Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Une série de puissantes éruptions a été observée sur le Ruang, le volcan le plus méridional de l’arc des îles Sangihe, dans la province de Sulawesi du Nord (Indonésie). L’éruption a commencé aux premières heures du 17 avril 2024. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge et le niveau d’alerte volcanique a été relevé à 3 sur une échelle de 4 niveaux. Les autorités locales ont évacué plus de 800 personnes vivant sur l’île à titre préventif. Elles craignaient que le volcan s’effondre dans la mer et déclenche un tsunami, comme cela a déjà eu lieu en 1871. Selon le VAAC de Darwin, le panache de cendres s’est élevé jusqu’à 13,7 km au-dessus du niveau de la mer.

L’éruption s’est à nouveau intensifiée pendant la nuitdu 17 au 18 avril, poussant les autorités à relever le niveau d’alerte au maximum sur une échelle de quatre niveaux. L’aéroport international de Manado situé à plus d’une centaine de kilomètres du volcan a été fermé. Des évacuations massives, s’ajoutant à celles du 17 avril, ont été décrétées dans la région. 11 000 habitants étaient concernés dans la zone proche du volcan, qui comprend l’île de Tagulandang, où vivent environ 20 000 personnes.

Le Ruang, à ne pas confondre avec Raung sur l’île de Java, n’est pas le volcan indonésien le plus connu. C’est le volcan insulaire le plus méridional des îles Sangihe. Il se trouve dans un étroit détroit au sud-ouest de l’île Tagulandang.

Le sommet présente un cratère partiellement occupé par un dôme de lave qui s’est formé en 1904. Le dernier épisode éruptif de ce volcan remonte à septembre 2002, avec un VEI 4. Les éruptions explosives se sont souvent accompagnées de formation de dômes de lave et de coulées pyroclastiques qui ont endommagé des zones habitées.
Source : PVMBG, Jakarta Post, Smithsonian Institution.

Vue de l’éruption dans sa phase initiale (Crédit photo : PVMBG)

Dernière minute (19 avril 2024)  : l’éruption du Ruang continue de provoquer des perturbations dans l’espace aérien. L’aéroport international Sam Ratulangi de Manado, situé à environ 95 kilomètres du Ruang, reste fermé au moins jusqu’à aujourd’hui 19 avril.
Le port de Tagulandang est actuellement opérationnel pour gérer les évacuations et la distribution de l’aide aux localités touchées.
Après l’éruption qui a débuté le 16 avril, les réseaux d’électricité et de communication ont été interrompus dans le village de Laing Patehi sur l’île de Ruang, tandis que dans le village de Lumbo sur l’île de Tagulandang, les réseaux de communication ne fonctionnent pas de manière optimale.

Selon les données du BPBD, 272 foyers, soit 838 personnes, ont été déplacées sur l’île de Tagulandang. Dans le même temps, l’évacuation des habitants se poursuit sur l’île de Tagulandang, en particulier du côté ouest face à l’île de Ruang. La collecte de données en cours par le gouvernement local indique l’évacuation de 6 045 personnes.
Le Ruang est actuellement visible mais partiellement recouvert de brume. Le cratère principal émet des panaches blancs d’intensité modérée à forte, à environ 50-100 mètres au-dessus du sommet.
Le niveau d’alerte est maintenu à 4, le maximum.
Source : Jakarta Globe.

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Toujours dans les îles Sangihe, à environ 150 km au nord du Ruang, une hausse de la sismicité volcanique a été enregistrée sur l’Awu le 22 mars, puis à nouveau du 10 au 15 avril 2024, ainsi qu’une inflation de l’édifice volcanique. Le niveau d’alerte est passé à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à au moins 5 km du cratère.

La dernière période éruptive de l’Awu a duré de juin à août 2004 avec un VEI 2. L;histoire montre que le volcan est très actif, avec des éruptions dévastatrices en 1711, 1812, 1856, 1892 et 1966. Elles ont produit d’importantes coulées pyroclastiques et des lahars, conduisant à la mort de plus de 8 000 personnes.

Source : PVMBG, Jakarta Post, Smithsonian Institution.

Sismicité sur l’Awu entre août 2023 et avril 2024 (Source: PVMBG)

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Une hausse de la sismicité à faible profondeur est enregistrée sur le Kuchinoerabujima (Îles Ryukyu / Japon) depuis début avril. Le nombre et la magnitude de ces événements restent élevés. Le niveau d’alerte est passé à 3 (sur une échelle de 1 à 5) le 13 avril 2024. Le public a été prévenu que des blocs éjectés et des coulées pyroclastiques peuvent impacter les zones proches du sommet.
Source : JMA.

