Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

C’est le calme plat en ce moment sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion). Dans son bulletin mensuel, l’OVPF indique que novembre 2019 a été marqué par une faible sismicité sous les cratères sommitaux et un arrêt de l’inflation de l’édifice à la mi-novembre.

Il va donc falloir attendre un certain temps pour assister à la prochaine éruption. Il est vrai que le Piton nous a gâtés en 2019 !

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D’après GNS Science, «une activité modérée continue à White Island (Nouvelle Zélande). Des émissions de gaz, de vapeur et des projections de boue ont été observées au niveau d’une bouche situé à l’arrière du lac de cratère». Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Cette activité est présente dans le cratère depuis la fin du mois de septembre 2019, mais se produit plus fréquemment à présent. Aucune émission de cendre n’a été observée. Le tremor volcanique reste modéré, avec quelques fluctuations correspondant à l’intensification des émissions de gaz et des projections d’eau et de boue.
La situation actuelle présente certaines similitudes avec celle observée en 2011-2016, époque où White Island avait connu une hausse de l’activité volcanique.
Source: GNS Science.

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Le volcan sous-marin au large de Mayotte (Comores) reste très actif et génère une sismicité continue. Entre le 16 et le 30 octobre 2019, 186 séismes ont été enregistrés avec une moyenne de 12 événements par jour, dont l’un avec une magnitude de M 3,8. La source de cette sismicité se situe au niveau du nouveau volcan sous-marin découvert en mai 2019. Sur une période de 11 mois, de juillet 2018 à juin 2019, le débit éruptif a été évalué à environ 150 à 200 mètres cubes par seconde. Depuis la découverte de l’édifice volcanique, trois nouveaux points de sortie de lave ont été découverts et ont donné les résultats suivants: 1) un volume d’environ 0,2 km3 de lave en 28 jours, de mai à juin 2018, pour un débit minimum moyen d’environ 83 m3 par seconde dans le sud; 2) un volume d’environ 0,3 km3 de lave en 44 jours entre juin et juillet 2019 pour un débit minimum moyen de 79 m3 par seconde à l’ouest; et 3) un volume d’environ 0,08 km3 de lave en 20 jours entre juillet et août 2019 pour un débit minimum moyen d’environ 44 m3 par seconde dans le nord.
Il est généralement admis que ce sont les débits les plus élevés observés sur un volcan effusif depuis l’explosion du Laki en 1783 en Islande, dont le débit éruptif moyen avait été évalué à environ 694 m3 par seconde pendant 245 jours d’éruption.
Source: BRGM et REVOSIMA (REseau de surveillance VOlcanologique et SIsmologique de Mayotte).

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L’activité éruptive se poursuit dans les cratères sommitaux de l’Etna (Sicile). Des explosions stromboliennes dans la Voragine se produisent à des intervalles de 5 à 10 minutes, avec des projections de matériaux incandescents au-dessus de la lèvre du cratère. Le cône qui avait commencé à se former à la mi-septembre continue de croître sur le plancher du cratère. Des émissions de cendre sporadiques ont commencé au niveau du Nouveau Cratère Sud-Est pendant la soirée du 30 novembre et une seule explosion strombolienne a été enregistrée le 1er décembre. De nuit, on aperçoit parfois de l’incandescence dans la Bocca Nuova.
Source: INGV.

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L’activité du Stromboli (Sicile) se caractérise actuellement par des explosions, principalement à partir de trois bouches dans la zone du cratère nord et au moins trois autres bouches dans la zone cratérique centre-sud. Les explosions, d’intensité faible à moyenne dans la zone du cratère nord, se produisent à raison de 7 à 11 événements par heure, avec des projections de 80 à 150 mètres de hauteur. Les matériaux retombent sur les flancs des cônes éruptifs et des blocs roulent sur quelques centaines de mètres le long de la Sciara del Fuoco. Les explosions d’intensité moyenne dans la zone centre-sud se produisent à une cadence de 4 à 8 événements par heure et éjectent les matériaux à moins de 150 mètres au-dessus des bouches actives.
Source: INGV.

