Origine des dépôts de tephra sur la Grande Ile d’Hawaii // Origin of tephra deposits on Hawaii Big Island

Le Mauna Loa et le Kilauea sont les deux volcans les plus actifs de la Grande Ile d’Hawaï et leurs histoires éruptives se chevauchent. Ils sont situés à faible distance d’un de l’autre; leurs cratères sommitaux ne sont éloignés que d’environ 34 kilomètres.De plus, une partie du Kilauea s’est édifiée sur le flanc sud-est du Mauna Loa, le plus ancien des deux volcans.
Le Mauna Loa et le Kilauea produisent des coulées de lave qui peuvent parcourir plusieurs kilomètres depuis la source. De plus, ils émettent des panaches de tephra qui peut monter haut dans l’atmosphère et parcourir de longues distances en étant poussés par le vent. C’est pourquoi il peut parfois être difficile de déterminer quel volcan est responsable d’une coulée de lave ou d’un dépôt de tephra.
Connaître la source des matériaux émis, qu’il s’agisse du Mauna Loa ou du Kilauea, est important pour évaluer les risques volcaniques sur la Grande Ile d’Hawaï. Les géologues se tournent vers les événements du passé, qu’ils soient effusifs ou explosifs, pour comprendre la fréquence des éruptions volcaniques. Le calcul des intervalles de récurrence permet de déterminer la fréquence à laquelle des événements effusifs ou explosifs se produisent, et cela peut aider à prévoir quand ils sont susceptibles de se produire à l’avenir.
Par exemple, si les géologues observent un affleurement dans lequel six couches de tephra sont prises en sandwich entre une coulée de lave supérieure datée d’il y a 800 ans et une coulée de lave inférieure datée d’il y a 2 000 ans – donc avec une période de temps de 1 200 ans entre les deux coulées – ils peuvent conclure que l’intervalle de récurrence minimum serait de 200 ans (1 200 ans divisés par six éruptions explosives). Cela signifie qu’un événement éruptif explosif s’est produit, en moyenne, tous les 200 ans au cours de cette période de 1 200 ans. Si on sait qu’il y a six couches de tephra, mais si on ne sait pas si elles proviennent du Mauna Loa ou du Kilauea, il est difficile de comprendre à quelle fréquence les éruptions se sont produites à partir de chacun de ces volcans.
Par exemple, si une seule des couches de tephra provient du Mauna Loa, l’intervalle de récurrence minimum est de 240 ans pour le Kilauea et de plus de 1 200 ans pour le Mauna Loa. Mais si trois des couches de tephra proviennent du Mauna Loa, l’intervalle de récurrence minimum est de 400 ans pour le Kilauea et de 400 ans pour le Mauna Loa.
Afin de déterminer quel volcan a produit telle coulée ou tel couche de tephra, les géologues ont recours à plusieurs méthodes. Ils utilisent souvent une cartographie détaillée. En effet, une éruption explosive laisse généralement des dépôts plus épais près de la source et ils s’amincissent en s’éloignant de cette même source.
Les géologues peuvent également avoir recours à la géochimie pour déterminer si un produit éruptif particulier provient du Mauna Loa ou du Kilauea. Des études ont montré que les deux volcans ont des signatures géochimiques différentes. Par exemple, les laves du Mauna Loa contiennent généralement plus de silice (Si) et moins de calcium (Ca), de titane (Ti) et de potassium (K) à une teneur donnée en magnésium (Mg) que les laves du Kilauea.
Par ailleurs, les deux volcans et leurs prédécesseurs plus anciens ont généralement des concentrations d’éléments traces et des signatures isotopiques différentes. Les géochimies définissent deux familles différentes le long de l’archipel hawaiien. Sur la Grande Ile d’Hawaï, le Mauna Loa et le Hualalai forment une famille, tandis que le Kilauea, le Mauna Kea et le Kohala en forment une autre. On pense que les différences chimiques proviennent du panache du point chaud et démontrent que les systèmes magmatiques des deux volcans ne sont pas interconnectés.
Une nouvelle étude a appliqué ces différences chimiques entre le Mauna Loa et le Kilauea pour comprendre la source volcanique des couches dans un dépôt de tephra de deux mètres d’épaisseur sur le flanc sud-est du Mauna Loa. Le dépôt de tephra se trouve à environ 19 kilomètres au sud de Moku’āweoweo, la caldeira sommitale du Mauna Loa, et à 35 kilomètres au sud-ouest de l’Halema’uma’u, le cratère sommital du Kilauea. En raison de la variation des directions du vent, l’un ou l’autre des volcans pourrait potentiellement être la source du dépôt de tephra. Les premières analyses chimiques d’éclats de verre volcanique prélevés dans les couches de tephra laissent supposer que des tephra du Kilauea et du Mauna Loa sont présents sur le site. Les tephra de l’ancienne éruption du Keanakākoʻi et de celle du Kulanaokuaiki, émis par le Kilauea, semblent être présents, ainsi qu’au moins une couche de tephra en provenance du Mauna Loa.
Les nouvelles données ainsi obtenues seront importantes pour déterminer les calculs d’intervalle de récurrence pour les événements explosifs sur le Mauna Loa et le Kilauea et permettront aux scientifiques du HVO de fournir des évaluations des risques plus fiables pour la Grande Ile d’Hawaï.
Source : USGS, HVO.

