Fonte des glaciers : des chiffres qui donnent le tournis // Glacier melting : figures that make you dizzy

Dans son numéro du mois de décembre 2021, le National Geographic France consacre une rubrique à la fonte des glaciers et, sans surprise, communique des chiffres qui montrent parfaitement la catastrophe qui menace notre planète.

267 milliards de tonnes : c’est la masse d’eau perdue en moyenne chaque année par les glaciers autres que les calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique entre 2000 et 2019. Les glaciologues dont l’étude a été publiée dans la revue Nature se donnent une marge d’erreur de 16 milliards de tonnes. Au cours de la période en question, la fonte des glaciers s’est accélérée, passant de 227 milliards de tonnes par an dans les années 2000 à 292 milliards de tonnes entre 2015 et 2018.

Le National Geographic rapproche ces chiffres des populations dont la vie dépend de l’eau des glaciers. Au cours de ma conférence « Glaciers en péril », je m’attarde sur la situation au Pérou dont l’économie dépend en grande partie de l’eau de fonte des glaciers de la Cordillère des Andes. Or, ces glaciers sont en train de fondre à une vitesse impressionnante, avec des conséquences désastreuses pour les populations. Si les glaciers disparaissent, il n’y aura plus d’eau potable pour la population, plus d’électricité dans les maisons, plus d’eau pour les systèmes d’irrigation des cultures. Faute d’une ressource essentielle, la population rurale devra migrer et aller s’entasser dans des villes dont les réseaux d’alimentation en eau dépendent eux aussi en grande partie des glaciers de la Cordillère.

Plus près de nous, dans les Alpes, les glaciers sont indispensables au tourisme et à l’alpinisme. Sans oublier que si les chutes de neige diminuent, l’industrie du ski sera impactée et les stations devront se diversifier si elles veulent survivre.

Comme on peut le lire dans le magazine, « les langues glaciaires aident aussi les humains à définir leur sentiment d’appartenance à la Terre ». On s’en rend compte en lisant les légendes qui accompagnent certains glaciers. En Nouvelle Zélande, le Franz-Josef serait né des larmes déversées par une jeune femme après la mort de son amant. A noter que l’approche de ce glacier et celle de son voisin Fox est désormais interdite à cause du risque d’effondrement de l’encaissant des glaciers suite à leur fonte rapide.

Glaciers Franz-Josef and Fox (Photos: C. Grandpey)

Dans les prochaines décennies, peut-être même les prochaines années, des populations littorales devront partir car l’eau de fonte des glaciers et des banquises fera s’élever le niveau des océans. Il a déjà augmenté de 1,5 cm depuis l’an 2000 suite à la seule fonte des glaciers. Les données satellitaires permettent de savoir à quelle vitesse fondent les glaciers. On peut modéliser tous les glaciers, même les plus inaccessibles. Par exemple, en Alaska, les images fournies par la NASA permettent de se rendre compte du recul ultra-rapide du Columbia Glacier. Elles ont également permis de se rendre compte que les glaciers de Patagonie reculent aujourd’hui plus vite qu’ils ne l’ont fait en onze mille ans. En cliquant sur ce lien, vous verrez une vidéo en accéléré montrant le recul rapide et impressionnant du Columbia Glacier :

https://earthobservatory.nasa.gov/world-of-change/ColumbiaGlacier

En théorie, la solution du problème de la fonte des glaciers et de la banquise est facile: il suffit de fermer le robinet des gaz à effet de serre produits par les activités humaines. C’est, bien sûr, plus facile à dire qu’à faire car notre mode de vie dépend encore largement des énergies fossiles. A supposer que l’on puisse arrêter par un coup de baguette magique ces émissions nocives, le problème du réchauffement climatique ne se résoudra pas du jour au lendemain. Par un effet de latence, il persistera encore pendant plusieurs décennies avant de s’estomper.