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En Islande, cela fait un mois que l’éruption a débuté sur la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar, sur la péninsule de Reykjanes. Il s’agit de la plus longue éruption de la série qui a commencé en décembre 2023, et de la deuxième plus longue des éruptions sur la péninsule de Reykjanes depuis 2021. Cette dernière éruption a débuté dans la soirée du 16 mars 2024 sur une fracture de près de 3 km de long.
Au début, la lave s’est dirigée principalement vers le sud et le sud-est, le long des digues de terre en direction de la Suðurstrandarvegur, et vers le nord-ouest en direction de la Grindavíkurvegur. Environ quatre heures après le début de l’éruption, la lave a recouvert la Grindavíkurvegur. L’éruption est désormais stable mais le Met Office indique qu’elle diminue très lentement. Dans le même temps, on observe une hausse du soulèvement du sol dans le secteur de Svartsengi, ce qui est tout à fait cohérent avec le fait que le débit de l’éruption diminue. Une partie du magma provenant des profondeurs s’accumule sous Svartsengi car le cratère qui s’est ouvert sur la fracture éruptive ne peut pas absorber la totalité du magma en provenance des profondeurs.
Source : MetOffice.

Image webcam de l’éruption le 16 avril 2024

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L’activité éruptive se poursuit sur le Poás (Costa Rica). Des bouches au fond sec du cratère émettent des panaches de gaz et de vapeur. Le nombre d’événements phréatiques a commencé à augmenter le 10 avril 2024 avec des panaches qui se sont élevés de 500 m de hauteur. La population de plusieurs localités a signalé une odeur de soufre. Une petite explosion le 14 avril a produit de l’incandescence et une émission de cendres qui s’est élevée à moins de 300 m de hauteur.
Source : OVSICORI.

Exemple d’incandescence dans le cratère du Poás le 22 avril 2017 (Crédit photo: OVSICORI)

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Une nouvelle éruption phréatique s’est produite sur le Taal (Philippines) le 12 avril 2024, avec un panache de vapeur qui s’est élevé à 2,4 km au-dessus du niveau de la mer. Quatre autres éruptions phréatiques ont produit des panaches qui s’élevaient de 100 à 300 m de hauteur. Des éruptions de moindre intensité ont suivi ces événements qui provenaient d’une nouvelle bouche sur le côté sud-ouest du Main Crater. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5) et il est rappelé au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanente.
Source : PHIVOLCS.

Volcano Island dans le cratère du Taal (Crédit photo: Wikipedia)

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L’éruption du Sabancaya (Pérou) se poursuit avec une moyenne de 44 explosions quotidiennes. Les panaches de gaz et de cendres s’élèvent jusqu’à 3 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste Orange (niveau 3 sur une échelle de quatre couleurs) et le public est prié de rester en dehors d’un rayon de 12 km autour du sommet.
Source : Instituto Geofísico del Perú (IGP)

Eruption typique du Sabancaya (Crédit photo: IGP)

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Il n’y a actuellement aucune activité éruptive sur le Kilauea (Hawaï), ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour le tourisme volcanique sur l’archipel. Une faible sismicité continue d’être enregistrée sous le sommet du Kilauea et dans la zone du rift sud-ouest. Le nombre quotidien de séismes reste bien inférieur à ce qu’il était lors de l’intrusion de janvier à février ou avant les récentes éruptions sommitales.
Le niveau de déformation du sol reste faible et stable.
Les émissions de SO2 sont peu importantes depuis octobre 2023 avec une moyenne de 60 tonnes par jour le 27 mars 2024.

Source : HVO.

Calme plat dans le cratère de l’Halema’uma’u (Image webcam)

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Sur l’Ile de la Réunion, l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) indique qu’aucune activité éruptive n’a été observée au cours du mois de mars 2024. Pour mémoire, la dernière éruption a pris fin le 10 août 2023, après avoir débuté le 2 juillet de cette même année

L’OVPF précise que le mois de mars 2024 aura été marqué par une augmentation de la sismicité sous le sommet à partir du 5 mars, passant de 1 séisme volcano-tectonique superficiel par jour en début du mois à 4 à 5 événements en milieu de mois, pour redescendre à 1 séisme par jour

en fin de mois. La plupart de ces séismes étaient de faible magnitude, mais 17 d’entre eux ont pu être localisés sous le cratère Dolomieu.