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Mauna Loa and Kilauea are the two most active volcanoes on the Island of Hawaii, and they have overlapping eruption histories. They are located in close proximity, with their summit craters only about about 34 kilometers apart. In fact, part of Kilauea is built on the southeast flank of Mauna Loa, which is the older of the two volcanoes.

Both volcanoes produce lava flows that can travel many kilometers from the volcanic vent. Additionally, they produce tephra that can rise high into the atmosphere and travel long distances by wind. With this in mind, it can sometimes be difficult to determine which volcano is responsible for a specific lava flow or tephra layer.

Knowing the source of the erupted material, whether from Mauna Loa or Kilauea, is important for assessing volcanic hazards on Hawaii Big Island. Geologists look to past eruptions, both effusive and explosive, to understand the frequency of volcanic eruptions. Recurrence intervals can be calculated to determine how often effusive or explosive events occur, which can help forecast when they may occur in the future.

For example, if geologists observe an outcrop with six tephra layers sandwiched between an upper lava flow dated at 800 years ago and a lower lava flow dated at 2,000 years ago – a time period of 1,200 years preserved between the two flows – the minimum recurrence interval would be 200 years (1,200 years divided by six explosive eruptions). This means that an explosive eruptive event occurred, on average, every 200 years within that 1,200 year time period. If we know that there are six tephra layers, but we don’t know if they erupted from Mauna Loa or Kilauea, it is difficult to understand how often eruptions occurred from the individual volcanoes.

For example, if only one of the tephra layers were from Mauna Loa, the minimum recurrence interval would be 240 years for Kilauea and over 1,200 years for Mauna Loa. But if three of the tephra layers were from Mauna Loa, the minimum recurrence interval would be 400 years for Kilauea and 400 years for Mauna Loa.

In order to determine which volcano produced a certain flow or tephra, geologists resort to several methods. They often use detailed mapping. An explosive eruption, for example, will generally have thicker deposits near the source and thin out away from the source.

Geologists can also use geochemistry to determine if a particular eruptive product is from Mauna Loa or Kilauea. Studies have shown that the two volcanoes have different geochemical signatures. For example, Mauna Loa lavas generally have higher silica (Si) and lower calcium (Ca), titanium (Ti), and potassium (K) at a given magnesium (Mg) content than Kilauea lavas.

The two volcanoes and their older predecessors generally have different trace element concentrations and isotope signatures as well, with the geochemistries defining two different families along the island chain. On the Island of Hawaii, Mauna Loa and Hualalai form one family, while Kilauea, Mauna Kea, and Kohala form another. The chemical differences are thought to originate in the hotspot plume and demonstrate that the magma systems for the two volcanoes are not interconnected.

A new study is applying these geochemical differences between Mauna Loa and Kilauea to understand the volcanic source of individual layers within a two-meter-thick tephra exposure on the southeast flank of Mauna Loa. The exposure is located approximately 19 kilometers south of Moku‘āweoweo, the summit caldera of Mauna Loa, and 35 kilometers southwest of Halema’uma’u, the summit crater of Kilauea. Due to varying wind directions, either volcano could potentially be the source of the tephra.

Initial geochemistry obtained from fresh glass shards found in the tephra layers suggests that tephra from both Kilauea and Mauna Loa are present at the field site. Tephras from both the Keanakākoʻi Ash (circa 1500–1820 CE) and the Kulanaokuaiki Tephra (circa 400–1000 CE), which erupted from Kilauea, appear to be present, as well as at least one tephra layer from Mauna Loa.

The new data will be important for constraining recurrence interval calculations for explosive events on Mauna Loa and Kilauea and will help the USGS Hawaiian Volcano Observatory provide more robust hazard assessments for the Island of Hawaii.