Au vu de la faillite de la dernière COP 26 de Glasgow, ce n’est pas demain que ceux qui nous gouvernent décideront de prendre des mesures permettant de sauver l’avenir des prochaines générations et celui de la planète Terre.

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In its December 2021 issue, National Geographic France devotes a chapter to the melting of glaciers and, unsurprisingly, communicates figures which perfectly show the catastrophe which threatens our planet.
267 billion tonnes: this is the mass of water lost on average each year by glaciers other than the ice caps of Greenland and Antarctica between 2000 and 2019. The glaciologists whose study was published in the journal Nature give themselves a margin of error of 16 billion tonnes. During this period, the melting of glaciers accelerated from 227 billion tonnes per year in the 2000s to 292 billion tonnes between 2015 and 2018.
National Geographic compares these numbers with populations whose lives depend on water from the glaciers. During my conference « Glaciers at Risk », I explain the situation in Peru whose economy depends largely on glacier meltwater in the Andes. However, these glaciers are melting at an impressive rate, with disastrous consequences for the populations. If the glaciers disappear, there will be no more drinking water for the population, no more electricity in the houses, no more water for the irrigation systems of the crops. For lack of an essential resource, the rural population will have to migrate and crowd into towns whose water supply networks also depend largely on the glaciers of the Andes.
Closer to home, in the Alps, glaciers are essential to tourism and mountaineering. Not to mention that if the snowfall decreases, the ski industry will be impacted and the resorts will have to diversify if they are to survive.
As one can read in the National Geographic magazine, « glacial tongues also help humans define their sense of belonging to the Earth ». We realize this by reading the legends that accompany certain glaciers. In New Zealand, the Franz-Josef is said to have been created by the tears shed by a young woman after the death of her lover. It should be noted that the approach to this glacier and that of its neighbor Fox is now prohibited because of the risk of collapse of their valleys following their rapid melting.
In the coming decades, perhaps even the next few years, coastal populations will have to leave as the meltwater of glaciers and ice caps will cause the level of the oceans to rise; it has already risen by 1.5 cm since the year 2000 following the only melting of the glaciers. Satellite data makes it possible to know how fast glaciers are melting. Scientists can model all glaciers, even the most inaccessible. For example, in Alaska, the images provided by NASA mak eus realize the ultra-rapid retreat of the Columbia Glacier. They also make us realize that the glaciers of Patagonia are retreating faster today than they have done in eleven thousand years.
By clicking on this link, you’ll see a NASA time lapse video showing the retreat of the Columbia Glacier between 1986 and 2019. It’s impressive!

https://earthobservatory.nasa.gov/world-of-change/ColumbiaGlacier

In theory, the solution to the problem of melting glaciers and sea ice is easy: just turn off the tap on greenhouse gases produced by human activities. This is, of course, easier said than done because our way of life still depends heavily on fossil fuels. Assuming that we can stop these noxious emissions with a magic wand, the problem of global warming will not be resolved overnight. By a latency effect, it will persist for several decades before fading.
In view of the total failure of the last COP 26 in Glasgow, those who govern us will not soon decide to take measures to save the future of the next generations and that of planet Earth.

Recul des glaciers dans les Alpes françaises (Photo: C. Grandpey)

Signes d’inflation sur la péninsule de Reykjanes (Islande) // Signs of inflation on the Reykjanes Peninsula (Iceland)

