Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

Un volcan sous-marin est entré en éruption au large du Vanuatu le 1er février 2023, avec un nuage de cendres d’une centaine de mètres de hauteur. Les autorités ont demandé à la population de se tenir à l’écart de l’éruption. Le niveau d’alerte du volcan est passé de 0 à 1.
Le Département GéoHazards du Vanuatu a déclaré qu’« en raison de l’activité volcanique en cours sur le volcan sous-marin East Epi, avec des explosions phréatiques, un léger dégazage et des émissions de cendres, la zone de danger a été étendue à un rayon de 10 km autour du volcan. » Les dernières observations confirment que le cône volcanique est en cours d’édification avec les émissions continues de cendres. Il n’y a aucune indication qu’un tsunami est susceptible de se produire.
Tout le monde a en tête l’éruption du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai, un autre volcan sous-marin entré en éruption près de l’archipel des Tonga. Ce fut l’une des plus puissantes éruptions jamais enregistrées.
Le volcan qui est entré en éruption le 1er février fait partie d’une série de cônes actifs et de caldeiras dont la dernière éruption remonte à 2004.

Trois cônes sous-marins, Epi A, Epi B et Epi C, ainsi que des cônes et des cratères plus petits, se dressent à 10-16 km au NNE du sommet de l’île d’Epi et sont alignés le long de la lèvre N d’une caldeira. Epi B est le moins profond de ces volcans sous-marins et le plus actif, par exemple en février 2004. Le cône mesure environ 300 m de hauteur, avec un diamètre d’environ 1,8 km à la base. Le cratère sommital mesure environ 150 m de diamètre et son plancher se trouve à une profondeur de 90 m. Le point culminant se situe sur le bord NO du cratère sommital, à une profondeur de 34 m.
Source : Vanuatu GeoHazards.

 

Source : Vanuatu GeoHazards

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Suite à une hausse de l’activité sismique, le niveau d’alerte du Lascar (Chili) a été relevé à la couleur Orange. On a enregistré une augmentation du nombre de séismes volcano-tectoniques (VT), dont un événement de forte énergie à 0,8 km au SSE du cratère actif, et à une profondeur de 3,5 km. Le périmètre de sécurité autour du cratère a été étendu à 10 km.

La sismicité est principalement liée à la dynamique des fluides au sein du système volcanique. Cette situation pourrait aboutir à la déstabilisation d’un corps magmatique résiduel. Cette activité pourrait également conduire à des événements explosifs, avec des retombées de cendres dans la région.
Une forte explosion vulcanienne a eu lieu sur le Lascar le 10 décembre 2022. Elle a généré de petites coulées pyroclastiques sur les flancs nord et sud-est du volcan.
La plus grande éruption historique de Lascar a eu lieu en 1993, avec des coulées pyroclastiques de 8,5 km de long et des retombées de cendres jusqu’à Buenos Aires.
Source : SERNAGEOMIN.

Vue du Lascar depuis la Laguna Chaxas (Crédit photo : Wikipedia)

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L’INGV indique qu’à 09h08 UTC le 30 janvier 2023, une séquence explosive d’une intensité supérieure à la normale a été enregistrée sur le Stromboli (Sicile) au niveau de la zone cratèrique centre-sud. La séquence explosive s’est accompagnée de projections de matériaux de plusieurs centaines de mètres de hauteur avec des retombées sur toute la terrasse cratèrique ainsi que sur la partie supérieure de la Sciara del Fuoco. Le signal sismique lié à l’explosion la plus forte a duré environ 3 minutes.

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Suite à une hausse de la sismicité, l’Agence Météorologique Japonaise (JMA) a relevé le niveau d’alerte pour l’Aso (Japon) de 1 à 2 le 30 janvier 2023. Un essaim sismique a commencé sous le volcan vers 12h20 (heure locale) et s’intensifié à 15h00.
Il est fortement déconseillé d’entrer dans la zone de danger et de rester à l’écart du cratère. Des bombes volcaniques et des coulées pyroclastiques peuvent affecter une zone jusqu’à environ 1 km du cratère Nakadake, l’une des destinations touristiques les plus populaires de l’île de Kyushu.
Des explosions peuvent se produire sans prévenir sur le volcan.

Vue de la zone sommitale de l’Aso (Crédit photo: F. Gueffier)

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Une éruption a débuté sur le Chikurachki (île de Paramuashir / Russie) le 29 janvier 2023 avec des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 4 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de 4 couleurs).
Source : KVERT.

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Les garde-côtes japonais ont survolé Nishinoshima le 25 janvier 2023. Les scientifiques font état d’une activité intermittente avec des petits panaches de cendres s’élevant à 900 m au-dessus de la partie centrale du cratère. La zone fumerolienne sur le flanc E et la base du cône s’est agrandie et les émissions gazeuses se sont intensifiées. Une décoloration de l’eau de mer est visible tout autour de l’île.

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L’éruption du Cotopaxi (Equateur) se poursuit. avec des émissions de gaz et de cendres presque quotidiennes s’élevant à moins de 1 km au-dessus du cratère. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs localités. Une augmentation significative des émissions de cendres a été observée sur les images satellites le 30 janvier 2023, avec des panaches qui se sont élevés jusqu’à 2,5 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Instituto Geofisico.

