Vers une nouvelle canicule?

Concentrations de CO2 : 429,80 ppm (29 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Sommes-nous repartis pour une nouvelle canicule au mois de juillet ? La ministre de la Transition écologique Monique Barbut a indiqué le mercredi 24 juin, qu’il était fort probable que la canicule revienne dès le début juillet, plus précisément entre le 6 et le 14 juillet 2026. Cette déclaration a provoqué une levée de boucliers dans les médias. Ainsi, Christine Peña, journaliste météo à France Info, a affirmé haut et fort que c’était « faux ». De son côté, le gouvernement a expliqué la situation et Météo France a émis des réserves. La ministre s’appuyait sur les dernières projections du modèle européen ECMWF et du modèle américain CFS qui suggéraient des températures nettement supérieures aux normales sur la France et une vaste partie du continent. Les projections montraient une anomalie chaude persistante entre le 29 juin et le 26 juillet 2026. J’ajoutais dans une note publiée le 25 juin que « lorsque plusieurs agences climatiques convergent vers le même scénario plusieurs semaines à l’avance, le signal gagne généralement en crédibilité. »

Aujourd’hui, il semble que la ministre avait raison d’être inquiète pour le mois de juillet. En effet, les modèles météo convergent vers une nouvelle canicule à venir. Un météorologue explique que les températures vont remonter et grimper à des seuils très hauts sur l’Hexagone, à partir du week-end des samedi 4 et dimanche 5 juillet 2026. Les températures devraient connaître des niveaux similaires à ceux de la fin juin 2026  D’après les prévisions du 29 juin 2026, l’indicateur thermique national (ITN) se situerait à plus de 29°C le 8 juillet, donc au même niveau que lors de la canicule de la fin juin.

Si elle se confirme, cette nouvelle vague de chaleur intense posera à nouveau des problèmes. Le mois de juillet voit les premiers départs en vacances, mais aussi le départ du Tour de France à Barcelone le 4 juillet. Si le thermomètre flirte à nouveau avec les 40° à l’ombre, les coureurs vont à coup sûr souffrir sur des routes surchauffées. Il faudra peut-être prévoir des pauses fraîcheur comme pendant les marches de football de la Coupe du monde…

Anomalies thermiques le 23 juin 2026 (Source: Copernicus)

L’inadaptation française au réchauffement climatique

Concentrations de CO2 : 429,80 ppm (29 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Comme je l’ai expliqué dans ma note du 25 juin dernier, « politique et accélération sont deux mots qui cohabitent difficilement. Les gouvernements sont habitués à prendre des mesures sur le court terme et pas sur le long terme. […] Ils adorent pratiquer la politique de l’autruche et de la patate chaude. » Il n’est donc pas surprenant de constater que rien ou presque rien n’a été fait ces dernières années pour adapter notre pays au réchauffement climatique. Le phénomène avait été annoncé par les climatologues, mais nos gouvernants ont fait la sourde oreille. Aujourd’hui, c’est le gouvernement de Sébastien Lecornu qui est accusé de tous les maux, mais il n’est pas le seul responsable car ses prédécesseurs ne valent pas mieux.

Les exemples d’absences de mesures d’adaptation à la hausse des températures ne manquent pas, à commencer par les établissements scolaires. Faute de pouvoir accueillir convenablement les élèves, des centaines d’écoles et de collèges ont été contraints de fermer en ce mois de juin 2026. Nombre d’entre eux ont été rénovés, mais en oubliant de les adapter à la hausse annoncée des températures.

Après la canicule de 2003, les pouvoirs publics avaient promis de s’attaquer aux conséquences du réchauffement climatique. Il est vrai que la France avait connu la vague de chaleur la plus meurtrière de son histoire, avec plus de 19 000 décès.