Les volcanologues islandais indiquent que des signes d’inflation ont été détectés sur la péninsule de Reykjanes. Le phénomène a été observé au nord du mont Keilir et au sud du site de l’éruption de Fagradalsfjall. Le sol autour de Fagradalsfjall a connu une déflation pendant l’éruption proprement dite, très probablement à cause de l’évacuation du magma vers la surface.
D’après les mesures GPS, le processus de déflation a commencé à s’atténuer fin août, puis à se transformer en inflation vers la mi-septembre. Cette dernière est cependant minime, avec un maximum de seulement un à deux centimètres.
Selon les modèles du Met Office, l’accumulation de magma dans les profondeurs de la terre est la cause la plus probable de l’inflation, bien que les scientifiques pensent également qu’elle peut être liée à une période d’activité sismique d’un mois à l’extrémité sud de ma montagne de Keilir à la fin septembre.
L’accumulation de magma sous les systèmes volcaniques se produit parfois après des éruptions. En tant que telle, l’inflation actuelle n’indique pas forcément que le magma se déplacera vers la surface dans un proche avenir. Ce processus peut prendre des années, voire des décennies, et il est difficile pour les scientifiques de faire des prévisions avec beaucoup de précision.
Aucune coulée de lave n’a été observée sur le site de Fagradalsfjall depuis le 18 septembre 2021. Des émissions de gaz sont toujours détectées, mais en très faible quantité.
Source : Iceland Review.

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Icelandic volcanologists indicate that land has started rising again on the Reykjanes peninsula. The inflation has been detected north of Mt. Keilir and south of the Fagradalsfjall eruption site. The land around Fagradalsfjall fell during the eruption itself, most likely because of the magma streaming out of the chamber beneath the surface.

According to GPS measurements, the deflation process began to subside at the end of August and then turn again into inflation around the middle of September. The uplift is, however, minimal, with only one to two centimetres at the highest points.

According to the Met Office’s models, the magma accumulation deep within the earth is the most likely cause of the inflation, although scientists also believe that it is connected to a month-long wave of seismic activity that began at the southern end of Keilir at the end of September.

Magma accumulation under volcanic systems sometimes occurs after eruptions. As such, the current inflation is not necessarily an indication that magma will move toward the surface in the near future. This process may instead take years or even decades, and it is difficult for scientists to make predictions with much accuracy.

There has been no lava flow at Fagradalsfjall since September 18th, 2021. Gas emissions are still being detected at the eruption site, but only in very small quantities.

Source: Iceland Review.

Calme plat sur le site de Fagradalsfjall (Capture écran webcam)

 

Islande : la passion de la lecture

Terre de volcans et de glaciers, l’Islande est aussi terre de livres et de lecteurs. Les Islandais sont connus pour leur amour de la lecture et pendant les semaines qui précèdent Noël se produit la jólabókaflóð, autrement dit un véritable déluge de livres. Ils arrivent de partout. Il faut savoir que l’Islande publie plus de livres par habitant que n’importe quel autre pays du monde. Le pic des ventes de livres se produit au mois de décembre; c’est le moment où l’industrie de l’édition perçoit environ 80 pour cent de ses revenus annuels.
Selon de nouveaux chiffres publiés par le Centre de Littérature Islandaise, un tiers de la nation a lu cinq ou plus de cinq livres au cours du mois de novembre et 68% des Islandais ont offert un livre à quelqu’un au cours des 12 derniers mois. L’intérêt pour la littérature et la lecture reste très élevé, mais il y a aussi de plus en plus d’Islandais qui lisent « peu ou pas du tout ».
Le Centre de Littérature Islandaise a effectué son étude sur les habitudes de lecture des Islandais pour la cinquième année consécutive, en collaboration avec six autres organisations littéraires du pays. Comme en 2020, l’étude s’est également concentrée sur l’impact de la COVID-19 sur l’intérêt des habitants pour la littérature, mais la pandémie n’a pas modifié de manière significative les habitudes de lecture des Islandais.
Les résultats de l’étude montrent qu’en Islande les hommes ont moins lu en 2021 (1,5 livre/mois), tandis que les femmes ont lu autant qu’avant (3,1 livres/mois). En moyenne, les Islandais lisent 2,3 livres par mois. Les personnes âgées de 18 à 24 ans lisent nettement moins que les personnes plus âgées.
L’étude sur les habitudes de lecture a été menée du 22 au 31 octobre 2021. Pour plus de détails, il suffit de cliquer sur ce lien :
https://www.icelandreview.com/news/a-third-of-icelanders-read-five-or-more-books-in-the-past-month/