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Le Nevados de Chillán (Chili) émet toujours des panaches de vapeur et de cendre ayu niveau du cratère Nicanor. La nuit, on observe des explosions qui envoient des matériaux incandescents sur le flanc du volcan. La dernière coulée de lave (L4) descend le flanc NNE, le long des trois coulées précédentes (L1, L2 et L3). Le point d’émission de L4 se trouve à environ 60 mètres au SSE du point d’émission des trois dernières coulées. Le niveau d’alerte volcanique reste à Orange (niveau 2 sur 4).
Source: SERNAGEOMIN.

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Here is some news of volcanic activity around the world.

The situation is currently very quiet on Piton de la Fournaise (Reunion Island). In its monthly bulletin, OVPF indicates that  November 2019 was marked by low seismicity under the summit craters and a stoppage of inflation of the edifice in mid-November.
It will take a while to see the next eruption. It is true that the Piton offered a great show in 2019!

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GNS Science indicates that “moderate volcanic unrest continues at White Island (New Zealand), with substantial gas, steam and mud bursts observed at the vent located at the back of the crater lake.” The volcanic alert level remains at 2, and the aviation colour code at Yellow.

This activity has been present since late September 2019, although it is occurring more frequently now. No volcanic ash has been observed. The volcanic tremor remains at moderate levels, with some periodic variations corresponding with episodes of increased gas-steam jetting and geysering.

The current situation bears some similarities with the one observed during the 2011-2016 period when White Island went through stronger volcanic activity.

Source : GNS Science.

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The submarine volcano off the island of Mayotte (Comoros) is still quite active and generates continuous seismicity. Between October 16th and 30th, 2019, 186 earthquakes have been recorded with an average of 12 tremors per day, one of which had a magnitude of M 3.8. The source is the new underwater volcano discovered in May 2019. Over a period of 11 months from July 2018 to June 2019, the eruptive lava output was around 150 to 200 cubic metres per second. Since the volcanic edifice was discovered, three new remote exit points have been discerned that have produced the following: 1) a volume of about 0.2 km3 of lava in 28 days from May to June 2018 for an average minimum output of about 83 m3 per second in the south; 2) a volume of about 0.3 km3 of lava in 44 days between June to July 2019 for an average minimum output of 79 m3 per second in the west; and 3) a volume of about 0.08 km3 of lava in 20 days between July and August 2019 for an average minimum output of about 44 m3 per second in the north.

It is generally admitted that they are the highest observed outputs on an effusive volcano since the 1783 Laki explosion in Iceland, whose average eruptive output had been calculated approximately 694 m3 per second over 245 days of the eruption.

Source : BRGM and REVOSIMA (REseau de surveillance VOlcanologique et SIsmologique de Mayotte).

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Eruptive activity continues at Mt Etna’s summit craters (Sicily). Strombolian explosions at Voragine occur at intervals of 5-10 minutes, and many incandescent materials are seen rising above the crater rim. A cone which had started forming in mid-September keeps growing on the crater floor. Sporadic ash emissions began at New Southeast Crater in the evening of November 30th, and a single Strombolian explosion was recorded on December 1st. Incandescence from Bocca Nuova was intermittently visible at night.

Source: INGV.

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Activity at Stromboli (Sicily)is currently characterized by explosive activity, mainly from three vents in the north crater area and at least three vents in the south central crater area. Low-to-medium-intensity explosions in the north crater area occur at a rate of 7-11 events per hour, with ejections 80-150 metres high. Ejected tephra fall onto the flanks and some blocks roll a few hundred metres along the Sciara del Fuoco. Medium-intensity explosions in the south central area occur at a rate of 4-8 events per hour and eject material less than150 metres above the vents.

Source: INGV.

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Nevados de Chillán (Chile) is still emitting steam and ash plumes at the Nicanor Crater. Occasional explosions ejecting incandescent material onto the flank of the volcano can be observed at night. The newest lava flow (L4) is travelling down the NNE flank, close to three previous flows (L1, L2, and L3). The point of emission of L4 is about 60 metres SSE of the emission point for the previous three lava flows. The volcano alert level remains at Orange.

Source: SERNAGEOMIN.

Explosion sur le Stromboli vue par la webcam Skyline

Hilo (Hawaii) sous la menace du Mauna Loa // Hilo (Hawaii) under the threat of Mauna Loa

 A Hawaii, la plus célèbre éruption du Mauna Loa ces dernières années est celle de 1984, avec des coulées de lave que l’on pouvait observer depuis Hilo. En tout, au cours des deux derniers siècles, six éruptions ont généré des coulées de lave qui se sont dirigées vers Hilo. Elles ont eu lieu en 1852, 1855-56, 1880-1881, 1935-1936, 1942 et 1984. Sur ces six événements, un seul a envoyé des coulées de lave qui sont arrivées à moins de 10 kilomètres de Hilo. La coulée la plus menaçante a été observée en 1880-1881; la lave a alors progressé jusqu’à 1,7 km de la ville avant d’arrêter sa progression.

