La coulée de lave Kahauale`a 2: Une menace pour Puna? // Is the Kahauale`a 2 lava flow a threat to Puna?

drapeau francaisL’éruption du Kilauea continue sans changement significatif. Les spatter cones dans la partie NE du cratère du Pu’uO’o continuent d’alimenter la coulée Kahauale` 2. L’image satellite la plus récente acquise le 9 avril montre que le front actif se trouve à 8.3 km au NE du Pu’u’O’o.
Certains habitants du district de Puna commencent à être inquiets et aimeraient savoir comment la coulée de lave se comportera à l’avenir. L’un d’eux a déclaré : « Heureusement, nous avons parlé à la déesse (Pélé) et elle pourra peut-être la faire se diriger dans une autre direction. » Selon Jim Kauahikaua, scientifique responsable du HVO, « la lave n’a pas beaucoup progressé depuis l’année dernière. »
Indépendamment de sa vitesse d’escargot, la coulée de lave est considérée comme une menace potentielle. Lors d’une réunion jeudi dernier à Mountain View, les autorités ont rencontré des habitants du district de Puna. La principale question était de savoir si la lave présentait un danger pour les maisons. Les scientifiques du HVO et les responsables de la Protection Civile indiquent que la coulée Kahauale’a 2 ne représente pas une «menace imminente» pour les biens. La préoccupation immédiate est de savoir quel effet la lave peut avoir sur la forêt dans la zone de la réserve naturelle Kahauale’a où elle se trouve actuellement. Elle pourrait faire naître des feux de broussailles accompagnés de nuages de fumée. En plus de la coulée de lave et de l’éruption, ces facteurs environnementaux pourraient constituer un danger pour la communauté.
Comme avec n’importe quelle coulée de lave du Kilauea, on peut toujours craindre le pire. Pour les habitants de Puna, si la lave venait à recouvrir la route 130, ce serait un sérieux problème. Si elle coulait jusqu’à l’océan, Puna serait totalement isolée. Les gens devraient prendre la voie des airs pour y accéder.
Source : KITV.COM.

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drapeau anglaisThe eruption of Kilauea continues without any significant changes. The northeast spatter-cone complex within Pu’uO’o Crater continues to feed the Kahauale`a 2 lava flow. The most recent satellite image acquired on April 9th showed the active tip of the flow at 8.3 km NE from Pu`u `O`o.

Some residents who live in the Puna District are getting anxious and would like to know how the lava flow will behave in the future. Said one resident: « Hopefully we talk to the goddess (Pele) and maybe she might just wash it the other way. » According to Jim Kauahikaua, scientist-in-charge at the HVO, « it hasn’t really advanced much since late last year. »
Regardless of its snail-paced progress, the lava flow is seen as a potential menace. During a meeting last Thursday in Mountain View, officials met with Puna District residents. The most pressing question was whether the lava poses a danger to the homes. HVO scientists and Civil Defence authorities indicate that the Kahauale’a 2 flow does not represent an « imminent threat » to property. The immediate concern is what the lava may do to forest in the Kahauale’a Natural Reserve Area, where the flow is currently located. It could pose a brush fire hazard as well as the smoke conditions. In addition to the lava flow and eruption, those environmental factors could pose a hazard to the community.
However, as with any lava flow from Kilauea, there’s always a worst-case scenario. For residents of Puna, having Highway 130 resurfaced by the lava flow would be a very big deal.
If it went all the way to the ocean, Puna would be totally isolated, totally cut off. People would have to fly in to get in there.

Source: KITV.COM.

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La lave continue à avancer lentement dans la forêt au NE du Pu’uO’o

(Crédit photo: HVO)

Hawaii: La peur du tsunami // Hawaii: the fear of tsunamis

drapeau francaisMême si les volcans sont très actifs sur la Grande Ile d’Hawaii, ils ne sont pas le principal danger pour l’ensemble de l’archipel qui se trouve aussi sous la menace de tsunamis. Les événements passés ont montré que le risque doit être pris très au sérieux. C’est la raison pour laquelle le Pacific Tsunami Warning Center (PTWC), Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique, a été créé en 1949, à la suite du séisme qui a frappé les Iles Aléoutiennes en 1946 et généré un tsunami qui a tué 165 personnes à Hawaï et en Alaska. Aujourd’hui, si nous ne sommes pas en mesure de prévoir les tremblements de terre (pas plus que les éruptions volcaniques), nous sommes capables de suivre la trajectoire des vagues énormes générées par les grands tremblements de terre et d’avertir les populations. Bien sûr, cela dépend de la localisation de l’épicentre du séisme. Si l’événement se produit près de la côte – ce qui est souvent le cas en Amérique du Sud –  il sera très difficile de prendre des mesures et d’empêcher les populations d’être frappées par un tsunami.