Source : USGS, HVO.

Sommet du Mauna Loa (Crédit photo : USGS)

Caldeira sommitale du Mauna Loa (Photo : C. Grandpey)

Caldeira sommitale du Kilauea en 2006 (Photo: C. Grandpey)

Caldeita sommitale du Kilauea après l’éruption de 2018 (Crédit photo: HVO)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Un puissant épisode éruptif a débuté sur le volcan Manam (Papouasie-Nouvelle-Guinée) le 17 avril 2022. Selon le VAAC de Darwin, le panache de cendres s’est élevé jusqu’à 15 km d’altitude. Les images satellitaires acquises le 18 avril montrent que le panache de cendre s’était dissipé.
La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge.
Plusieurs éruptions similaires ont déjà eu lieu à Manam les 8 et 9 mars 2022.

Episode éruptif sur l’île Manam (Source: NASA)

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L’éruption sommitale du Kīlauea (Hawaï) se poursuit dans le cratère de l’Halema’uma’u. La lave se répand sur le plancher du cratère à partir d’une bouche dans la partie ouest du cratère. Elle s’écoule également à partir d’ouvertures à la base de la paroi N-NE du cratère, et d’une plus petite ouverture à la base de la paroi sud.
Source : HVO.

Image thermique montrant l’activité au fond du cratère de l’Halema’uma’u (Source: HVO)

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Une hausse de l’activité sismique a été enregistrée sur le Ruang – à ne pas confondre avec le Raung- (Indonésie) durant le mois d’avril, obligeant les autorités à relever le niveau d’alerte à 2. La dernière éruption de ce volcan a eu lieu en 2002, avec un VEI 4.
Le Ruang est le volcan le plus au sud des îles Sangihe, au nord de l’île de Sulawesi.
Un nombre élevé de séismes d’origine volcanique a été enregistré, probablement à cause d’une intrusion magmatique. Selon le CVGHM, cette hausse de l’activité volcanique est susceptible d’être suivie d’une éruption.
Les archives historiques du Ruang montrent des événements explosifs accompagnés de projections de matériaux pyroclastiques dans toutes les directions, avec des coulées pyroclastiques, principalement vers l’est, le sud-est, le sud et le sud-ouest.
Il est conseillé à la population et aux touristes de ne mener aucune activité dans un rayon de 1,5 km du cratère et de 2,5 km à l’est, au sud-est, au sud et au sud-ouest.
Source : CVGHM.

Source: VSI

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L’activité sismique semble diminuer sur la Péninsule de Reykjanes (Islande). Cependant, le Met Office islandais continue de surveiller la zone étroitement.
Dans la matinée du 16 avril 2022, trois séismes d’une magnitude supérieure à M 3,0 ont été enregistrés dans la zone à l’est-nord-est de l’île d’Eldey sur la Dorsale de Reykjanes. L’événement le plus significatif avait une magnitude de M 3,5. Dans les 48 heures qui ont suivi, seuls cinq séismes supérieurs à M 2,0 ont été enregistrés sur la Péninsule de Reykjanes.
S’agissant du risque volcanique, les volcanologues islandais sont forcés d’admettre qu’il est impossible de dire si du magma s’accumule dans la région. De la même manière, il est impossible de prévoir ce qui se passera dans les prochains jours concernant la sismicité. Un géophysicien a déclaré qu’il y avait 50% de chances qu’une éruption démarre sur la Péninsule de Reykjanes d’ici la fin de l’année. Bien sûr, une telle affirmation n’appartient pas au domaine de la prévision volcanique! Le scientifique ajoute qu’une telle éruption pourrait se produire sur terre, comme l’éruption dans la Geldingadalir l’année dernière, ou dans l’océan près de la côte de Reykjanes. Autrement dit, personne ne sait! La prévision sismique ou volcanique reste au niveau zéro!
Source : Iceland Monitor, Iceland Review.

Photo: C. Grandpey

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L’activité reste soutenue sur le Ruapehu (Nouvelle-Zélande), avec des épisodes significatifs de tremor volcanique. La température du lac de cratère s’est maintenant stabilisée à 37°C. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Le lac de cratère présente une couleur grise avec des remontées d’eau dans la zone nord. Aucun débordement n’est observé. Des nappes de soufre sont également présentes à la surface du lac. Tous ces phénomènes sont habituels au cours d’une montée en chaleur du Ruapehu. Ils sont le signe de processus provoqués par l’interaction du magma avec le système hydrothermal à l’intérieur du volcan.
Les volcanologues néo-zélandais restent persuadés que la situation actuelle ne se soldera pas par une éruption.
Source : GNS Science.