Voici l’histoire de l’éruption de 1880-1881. Trois coulées de lave ont été émises par le Mauna Loa en novembre 1880. Les deux premières ont progressé très rapidement au nord et au sud de la zone de rift nord-est, à une vitesse moyenne de 6 km par jour avant de s’arrêter quelques semaines plus tard. La troisième coulée, émise par une bouche située un peu plus en aval, avança directement vers Hilo, mais beaucoup plus lentement, à raison d’une centaine de mètres par jour.
Cette dernière coulée avançait lentement, mais en permanence, sans s’arrêter, de sorte qu’elle s’est rapprochée dangereusement de Hilo, obligeant les représentants du gouvernement à prendre des mesures pour tenter de sauver la ville. Au début du mois de juillet 1881, une journée de prière a été décidée pour arrêter la lave. En vain. La rivière incandescente a continué à avancer, mais les prières ont continué.
À la fin du mois de juillet, la lave avançait toujours vers Hilo et, probablement pour la première fois dans l’histoire hawaïenne, le détournement de la coulée a été envisagé. Un plan d’action a été mis au point. Il comprenait l’édification de digues pour détourner la coulée, la construction d’abris pour les personnes évacuées, et le dynamitage du tunnel de lave qui alimentait la coulée de lave. Ce faisant, on aurait coupé l’alimentation de la coulée. Le plan a été envoyé à Honolulu pour approbation.
Au début du mois d’août 1881, la princesse Ruth Luka Ke’elikolani, une descendante des Kamehameha, s’approcha de la coulée de lave. Elle fit une offrande de brandy et d’écharpes et entonna une mélopée qui demandait à Pelé d’arrêter la lave et de rentrer chez elle. L’histoire raconte que la coulée a cessé d’avancer. À peu près au même moment, les équipements envoyés par le gouvernement pour détourner la coulée de lave sont arrivés à Hilo… mais la coulée s’était arrêtée ! Un seul bâtiment à l’extérieur de Hilo a été détruit par la lave et la ville proprement dite a été épargnée.
Une leçon a été tirée de l’éruption de 1880-1881 : Les autorités ont compris comment les coulées de lave étaient alimentées et étaient persuadées de pouvoir contrôler leur progression en utilisant de la dynamite pour percer le tunnel d’alimentation et tarir la coulée.. Un missionnaire de Hilo avait observé les tunnels de lave et leur fonctionnement en 1843 en étudiant le comportement d’une coulée émise par le Mauna Loa cette année-là.
Source: USGS / HVO.

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In Hawaii, the most famous eruption of Mauna Loa in recent years is the one that occurred in 1984, with lava flows that could be seen from Hilo. In all, six eruption in the last two centuries dent lava flows that advanced toward Hilo. These eruptions took place in 1852, 1855-56, 1880-81, 1935-36, 1942 and 1984. Of the six events, only one sent lava flows that arrived less than 10 kilometres from Hilo Bay. The most threatening flow was in 1880-81; it advanced 1.7 kilometres from the shores of Hilo Bay and then stalled.

Here is the story of the 1880-1881 eruption. Three lava flows erupted from Mauna Loa in November 1880. The first two flows were fast-moving, and rapidly advanced both north and south from the Northeast Rift Zone at average speeds of 6 kilometres per day before stalling a few weeks later. The third flow, which erupted from a slightly lower vent, advanced directly toward Hilo, although at a much slower average rate of 100 metres per day.

The Hilo flow was slow but relentless, and got close to Hilo, forcing government officials to take action to try to save the town. A day of prayer was declared in early July 1881 to stop the flow, but it kept advancing and praying continued.

At the end of July, lava was still advancing toward Hilo and probably for the first time in Hawaiian history, lava flow diversion was discussed. A plan of action, including building barriers to divert the flow, building shelters for those displaced by the flow, and placing dynamite somewhere along the lava tube to drain the flow’s supply of lava, was devised and sent back to Honolulu.