L’inflation sommitale qui s’était arrêtée fin novembre 2023 a repris en février 2024. Elle est liée à une mise en pression du réservoir magmatique superficiel localisé à 1,5-2 km de profondeur sous le cratère Dolomieu.

Dans la conclusion de son rapport pour le mois de mars, l’Observatoire rappelle que le processus de pressurisation du réservoir superficiel peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines avant que le

toit du réservoir ne se fragilise et ne se rompe, donnant ainsi lieu à une injection de magma vers la surface et à une éruption. Le phénomène peut également s’arrêter sans donner lieu – à brève échéance – à une éruption.

Photo: C. Grandpey

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

A series of powerful eruptions took place at Ruang, the southernmost volcano in the Sangihe Island arc, in the North Sulawesi province (Indonesia). The eruption started in the early hours of April 17th, 2024. The Aviation Color Code was raised to Red, the Volcano Alert Level to 3 out of 4, and local authorities started evacuating more than 800 people living on the island as a preventive measure. There were fears the volcano could collapse into the sea and trigger a tsunami, as this happened in 1871. According to the Darwin VAAC, the ash plume rose up to 13.7 km above sea level.

The eruption intensified again during the night of April 17th-18th, prompting authorities to raise the alert level to the maximum on a scale of four levels. The Manado international airport located more than a hundred kilometers from the volcano was closed. Massive evacuations, in addition to those of April 17th, were ordered in the region. 11,000 residents were affected in the area near the volcano, which includes the island of Tagulandang, where around 20,000 people live.

Ruang, not to confuse with Raung on Java, is not the best known Indonesian volcano. It is the southernmost island volcano in the Sangihe Islands. It is located across a narrow strait SW of the larger Tagulandang Island. The summit contains a crater partially filled by a lava dome initially emplaced in 1904. The last eruptive episode at this volcano was in September 2002, with a VEI 4. Explosive eruptions have often been accompanied by lava dome formation and pyroclastic flows that have damaged inhabited areas.

Latest (April 19th, 2024) : Mount Ruang’s eruption, is still causing airspace disruptions until at least April 19th, 2024. . Consequently, Sam Ratulangi International Airport in Manado City, which is about 95 kilometers from Mount Ruang, stays closed for now.

The Tagulandang Port is currently operational for evacuation mobilization and distribution of aid to affected communities.

After the explosive eruption that started on April 16th, electricity and communication networks were disrupted in Laing Patehi Village on Ruang Island, while in Lumbo Village on Tagulandang Island, communication networks are not functioning optimally. According to BPBD data, there are 272 households or 838 people displaced on Tagulandang Island. Meanwhile, evacuation of residents is also carried out on Tagulandang Island, especially on the west side facing Ruang Island. The data collection is still ongoing by the local government, with temporary data totaling 6,045 people.

Mount Ruang is currently visible but partly covered in mist. The main crater is emitting white plumes with moderate to thick intensity, about 50-100 meters above the summit.

The alert level is kept at 4, the highest on a 4 colour scale.

Source : Jakarta Globe, PVMBG, Jakarta Post, Smithsonian Institution..

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Still in the Sangihe Islands, about 150 km north of Ruang, an increase in both deep and shallow volcanic earthquakes at Awu were recorded on March 22nd and again during April 10th-15th, 2024, together with an inflation of the volcano. The Alert Level was raised to 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay at least 5 km away from the crater.

The last eruptive period at Awu lasted from June to August 2004 with a VEI 2. Historically, the volcano has been highly active, with devastating eruptions in 1711, 1812, 1856, 1892, and 1966 that produced significant pyroclastic flows and lahars, leading to over 8 000 deaths.

Source : PVMBG, Jakarta Post, Smithsonian Institution.

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Shallow volcanic earthquakes at Kuchinoerabujima (Ryukyu Islands / Japan) have been recorded since the beginning of April. The number and magnitude of the earthquakes remains elevated. The Alert Level was raised to 3 (on a scale of 1-5) on April 13th , 2024. The public has been warned that ejected blocks and pyroclastic flows may impact areas close to the summit area.

Source : JMA.

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In Iceland, it is a month since the eruption started on the Sundhnúkagígar crater row on the Reykjanes Peninsula. It has been the longest of all in this series of eruptions and the second-longest of the eruptions on the Reykjanes peninsula since 2021. The event started in the evening of March 16th, 2024 on a fissure that was nearly 3 km long.

