Alors que l’éruption reste intense le long de la Lower East Rift Zone avec des fontaines de lave qui atteignent entre 40 et 50 mètres de hauteur à la Fracture n° 8, les autorités hawaïennes et la Protection Civile ont déclaré que le nombre d’habitations détruites par le Kilauea pourrait atteindre 700. Les quelque 410 personnes qui se trouvent actuellement dans des centres d’hébergement d’urgence ne retourneront jamais chez elles.
Une autre conséquence de l’éruption concerne la production de papayes. La destruction de nombreux vergers qui se trouvaient sur la trajectoire de la lave se fait déjà sentir dans tout l’État, depuis les distributeurs jusqu’aux clients. La situation est encore plus critique pour les producteurs qui ont perdu à la fois leur maison et leurs moyens de subsistance. La pénurie de papayes devrait se faire sentir maintenant, mais aussi dans le futur. Au moins 90 pour cent des fruits à Hawaii sont produits à Puna car la plante apprécie les terres volcaniques bien drainées.
Le triangle délimité par les routes (highways) 130, 132 et 137 à Puna, soit une surface de plus de 8 kilomètres carrés, représente jusqu’à la moitié des vergers de papayers dans la région, et tous ont été recouverts par la lave ou sont inaccessibles. Même s’ils n’ont pas été envahis par la lave, les gaz – le SO2 en particulier – ont détruit les papayers. Au moins 150 agriculteurs ont été touchés.
Outre la perte pour les agriculteurs et leurs familles, il faut prendre en compte la perte d’emplois et d’exportations. La moitié des papayes produites à Hawaï sont consommées dans l’État et l’autre moitié est exportée vers le continent, le Canada et le Japon. La papaye se cultive sur une rotation de trois ans, de sorte que la sortie de la pénurie actuelle ne sera pas immédiate. Un grossiste et distributeur de denrées agricoles a déclaré que les livraisons ont chuté de plus de moitié.
Le défi pour les producteurs de papayes consiste maintenant à retrouver de nouvelles terres de production et d’obtenir des prêts auprès des banques pour planter de nouveaux vergers. Les très bonnes terres pour la culture de la papaye sont difficiles à trouver. Les demandes de prêt seront acceptées jusqu’en juin 2019. La perte de production de papayes à Puna est un coup terrible pour l’économie car de nombreuses fermes font vivre plusieurs familles. On espère que le gouvernement s’entendra avec le secteur privé pour leur venir en aide.
Source: Journaux locaux.
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While the eruption is still at full strength along the Lower East Rift Zone with fountains between 40-50 metres high from fissure No. 8, Hawaiian authorities and Civil Defense have declared that the number of houses destroyed by lava from Kilauea volcano is at least 600 and could be as high as 700. The approximately 410 people in emergency shelters are never going back to their homes.
Another consequence of the eruption concerns the papaya production. The destruction of many papaya-producing farms in the lava’s pathway is already being felt throughout the State, from distributors to customers. The situation is even more devastating for papaya farmers who have lost both their homes and livelihoods. The local papaya shortage is expected to be felt now as well as in the future. At least 90 percent of papaya in Hawaii is grown in Puna. The reason is that papaya loves lava lands because they are well drained.
The triangle delineated by Highways 130, 132 and 137 in Puna, more than 8 square kilometres acres, represent up to half of the papaya lands in the area, and all of it is either buried by lava or inaccessible. Even if not covered by lava, the SO2 gases have destroyed papaya trees. At least 150 farmers have been affected.
Besides the loss to farmers and their families, the impact includes the loss of jobs and exports. Approximately half of the papaya grown in Hawaii is consumed in the State, and half is exported to the mainland, Canada and Japan. Papaya grows on a three-year rotation, so recovery from the shortage won’t be immediate. A Hawaiian produce wholesaler and distributor said shipments have dropped by more than half.
The challenges for papaya farmers now include relocating and securing a lease to plant a new crop. Ideal lands for growing papaya are difficult to find. Loan applications will be accepted through June 2019. The loss of papaya production in Puna is a devastating blow for the economy, with many farms supporting several families. It is hoped the government will work with the private industry to help these farmers.
Source: Local newspapers.
Papayes hawaiiennes, avec caméléons en prime (Photo: C. Grandpey)
23 heures (heure française): L’éruption se poursuit sans changements majeurs. Les fontaines de lave de la Fracture n° 8 atteignent encore une hauteur d’une soixantaine de mètres à l’intérieur du cône qui s’est formé et qui présente maintenant une hauteur d’environ 48 mètres à son point culminant. La lave de Fracture n° 8 continue de suivre un chenal bien établi qui la conduit à l’océan à Kapoho, avec de rares débordements de part et d’autre du chenal. L’entrée dans l’océan reste assez large avec une entrée principale et plusieurs entrées secondaires.