Avril 2014 est de nouveau un mois de sensibilisation dans l’État d’Hawaï. Comme les années précédentes, des exercices et autres activités sont menés à travers tout l’Etat afin de sensibiliser et de préparer la population à d’éventuels tsunamis.
Ainsi, le 1er avril, un service a eu lieu au mémorial de Wailoa Park en souvenir des victimes du tsunami de mai 1960. Le 1er avril a également marqué le 68ème anniversaire du tsunami de 1946 qui a frappé Laupahoehoe et coûté la vie à 159 personnes à Hawaii.

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Dégâts causés à Hilo par le tsunami de 1946  (Source:  Pacific Tsunami Museum)

Ce même 1er avril, les sirènes de la Protection Civile ont été activées dans le cadre de leur test mensuel. Deux heures à peine après ce test, une alerte était déclenchée au Pacific Tsunami Warning Center  – « Séisme en Amérique du Sud ! » – venant confirmer l’importance de la campagne de sensibilisation.

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Sirènes sur la côte sud de la Grande Ile  (Photo:  C. Crandpey)

L’alerte au séisme du PTWC a été suivie de la diffusion d’une foule d’e-mails, sms, tweets, et autres pages Web dédiées à ce tremblement de terre de M 8.2 qui a frappé la côte nord du Chili, au large de la ville d’Iquique le 1er avril. Grâce aux données recueillies, le PTWC a pu déterminer la localisation préliminaire et l’ampleur du séisme moins de trois minutes après la secousse initiale.
Du fait de la localisation de l’archipel, la population d’Hawaii a besoin d’être informée sur les séismes susceptibles de déclencher des tsunamis dans l’Océan Pacifique. Les expériences tragiques du passé à Hawaï, les puissants séismes le long des îles Aléoutiennes (où un séisme a provoqué un tsunami en 1946) ou au Chili (où un séisme de magnitude 9,6 a déclenché un tsunami en1960) ont fait naître un sentiment d’inquiétude dans l’archipel hawaiien. Le séisme de 1960 au Chili a développé 30 fois plus d’énergie que celui enregistré le 1er avril de cette année.

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Effets du séisme de 1960 au Chili sur l’ensemble de la zone Pacifique (Source:  USGS)

Moins d’une demi-heure après le séisme du 1er avril de cette année, un tsunami a frappé la ville d’Iquique au Chili, et d’autres régions proches. Pour le PTWC, il fallait savoir rapidement comment les vagues allaient évoluer.

L’analyse des événements historiques offre des indices précieux pour interpréter les observations et les données du moment. Un séisme avait déjà frappé Iquique en 1877 et généré un tsunami qui avait détruit des dizaines de maisons à Hilo, tuant 5 personnes. De l’autre côté du Pacifique, des centaines de personnes avaient été tuées au Japon par ce même tsunami.
Il est difficile de comparer les deux tremblements de terre d’Iquique dans le détail. Le séisme de cette année a eu lieu essentiellement dans la même région qu’en 1877, mais l’événement de 1877 était un peu plus puissant. Le fait que la région de la source du séisme de 2014 avait déjà produit un tsunami dévastateur se devait d’être pris en compte par le PTWC pour formuler les bulletins d’alerte.

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Les séismes les plus puissants en Amérique du sud  (Source:  USGS)

Depuis le tsunami de l’océan Indien en 2004, les progrès des instruments et des moyens d’observation ont permis d’élaborer des modèles plus détaillés permettant de mieux comprendre le comportement des tsunamis. C’est ainsi qu’en contrôlant la trajectoire du tsunami du 1er avril pendant les heures qui ont suivi le séisme, le PTWC a pu établir des modèles informatiques montrant le mode de propagation des vagues à travers l’Océan Pacifique. A l’aide des données fournies par les sondes placées au fond de l’océan et de ses propres modélisations, le PTWC a pu conclure que la probabilité d’un tsunami dévastateur à Hawai’i était faible et qu’un ordre d’évacuation était inutile. Toutefois, dans le même temps, il a été recommandé à la population de ne pas fréquenter les rivages de l’île pendant plusieurs heures après l’arrivée des premières vagues. Les sirènes n’ont pas retenti.

Source : Presse hawaiienne.