At the beginning, lava flowed mostly to the south and southeast, along the defense walls toward the Suðurstrandarvegur road, and to the northwest toward Grindavíkurvegur road. About four hours after the eruption began, lava flowed across Grindavíkurvegur road. The eruption now is stable but the Met Office indicates it is very slowly decreasing. At the same time, there is an increase in the inflation underneath Svartsengi, which is entirely consistent with the fact that the flow of the eruption is decreasing. Part of the magma coming from depth accumulates underneath Svartsengi, but the crater cannot handle the entire flow.

Source : Met Office.

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Eruptive activity continues at Poás (Costa Rica).Vents on the dry crater floor emit gas and steam plumes and the number of phreatic events began to increase on April 10th, 2024. The plumes rose 500 m. Residents in several communities reported a sulfur odor. A small explosion on April 14th produced a pulse of incandescence and an ash emission that rose less than 300 m.

Source : OVSICORI.

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A new phreatic eruption occurred at Taal (Philippines) on April 12th, 2024, with a steam plume that rose 2.4 km above sea level. Four other phreatic eruptions produced steam plumes that rose 100-300 m. More minor eruptions followed these events which originated from a new vent on the SW side of Taal Main Crater. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5), and the public is remindes that the entire Taal Volcano Island is a Permanent Danger Zone.

Source : PHIVOLCS.

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The eruption at Sabancaya (Peru) continues with an average of 44 daiky explosions. Gas-and-ash plumes rise as high as 3 km above the summit. The Alert Level remains at Orange (level 3 on a four-color scale) and the public is askedto stay outside a 12-km radius from the summit.

Source : Instituto Geofísico del Perú (IGP)

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There is currently no erutive activity at Kilauea (Hawaii), which id not good news for volcanic tourism on the archipelago. Low-level seismicity continues beneath the summit of Kilauea and the Southwest Rift Zone. The number of daily earthquakes remains well below those detected during the January–February intrusion or prior to recent summit eruptions.

Rates of ground deformation remain low and stable.

SO2 emissions have remained at low levels since October 2023 with an average of 60 tonnes per day recorded on March 27th, 2024.

Source : HVO.

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On Reunion Island, the Piton de la Fournaise Volcanological Observatory (OVPF) indicates that no eruptive activity was observed during the month of March 2024. For the record, the last eruption ended on August 10th 2023, after starting on July 2nd of that same year
OVPF specifies that the month of March 2024 was marked by an increase in seismicity beneath the summit from March 5th, going from 1 shallow volcano-tectonic earthquake per day at the start of the month to 4 – 5 events in the middle of the month, and then to 1 earthquake per day
at the end of the month. Most of these earthquakes were of low magnitude, but 17 of them could be located under the Dolomieu crater.
Summit inflation which stopped at the end of November 2023 resumed in February 2024. It is linked to a pressurization of the shallow magmatic reservoir located at a depth of 1.5-2 km beneath the Dolomieu crater.
In the conclusion of its report for the month of March, the Observatory explains that the pressurization process of the surface reservoir can last several days to several weeks before the roof of the reservoir weakens and ruptures, causing an injection of magma towards the surface and triggering an eruption. The phenomenon can also stop without causing an eruption in the short term.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Des signaux acoustiques pour détecter le début d’une éruption // Acoustic signals to detect the start of an eruption

La dernière éruption du Mauna Loa sur la Grande Ȋle d’Hawaï a commencé le 27 novembre 2022. Elle a été précédée d’une activité sismique intense environ une demi-heure avant que la lave soit visible sur les caméras de surveillance.