En 2004, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin a présenté le premier Plan canicule pour la France. Il prévoyait un dispositif spécial durant l’été, avec une veille de Météo-France et de l’Institut de veille sanitaire pour alerter rapidement les pouvoirs publics en cas de pic à venir. Les préfets pouvaient déclencher des plans spécifiques dans les hôpitaux, les services de secours ou les maisons de retraite. Selon Santé publique France, le plan canicule a fait partie des plus efficaces en Europe.

En 2004, l’Etat a priorisé aussi les établissements accueillant des personnes âgées, principales victimes de la vague de chaleur de 2003. Chaque Ehpad devait disposer d’une pièce climatisée. Une journée nationale de solidarité a même été instaurée pour financer la prise en charge des seniors et des personnes handicapées. Cet exemple des Ehpad illustre des avancées pour certaines populations, mais il y avait de nombreux trous dans la raquette et des manques persistants dans l’adaptation globale aux très fortes chaleurs.

La canicule de 2003 aurait dû être un électrochoc, mais le sujet de l’adaptation au réchauffement climatique est resté absent des agendas politiques sous Nicolas Sarkozy, puis sous François Hollande ou Emmanuel Macron. On ne relève aucune trace de cette thématique dans les programmes des candidats élus à l’Elysée en 2007, en 2012, en 2017 et 2022. Il est vrai que les campagnes présidentielles se sont déroulées au printemps, avant les fortes chaleurs !

En 2023, le gouvernement a lancé un grand plan pour rénover entre 40 000 et 44 000 écoles en dix ans via des prêts, des financements et des aides spécifiques. Mais avec la crise budgétaire, l’enveloppe destinée aux élus locaux pour des travaux en matière de transition écologique est passée de 2,4 milliards d’euros en 2024 à 837 millions d’euros en 2026, dont près de 20% sont actuellement gelés pour des raisons budgétaires ! Cherchez l’erreur.

Aujourd’hui, en 2026, les experts expliquent que 80% des écoles ne sont pas équipées pour résister aux vagues de chaleur. Cela explique pourquoi environ 3 500 établissements scolaires ont dû fermer à la mi-juin à cause de la chaleur et 10 000 autres ont dû aménager leurs horaires. L’excuse souvent donnée par les autorités est que les écoles ont été conçues pour être utilisées de septembre à fin juin, avant les fortes chaleurs. De plus, l’accent a surtout été mis ces dernières années sur le confort d’hiver, pour faire baisser les factures d’énergies et lutter contre le gaspillage énergétique.

L’inadaptation face aux fortes chaleurs concerne aussi les transports. C’est peut-être le domaine où le mot urgence n’a pas sa place car les aménagements des infrastructures prennent des années, voire des décennies. Pourtant, développer le transport ferroviaire serait un bon moyen de lutter contre les émissions des gaz à effet de serre. Ces dernières années, le gouvernement a préféré délaisser les lignes dites secondaires, comme celle qui permet de relier Limoges à Angoulême et d’accéder ensuite à Bordeaux, la capitale de la région Nouvelle-Aquitaine ! Là encore, cherchez l’erreur.

Il est à redouter qu’une fois la crise climatique de 2026 sera passée, on oublie très vite la question de l’adaptation au réchauffement climatique. Certains ne manqueront pas de dire que la canicule a été exceptionnelle (« inédite » selon Emmanuel Macron) et ne se reproduira pas de si tôt. Mais le sujet reviendra immanquablement, de manière plus fréquente et plus intense, avec l’aggravation du réchauffement climatique. Les climatologues annoncent d’ores et déjà le retour d’un puissant phénomène de réchauffement El Niño pour le deuxième semestre 2026 et surtout l’année 2027.

J’attends de voir le comportement du gouvernement s’il n’y a pas de neige au moment des Jeux d’Hiver dans les Alpes en 2030.

Ceux de Cortina ont frôlé la correctionnelle et ont été sauvés par une abondante chute de neige au dernier moment. Comme par un coup de baguette magique, je suis persuadé que le gouvernement français trouvera des crédits pour financer la mise en place d’enneigeurs haute température au bilan environnemental désastreux pour sauver la face et affirmera ensuite que les Jeux ont été une réussite… ! La honte n’existe pas en politique.