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Au Kamtchatka, l’éruption effusive du Bezymianny se poursuit, avec de l’incandescence au niveau du dôme de lave, des avalanches de matériaux sur le flanc SE et des émissions de vapeur et de cendres. La couleur de l’alerte aérienne reste Jaune.
Une anomalie thermique au niveau du Karymsky était visible sur les images satellites entre le 9 et le 11 avril 2022. Le 20 avril, des explosions ont produit des panaches de cendres qui se sont élevés à 10 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge pendant l’événement, puis a été abaissée à l’Orange.
La couleur de l’alerte aérienne pour le Sheveluch est maintenue à l’Orange.
Source : KVERT.

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Plusieurs épisodes d’émissions de cendres ont été observés sur la webcam de l’Anak Krakatau (Indonésie) et ont été confirmés par des observateurs à la mi-avril. Les panaches s’élevaient jusqu’à 2 km au-dessus du sommet.
Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est invité à rester à au moins 2 km du cratère.
Source : CVGHM.

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Des émissions de gaz à basse température sont toujours observées sur le Poás (Costa Rica). L’eau du lac, de couleur gris clair, continue de montrer des convections depuis l’explosion phréatique du 6 avril 2022 au niveau de l' »Orange Fumarola » le long de la paroi interne N du cratère. Une concentration plus élevée de SO2 a provoqué une gêne respiratoire comme des éternuements, de la toux et un essoufflement chez certains habitants.
Source : OVSICORI.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

A powerful eruptive episode started at Manam volcano (Papua New Guinea) on April 17th, 2022. According to the Darwin VAAC, the ash plume rose up to 15 km above sea level. Satellite imagery acquired on April 18th indicated that the ash from the volcano has dissipated.

The Aviation Color Code was raised to Red.

Several similar eruptions already took place at Manam on March 8th and 9th, 2022

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The summit eruption of Kīlauea (Hawaii) continues within Halemaʻumaʻu Crater. Lava is flowing on the crater floor from the west vent region. It is also flowing from breakouts along the N-NE margins of the crater, and a smaller one to the south.

Source: HVO.

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Seismic activity under Ruang – not to be confused with Raung- (Indonesia) increased during the month of April, forcing authorities to raise the alert level to 2. The last eruption of this volcano took place in 2002, with a VEI 4.

Ruang is the southernmost volcano in the Sangihe Island arc, north of Sulawesi Island.

A high number of volcanic earthquakes wasrecorded, suggesting magma intrusion from the interior of the volcano. According to CVGHM, this increase in volcanic activity may be followed by an eruption.

Historical records of its eruptions show explosive events accompanied by ejections of pyroclastic materials in all directions and pyroclastic flows, mainly towards the east, southeast, south, and southwest.

People are advised not to carry out any activity within a radius of 1.5 km from the crater and 2.5 km to the east, southeast, south, and southwest.

Source: CVGHM.

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Seismic activity appears to be subsiding on the Reykjanes Peninsula (Iceland). However, the Icelandic Met Office keeps monitoring the area closely.

In the morning of April 16th, 2022, three earthquakes with magnitudes above M 3.0 were recorded in the area east-northeast of Eldey island on the Reykjanes Ridge. The largest event measured M 3.5. In the following 48 hours, only five quakes above M 2.0 were registered on the Reykjanes peninsula.

As far as the volcanic hazard is concerned, Icelandic volcanologists are forced to admit that it is impossible to tell if magma is accumulating in the area. In the same way, it is impossible to predict what will happen in the coming days about seismicity. A geophysicist said there was a 50/50 chance that an eruption would begin on the Reykjanes peninsula by the end of the year. Of course, one cannot say this is volcanic prediction! The scientist adds such an eruption might occur on land, like last year’s Geldingadalir eruption, or out in the ocean near the Reykjanes coast. Actually, nobody knows. Seismic or volcanic prediction is nil.

Source: Iceland Monitor, Iceland Review.

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Elevated volcanic unrest continues at Mt Ruapehu (New Zealand), with strong volcanic tremor. The Crater Lake temperature has now stabilized at 37°C. The Volcanic Alert Level remains at 2 and the Aviation Color Code at Yellow.

The crater lake evinces a grey color with upwellings only at the northern vents area and no overflow. Sulphur slicks are also present on the lake surface. All these characteristics are usual for Ruapehu crater lake during a heating phase.

