copernicus adds: « This record is yet another clear sign of an ocean under increasing stress. »
Rising ocean temperatures spell disaster for ecosystems, particularly coral reefs. Furthermore, warmer oceans increase the risk of extreme weather events; a warmer ocean releases more heat and moisture into the atmosphere, intensifying rainfall and storms.
Sources: Copernicus.

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This record-breaking ocean surface temperature is accompanied by an equally concerning phenomenon: thermal expansion. Thermal expansion is the increase in a body’s volume, at constant pressure, caused by warming; the oceans are not exempt from this law of physics.
NOAA reports that the global mean sea level has risen by 21 to 24 centimeters since 1880. In 2023, the level reached a new record: 101.4 mm above the 1993 level.
The rate of sea-level rise is accelerating: it has more than doubled, rising from 1.4 millimeters per year for most of the 20th century to 3.6 millimeters per year between 2006 and 2015.
In many regions of the world, the rate of local sea-level rise exceeds the global average due to factors such as erosion, oil and water extraction, and land subsidence. High-tide flooding is now 300% to over 900% more frequent than it was 50 years ago.
NOAA warns that if greenhouse gas emissions continue to rise and sea ice continues to melt, models predict a rise in mean sea level of up to 2.2 meters by 2100 and 3.9 meters by 2150 along U.S. coasts. Clearly, many other countries will face a similar situation, with consequences that are easy to imagine.
Source : NOAA.

Après l’Âge de Glace, voici l’Âge du Feu

Avec la hausse des températures due au réchauffement climatique qui affecte notre planète, les gigantesques incendies de forêts et de végétation sont de plus en plus nombreux et de plus en plus destructeurs. Certains chercheurs comparent les conséquences directes et indirectes de ces incendies sur la biodiversité et la vie humaine à celles qui ont accompagné l’ère glaciaire entre.-115 000 ans et -11 700 ans.

 Source;Geologyscience

Des philosophes, historiens et chercheurs ont développé la notion de « pyrocène », une nouvelle « ère du feu » avec laquelle il va nous falloir désormais cohabiter.

Un article paru sur le site web de France Info nous explique que tout commence plusieurs centaines de milliers d’années en arrière, quand l’Homme a commencé à domestiquer le feu, étape majeure de son évolution. La première fonction du feu était de faire cuire de la nourriture, mais aussi de déforester ou fertiliser des sols. Ces feux traditionnels étaient limités, retenus. L’Homme ne brûlait que le strict nécessaire.

Notre monde s’est trouvé bouleversé par le développement de l’industrie et des énergies fossiles. L’Homme a alors commencé à faire brûler la biomasse fossilisée plutôt que son homologue vivante. Les gisements de pétrole ou de charbon ont permis d’obtenir de l’énergie en abondance, sans avoir à puiser dans la nature et l’environnement de surface. Il s’agit d’un tournant majeur dans la vie de l’Homme. Son activité, basée sur la combustion d’énergie fossile, a nourri la crise climatique que nous subissons aujourd’hui. Les gaz à effet de serre rejetés par les industries ont provoqué une hausse rapide des températures qui, à son tour, a alimenté un nouveau type d’incendies, les « mégafeux ». Ces incendies sont nourris par le réchauffement climatique. L’Homme a mis en place une boucle de rétroaction qu’il ne maîtrise pas. On entre dans un cycle infernal dans lequel l’augmentation des températures fait baisser le taux d’humidité, ce qui dessèche la végétation qui devient extrêmement inflammable. Les forêts sont aussi de plus en plus attaquées par des insectes ravageurs et des pathologies qui croissent avec la chaleur.

Ces gigantesques incendies qui brûlent des dizaines de milliers d’hectares chaque été se caractérisent par leur intensité, leur vitesse de propagation at leur étendue. Un fait nouveau auquel personne ne s’attendait, c’est que ce type de feu génère ses propres événements climatiques, un phénomène observé pour la première fois aux États Unis où les incendies de végétation atteignent souvent des proportions qui dépassent l’entendement. Ce phénomène vient d’être observé en France, lors de l’incendie qui a ravagé plus de 42 000 hectares en Gironde. Fin juillet, les scientifiques ont expliqué qu’un pyrocumulonimbus était apparu au-dessus du brasier, en raison de la chaleur et du vent dégagé par les flammes. Cet orage de feu a continué d’alimenter l’incendie, compliquant le travail des pompiers. J’ai consacré une note à ce nouveau phénomène sur ce blog le 29 juillet 2026.

 Vue d’un mégafeu en Gironde (Crédit photo : SDIS)

Les scientifiques reconnaissent que le lien entre ces mégafeux et le climat est encore mal connu. Tout va trop vite, mais la relation ne semble faire aucun doute. Des travaux de recherche, menés en 2021 et publiés dans la revue Nature ont ainsi établi un lien entre la fonte de la banquise arctique – elle-même accélérée par le réchauffement climatique – et une plus grande intensité des incendies de forêt dans l’ouest des États-Unis.

En 2023, des scientifiques ont également révélé dans la revue Nature qu’une réaction chimique provoquée par la fumée des incendies à grande échelle en Australie avait élargi de 10% le trou de la couche d’ozone en 2020.

À l’inverse, une étude a montré que les cendres d’autres incendies australiens avaient atterri dans l’océan à des milliers de kilomètres de là, déclenchant des proliférations de plancton qui ont absorbé le CO2 supplémentaire, au moins temporairement. Toutefois, à côté de cet aspect positif, les cendres de ces incendies gigantesques, poussées par le vent, se sont déposées sur la banquise où elles ont réduit l’albédo.