Source: presse nationale.

La grande dégringolade des glaciers suisses // The great collapse of Swiss glaciers

Concentrations de CO2 : 430,34 ppm (26 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

En raison des vagues de chaleur qui ont frappé l’Europe en mai et juin 2026, les glaciers suisses sont en train de perdre une quantité considérable de glace. Le réseau de surveillance et de relevés glaciologiques des Alpes suisses (GLAMOS) indique que la neige et la glace accumulées l’hiver dernier par les glaciers suisses aura probablement entièrement fondu le 29 juin 2026. C’est la deuxième date la plus précoce jamais enregistrée représentant le point critique de fonte des glaciers. Cela signifie que toute fonte supplémentaire d’ici octobre 2026 entraînera un rétrécissement de la superficie des glaciers des Alpes suisses.

Le glacier d’Aletsch est victime du réchauffement climatique. Depuis 1856 il a perdu 3 km. Et la tendance s’accélère…(Photo: C. Grandpey)

D’après les données remontant à 2000, la seule autre fois où ce point critique a été atteint plus tôt que prévu remonte au 26 juin 2022. Comme indiqué plus haut, ce scénario alarmant est dû à la vague de chaleur actuelle, ainsi qu’à celle de mai, toutes deux survenant après un hiver peu enneigé.
Le GLAMOS signale « une ablation considérable, ainsi qu’une accélération de la fonte des glaces et de la neige dans toutes les Alpes. » Plusieurs stations météorologiques suisses ont enregistré de nouveaux records absolus. Le réseau de surveillance affirme que « nous sommes en avance de trois mois par rapport à un état optimal ».

Glacier du Rhône, un de ceux qui fondent le plus vite (Photo: C. Grandpey)

Depuis le début du siècle, le point de basculement (‘tipping point‘) est atteint en moyenne à la mi-août, ce qui est déjà trop tôt pour les glaciers du pays, qui reculent à un rythme alarmant. Une grande partie des eaux alimentant le Rhin et le Rhône, deux des principaux fleuves d’Europe, provient des glaciers alpins. Le glacier du Rhône, en particulier, est fortement touché par le réchauffement climatique. En dix jours, en juin 2026, il a perdu verticalement un mètre de glace à son front. J’ai expliqué l’importance de sa fonte à l’occasion de plusieurs visites effectuées dans le Valais.

Les bâches blanches ne parviennent plus à freiner la fonte du glacier du Rhône ‘Photo: C. Grandpey)

Le problème réside dans la persistance de températures extrêmement élevées. Selon le GLAMOS, le très mauvais état actuel des glaciers suisses est dû à une combinaison de facteurs défavorables, notamment un enneigement insuffisant et l’arrivée de poussières du Sahara en mars, réduit l’albédo des glaciers, leur capacité à renvoyer la lumière du soleil.
L’année 2026 est comparable à 2022, qui a été de loin l’année la plus extrême jamais enregistrée pour les glaciers des Alpes, avec des vitesses de fonte dépassant tous les records précédents.
En 2026, les apports de neige à la surface des glaciers ont diminué de 25 % par rapport à la période 2010-2020. Par ailleurs, le mois de mai a été doux, ce qui a entraîné une fonte prématurée du manteau neigeux. Une fois la couche de neige blanche et réfléchissante de l’hiver disparue, la surface grise, plus sombre et plus absorbante, de la glace nue est exposée. Celle-ci absorbe le rayonnement solaire plus rapidement, ce qui signifie que la fonte extrême produit un effet d’entraînement qui accélère le processus et aggrave encore la situation.