The sustained nature of the volcanic unrest, with the volcanic tremor signals, elevated gas output and hot lake remain indicative of processes being driven by magma interacting with the geothermal system within the volcano.

New Zealand volcanologists think the most likely outcome of this unrest episode within the next four weeks is still that no eruptive activity occurs.

Source: GNS Science.

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In Kamchatka, the effusive eruption at Bezymianny continues, along with incandescence at the lava dome, avalanches descending the SE flank, and steam-and-ash emissions. The aviation color code remains at Yellow.

A thermal anomaly over Karymsky was visible in satellite images between April 9th and 11th, 2022. On April 20th, explosions produced ash plumes that rose to 10 km above sea level. The aviation color code was raised to Red during the event, then lowered to Orange.

Tha aviation color code for Sheveluch is kept at Orange.

Source: KVERT.

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Several ash emissions from Anak Krakatau (Indonesia) were visible in webcam images and described by observers by mid-April. The plumes rose up to 2 km above the summit.

The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay at least 2 km away from the crater.

Source: CVGHM.

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Fumaroles at Poás (Costa Rica) continue to produce low-temperature gas emissions. The lake water continues to convect, and has been light gray in color since the phreatic explosion that occurred on April 6th, 2022 at “Orange Fumarola” located along the inner N crater wall. A higher concentration of SO2 caused some residents to report respiratory discomfort such as sneezing, coughing, and shortness of breath.

Source: OVSICORI.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Aucun événement volcanique majeur n’a été observé au cours de la semaine écoulée.

La température de l’eau dans le lac de cratère du Ruapehu (Nouvelle-Zélande) reste élevée. Le tremor volcanique montre un des niveaux les plus élevés observés au cours des 9 dernières années. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Au cours des huit derniers jours, la température du lac de cratère est passée de 32 °C à 36 °C. Un échantillonnage de l’eau et du gaz dans le lac ainsi qu’un vol de reconnaissance ont été effectués la semaine dernière. L’analyse de l’eau et du gaz ne montre pas de changements significatifs dans le système hydrothermal qui alimente le lac. GNS Science précise que les résultats à ce jour sont typiques du début d’un cycle de réchauffement, sauf que les valeurs du tremor sont anormalement élevées. Il est probable que les gaz et les fluides en provenance du magma peu profond sous le volcan interagissent avec le système hydrothermal du lac de cratère, ce qui provoque un réchauffement du lac, une hausse du tremor et une augmentation des émissions de gaz à la surface.
Comme je l’ai déjà écrit, le Ruapehu peut entrer en éruption sans prévenir lorsqu’il montre des signes d’activité élevée.
Source : GNS Science.

Le lac de cratère du Ruapehu avant les derniers événements (Photo : C. Grandpey)


Le lac de cratère du Ruapehu en ce moment. On remarquera le changement de couleur de l’eau suite à la remontée des sédiments (Source : GNS Science).

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L’essaim sismique sous la partie occidentale de São Jorge (Açores) qui a commencé le 19 mars 2022 se poursuit. Le 31 mars, 714 événements ont été détectés. Au fil de la semaine, le nombre d’événements quotidiens a fluctué de 397 le 1er avril à 592 le 5 avril ; leur magnitude était relativement faible.

Le 6 avril, le CIVISA a signalé avoir détecté des séismes volcano-tectoniques pour la première fois depuis le début de la crise. Aussi connus sous le nom séismes volcano-tectoniques hybrides, ils se produisent lorsqu’il y a cohabitatin d’événements tectoniques haute fréquence et basse fréquence. Ils trahissent habituellement des mouvement de magma en profondeur.

Le 4 avril, deux jours avant la détection des séismes hybrides, le CIVISA a indiqué qu' »il existait une réelle possibilité d’éruption volcanique à São Jorge, « mais rien ne prouve qu’elle soit imminente. »

Le niveau d’alerte reste à 4 (sur une échelle de 0 à 6).
Source : CIVISA.

Source : CIVISA

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L’activité du Kilauea (Hawaii) est relativement stable et reste confinée dans le cratère de l’Halema’uma’u. Le tremor et les émissions de SO2 restent élevées. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à Watch (Vigilance).

 

Image thermique de l’Halema’uma’u (Source: HVO)

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange pour le Karymsky et le Sheveluch. Elle est maintenue au Jaune pour le Bezymianny.

Source: KVERT.

