Selon la presse américaine, le Colima est entré en éruption à trois reprises en l’espace de quelques heures, avec des panaches de cendre et de vapeur qui sont montés jusqu’à 2 km au-dessus du cratère.
Les trois éruptions ont eu lieu dimanche matin. Les plus hautes colonnes de cendre atteignaient 2 kilomètres, et la plus petite à peine 1.5 km de hauteur.
Un peu plus tôt, une explosion avait déjà envoyé un volumineux panache de cendre à environ 2000 mètres de hauteur samedi vers 16 heures.
L’activité du Colima a commencé à augmenter en octobre 2016, probablement en raison de la croissance d’un nouveau dôme de lave dans le cratère.
Voici un lien vers une page qui présente une courte vidéo des dernières éruptions Http://globalnews.ca/news/3134357/mexicos-colima-volcano-erupts-twice-in-one-day/
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According to the American press, Colima has erupted three times in the space of a few hours, with ash and steam plumes up to 2 km above the crater.
The three eruptions occurred on Sunday morning. The biggest columns of ash reached 2 kilometres in height, and the smallest was just under about 1.5 km tall.
An earlier explosion sent a large plume of ash and smoke some 2,000 meters into the air on Saturday around 4 p.m.
Colima has increased in activity since October, probably due to the growth of a new lava dome.
Here is a link to a page with a short video of the last eruptions
La lave du Kilauea continue d’entrer dans l’océan à Kamokuna où elle est acheminée par un réseau de tunnels. Depuis le 21 novembre, une coulée secondaire – issue de la coulée 61g – est également active près du Pu’u O’o et elle avance en ce moment lentement vers l’est, à raison d’une dizaine de mètres par jour. La lave recouvre d’anciennes coulées produites par la 61 g. Au vu de la pente, sa trajectoire la plus probable la conduirait vers l’océan. Au cours des 15 derniers jours, la lave a parcouru environ 640 mètres. Le front de coulée se trouve à environ 10,6 kilomètres de l’océan, si l’on prend en compte la pente la plus forte. Compte tenu de la vitesse d’écoulement, le HVO a estimé qu’il faudrait à la lave quelque 260 jours pour atteindre l’océan, en sachant que le débit peut augmenter, baisser, voire s’arrêter complètement. Aucune zone habitée n’est actuellement menacée par cette coulée.
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Lava from Kilauea volcano continues to enter the ocean at Kamokuna where it is being fed by lava tubes. A newer branch of the 61g lava flow is also active near Pu’u O’o and is advancing slowly to the east. This small breakout appeared near the vent on November 21st. Lava is mostly covering cooled flows from earlier episodes of the 61g flow. The current path of steepest descent would take it to the ocean. In the past 15 days, it has travelled about 640 metres which calculates to an average advance rate of about 40 metres per day. The leading edge of the flow is about 10.6 kilometres from the ocean, as measured along the most likely path of steepest descent. Given the flow’s current rate of advance, HVO estimated it would take it about 260 days to reach the ocean. During that time, the flow could continue as is, slowly advancing, or its advance rate could increase or decrease, or the flow could stop altogether before ever reaching the ocean. No populated areas or infrastructure are currently being threatened by the flow.
Depuis de nombreuses années, les scientifiques américains de la Scripps Institution of Oceanography (Université de Californie à San Diego) étudient l’Axial Seamount, un volcan sous-marin situé à environ 400 km au large de la côte de l’Oregon, sur la dorsale Juan de Fuca (voir mes notes des 11 et 23 août 2011, 17 août 2013 et 4 août 2014). Ce volcan présente une structure complexe et ses origines sont encore mal comprises.
Dans une note rédigée le 3 mai 2015, j’expliquais qu’à partir du jeudi 23 avril 2015, les capteurs récemment mis en place dans le secteur de l’Axial avaient enregistré 8000 petits séismes sur une période de 24 heures. La caldeira, qui avait gonflé sous la poussée d’une montée de magma, s’était ensuite effondrée rapidement. Les scientifiques se sont demandés si une éruption avait effectivement eu lieu, avec écoulement de la lave sur le plancher océanique.