In early August, the attendants of Princess Ruth Luka Ke’elikolani, a descendant of the Kamehameha line of chief, was in Hilo and approached the flow. She offered brandy and scarves and chanted, asking Pele to stop the flow and go home. By all reports the flow stopped. About that same time, government supplies for building barriers and shelters and draining the lava flow arrived, but the flow had stopped. Only one homestead outside of Hilo had been destroyed. The town of Hilo was spared.

In retrospect, not only did officials understand how lava flows were supplied with lava from the vent, they felt confident that they could manipulate the flow’s advance by using dynamite to breach the supply conduit and stall the flow. A Hilo missionary had discovered these lava conduits and how they worked in 1843 while observing a Mauna Loa lava flow erupted that year.

Source : USGS / HVO.

Carte montrant les zones de rift du Mauna Loa, avec la Northeast Rift Zone d’où s’échappe la lave qui menaca Hilo (Source: USGS)

Une balise pour prévoir séismes, tsunamis et éruptions // A buoy to predict earthquakes, tsunamis and eruptions

Des géophysiciens de l’Université de Floride du Sud (USF) ont mis au point et testé avec succès une balise de haute technologie, utilisable en eau peu profonde, capable de détecter les moindres variations du plancher océanique, souvent annonciateurs de catastrophes naturelles dévastatrices, telles que les séismes, les tsunamis et les éruptions volcaniques.

Le système flottant, mis au point avec l’aide d’une subvention de 822 000 dollars allouée par la National Science Foundation, a été installé à Egmont Key dans le Golfe du Mexique en 2018 et a déjà livré des données sur le mouvement tridimensionnel du plancher océanique. Ainsi, il sera capable de détecter de petites variations de contrainte dans la croûte terrestre.
En attente de brevet, ce système de géodésie présente l’aspect d’une balise ancrée au fond de la mer et surmontée d’un GPS de haute précision. L’orientation de la balise est mesurée à l’aide d’une boussole numérique fournissant des informations sur le cap, le tangage et le roulis, ce qui permet de mesurer latéralement  les mouvements de la Terre et diagnostiquer les principaux séismes déclencheurs de tsunamis.
Bien que plusieurs autres techniques de surveillance des fonds marins soient actuellement disponibles, la technologie mise au point en Floride fonctionne généralement mieux dans les milieux océaniques profonds où les interférences sonores sont moindres. Les eaux côtières peu profondes (moins de quelques centaines de mètres de profondeur) constituent un environnement plus difficile à analyser, mais également important pour de nombreuses applications, notamment certains types de séismes dévastateurs. Les processus d’accumulation et de libération de contraintes au niveau de la croûte terrestre au large sont essentiels à la compréhension des puissants séismes et des tsunamis.
Le système flottant est relié au fond de la mer à l’aide d’un lest en béton et il a pu résister à plusieurs tempêtes, dont l’ouragan Michael dans le Golfe du Mexique. Le système est capable de détecter des mouvements du plancher océanique de seulement deux centimètres.
La technologie a plusieurs applications potentielles dans l’industrie pétrolière et gazière en mer et pourra être utilisée pour la surveillance de certains volcans. Toutefois, la principale application concerne l’amélioration de la prévision des séismes et des tsunamis dans les zones de subduction. Les puissants séismes et tsunamis qui ont frappé Sumatra en 2004 et le Japon en 2011 sont des événements que les scientifiques souhaiteraient mieux comprendre et prévoir.
Le système mis au point par l’Université de Floride est conçu pour les applications de zones de subduction de la Ceinture de Feu du Pacifique, où les processus d’accumulation et de libération de contraintes de l’écorce terrestre en mer sont actuellement mal connus. Les scientifiques espèrent pouvoir installer le nouveau système dans les eaux côtières peu profondes de l’Amérique Centrale, où se produisent souvent des tremblements de terre.
Le site d’Egmont Key où le système a été testé présente une profondeur de 23 mètres. Bien que la Floride ne soit pas sujette aux séismes, les eaux au large d’Egmont Key se sont avérées un excellent site de test. Ce lieu est exposé à de forts courants de marée qui ont permis de tester le système de correction de la stabilité et de l’orientation de la balise. La prochaine étape consistera à installer un système semblable dans les eaux plus profondes du Golfe du Mexique, au large de la côte ouest de la Floride.
Source: Université de Floride du Sud.