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L’activité du Sabancaya (Pérou) reste stable avec une quarantaines d’événements explosifs chaque jour et des panaches de cendre qui montent à environ 2 km au-dessus du sommet.

Source: IGP.

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Une augmentation du nombre de séismes volcano-tectoniques est enregistrée sur le Puracé (Colombie). Un événement le 29 mars 2022 avait une magnitude de M 3,3. Le même jour, deux fissures d’environ 40 m de long ont émis du gaz et de la vapeur. Le 30 mars, le niveau d’alerte volcanique a été porté à 3, ce qui équivaut à la couleur Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Servicio Geológico Colombiano (SGC).

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Les explosions au niveau du cône dans le lac Voui à Ambae (Vanuatu) continuent de produire de la vapeur et des émissions de cendres. De légères retombées de cendres sont signalées dans les villages voisins. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et le public est invité à rester à au moins 2 km des bouches actives du lac Voui et à l’écart des ravines lors de fortes pluies.

Il n’y a plus d’incandescence nocturne dans le cratère du Benbow à Ambrym, bien que des émissions de vapeur soient toujours observées. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5). Le public doit rester à au moins 1 km du cratère du Benbow et à 2 km du cratère du Marum.

L’activité du Yasur est toujours intense. Le niveau d’alerte est maintenu à 2 (sur une échelle de 0 à 4). Des émissions de cendres et de gaz et de fortes explosions continuent d’être enregistrées, avec des bombes qui retombent dans et autour du cratère. Il est rappelé au public de ne pas pénétrer dans la zone réglementée de 600 m autour du cône (Zone de danger A).
Source : Département de météorologie et de géorisques du Vanuatu (VMGD).

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L’éruption de l’Anak Krakatau (Indonésie) se poursuit. Le 30 mars, une éruption qui a duré 96 secondes a généré un panache de cendres qui s’est élevé à 700 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est invité à rester à au moins 2 km du cratère.
Source : CVGHM.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

No major volcanic event has been observed during the past week.

Water temperature in Mt Ruapehu‘s crater lake (New Zealand) remains elevated. The volcanic tremor at the volcano is now among the highest levels seen over the past 9 years. The Volcanic Alert Level remains at 2 and the Aviation Colour Code at Yellow.

Over the past eight days, the temperature at the crater lake has risen further from 32 °C to 36 °C. Crater lake water and gas sampling and an airborne gas flight were completed last week. Analysis of the water and gas do not indicate significant changes in the geothermal system feeding into the lake. GNS Science specifies that the results to date are typical for the beginning of a heating cycle with the exception that tremor values are unusually high. Gas and fluids from the shallow magma under the volcano are interacting with the crater lake geothermal system, causing heating of the lake, volcanic tremor, and increases in gas emission at the surface.

As I put it before, Mt Ruapehu has the potential to erupt with little or no warning when in a state of elevated volcanic unrest.

Source : GNS Science

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The seismic swarm beneath the W half of São Jorge (Azores) that began on March 19th, 2022 continues. On March 31st, there were 714 seismic events detected, according to a preliminary analysis of seismic records. As the week progressed, the number of daily events fluctuated from 397 on April 1st to 592 on April 5th; their magnitudes were relatively low.

On April 6th, CIVISA reported they detected volcano-tectonic earthquakes for the first time since the crisis started. Also known as hybrid, volcano-tectonic earthquakes happen when there is a fusion of high-frequency tectonic tremors with low-frequency volcanic ones. They suggest the movement of magma at depth.

On April 4th, two days before the detection of hybrid earthquakes, CIVISA warned that ‘there is a real possibility of a volcanic eruption in São Jorge, « but there is no evidence that it is imminent. »

The Alert Level remains at 4 (on a scale of 0-6).

Source: CIVISA.

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Activity at Kilauea Volcano (Hawaii) is stable and remains confined within Halemaʻumaʻu crater, The tremor and the SO2 emission rates remain elevated. The aviation color code and the volcano alert level remain at Orange and Watch, respectively.

Source: HVO.

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In Kamchatka, the aviation color code remains Orange for Karymsky and Sheveluch. It is kept at Yellow for Bezymianny.

Source: KVERT.

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Activity remains stable at Sabancaya (Peru) with an average of about 40 daily explosive events and ash plumes that rise about 2 km above the summit.
Source: IGP.

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An increase in the number of volcano-tectonic earthquakes is recorded at Puracé (Colombia). An event on March 29th had a magnitude of M 3.3. That same day, two cracks approximately 40 m long produced gas-and-steam emissions. On March 30th, the Volcano Alert Level was raised to 3 or Yellow (the second level on a four-color scale).