Image des premières heures de l’éruption sur la caméra thermique du HVO

Ces caméras sont essentielles pour contrôler l’activité éruptive mais les vues de l’activité peuvent être entravées par les nuages, le brouillard ou les gaz volcaniques. Il se peut aussi que les caméras ne couvrent pas suffisamment le site de l’éruption. C’est pourquoi l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) et d’autres observatoires dans le monde utilisent d’autres méthodes pour tenter d’identifier l’activité éruptive même si le volcan n’est pas parfaitement visible.
Une de ces méthodes consiste à mesurer les bruits émis par une éruption. Ils s’éloignent progressivement de la source, comme le font les rides sur l’eau quand on y a jeté une pierre.
Les scientifiques installent régulièrement des réseaux de capteurs acoustiques sur les flancs des volcans. Ces capteurs sont capables de mesurer le bruit audible, mais aussi le bruit inaudible dont les fréquences (infrasons) ne sont pas perçues l’oreille humaine. Un traitement informatique de ces données est ensuite mis en oeuvre pour rechercher des signaux provenant d’une direction distincte.
Le HVO surveille les volcans hawaiiens à l’aide de données traitées en temps quasi réel en provenance de réseaux acoustiques qui mesurent les changements de pression autour du Kilauea et du Mauna Loa. Des réseaux de capteurs sont déployés sur le terrain pour permettre aux ordinateurs de rechercher des corrélations dans l’énergie acoustique provenant de centres d’éruption probables.
Le traitement des données permet de comparer toutes les formes d’ondes du réseau et examine la cohérence des ondes dans diverses conditions. Dans les tracés obtenus, les cohérences de forme d’onde sont marquées par des points rouges et orange et les incohérences par des points bleu clair et foncé. Les sons incohérents ressemblent à ceux que l’on peut entendre dans une forêt par une journée de grand vent, tandis qu’un son plus cohérent serait celui émis par une voiture qui klaxonne.
Les signaux acoustiques cohérents ont souvent des caractéristiques qui leur permettent d’être distingués lors du traitement des données. Deux bons indicateurs de cohérence sont la vitesse et la direction des ondes. Par exemple, près de la surface de la Terre, les sons se propagent généralement à des vitesses d’environ 300 à 400 mètres par seconde. Le réseau d’infrasons du HVO se trouve à l’intérieur du Parc national des volcans d’Hawaii et couvre un angle d’environ 300 degrés, tout en étant pointé vers le sommet du Mauna Loa. La détection automatique peut utiliser ces signaux (cohérence, vitesse et direction des ondes) pour permettre aux scientifiques de comprendre rapidement quand une éruption se produit au sommet du Mauna Loa.

La figure D ci-dessus montre qu’une légère activité éruptive a commencé vers 23 h 25. En réalité, l’activité a probablement commencé environ 2 minutes plus tôt, vers 23 h 23, étant donné qu’il faut environ 2 minutes au son pour voyager du sommet du Mauna Loa jusqu’au réseau de capteurs acoustiques.
La figure A montre qu’à 23 h 36, les coulées de lave émises par l’éruption avançaient rapidement à travers la caldeira sommitale du Mauna Loa. L’activité s’est intensifiée fortement vers 23h40.
Cela montre l’intérêt d’utiliser plusieurs lignes d’informations pour évaluer l’activité éruptive.
En plus des méthodes acoustiques, le HVO utilise une panoplie d’instruments, notamment en matière d »imagerie sismique, de déformation, d’analyse des gaz, ainsi qu’un réseau de caméras.
Source : USGS, HVO.

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Mauna Loa’s latest eruption on Hawaii Big Island started on Novembre27th, 2022. It was preceded by intense earthquake activity about half an hour before lava could be seen lava seen on the webcams.

Remote cameras are critical to confirm eruptive activity but, in many cases worldwide, views of the activity can be obscured. Clouds, fog or volcanic gas can block views, or cameras might not cover the eruption site. Hence, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) and other observatories around the globe use other methods to attempt to identify eruption activity even if the volcano cannot be clearly seen.

One way to monitor volcanic activity is to measure the sounds of an eruption. They can rapidly travel away from the eruption vent in the same way a rock thrown into calm water can make ripples that move away from the source.

Scientists routinely install arrays of acoustic sensors on the flanks of volcanoes that can measure the audible and the inaudible noise which have frequencies (infrasounds) that human ears can’t sense. Computer processing is then used to look for signals that come from a distinct direction.

HVO monitors local volcanoes using rapidly processed near real-time data from acoustic arrays that measure pressure changes around Kīlauea and Mauna Loa. The grouped sensor arrays are deployed in the field to allow computers to look for correlations in acoustic energy from likely eruption centers.

The processing compares all waveforms of the array and looks at the coherency of the waves under a range of conditions. In the plots, strong waveform coherency are marked by red and orange dots and incoherent waves are marked by light and dark blue. Incoherent sounds are like those one can hear in the middle of a forest on a windy day and more coherent sound would be from a car honking on the road.

Coherent acoustic signals often have characteristics that allow them to be distinguished by the processing of array data, and two good indicators of coherency come from the wave speed and wave direction across the array. For example, near the surface of the Earth sounds usually travel at speeds of about 300 to 400 meters per second. The Hawaiian Volcano Observatory’s infrasound array is located in Hawai‘i Volcanoes National Park and has a compass direction of about 300 degrees, pointing back to Mauna Loa summit. Automated detection can use these characteristics (coherency, wave speed and direction) to improve the scientists’ ability to rapidly understand when an eruption is occurring at the Mauna Loa summit.