A 03h19 (heure locale) le 14 juin, une nouvelle petite explosion s’est produite au sommet du Kilauea, avec un panache qui a atteint 1800 mètres au-dessus du niveau de la mer. Cet événement et de nombreuses autres secousses moins fortes ont été ressentis à Volcano et auront sans aucun doute affaibli encore davantage les structures à l’intérieur du Parc National. L’affaissement de la lèvre et des parois de l’Halema`uma`u continue en relation avec la déflation continue du sommet.
Source: HVO.
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11 p.m. (French time): The eruption continues with no major changes. Fissure 8 lava fountains are reaching heights of 60 metres from within the growing cone which is now about 48 metres at its highest point. Lava from Fissure 8 continues to flow through the well-established channel to the ocean at Kapoho, with rare, small overflows of the channel levees. The ocean entry remains fairly broad with one main entry and several minor ones.
At 3:19 a.m. (local time) on June 14th, another small explosion occurred at Kilauea’s summit, producing a plume which rose to 1,800 metres above sea level. This event and many of its precursory earthquakes were felt widely in the Volcano area and will no doubt weaken even more the structures within the National Park.. Inward slumping of the rim and walls of Halema`uma`u continues in response to ongoing subsidence at the summit.
Source: HVO.
Alors que l’éruption du Kilauea se poursuit intensément, les habitants sont surpris de trouver de petits cristaux verts tombés du ciel pendant l’éruption. Ce sont en fait des cristaux d’olivine, un minéral très répandu dans la lave à Hawaii. En géologie, on parle aussi de péridotite, roche constituée principalement de cristaux d’olivine et de pyroxènes, alors que l’olivine est un minéral. Pendant une éruption, le volcan fait éclater les lambeaux de lave, ce qui permet de séparer les minéraux verts d’olivine du reste de la masse en fusion et de laisser tomber ces minuscules cristaux à l’aspect de pierres précieuses.
Plusieurs plages à Hawaii ont une couleur verdâtre, en raison de la forte concentration d’olivine. En fait, l’olivine est l’un des minéraux les plus répandus sous la surface de la Terre, mais il est assez difficile de le trouver séparé de la roche mère et encore plus difficile de le trouver avec une qualité de gemme.
L’olivine est si répandue que l’on estime que plus de 50% du manteau supérieur de la Terre est composé d’olivine ou de variantes du minéral. Les volcans d’Hawaï sont le produit d’un point chaud ou hotspot, ce qui signifie que la composition d’origine du manteau supérieur n’est pas modifiée de manière significative lorsqu’elle atteint la surface de la Terre.
La raison pour laquelle il y a une variété d’autres roches sur les continents est en grande partie due aux modifications subies par le magma au cours de son ascension sous chaque continent. Ce voyage à travers différentes couches de la croûte terrestre ajoute et élimine les éléments chimiques et des minéraux et modifie la composition originale du magma. Un géologue français avait l’habitude de dire qu’à Hawaï, on des laves « TGV » qui, comme les trains ultra rapides, arrivent directement à destination, en l’occurrence la surface de la Terre, sans s’arrêter dans les gares. A l’inverse, dans d’autres régions du monde on a des magmas « omnibus » qui subissent des changements pendant leur ascension, comme les passagers des trains qui s’arrêtent dans différentes gares.
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While Kilauea Volcano is still fiercely erupting, residents are surprised to find little green gems that have fallen out of the sky during the eruption. They are actually olivine crystals, a common mineral found in Hawaii’s lava. In geology, it is called peridot. As the volcano erupts, it blasts apart molten lava, allowing for green olivine minerals to be separated from the rest of the melt and fall as tiny gemstones.
There are several places in Hawaii where the beaches have a green colour, due to a high concentration of olivine that has weathered out of the basalt. In fact, olivine is one of the most common minerals below Earth’s surface but it is quite hard to find it separated from the parent rock and even harder to find it of gem quality.
Olivine is so common that it is estimated that over 50 percent of the Earth’s upper mantle is composed of olivine or variations of the mineral. Hawaii’s volcanoes are the product of a hotspot, which means that the true composition of the upper mantle is not significantly altered when erupted on Hawaii’s surface as basalt.
The reason there is a variety of other rocks on continents is largely due to magma travelling through the varied geology that underlies each continent. This adds and removes chemicals/minerals and alters the original composition of the magma from basalt to a unique blend of minerals. A French geologist used to say that in Hawaii, you have “high speed train” minerals reaching the surface directly, with no stops at the stations, contrary to other regions of the world where they are “slow train” minerals, undergoing changes – like passengers in a train – in different stations.