Source: Servicio Geológico Colombiano (SGC)

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Explosions at the cone in Ambae’s Lake Voui (Vanuatu) continues to produce steam and ash emissions. Light ashfall is reported in nearby villages. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5) and the public is asked to stay at least 2 km from the active vents in Lake Voui, and away from drainages during heavy rains.

Nighttime crater incandescence from Ambrym’s Benbow Crater is no longer visible, though steam emissions are still observed. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5). The public should stay at least 1 km around Benbow Crater and a 2 km around Marum Crater.

Activity at Yasur is still intense. The alert level is kept at 2 (on a scale 0 – 4). Ash-and-gas emissions and loud explosions continued to be recorded, with bombs falling in and around the crater. The public is reminded not to enter the restricted area within 600 m around the cone (Danger Zone A).

Source: Vanuatu Meteorology and Geo-Hazards Department (VMGD)

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The eruption at Anak Krakatau (Indonesia) continues. On March 30th, an eruption that lasted 96 seconds generated a gray-black ash plume that rose 700 m above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay at least 2 km away from the crater.

Source: CVGHM.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Hawaii : l’éruption du Kilauea en 2018 comparée à d’autres // Hawaii : the 2018 Kilauea eruption compared to others

L’éruption du Kīlauea en 2018 a eu des effets dévastateurs sur le district de Puna; elle a détruit des centaines de maisons et affecté de manière permanente la vie de milliers d’habitants. La volumineuse coulée de lave émise par le volcan a eu un impact majeur sur l’île d’Hawaii. Il est intéressant de comparer cette éruptions à d’autres qui, elles aussi, ont émis de volumineuses coulées de lave.
Des mesures effectuées par l’US Geological Survey (USGS) révèlent que le volume de lave émise lors de l’éruption de 2018 était d’environ 1,4 kilomètres cubes. L’estimation a une marge d’erreur car il est difficile de mesurer le volume de lave qui s’est déversée dans l’océan. .
S’agissant de la comparaison avec d’autres éruptions, il faut remarquer qu’il y en a relativement peu dans le monde à avoir émis plus d’un kilomètre cube de lave au cours des cent dernières années.
La plus importante à Hawaï au cours des derniers siècles a été l’éruption Pu’uO’o de 1983 qui a produit 4,4 kilomètres cubes de lave. Cependant, cette éruption a duré 35 ans contre 4 mois pour l’éruption de 2018 dans la Lower East Rift Zone. L’éruption du Pu’uO’o a détruit 215 structures, contre plus de 700 lors de l’éruption de 2018.

Photo: C. Grandpey

D’autres coulées de lave de grande ampleur se sont produites en Russie et en Islande. L’éruption du Tolbachik (Kamchatka) en 1975-1976 a duré un an et demi et a produit environ 2 kilomètres cubes de lave.

Source : KVERT

En 2014-2015, l’éruption de six mois du Bárðarbunga (Islande) a produit la coulée de lave Holuhraun, d’un volume d’environ 1,4 kilomètre cube.

Crédit photo: Iceland Review

Lors des éruptions du Tolbachik et du Bárðarbunga, les coulées de lave sont sorties des flancs du volcan et ont entraîné un affaissement au sommet lorsque la chambre magmatique s’est vidangée. C’est aussi ce qui s’est passé en 2018 sur le Kilauea. Les éruptions du Tolbachik et du Bárðarbunga se sont produites dans des zones reculées, sans destruction de zones habitées.
Une éruption sur l’île de Lanzarote (îles Canaries) de 1730 à 1736 figure également sur la liste des grands événements effusifs. Elle a produit 2 kilomètres cubes de lave et détruit de nombreux villages sur le flanc du volcan.

Photo: C. Grandpey

La récente éruption du Cumbre Vieja, à La Palma (îles Canaries) en 2021 a été impressionnante mais aucune estimation du volume de lave émise n’a été publiée jusqu’à présent. Quel que soit ce volume, la destruction a été immense, avec environ 3 000 bâtiments recouverts par la lave.

Une autre grande éruption a débuté sur le Paricutin (Mexique) en 1943, lorsqu’une fissure s’est ouverte dans un champ de maïs. Elle a continué pendant 9 ans, avec une coulée de lave d’un volume de 1,6 kilomètres cubes.