Cet amour de la lecture en Islande repose sur une vieille tradition qui consiste à offrir des livres comme cadeaux de Noël. Chaque Islandais trouve généralement au moins un livre sous le sapin chaque année. Après avoir ouvert les cadeaux, de nombreuses personnes se réjouissent à l’idée d’avoir quelque chose de nouveau à lire.
Les livres sont un sujet d’actualité en Islande pendant la période de Noël. Le catalogue annuel du livre, qui présente quelque 700 titres, arrive dans les boîtes aux lettres des Islandais fin novembre. Les médias consacrent alors beaucoup d’espace et de temps d’antenne aux critiques de livres, aux discussions, aux interviews, etc. Plus tard, après Noël, les gens aiment parler des livres qui leur ont été offerts.

Cet amour des Islandais pour la lecture s’explique probablement par le fait que l’écriture et la narration font partie intégrante de l’histoire de leur pays. Les sagas islandaises sont renommées et constituent la base des connaissances des Islandais sur la mythologie nordique, l’histoire des monarchies scandinaves, etc. Les sagas ont été écrites au 13ème siècle qui, dans l’esprit de beaucoup de gens, a été l’âge d’or de l’Islande. Au cours des siècles suivants, l’Islande a dû faire face à de grandes difficultés. C’est une époque où le pays était très pauvre; les gens étaient obligés de vivre dans de petites maisons en tourbe dans lesquelles ils s’entassaient pour se réchauffer. Comme les hivers étaient longs et rigoureux avec peu de lumière à l’extérieur, les gens étaient contraints de passer beaucoup de temps à l’intérieur. C’est ainsi que s’est développée la kvöldvaka – la veillée – une tradition qui consistait à passer les soirées ensemble. C’était un moment de narration qui permettait aux gens de rester éveillés et de se divertir tout en effectuant les travaux d’hiver: filer la laine, tricoter, fabriquer des outils, etc. Quelqu’un lisait un livre, les gens racontaient des histoires ou récitaient des poèmes. Pendant ces longues soirées d’hiver, la kvöldvaka était un élément essentiel pour garder les gens en vie spirituellement.
La kvöldvaka était aussi le moment où se faisait l’éducation des enfants. Ils apprenaient à lire et à écrire, ainsi que l’histoire et la géographie à travers les sagas et d’autres histoires. En conséquence, même si le pays était très pauvre, presque tout le monde savait lire et écrire. Ce sont probablement les raisons pour lesquelles, pour les Islandais, les livres sont bien plus qu’un simple divertissement. Ils font partie intégrante de leur identité nationale.
Sources : Iceland Review, Guide de l’Islande.

Et chez nous? Pouvons nous rivaliser avec les Islandais en matière de lecture? Pas vraiment, semble-t-il. Alors que les Islandais se ruent sur les livres, les Français semblent prendre le chemin inverse. Certes, oa pu voir des files d’attente devant les librairies lorsque le confinement a pris fin. Pourtant, en 2020, les Français ont moins eu le goût pour la lecture qu’à l’accoutumée. Selon un sondage Ipsos pour le Centre National du Livre effectué en avril 2021, 86% des personnes interrogées ont déclaré avoir lu au moins un livre en 2020, soit six points de moins que lors du précédent sondage, en 2019.

Ces chiffres sont encore plus importants chez les jeunes. En 2021, seuls 80% des 15-24 ans se perçoivent comme lecteurs, alors qu »ils étaient 92% à le penser en 2019. 91% des jeunes sondés ont lu au moins un genre littéraire cité dans l’enquête, une chute de sept points par rapport à 2019. Les jeunes lecteurs ont lu des ouvrages surtout qualifiés d’utilitaires (cuisine, décoration, voyages, jardinage, etc.), les livres sur l’histoire, suivis de la littérature classique française ou étrangère et enfin les dictionnaires et encyclopédies. Selon le sondage, il n’y a guère que la science-fiction qui se maintient à la deuxième place des ouvrages dont les jeunes sont friands, bien qu’elle perde tout de même dix points par rapport à 2019.