Une étude effectuée par des chercheurs de l’Université de Washington et publiée la semaine dernière dans la revue Science montre comment l’Axial Seamount s’est comporté au cours de son éruption du printemps 2015. L’étude apporte de nouveaux éléments sur le comportement des volcans situés en zone d’accrétion, là où deux plaques océaniques se séparent. L’étude fournit également les premières analyses des relevés sismiques, des mouvements des fonds marins et des roches émises lors de l’éruption d’avril 2015 au large de la côte de l’Oregon.
L’étude s’appuie sur des données recueillies par le Cabled Array, un observatoire financé par la National Science Foundation, qui dispose d’une connexion électrique et informatique sur le plancher océanique. Achevé quelques mois avant l’éruption, le Cabled Array fournit de nouveaux outils pour comprendre le volcanisme de notre planète
Le sommet de l’Axial Seamount se trouve à environ 1 360 mètres sous la surface de l’océan. Sa situation sous-marine présente certains avantages. En effet, la croûte océanique n’a, en moyenne, que 6 km d’épaisseur, soit environ cinq fois moins que la croûte continentale qui se trouve sous les volcans terrestres. De plus, la chambre magmatique est moins profonde et la roche dure de la croûte océanique génère des images sismiques plus nettes.
L’observatoire Cabled Array est un véritable progrès pour étudier les volcans sous-marins. L’analyse des signaux avant et pendant l’éruption d’avril 2015 a montré un nombre croissant de petits séismes, avec parfois plusieurs milliers d’événements par jour. Les données sismiques ont également montré une profonde influence des marées, avec six fois plus de séismes pendant les marées basses que pendant les marées hautes au moment où le volcan allait entrer en éruption. Une fois que la lave est sortie, elle a commencé à suivre le dyke nouvellement formé à l’intérieur de la caldeira qui mesure 3 km de large sur 8 km de long. Les deux éruptions précédentes avaient envoyé la lave vers le sud du cratère rectangulaire du volcan alors que la dernière éruption l’a envoyée vers le nord. L’analyse sismique montre qu’avant l’éruption, la lave avançait le long de fractures annulaires à l’extérieur de la caldeira. Un nouveau dyke s’est alors formé, tout d’abord en empruntant une fracture sous le versant est de la caldeira. La lave s’est ensuite déplacée vers l’ouest et a suivi une ligne au nord de la caldeira, jusqu’à environ 15 km au nord du volcan, en produisant des milliers de petites explosions en cours de route. L’activité s’est poursuivie tout au long du mois de mai, puis la lave a cessé de couler et les signaux sismiques ont disparu. Un mois plus tard, on n’enregistrait plus qu’une vingtaine de séismes par jour.
L’Axial Seamount n’a pas montré de nouvelle activité sismique, bien qu’il soit probablement entré dans une nouvelle phase pré-éruptive. Les éruptions se produisent généralement tous les dix ans. L’observatoire Cabled Array sur l’Axial Seamount est conçu pour fonctionner pendant au moins 25 ans.
Source: The Seattle Times.
Voici une petite vidéo montrant l’installation d’un sismomètre sur l’Axial Seamount:
For quite a long time, US scientists at Scripps Institution of Oceanography at UC San Diego and their colleagues have been studying Axial Seamount, an undersea volcano located about 400 km off the Oregon coast, at the Juan de Fuca Ridge (see my notes of August 11th and 23rd 2011, August 17th 2013 and August 4th 2014). The seamount is geologically complex, and its origins are still poorly understood.
In a note released on May 3rd 2015, I explained that, beginning Thursday, April 23rd 2015, the sensors recently set up in the seamount area had recorded 8,000 small earthquakes in a 24-hour period. The volcano’s caldera, which had been swelling rapidly from an influx of magma, had collapsed like a deflated balloon. Scientists were debating whether to describe what transpired as an eruption, which means lava flowed onto the seafloor.
A University of Washington study published last week in Science shows how the volcano behaved during its spring 2015 eruption, revealing new clues about the behaviour of volcanoes where two ocean plates are moving apart. The new network allowed to see in incredible detail where the faults are, and which were active during the eruption The new study provides the first formal analyses of the seismic vibrations, seafloor movements and rock created during the April 2015 eruption off the Oregon coast.