Le bilan s’alourdit de jour en jour sur les pentes du Fuego. Dix jours après le début de l’éruption, près de 200 personnes sont toujours portées disparues et considérées comme mortes par leur famille. Au moins 110 cadavres sont en cours d’identification par l’Institut médico-légal. L’INSIVUMEH a mis en garde les équipes de secours sur la possibilité de nouveaux écoulements pyroclastiques et de lahars meurtriers car la cendre de l’éruption peut être remobilisée par les fortes pluies qui s’abattent sur la région. Une augmentation du débit de la rivière Panaleon a provoqué l’évacuation de 72 personnes à Santa Lucia Cotzumalguapa. Cela montre que les risques persistent, même si l’activité volcanique a diminué. L’INSIVUMEH fait remarquer qu’il a fallu deux semaines et demie pour que l’on assiste à un retour à la normale après la dernière éruption du Fuego.
Plus de 4 000 personnes demeurent dans des centres d’hébergement où l’aide a commencé à arriver, en même temps que des plaintes sur la façon dont elle est répartie. Les autorités guatémaltèques ont déjà lancé une enquête sur la gestion officielle à la crise. À Guatemala City, environ 1 000 personnes ont sifflé et brandi des torches et des banderoles pour protester contre la gestion officielle de la catastrophe.
Les autorités ont admis qu’un défaut de communication entre la CONRED (agence qui gère les catastrophes) et l’INSIVUMEH (institut volcanologique) a retardé les évacuations quand la coulée pyroclastique a dévalé les flancs du Fuego le 3 juin 2018, au cours de la plus violente éruption jamais observée en 40 ans. Aggravant encore la situation, la pluie et les nuages n’ont pas permis d’observer les signes annonciateurs de la coulée pyroclastique. La mauvaise visibilité a également retardé les réactions des villageois face au danger imminent, tandis que la CONRED n’a pas réalisé l’ampleur de l’éruption. Les chefs des organismes gouvernementaux responsables ont par la suite admis que le niveau d’alerte entraînant des évacuations obligatoires n’avait pas été relevé assez rapidement. Cela signifie que les gens sont restés chez eux pendant des heures après le déclenchement de la coulée pyroclastique. Cette situation a entraîné un mouvement de protestations ; les agences gouvernementales ont été accusées de crime et d’irresponsabilité. Une enquête sera ouverte pour savoir si les protocoles adéquats ont été suivis dans la gestion de la catastrophe.
Lors d’une réunion très tendue au Congrès, le directeur de l’INSIVUMEH a accusé son homologue de la CONRED de ne pas avoir tenu compte des bulletins de l’Institut avertissant que le Fuego était en phase éruptive dangereuse. Le responsable de la CONRED a reconnu que l’ordre d’évacuation avait été donné tardivement, mais il a reproché aux volcanologues de ne pas avoir expliqué suffisamment clairement que la situation était dangereuse. Il a ajouté que les rapports de l’Institut ne donnaient pas assez de détails sur l’activité volcanique. Le premier bulletin de l’INSIVUMEH a mis en garde sur le risque de coulées pyroclastiques sur les pentes du Fuego le 3 juin au matin, environ huit heures avant que la CONRED mette en place de réelles mesures d’évacuation.
Source: médias d’information internationaux et locaux.
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S’agissant de l’activité volcanique proprement dite, les derniers bulletins de l’INSIVUMEH et la CONRED indiquent qu’entre le 6 et le 12 juin, les lahars forts étaient souvent encore chauds, fumants et avaient une odeur de soufre. Comme d’habitude pour ce genre de phénomène, ils étaient générés par de fortes pluies et l’accumulation récente de dépôts de coulées pyroclastiques du 3 juin. Le 6 juin, des lahars ont dévélé les ravines Santa Teresa, Mineral, Taniluyá et peut-être Honda, mettant un terme aux efforts de recherche et de aux opéras de secours. Les lahars avaient une largeur de 30 à 40 mètres, une épaisseur de 2 à 5 mètres, avec des blocs de 2 à 3 mètres de diamètre et des troncs d’arbres. Le 9 juin, les dépôts de lahars en cours de nettoyage sur les routes atteignaient 150°C. Le 10 juin, un puissant lahar a parcouru les ravines Seca, Mineral, Niagara, Taniluyá et Ceniza. Il mesurait 35 mètres de large, 3 mètres d’épaisseur et véhiculait des blocs jusqu’à 1 mètre de diamètre, des troncs d’arbres et des branches. D’autres lahars du même type ont été observés les 11 et 12 juin.
Entre le 6 et le 11 juin, jusqu’à 9 explosions de faible intensité ont été enregistrées chaque heure, avec des panaches de cendre atteignant 1,1 km au-dessus du cratère. Des avalanches de matériaux descendaient également les ravines Las Lajas et Santa Teresa. Certaines explosions faisaient vibrer les structures locales. Le 8 juin à 8 h 20, un écoulement pyroclastique est descendu dans les ravines Las Lajas et El Jute en générant un panache de cendre jusqu’à 6 km de hauteur. L’activité explosive a augmenté les 11 et 12 juin, avec de volumineux panaches de cendre s’élevant à 1,3 km.