Source: Wikipedia

Cependant, aucune de ces éruptions ne saurait rivaliser avec l’éruption du Laki (Islande) en 1783. En huit mois, environ 14,7 kilomètres cubes de lave ont recouvert la région et détruit plusieurs dizaines de villages. Les gaz volcaniques ont empoisonné le bétail et détruit les récoltes, entraînant une famine majeure en Islande, avec des milliers de victimes. L’éruption a également eu un impact sur les conditions météorologiques en Europe.

Photo: C. Grandpey

Il manque peut-être d’autres coulées de lave de plus d’un kilomètre cube dans cette compilation rapide, mais il n’en reste pas moins que ce sont des événements très rares.

Source : HVO.

Un visiteur de mon blog me fait remarquer à juste raison que le volcan sous-marin au large de Mayotte a émis un volume de lave estimé par le BRGM à environ 5 kilomètres cubes!

Rappelons que la dernière très longue éruption de l’Etna (1991-1993) dans la Valle del Bove a émis, selon les estimations, entre 200 et 700 millions de m3 de lave. Toutefois, 235 millions de mètres cubes (0,23 km3) semble être le plus proche de la réalité. Ce serait la plus importante éruption en volume émis après celle de 1669 qui a atteint la ville de Catane.

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The 2018 eruption of Kīlauea volcano had devastating effects on the lower Puna District, destroying hundreds of homes and permanently affecting the lives of thousands of residents. The voluminous lava flow had a major impact on the Island of Hawaii. It is interesting to see how it compares to other lava flow eruptions on Earth in recent history.

Recent measurements by U.S. Geological Survey have come to the conclusion that the volume of lava emeitted during the earuption was about 1.4 cubic kilometers.. The estimate has a margin of error because it is difficult to measure the volume of the lava that poured into the ocean.

As far as the comparison is concerned, one should first notice that there are only a handful of lava flow eruptions worldwide in the past few hundred years that have produced more than a cubic kilometer of lava.

The largest in Hawaii in recent centuries was the 1983 Pu’uO’o eruption, which produced 4.4 cubic kilometers of lava. However, that eruption lasted 35 years compared to the 4 months of the 2018 eruption in the Lower East Rift Zone. The Pu’uO’o eruption destroyed 215 structures, compared to over 700 destroyed in the 2018 eruption.

Other large volume lava flows occurred in Russia and Iceland. The Tolbachik eruption of 1975–76, in Kamchatka lasted a year and a half and produced about 2 cubic kilometers of lava.

In 2014–15, the six-month-long eruption of Bárðarbunga in Iceland produced the Holuhraun lava flow, about 1.4 cubic kilometers in volume.

In both the Tolbachik and Bárðarbunga eruptions, the lava flows issued from the flanks of the volcano and triggered subsidence at the summit as the magma chamber drained, similar to what happened in 2018 at Kilauea. The Tolbachik and Bárðarbunga eruptions occurred in remote areas, with no significant destruction of populated areas.

An eruption in the Canary Islands, Spain, made the list as well. The Lanzarote eruption of 1730–1736 produced 2 cubic kilometers of lava and destroyed numerous villages on the flank of the volcano.

The recent eruption of Cumbre Vieja, on La Palma in the Canary Islands, in 2021 was impressive but no volume estimates for the lava flow have been released so far. Regardless of the flow volume, the destruction was immense, with about 3,000 buildings destroyed.

Another large eruption happened at Paricutin volcano, in Mexico, in 1943, when a fissure opened in a cornfield and continued erupting for 9 years, producing a lava flow with a volume of 1.6 cubic kilometers.

None of these eruptions, however, come close to the size and impact of the Laki eruption in Iceland in 1783. Over eight months about 14.7 cubic kilometers of lava covered the landscape, destroying several dozen villages. The volcanic gases poisoned livestock and destroyed crops, leading to a major famine in Iceland that killed thousands. It also affected weather in Europe.

There may be other lava flows greater than one cubic kilometer that are missed in this quick compilation , but the fact remains these are very rare events The 2018 Kīlauea lava flow was among the top lava flow eruptions on Earth in recent centuries.

Source: HVO.

A visitor to my blog reminds us tha the submarine volcano off Mayotte emitted a volume of 5 cubic kilometers of lava, according to BRGM.

Let’s bear in mind that the last very long eruption of Mt Etna (1991-1993) in Valle del Bove emitted, according to estimates, between 200 and 700 million m3 of lava. However, 235 million cubic meters (0.23 km3) seems to be the closest number to reality. It was probably the largest eruption by volume emitted after the 1669 eruption that reached the city of Catania.

Vue de l’éruption du Kilauea en 2018 (Sourc: HVO)