The study is based on data collected by the Cabled Array, a National Science Foundation-funded observatory that brings electrical power and internet to the seafloor. Completed just months before the eruption, it provides new tools to understand Earth’s volcanism.
Axial Seamount rises above the seafloor with its summit about 1,360 metres below the ocean’s surface. Axial’s submarine location has some advantages. Typical ocean crust is just 6 km thick, roughly five times thinner than the crust that lies below land-based volcanoes. The magma chamber is not buried as deeply, and the hard rock of ocean crust generates crisper seismic images.
The Cabled Array observatory is a real progress to study submarine volcanoes. Analysis of vibrations leading up to and during the April 2015 eruption showed an increasing number of small earthquakes, up to thousands a day, in the previous months. The vibrations also showed strong tidal triggering, with six times as many earthquakes during low tides as high tides while the volcano approached its eruption. Once lava emerged, movement began along a newly formed dike inside the 3-km-wide by 8-km-long caldera. The two previous eruptions had sent lava south of the volcano’s rectangular crater. The last eruption produced lava to the north. The seismic analysis shows that before the eruption, the movement was on the outward-dipping ring fault. Then a new dike formed, initially following a fault below the eastern wall of the caldera. It then moved to the west and followed a line north of the caldera to about 15 km north of the volcano, with thousands of small explosions on the way. The activity continued throughout May, then lava stopped flowing and the seismic vibrations shut off. Within a month afterward the earthquakes dropped to just 20 per day.
Axial Seamount has not yet started to produce more earthquakes as it gradually rebuilds toward another eruption, which typically happen every decade or so. The observatory centered on Axial Volcano is designed to operate for at least 25 years.
Source : The Seattle Times.
Here is a short video showing a seismometer being installed on Axial Seamount:
Système de surveillance de l’Axial Seamount (Source: University of Washington)
Suite à un épisode de gonflement prolongé du Kilauea, le niveau de la lave s’était élevé dans l’Overlook Crater et ne se situait plus, en fin de semaine dernière, qu’à quelques mètres en dessous de la lèvre de cette bouche. Un débordement semblait possible, mais patatras ! Le volcan en a décidé autrement en entamant une phase de déflation qui s’est accompagnée de l’inévitable baisse de la lave dans l’Overlook Crater. Elle se situe actuellement à une vingtaine de mètres sous la lèvre et n’est même plus visible depuis la terrasse du Jaggar Museum. Ce sera peut-être pour une autre fois, comme cela s’est produit à la mi-octobre 2016.
Il y a deux conditions pour qu’un tel débordement se produise. D’une part, l’alimentation doit être suffisante, avec un volume de lave capable de combler la partie supérieure de la bouche active qui présente un diamètre d’environ 200 mètres. Quand la surface du lac se trouve à 10 mètres sous la lèvre, cela signifie qu’il reste un volume 314 000 mètres cubes à combler, ce qui n’est pas rien. C’est là que la pression des gaz – deuxième condition – intervient car c’est elle qui conditionne l’ascension du magma. De toute évidence, les deux conditions que je viens de mentionner n’étaient pas suffisantes ces derniers jours pour provoquer un débordement.
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Due to a prolonged inflation of Kilauea, the level of lava had risen in the Overlook Crater and was, at the end of last week, only a few meters below the rim of this vent. An overflow seemed possible but, unfortunately, the volcano decided otherwise by initiating a deflation phase that was accompanied by the inevitable drop of lava in the Overlook Crater. It currently lies 20 metres or so beneath the rim and can no loger be seen from the terrace of the Jaggar Miuseum. This may be for another time, as happened in mid-October 2016.
There are two conditions for such an overflow to occur. On the one hand, the supply must be sufficient, with a volume of lava capable of filling the upper part of the active vent which has a diameter of about 200 meters. When the surface of the lake is 10 meters below the rim, it means that there remains a volume of 314,000 cubic meters to be filled, which is quite a lot. This is the moment where the pressure of the gases – the second condition – intervenes because it is this pressure which regulates the ascent of the magma. Obviously, the two conditions I have just mentioned were not enough in the last few days to cause an overflow.
Episode de déflation en cours.
Vue de l’Overlook Crater. Cette image est à comparée avec celle insérée dans mon blog le 10 décembre 2016.