Photo: C. Grandpey

Bien que l’ampleur totale de la fonte et de ses conséquences cette année ne puisse être mesurée qu’en septembre, le GLAMOS affirme qu’il est déjà clair que la fonte des glaces sera très importante cette année encore.
Les glaciers des Alpes suisses ont commencé à reculer il y a environ 170 ans. Ce recul était initialement modeste, mais ces dernières décennies, la fonte s’est considérablement accélérée avec le réchauffement climatique. Le volume des glaciers suisses a diminué de 38 % entre 2000 et 2024. La Suisse a déjà perdu 1 200 glaciers au cours des 50 dernières années et il n’en reste plus que 1 300. Ces glaciers disparus étaient de petite taille, mais ils restaient importants dans les régions périphériques des Alpes.
Dans la conclusion de son rapport, le GLAMOS affirme que « si le réchauffement se poursuit au rythme des dernières décennies, il ne restera plus en Suisse, d’ici 2100, que quelques rares vestiges de glace ».
Source : GLAMOS, AFP via Yahoo News.

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Due to the heatwaves that have battered Europe in May and June 2026, Swiss glaciers are set to lose an enormous amount of ice. The Glacier Monitoring in Switzerland (GLAMOS) indicates that the snow and ice accumulated last winter by Switzerland’s glaciers is expected to have all melted away by June 29, 2026, marking the alarming second-earliest arrival on record of the tipping point known as glacier loss day. This means that all further melting between now and October will see the size of glaciers in the Swiss Alps shrink.

In data going back to 2000, the only time that the tipping point arrived even earlier was in 2022, when it came on June 26. The grim scenario is driven by the current heatwave, as well as the one in May, both coming on the back of another winter with poor snowfall.

Te GLAMOS says there has been an « enormous ablation, ice melt rates and snow melt rates all over the Alps, » with multiple Swiss weather stations registering new all-time records. The monitoring institute says « we are three months too early compared to a healthy state. »

This century, the tipping point, on average, has been reached in mid-August, which is in itself already bad news for the nation’s glaciers, which are shrinking at a staggering rate. Much of the water that flows into the Rhine and the Rhone, two of Europe’s major rivers, comes from the Alpine glaciers. In particular, the Rhone Glacier is suffering a lot. In the 10 days in June 2026, there was one metre of ice melted in the vertical direction at the front of the glacier.

The problem is that there have been very high temperatures that have lasted for a very long time.

According to the GLAMOS, the « very bad state of the glaciers at the moment is due to a « combination of bad circumstances », including less snowfall, and the arrival of dust from the Sahara Desert in March, reducing the glacier’s albeido..

2026 is similar to 2022, which for glaciers was by far the most extreme year ever recorded in the Alps, with melt rates shattering everything that had been seen before.

2026 has seen 25 percent less snow replenishing the surface of the glaciers compared to the 2010-2020 figures. Meanwhile May was warm, causing the snowpack to disappear earlier. Once the reflective white snow coverage from winter is gone from the top of the glacier, the darker, more absorbent grey surface of the bare ice is exposed. This absorbs radiation more quickly, meaning extreme melting produces an accelerating feedback effect, worsening the situation even further.

While the full scale of this year’s damage will be measured in September, te GLAMOS says it is clear already now that we will have very strong ice loss also this year.

Glaciers in the Swiss Alps began to retreat about 170 years ago. The retreat was initially modest but in recent decades, melting has accelerated significantly as the climate warms.The volume of Swiss glaciers shrank by 38 percent between 2000 and 2024. Switzerland had already lost 1,200 glaciers in the past 50 years, and there are now only 1,300 left. Those lost were small glaciers, but they were still relevant in peripheral regions of the Alps.

In the conclusion of its report, the GLAMOS says that « if warming continues as it did over the last decades, by 2100 Switzerland will only be left with some little remnants of ice. »

Source : GLAMOS, AFP via Yahoo News.

La grande dégringolade des glaciers français

Concentrations de CO2 : 430,34 ppm (26 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Mon premier contact avec les glaciers alpins s’est fait en août 1956. Je me souviens de la masse imposante du glacier des Bossons au-dessus de la vallée de Chamonix. De la même façon, le petit bonhomme de 8 ans que j’étais à l’époque ne peut oublier les impressionnantes crevasses qu’il fallait franchir sur des planches pour accéder à la grotte creusée dans la Mer de Glace.