Selon la CONRED, le 12 juin 2018, le nombre de personnes tuées par les coulées pyroclastiques était de 110 et 197 autres étaient portées disparues. En outre, 12 578 personnes avaient été évacuées.
Source: INSIVUMEH & CONRED
On trouve également des vidéos sur le web, dont celle-ci, réalisée de toute évidence avec un drone le 10 juin. On voit parfaitement les traces des dernières coulées pyroclastiques:
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The death toll is getting heavier day after day on the slopes of Fuego Volcano. Ten days after the start of the eruption nearly 200 people are reported missing and assumed to be dead by their families. At least 110 corpses are being identified by the Forensic Institute. INSIVUMEH has warned rescue teams against the possibility of new pyroclastic flows and deadly lahars as the ash of the eruption can be remobilised by the heavy rains in the region A rise in the Panaleon river caused by a new outflow led authorities to evacuate 72 people from the community of Santa Lucia Cotzumalguapa. This means that the risks are not over, even though volcanic activity has been decreasing. INSIVUMEH indicates that the last time Fuego erupted, it took two and a half weeks to return to normal.
More than 4,000 people remain in shelters where aid has begun arriving along with complaints about how it is being distributed. Guatemalan authorities have already launched an investigation into the official response to the crisis. In Guatemala City, about 1,000 people blew whistles and carried torches and banners in a protest against the official handling of the tragedy.
Authorities have admitted that a communication breakdown between CONRED and INSIVUMEH delayed evacuations as pyroclastic flows cascaded down the Fuego volcano on June 3rd, 2018, in its most violent eruption in four decades. Making the situation still worse, rain and clouds hid signs of the pyroclastic flow, hindering visual observation. The poor visibility delayed villagers’ own reactions to the impending danger, while disaster authorities failed to understand the magnitude of the eruption. The heads of the responsible government agencies have later admitted the alert level leading to mandatory evacuations was not raised quickly enough. This means people were left in their homes for hours after the dangerous flows began and has led to opposition calls for criminal charges and resignations. An investigation will be opened to know whether the right protocols were followed in the handling of the disaster.
In a tense meeting at Guatemala’s Congress, the head of INSIVUMEH accused his counterpart at disaster agency CONRED of failing to heed bulletins warning that Fuego was dangerously erupting. The chief of CONRED accepted the evacuation order was late, but blamed the volcanologists for not being explicit enough that the situation was dangerous.He d said the reports from the Institute did not include enough details of the volcanic activity, and which communities it would affect. The first bulletin from the volcanologists warned of pyroclastic flows descending from Fuego on June 3rd in the morning, some eight hours before the disaster agency seriously stepped up evacuation efforts.
Source : International and local news media.
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As far as volcanic activity is concerned, INSIVUMEH and CONRED indicate that between June 6th and 12th strong lahars were often hot, steaming, and had a sulphur odour. As usual for this kind of phenomenon, they were generated from heavy rains and the recent accumulation of pyroclastic-flow deposits from the 3 June events. On June 6th, lahars descended the Santa Teresa, Mineral, Taniluyá and possibly the Honda drainage, halting search-and-rescue efforts. The lahars were 30-40 metres wide, 2-5 metres deep, carried blocks 2-3 metres in diameter and tree trunks. On June 9th, deposits on roads were being cleaned and were as hot as 150°C. On June 10th, a strong lahar travelled down the Seca, Mineral, Niagara, Taniluyá, and Ceniza drainages. It was 35 metres wide, 3 metres deep, and carried blocks up to 1 metre in diameter, tree trunks, and branches. More lahars of the same type were observed on June 11th and 12th.
Between June 6th ans 11th, as many as nine weak explosions per hour produced ash plumes that rose as high as 1.1 km above the crater. Avalanches of material descended the Las Lajas and Santa Teresa ravines. Some explosions vibrated local structures. At 0820 on June 8th, a pyroclastic flow descended the Las Lajas and El Jute drainages, producing an ash plume that rose as high as 6 km. Explosive activity increased on June 11th and 12th, with dense ash plumes rising 1.3 km.
According to CONRED, as of June 12th, 2018, the number of people that had died due to the June 3rd pyroclastic flows was 110, and 197 more were missing. In addition, 12,578 people had been evacuated.
Source: INSIVUMEH & CONRED
Here is a photo gallery showing the ash in a village after the eruption.
Les coulées pyroclastiques sont le phénomène le plus redouté sur les volcans de la Ceinture de Feu, comme ici le Mayon aux Philippines (Crédit photo : Wikipedia)