Il faut se faire une raison : les mégafeux font désormais partie de notre environnement. C’est ce qui caractérise le pyrocène. Comme l’a déclaré un historien du feu aux États Unis, « nous sommes en train de créer un âge du feu, dans lequel le feu a la même force tellurique que la glace. Tout ce que la glace a façonné peut trouver un équivalent dans la période que nous commençons à entrevoir : les extinctions de masse, les variations du niveau des mers et des océans, les terres rendues inhabitables à l’homme. »

Face à cette menace, les chercheurs estiment que le combat frontal contre des incendies sera voué à l’échec. Selon eux, on ne peut pas lutter contre un mégafeu. On ne peut que tenter d’en prévenir le déclenchement.

Cette prévention passe par la lutte contre les causes du réchauffement climatique. Il faut donc parler d’anticipation et non d’adaptation comme le font nos gouvernants aujourd’hui. Cela suppose un changement des mentalités et la mise en œuvre de mesures pour lesquelles nous n’avons pas forcément les moyens, financiers en particulier. ,

Adapté d’un article paru sur le site web de France Info.

2026, l’année des éboulements dans les Alpes

La France adore les records en tous genres : températures extrêmes, nombres de jours de canicules, nombre d’hectares brûlés, nombre de noyés, nombre de morts en EHPAD, etc. Aujourd’hui, c’est le massif du Mont Blanc qui décroche le pompon en matière d’éboulements. L’année 2026 est en effet un record , tant dans la fréquence des éboulements que dans la quantité de roches qui se sont détachées des montagnes. 450 écroulements ont été recensés jusqu’à présent dans le massif du Mont-Blanc, contre 300 en 2022, année du précédent record. C’est à la fois impressionnant et très inquiétant. Il y a 10 ou 20 ans, quelques dizaines d’éboulements seulement étaient enregistrés.

De tels effondrements sont bien sûr dus au réchauffement climatique et aux fortes températures enregistrées sur le massif alpin. Je ne parlerai pas de « large majorité » comme le fait le CNRS, mais de « quasi totalité » pour désigner le nombre d’effondrements causés par la hausse des températures. À plusieurs reprises cet été, l’isotherme 0°C est monté à plus de 5000 mètres d’altitude. Dans de telles conditions, le permafrost de roche qui assure la stabilité des parois dégèle et tout s’écroule.

Le 5 août 2026, un important éboulement a été observé sur la face sud du Cervin, côté italien, générant une impressionnante avalanche de poussière.

Crédit photo : presse régionale

Le 12 août, un événement semblable a été observé sur le versant de l’Aiguille du Midi à Chamonix. Le téléphérique que l’on aperçoit sur les images de l’événement diffusées sur les réseaux sociaux, n’a, heureusement, pas été impacté par l’effondrement.

Source: réseaux sociaux

Les glaciers contribuent eux aussi à ce phénomène. Dans un état normal, ils exercent des pressions stabilisatrices sur leur encaissant, mais lorsqu’ils fondent et perdent de l’épaisseur, les parois se décompriment, ce qui peut causer des éboulements.

Il y a quelques années, en Nouvelle Zélande, les éboulements dans l’encaissant du glacier Fox, l’un des plus imposants du pays, ont entraîné une interdiction des randonnées dans la vallée glaciaire.

La perte rapide d’épaisseur de tels glaciers est visible car la nature n’a pas le temps de reprendre ces droits, comme ci-dessous sur la glacier d’Aletsch en Suisse.

Photos: C. Grandpey

Les scientifiques avertissent que les éboulements vont se poursuivre dans les prochaines semaines et même en automne. En effet, l’énorme quantité de chaleur qui s’est accumulée à l’intérieur de la roche pendant l’été 2026 va continuer à y pénétrer jusqu’en novembre, décembre, voire jusqu’en janvier. Le géomorphologue Ludovic Ravanel explique que les plus gros éboulements auront lieu cet automne, mais ils devraient être moins fréquents.

Il est bien évident que la déstabilisation des parois rocheuses est un risque pour les alpinistes. Plusieurs d’entre eux ont péri dans les Alpes depuis le début de la saison estivale. J’ai signalé plusieurs accidents sur ce blog. Ainsi, le 13 juin, deux alpinistes d’une trentaine d’années ont été emportés sur près de 300 mètres par une chute de pierres sur l’arête Kuffner du Mont Maudit. Le même jour, côté italien du massif, un skieur-alpiniste de 56 ans a trouvé la mort après le déclenchement d’une plaque de neige sur l’éperon de la Brenva, vers 4 100 mètres d’altitude.

J’ai aussi expliqué (voir ma note du 12 août) que les refuges de Tête Rousse et du Goûter avaient été fermés afin de dissuader les alpinistes d’emprunter ces voies d’accès au sommet du Mont Blanc car elles étaient jugées trop dangereuses à cause des éboulements. Ce n’est pas pour rien que le couloir du Goûter a été surnommé le « couloir de la mort ».

Couloir du Goûter (Crédit photo: presse régionale)

Le réchauffement climatique en montagne est également un problème pour les infrastructures, les refuges et les remontées mécaniques. Plusieurs refuges ont été fermés par sécurité ces dernières années.

Comme je l’ai écrit précédemment, plusieurs courses en haute montagne décrites en 1973 par le guide Gaston Rébuffat sont aujourd’hui impossibles.