Panel D of the figure above shows that the compass back direction becomes very stable at about 11:25 p.m., which indicates that mild eruptive activity had started. Its timing was probably about 2 minutes earlier, at about 11:23 p.m., given that it takes about 2 minutes for sound to travel from the summit of Mauna Loa to the array of acoustic sensors.

Indeed, panel A of the figure above shows that by 11:36 p.m., lava flows being generated by the new eruption were rapidly expanding across the Mauna Loa summit caldera. The progression and expansion of the lava is followed by a strong intensification of that activity around 11:40 p.m.

This shows the value of using multiple lines of information to evaluate eruptive activity.

In addition to acoustic methods, the Hawaiian Volcano Observatory uses a full range of monitoring methods including seismic, deformation, gas and webcam imagery.

Source : USGS, HVO.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

L’activité volcanique est restée relativement stable ces derniers jours. Le seul événement géologique significatif a été le puissant séisme de M 7,2 – ou M 7,4, selon les agences – qui a frappé Taïwan le 3 avril 2024. La cause n’est pas volcanique mais tectonique. Le séisme a été provoqué par le mouvement de grandes plaques tectoniques dans la région. L’île se trouve sur une zone complexe où la plaque philippine plonge sous la plaque eurasienne. Cette d’ailleurs cette subduction qui est responsable du relief montagneux de Taiwan.
À mesure que ces deux plaques glissent l’une contre l’autre, une immense pression s’accumule le long des lignes de faille. Le séisme du 3 avril est attribué au processus de faille inverse dans lequel la plaque dominante – en l’occurrence la plaque eurasienne – est poussée vers le haut contre la plaque philippine en phase de subduction. Ce changement soudain de position déclenche la libération, sous forme d’ondes sismiques, de la pression accumulée et le déclenchement du séisme.
Source : Médias d’information scientifique.

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L’activité reste élevée sur le Poás (Costa Rica). Les émissions de SO2 sont importantes. Les responsables du parc national et la population résidant dans la partie la plus proche du volcan ont signalé des conséquences sanitaires, notamment des maux de tête, des nausées, des saignements de nez et des irritations des yeux, du nez, de la bouche et de la peau. Le 25 mars 2024, une caméra infrarouge a enregistré une température de 302°C au niveau des fumerolles où des flammes bleues étaient visibles.
Le 29 mars, une bouche située dans la partie nord du plancher du cratère s’est complètement asséchée et deux événements explosifs ont été enregistrés ce même jour.
Le 1er avril, les données satellitaires ont montré que les émissions de SO2 atteignaient 714 tonnes, une augmentation significative et la valeur la plus élevée depuis une période d’activité en 2017-2019. Les habitants continuent de signaler des odeurs de SO2 et de petites retombées de cendres.
Source : OVSICORI.

Exemple d’épisode éruptif sur le Poas en avril 2017 (Source: OVSICORI)

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L’éruption débutée le 16 mars 2024 se poursuit tranquillement sur la péninsule de Reykjanes (Islande). Comme je l’ai écrit dans des notes précédentes, l’activité se limite désormais à deux cratères, avec une coulée de lave. Rien n’indique que l’éruption touche à sa fin. La majeure partie de l’activité se déroule dans le plus grand des deux cratères. Une certaine pollution par les gaz est parfois détectée à Grindavík et Hafnir. Le Met Office prévient que les fronts des coulées de lave sont hauts dans certains endroits et que des sorties soudaines de lave ou des effondrements de matériaux peuvent se produire. Des incendies de végétation ont été signalés en bordure du champ de lave.

Le 27 mars 2024, les données satellitaires montraient que le champ de lave couvrait alors une superficie de 5,99 km2 et que le volume de lave émis depuis le début de l’éruption était de 25,7 ± 1,9 millions de mètres cubes. Le débit moyen de lave à la source a été estimé à 7,8 ± 0,7 m3/s, ce qui est très proche de celui observé lors de la première phase de l’éruption dans la Geldingadalir en 2021.

Source : Met Office.

Image webcam de l’éruption le 3 avril 2024

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Une activité éruptive modérée se poursuit sur l’île Fernandina (Galapagos). La lave continue à avancer sur le versant SSE du volcan. Des anomalies thermiques sont détectées quotidiennement sur les images satellite. Les émissions de SO2 atteignaient 158 tonnes le 20 mars, 720 tonnes le 24 mars et 790 tonnes les 25 et 26 mars.
Source : Instituto Geofisico.