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En cas de tsunami, suivez la flèche  (Photo:  C. Grandpey)

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drapeau anglaisEven if volcanoes are quite active on Hawaii Big Island, they are not the main danger to the whole archipelago which is under the threat of tsunamis. Past events have shown that the risk needs to be taken very seriously. This is the reason why a Pacific Tsunami Warning Center (PTWC) was established in 1949, following the 1946 Aleutian Island Earthquake and a tsunami that resulted in 165 casualties in Hawaii and Alaska. Today, if we are not able to predict earthquakes (and volcanic eruptions either) we are able to track the huge waves generated by major earthquakes and warn the populations. Of course, this depends on the location of the earthquake’s epicentre. If the quake occurs close to the coast – which is often the case in South America – it will be very difficult to take measures and prevent the populations from being struck by a tsunami.

April 2014 is again Tsunami Awareness Month in the State of Hawaii. As in previous years, groups across the state are conducting exercises and other activities to increase awareness of, and preparedness for, tsunami hazards.

On April 1st, at the Wailoa Park memorial, a service was held in memory of the May 1960 tsunami casualties. April 1st also marked the 68th anniversary of the 1946 tsunami that struck Laupahoehoe and claimed a total of 159 lives in Hawaii.

On that same day, the Civil Defense warning sirens were sounded as part of their monthly test. Just two hours after the siren test, however, an ominous alert flashed at the Pacific Tsunami Warning Center – “Earthquake: South America” – underscoring the importance of recognition and preparedness efforts.

The earthquake alert at PTWC was followed by the creation and dissemination of a stream of emails, text messages, tweets, and web pages relating to this M 8.2 earthquake that struck the northern coast of Chile, offshore from the city of Iquique, on April 1st. Owing to the availability of data collected in the vicinity of the earthquake, PTWC determined preliminary location and magnitude of the earthquake in less than three minutes following the initial shaking.

In Hawai‘i, people need to be informed about potential tsunami-triggering earthquakes occurring anywhere in the Pacific basin; however, because of past tragic experiences in Hawai‘i, large earthquakes along the Aleutian Islands to the north (where the earthquake occurred and produced the 1946 tsunami) or in Chile (where a magnitude 9.6 earthquake caused the 1960 tsunami) might create a little more anxiety here. The 1960 Chile earthquake released more than 30 times the energy released by this year’s April 1st earthquake.

Within half an hour of this year’s April 1st earthquake, a tsunami wave was reported to have struck Iquique, Chile, and other nearby areas. Concerns quickly shifted to how the tsunami would proceed.

Historical experience offers important clues to go along with modern observations and data. An earthquake struck Iquique in 1877 and sent a tsunami that destroyed dozens of homes in Hilo and killed 5 people. On the other side of the Pacific Ocean, hundreds of people were killed in Japan by this tsunami.

It is difficult to compare the two Iquique earthquakes in detail. This year’s earthquake occurred in essentially the same source region as the 1877 earthquake, but the 1877 earthquake was somewhat stronger. The fact that the source region of the 2014 earthquake had previously produced a devastating tsunami was also of concern to PTWC with regard to their advisories and warnings.

Since the Indian Ocean tsunami disaster in 2004, along with advances in instrumental monitoring and observation, considerable effort has been dedicated to developing more detailed and improved models of tsunami behaviour.

While monitoring the progress of the tsunami through the hours following the earthquake, PTWC also ran computer models of how the tsunami would spread across the ocean. Armed with data from deep-ocean water gauges and their model calculations, PTWC became confident that the likelihood of a devastating tsunami hitting Hawai‘i was low and decided to hold back orders to evacuate. At the same time, because they were still tracking the waves, they stood by their advisory for people to keep out of the ocean for hours after the first tsunami wave arrivals. No sirens were sounded.

Source : Hawaiian press.

L’éruption du Kilauea en cinq images // The Kilauea eruption in five images

drapeau francaisL’éruption du Kilauea se poursuit sans changements significatifs. Le HVO a mis en ligne plusieurs photos qui résument bien la situation :

La première montre une vue du Pu’uO’o depuis la lèvre nord en regardant vers le SE. On y voit nettement les petits spatter cones que je mentionnais dans mes dernières notes. L’un d’eux (partie gauche de la photo) renferme un petit lac de lave visible dans l’image suivante.

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Lien vers la photo d’origine :

http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-629.jpg

Le petit lac de lave se trouve dans la partie NE du Pu’uO’o. Son diamètre était encore d’une dizaine de mètres il y  quelques semaines. Il n’était plus que de cinq mètres quand la photo a été prise le 7 avril dernier.

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Lien vers la photo d’origine :

http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-630.jpg

La coulée Kahauale’a 2  qui prend sa source dans la partie NE du Pu’uO’o continue à avancer vers le NE avec plusieurs branches dont les extrémités brûlent la forêt. Le front de coulée se trouve à un peu plus de 8 km du Pu’uO’o.