Photos: G. Grandpey

Aujourd’hui, ces paysages ont beaucoup changé. Comme pris de panique devant les coups de boutoir du réchauffement climatique, le Glacier des Bossons s’enfuit et recule à une vitesse phénoménale. Pire encore, l’année 2023 a vu l’ouverture d’une profonde balafre dans la rivière de glace et chaque journée de fortes chaleurs a un peu plus raison de sa partie inférieure. Le trou béant s’agrandit à vue d’œil et confirme que le glacier des Bossons est à l’agonie. Les rochers mis à nu accélèrent la fonte puisque le noir attire la chaleur…

alors que le blanc la repousse par effet albédo. Pour les habitants et les visiteurs de la vallée de Chamonix, le glacier des Bossons est devenu l’un des symboles les plus visibles des conséquences du réchauffement climatique qui affecte les montagnes européennes.

Crédit photo: presse régionale

De la même façon, la Mer de Glace est quasiment devenue une mer morte. Contrairement aux années 1950 de mon enfance, sa surface de glace est aujourd’hui invisible, cachée par la couche marron de matériaux qui se sont effondrés de son encaissant.

La Mer de Glace en 2022

Atteindre la grotte de glace est devenu une véritable expédition. Il faut emprunter une télécabine puis une volée de plusieurs centaines de marches.

La punition est la même pour le Glacier d’Argentière dont le front atteignait presque le village éponyme en 1910 comme le montre l’image ci-dessous.

Aujourd’hui il faut prendre un téléphérique et effectuer une longue marche pour atteindre le front du glacier.

Photo: C. Grandpey

A Tignes, on pratique le ski d’été sur le glacier de la Grande Motte perché à 3656 mètres d’altitude , mais pour combien de temps ? Comme ses copains alpins, le glacier fond à la vitesse V et les responsables locaux parlent de transformer le ski d’été en ski de printemps pour éviter les canicules à répétition. Ces dernières années, la fermeture de la saison de ski d’été a dû être avancée. Sous l’effet du réchauffement climatique, le glacier de la Grande Motte connaît une perte d’épaisseur de l’ordre de 2 à 4 mètres chaque année, et dans dix ans,il aura quasiment intégralement fondu.

Photo: C. Grandpey

Un peu plus au sud, dans le massif des Écrins, le Glacier Blanc recule à vue d’œil lui aussi. Il suffit de regarder cette image proposée par la Parc National pour s’en rendre compte.

Depuis le fond de vallée, il faut un bon téléobjectif pour photographier le front du glacier. Lui aussi aura disparu dans quelques années.

Photo: C. Grandpey

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En novembre 2022, l’UNESCO alertait à nouveau sur la disparition de glaciers emblématiques du Patrimoine mondial. Un tiers des sites concernés devraient disparaître d’ici 2050. Cinquante sites abritent des glaciers. Au total, 18 600 glaciers ont été identifiés dans ces 50 sites, couvrant une superficie d’environ 66 000 km2, ce qui représente près de 10 % de la superficie totale des glaciers sur Terre. Une nouvelle étude de l’UNESCO montre que ces glaciers reculent à un rythme accéléré depuis 2000 en raison des émissions de CO2. Ils perdent actuellement 58 milliards de tonnes de glace chaque année, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’eau combinée de la France et de l’Espagne, et sont responsables de près de 5 % de l’élévation du niveau de la mer observée à l’échelle mondiale.

L’étude de l’UNESCO conclut que les glaciers d’un tiers des 50 sites du Patrimoine mondial sont condamnés à disparaître d’ici 2050, quels que soient les efforts déployés pour limiter la hausse des températures.

La moitié de l’humanité dépend directement ou indirectement de l’eau issue des glaciers pour l’usage domestique, l’agriculture et l’énergie. Les glaciers, qui alimentent de nombreux écosystèmes, sont également des piliers de la biodiversité.