Vue du début de l’éruption (Source: Parc National)

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Dans un bulletin émis le 29 mars 2024, l’INGV indique que l’on observe le dégazage habituel des cratères sommitaux de l’Etna (Sicile), notamment la Bocca Nuova et le Cratère Sud-Est. Il n’y a aucun signe significatif d’activité éruptive.
Le tremor volcanique montre une tendance fluctuante, essentiellement dans des valeurs moyennes, avec parfois des valeurs élevées. Ces dernières sont apparues à l’occasion d’un séisme de magnitude M 5,8 dont l’épicentre se trouvait sur la côte grecque, Aucune déformation significative du sol n’est enregistrée.

 

Image webcam de la partie SE de l’Etna le 3 avril 2024

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Dans un rapport spécial, le PHIVOLCS a indiqué que les émissions de SO2 sur le Taal (Philippines) atteignaient 18 638 tonnes par jour le 28 mars 2024, la valeur la plus élevée enregistrée en 2024. La sismicité reste à un niveau normal. Le niveau d’alerte est maintenu à 1 sur une échelle de 0 à 5.

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Sur la Grande île d’Hawaii, toujours pas d’éruption sur le Kilauea et rien n’annonce un regain d’activité. La sismicité est faible sous le sommet et dans la zone du rift sud-ouest. La déformation du sol reste faible elle aussi.
Source : HVO.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Volcanic activity has been quite stable in the past days. The only significant geological event was the powerful M 7.2 (or M 7.4, according to the agencies) earthquake that struck Taiwan on April 3rd, 2024. The cause was not volcanic but tectonic. The quake was caused by the movement of large tectonic plates. The island sits on a complex zone where the Philippine Sea Plate dives beneath the Eurasian Plate. This subduction is responsible for creating the mountainous island of Taiwan itself.

As these two plates slide against each other, immense pressure builds up along fault lines. The 2024 earthquake is attributed to the reverse faulting process in which the overriding plate (the Eurasian Plate in this case) is thrust upwards against the subducting Philippine Sea Plate. This sudden shift in position triggers the release of the built-up pressure as seismic waves, causing the earthquake.

Source : International scientific news media.

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Activity is still elevated at Poás (Costa Rica). SO2 emissions remain significant. Parque Nacional Volcán Poás officials and residents to the mest of the volcano have reported health impacts from the emissions including headaches, nausea, nose bleeding, and irritations of eyes, nose, mouth, and skin. On March 25th, 2024, an infrared camera recorded a fumarolic vent temperature of 302 degrees Celsius and glowing blue flames were visible.

On March 29th, a vent on the northern part of the crater floor completely dried up and two explosive eruptive events were recorded that same day.

On April 1st, satellite data showed that SO2 emissions reached 714 tons, a significant increase and the highest recorded value since a period of elevated activity during 2017-2019. Residents continue to report SO2 odors and minor ashfall.

Source : OVSICORI.

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The eruption that began on March 16th, 2024 is quietly continuing on the Reykjanes Peninsula (Iceland). As I put it in previous posts, activity is now limited to two craters, with steady lava flow and no immediate signs of the eruption ending. Most of the activity is ongoing in the larger of the two craters. Some gas pollution is sometimes detected in Grindavík and Hafnir. The Met Office warns that the margins of the lava flows are tall in some places and that sudden breakouts of lava or collapses of material are possible. Wildfires have been noted near the margins of the flow field.

Satellite data from 27 March 2024 showed that the lava field covered then an area of 5.99 km2 and the volume of lava since the beginning of the eruption was 25.7 ± 1.9 millioncubic meters. The average extrusive rate of lava from the craters was estimated at 7.8 ± 0.7 m3/s, which is very comparable to the extrusion rate during the first phase of the Geldingadalir eruption in 2021.

Source : Met Office.

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Moderate eruptive activity continues at Fernandina (Galapagos). Lava continues to advance on the volcano’s SSE flank. Daily thermal anomalies are detected in satellite images. SO2 emissions were measured at 158 tons on 20 March, 720 tons on 24 March, and 790 tons during 25-26 March.

Source : Instituto Geofisico.

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In a bulletin issued on March 29th, 2024, INGV indicates that one observes the usual degassing of Mt Etna‘s summit craters (Sicily), in particular Bocca Nuova and the South-East Crater. There are no significant signs of eruptive activity.
The volcanic tremor shows a fluctuating trend, mainly in medium values, with sometimes high values. The latter appeared during an M 5.8 earthquake whose epicenter was on the Greek coast. No significant deformation of the ground has been recorded.