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Lien vers la photo d’origine :

http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-627.jpg

Cette carte montre l’avancée de la coulée Kahauale’a 2 :

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Lien vers la carte :

http://hvo.wr.usgs.gov/maps/uploads/image-81.jpg

Le niveau du lac de lave à l’intérieur du cratère de l’Halemau’ma’u ne varie guère. Il se maintient à 45 – 50 mètres sous la lèvre. Au crépuscule, on peut admirer la très belle lueur émise par le lac depuis la terrasse du Jaggar Museum, seul endroit autorisé pour profiter du spectacle. .

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Photo:  C.  Grandpey

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 drapeau francaisThe eruption of Kilauea continues without any significant changes. HVO has posted several photos that sum up the situation :
The first image shows a view of Pu’uO’o from the northern rim, looking SE. You can clearly see the small spatter cones that I mentioned in my last notes. One of them (in the left part of the photo) harbours a small lava lake visible in the image number 01.
Link to the original picture :
http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-629.jpg

The small lava lake is located in the NE part of Pu’uO’o. Its diameter was still ten meters a few weeks ago. It was only five meters when the photo was taken on April 7th (Image number 02).
Link to the original picture :
http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-630.jpg

The Kahauale’a 2 flow has its source in the NE part of Pu’uO’o. It  continues to advance towards the NE with several branches whose ends burn the forest. The flow front is a little more than 8 km from Pu’uO’o. (Image number 3)
Link to the original picture :
http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-627.jpg

A map shows the progress of the Kahauale’a 2 lava flow (image number 04):
Link to the map :
http://hvo.wr.usgs.gov/maps/uploads/image-81.jpg

The level of the lava lake within Halemau’ma’u Crater is quite stable. It remains at 45 – 50 meters below the rim. At dusk, you can admire the beautiful glow emitted by the lake from the terrace of the Jaggar Museum which is the only place allowed to enjoy the show (Image number 05).

Le dioxyde de carbone (CO2) sur la planète Terre ! // Carbon dioxide on Earth !

drapeau francaisAlors que ma note précédente avait pour sujet l’hélium de Yellowstone, celle-ci traite du dioxyde de carbone (CO2) sur l’ensemble de la planète et les nouvelles ne sont pas bonnes. En effet, le lundi 7 Avril, le niveau de dioxyde de carbone dans l’atmosphère a atteint son point le plus haut depuis au moins 800 000 ans, avec plus de 402 parties par million (ppm).
Les scientifiques utilisent des bulles d’air emprisonnées dans la glace du Groenland, de l’Antarctique et des glaciers pour déterminer le niveau de CO2 dans l’atmosphère à travers les âges. La dernière fois où le CO2 avait atteint ce sommet, c’était il y a entre 800 000 et 15 millions d’années, très probablement avant l’apparition de la civilisation humaine. Le contrôle des niveaux de CO2 tel que nous le connaissons aujourd’hui  a commencé au sommet du Mauna Loa à Hawaii en 1958. Le 7 avril 2014, on y a relevé 402,2 ppm, tandis que la National Oceanic and Atmospheric Administration  (NOAA) révélait un niveau de 402,11 ppm à la même date.
Le plus inquiétant, c’est que nous n’avons peut-être pas encore atteint notre plus haut niveau de l’année. En effet, l’histoire montre que les pics de CO2 sont en général observés en mai. Le record peut donc encore être amélioré ! L’an dernier en mai, on atteignait un niveau de 400 ppm pour la première fois.
Source : Inhabitat.com.

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drapeau anglaisWhile my previous note was about helium at Yellowstone, this one deals with carbon dioxide (CO2) on the whole planet and the news is not good. Indeed, on Monday, April 7th, carbon dioxide levels in the atmosphere were the highest they have been in at least 800,000 years, reaching beyond 402 parts per million.

Scientists use air bubbles trapped inside ice in Greenland, Antarctica and some glaciers to determine the historic CO2 level in the atmosphere. The only time carbon dioxide levels reached this high was somewhere between 800,000 and 15 million years ago – most likely before human civilization even existed. Modern CO2 monitoring started on the top of Hawaii Mauna Loa volcano in 1958, which showed a reading of 402.2 ppm on April 7th, 2014. NOAA showed a reading of 402.11 ppm on the same date.

Even more concerning is the fact that we may not have even reached our highest level for the year. Historically, CO2 peaks in May so the level may continue to climb this year. Last year in May levels reached 400 ppm for the first time.

Source: Inhabitat.com.

CO2-blog

L’évolution du CO2 sur le Mauna Loa à Hawaii