Source: France Culture.

Je conseille la lecture des sagas islandaises traduites par Régis Boyer.

Islande : crue glaciaire imminente sur le Grimsvötn // Iceland : imminent glacial outburt at Grimsvötn

La couche de glace au-dessus du lac sous-glaciaire du Grímsvötn (Vatnajökull) s’est affaissée de près de 60 cm en s’accélérant. Cela signifie qu’un jökulhlaup (crue glaciaire en islandais) est imminent. La situation actuelle laisse supposer que l’eau s’écoulera du lac sous-glaciaire du Grímsvötn et fera brusquement gonfler le débit de la rivière Gígjukvísl, non loin de Skaftafell. De telles inondations se produisent régulièrement, et bien qu’elles se soient, dans le passé, accompagné d’éruptions volcaniques, il n’y a pas d’activité sismique à l’heure actuelle indiquant une menace d’éruption.
Sur la base des crues glaciaires précédentes, le Met Office s’attend à ce que celle-ci apparaisse sur le front du glacier au cours des deux prochains jours et atteigne son maximum 4 à 8 jours plus tard. Pour le moment, il n’y a pas de hausse de la conductivité électrique dans la rivière Gígjukvísl, mais un tel phénomène indique qu’une crue glaciaire a commencé. Le Met Office a également mis en place des détecteurs de gaz à la source de la rivière.
Au vu du niveau actuel du lac sous-glaciaire, on s’attend à un débit de crue maximum de l’ordre de 5000 m3/s. Une inondation de cette ampleur n’affectera probablement pas les structures telles que les routes ou les ponts, bien qu’il soit encore trop tôt pour l’affirmer.
Une crue glaciaire du Grímsvötn peut être suivie d’une éruption du Grímsvötn, en raison de la perte soudaine de pression qui accompagne la baisse de niveau du lac. Un tel événement s’est produit en 1922, 1934 et en 2004. En 2004, le jökulhlaup a commencé le 28 octobre, à la suite d’une série de séismes indiquant une éruption imminente qui a commencé trois jours plus tard. Aucune activité sismique de ce type n’a été détectée à l’heure actuelle. La dernière éruption du Grímsvötn remonte à 2011.
Source : Iceland Review.

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The ice shelf above the subglacial lake Grímsvötn (Vatnaj¨kull) has dropped by almost 60 cm, at an increasing speed. This indicates that a glacial run-off flood from Grímsvötn is imminent.The current situation suggests that water is flowing from Grímsvötn and a jökulhlaup is expected in Gígjukvísl river, not far from Skaftafell. Such floods occur regularly, and although they have in the past set off volcanic eruptions, at the moment, there is no seismic activity indicating a threat of eruption.

Based on earlier floods, the Met Office expects this one to surface at the glacier’s edge in the next two days and reach its peak 4-8 days later. At the moment, there’s no increase in Gígjukvísl river’s electrical conductivity, but an increase in electrical conductivity is the clearest indicator that a glacial run-off flood has begun. The Met Office also has gas detectors in place at the river’s source.

The current Grímsvötn water levels would mean that the flood’s maximum flow was 5000 m3/s. A flood of that size is not likely to affect structures such as roads or bridges, although it is still too early to calculate the size of the flood.

A Grímsvötn glacial run-off flood may be followed by a Grímsvötn eruption, due to the sudden loss of pressure when the water surface drops. Such an event occurred in 2004, before that in 1934 and 1922. In 2004, a glacial run-off flood began on October 28th, following a series of earthquakes indicating an impending eruption, which began three days later. No such seismic activity has been detected now. The last Grímsvötn eruption was in 2011.

Source: Iceland Review.

Exemple d’affaissement de la calotte de glace du Grimsvötn avant un jökulhlaup (Crédit photo: Wikipedia)