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In a special report, PHIVOLCS noted that SO2 emissions on Taal (Philippines) reached 18,638 tonnes per day on March 28th, the highest value recorded during 2024. Seismicity remains at background levels. The Alert Level remains at 1 on a scale of 0-5.

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On Hawaii Big Island, Kilauea is not erupting and does not seem ready to do so. Low-level seismicity continues beneath the summit and Southwest Rift Zone, while rates of ground deformation remain low.

Source : HVO.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Recherche de sources géothermiques en région parisienne

La géothermie est une source d’énergie propre particulièrement intéressante. Elle est utilisée à grande échelle dans des pays comme l’Islande ou la Nouvelle Zélande.

Géothermie en Islande

 Géothermie en Nouvelle Zélande (Photos: C. Grandpey)

 Cette émergie existe dans notre pays mais elle est beaucoup plus localisée. Dans le Cantal, Chaudes-Aigues est un des berceaux de la géothermie. Les eaux chaudes chauffent les habitations et alimentent les thermes depuis le 16ème siècle.

 

La source du Par à Chaudes-Aigues a un débit de 18 m3/heure. L’eau sort à une température de 81 à 82,5°C. C’est la plus chaude de France métropolitaine. (Photo : C. Grandpey)

La géothermie représente un moyen efficace pour se chauffer l’hiver tout en réduisant notre dépendance au gaz ou à l’électricité. Mais cette ressource reste encore peu exploitée en France.

Pour favoriser le développement de nouveaux projets, trois camions vibreurs sillonnent les routes d’Île-de-France pendant la nuit, depuis plusieurs semaines. Leur mission est de cartographier le sous-sol pour identifier les réserves d’eau chaude dans le cadre de l’opération « Geoscan ».

Camio-vibreur en Ile-de-France (Crédit photo: Boris Hallier / Radio France)

Concrètement, le camion s’installe sur sa plaque vibrante et la met en action pendant huit heures. Des vibrations se produisent tous les dix mètres pendant 40 secondes, jusqu’au bout de la nuit.

En un mois, les opérateurs sont en mesure de collecter des données sur plus de 280 km, dans une centaine de communes. Un géophysicien explique que « les vibrations qui sont émises par ce camion vont se propager dans le sous-sol et chaque fois qu’on a un changement de roche, il y a une partie de cette vibration qui va remonter à la surface comme un écho. C’est un peu comme une échographie.» Cet écho est enregistré par les capteurs placés en surface et les données permettent ensuite d’obtenir des images du sous-sol.

Avec cette opération, les géologues espèrent identifier de nouvelles sources géothermiques dans l’ouest et le sud de l’Île-de-France. Elles se trouvent à différentes profondeurs, entre 500 mètres et 3 000 mètres de profondeur pendant la dernière campagne de recherche.

L’enjeu est important à l’heure de la décarbonation et de la souveraineté énergétique. En effet, il est intéressant de tirer le maximum d’énergie d’une nappe d’eau à 1 500 mètres de profondeur, avec une température entre 50 et 65 degrés.

En France, 59 réseaux de chaleur urbains sont alimentés par la géothermie profonde. L’Île-de-France reste la principale région où la géothermie profonde est utilisée avec 54 installations et près d’un million de Franciliens qui en bénéficient. Cela permet d’éviter l’émission de 400 000 tonnes de CO2 par an par rapport à une chaufferie au gaz. L’objectif est maintenant de doubler voire tripler le nombre de projets.

Source : France Info.

Ce n’est pas la première fois que des camions vibreurs sont utilisés à des fins géologiques. Dans une note publiée le 23 avril 2023, j’expliquais qu’à Hawaii, dans le cadre d’un projet d’imagerie du sommet du Kilauea, des ondes sismiques envoyées à travers le sol sont utilisées pour générer des images du sous-sol. Ces minuscules signaux sismiques sont générés par un véhicule, appelé Vibroseis. Des nodes captent les signaux ainsi créés. Le temps mis par les signaux pour les atteindre , ainsi que leur comportement, sont des paramètres importants car les ondes sismiques se déplacent différemment selon que les matériaux qu’elles traversent sont solides ou semi-solides, ou du magma en fusion.

Vous trouverez l’article dans son intégralité en cliquant sur ce lien :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/04/23/campagne-dimagerie-au-sommet-du-kilauea-hawaii-imagery-campaign-at-the-summit-of-kilauea-hawaii/

 

Camion-vibreur à Hawaii (Crédit photo: USGS)