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University of South Florida (USF) geoscientists have successfully developed and tested a new high-tech shallow water buoy that can detect the small movements and changes in the Earth’s seafloor that are often a precursor to deadly natural hazards, like earthquakes, volcanoes and tsunamis.

The buoy, created with the assistance of an $822,000 grant from the National Science Foundation, was installed off Egmont Key in the Gulf of Mexico in 2018 and has been producing data on the three-dimensional motion of the sea floor.  Ultimately the system will be able to detect small changes in the stress and strain the Earth’s crust.

The patent-pending seafloor geodesy system is an anchored spar buoy topped by high precision Global Positioning System (GPS). The buoy’ orientation is measured using a digital compass that provides heading, pitch, and roll information – helping to capture the crucial side-to-side motion of the Earth that can be diagnostic of major tsunami-producing earthquakes.

While there are several techniques for seafloor monitoring currently available, that technology typically works best in the deeper ocean where there is less noise interference. Shallow coastal waters (less than a few hundred metres deep) are a more challenging environment but also an important one for many applications, including certain types of devastating earthquakes. Offshore strain accumulation and release processes are critical for understanding powerful earthquakes and tsunamis.

The experimental buoy rests on the sea bottom using a heavy concrete ballast and has been able to withstand several storms, including Hurricane Michael up the Gulf of Mexico. The system is capable of detecting movements as small as one to two centimetres.

The technology has several potential applications in the offshore oil and gas industry and volcano monitoring in some places, but the big one is for improved forecasting of earthquakes and tsunamis in subduction zones. The giant earthquakes and tsunamis in Sumatra in 2004 and in Japan in 2011 are examples of the kind of events scientists would like to better understand and forecast in the future.

The system is designed for subduction zone applications in the Pacific Ocean’s “Ring of Fire” where offshore strain accumulation and release processes are currently poorly monitored. One example where the group hopes to deploy the new system is the shallow coastal waters of earthquake prone Central America.

The Egmont Key test location sits in just 23 metres depth.  While Florida is not prone to earthquakes, the waters off Egmont Key proved an excellent test location for the system. It experiences strong tidal currents that tested the buoy’s stability and orientation correction system. The next step in the testing is to deploy a similar system in deeper water of the Gulf of Mexico off Florida’s west coast.

Source: University of South Florida.

Vue de la balise haute technologie mise au point par l’Université de Floride (Source : USF)

Vue du site d’Egmont Key, sur la côte ouest de la Floride, où la balise a été testée (Source : Google maps)

Hawaii: Réouverture de la Route 132 // Reopening of Highway 132

La Route132 qui avait été recouverte par la lave dans le secteur de Pahoa durant l’éruption du Kilauea en 2018 a de nouveau été ouverte à la circulation le 27 novembre 2019.
Un tronçon de 2,5 km de la partie amont de la route et un tronçon de 2,4 km de sa partie aval avaient été recouverts par une épaisse couche de lave. La route a retrouvé son aspect initial avec deux voies de circulation goudronnées. Le travail supposait l’évacuation de 120 000 mètres cubes de matériaux volcaniques. Les ouvriers ont parfois été confrontés à une température de plus de 400°C dans la partie basse de la route.
Le coût initial des travaux avait été estimé à 12 millions de dollars, mais les autorités ont finalement déboursé environ 6,5 millions de dollars.
La remise en état de la route permettra aux personnes possédant des biens dans la région de revenir dans leurs maisons et dans leurs entreprises. Elle permettra aussi des trajets plus courts et facilitera les interventions des services d’urgence.
Source: Médias hawaïens.

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Highway 132 in Pahoa, which had been cut off to travel for more than a year by lava from the 2018 Kilauea eruption reopened on November 27th, 2019.

A 2.5-km stretch of the upper portion of the highway and a 2.4-km section of the lower portion of the road were covered in lava. The road has been restored to its pre-inundation function with two paved travel lanes. The restoration work included the excavation of 120,000 cubic metres of lava rock. Construction personnel encountered hot surface temperatures of more than 400°C in the lower portion of the road .

Initial construction costs were estimated at12 million dollars. However, the final costs were reduced to approximately 6.5 million dollars.

Restoring the road will allow residents with properties in the region to return to their homes and businesses, provide shorter commute, and facilitate emergency response in the area.

Source: Hawaiian news media.

 Crédit photo: USGS / HVO