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Cadeau du jour : une vidéo en accéléré montrant l’activité du Kilauea, dans le cratère de l’Halema’uma’u le 7 janvier 2023 (Source: USGS) :

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

J’ai dressé un bilan de l’année volcanique 2022. Vous le trouverez en cliquant sur ce lien :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/01/02/bilan-dactivite-volcanique-2022/

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity around the world.

An underwater volcano off Vanuatu erupted on February 1st, 2023, sending an ash cloud about 100 meters into the air and prompting officials to warn residents to stay away. The alert level for the volcano was raised from 0 to 1.

Vanuatu’s Meteorology and Geo-hazards Department has declared that « due to ongoing volcanic activity at East Epi sub-marine volcano with phreatic explosions, light degassing and emissions of ash, the danger zone is at 10 km radius around the volcano. » The latest observations confirm that the volcanic cone is building up with the continuous ash emissions. There was no indication of a tsunami.

Everybody has in mind the eruption of Hunga Tonga-Hunga Ha’apai, another underwater volcano that erupted near the Tonga archipelago. It was one of thethe largest eruptions ever recorded.

The volcano that erupted on February 1st is one in a series of active cones and calderas that last erupted in 2004.

Three submarine cones, Epi A, Epi B, and Epi C, and smaller cones and craters, are located 10-16 km NNE from the summit of Epi Island and are aligned along the N rim of a caldera. Epi B is the shallowest of the seamounts and has been historically active, most recently in February 2004. The cone is about 300 m tall, with a diameter of about 1.8 km at the base. The summit crater is about 150 m in diameter and the crater floor lies at a depth of 90 m. The highest point is on the NW rim of the summit crater, at a depth of 34 m.

Source : Vanuatu GeoHazards.

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Due to an increase in seismic activity, the alert level for Lascar (Chile) has been raised to Orange.An increase in volcano-tectonic (VT) earthquakes has been recorded, including one with the highest energy located 0.8 km SSE of the active crater at a depth of 3.5 km. The security perimeter around the crater has also been expanded to 10 km.

The seismicity is primarily linked to fluid dynamics within the volcanic system, which could be a result of the destabilization of a remnant magmatic body. This activity could lead to explosive events, potentially causing ashfall in the area.

A strong vulcanian explosion took place at Lascar on December 10th, 2022. It generated short-range pyroclastic flows toward the north and southeast flanks of the volcano.

Lascar’s largest historical eruption took place in 1993, producing pyroclastic flows 8.5 km long and ashfall as far as Buenos Aires.

Source : SERNAGEOMIN.

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INGV indicates that at 09:08 UTC on January 30th, 2023, an explosive sequence with a higher than normal intensity was recorded on Stromboli (Sicily) at the central-south crater area. The explosive sequence was accompanied by projections of material several hundred meters high that fell over the entire crater terrace as well as the upper part of the Sciara del Fuoco. The seismic signal related to the strongest explosion lasted about 3 minutes.

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Due to an increase in seismicity, the JapanMet Agency (JMA) raised the alert level for Asosan (Japan) from 1 to 2 on January 30th, 2023. A seismic swarm started under the volcano at about 12:20 (local time) and increased by 15:00.

People should not enter the danger zone and stay away from the crater. Volcanic bombs and pyroclastic flows could affect an area of about 1 km from the Nakadake crater, one of Kyushu’s most popular tourist destinations.

Explosive eruptions may occur suddenly at the volcano.

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An eruption started at Chikurachki (Paramuashir Island / Russia) on January 29th, 2023 with ash plumes rising as high as 4 km above sea level. The Aviation Color Code was raised to Orange (level 2 on a 4-colour scale).

Source : KVERT.

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The Japan Coast Guard reported that during an overflight of Nishinoshima on January 25th, 2023 scientists observed intermittent activity and small, ash plumes rising 900 m from the central part of the crater. The fumarolic zone on the E flank and base of the cone had expanded and emissions had intensified. Discolored water was visible all around the island.

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The eruption of Cotopaxi (Ecuador) continues. with almost daily gas and ash emissions rising less than 1 km above the crater. Ashfall has been reported in sevreal municipalities. A significant increase in the size and density of ash emissions was observed in satellite images on January30th, 2023 when the plumes rose as high as 2.5 km above the summit. The Alert Level is kept at Yellow (the second level on a four-colour scale).

Source : Instituto Geofisico.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

You will find a report of volcanic activity in 2022 by clicking on this link :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/01/02/volcanic-activity-report-2022/

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Sismicité et prévision éruptive // Seismicity and volcanic prediction

Dans les années 1980, le regretté Maurice Krafft, un volcanologue français, comparait un volcan actif sur le point d’entrer en éruption à une personne malade ou blessée. Elle a de la fièvre ; elle a souvent des frissons et une mauvaise haleine. La plaie gonfle à cause de l’infection. Un volcan qui va entrer en éruption se comporte de la même manière. La température des gaz augmente et leur composition change ; le sol vibre et gonfle sous la poussée du magma.
Dans son dernier article Volcano Watch, le Hawaiian Volcano Observatory (HVO) insiste sur l’importance de la sismicité dans la prévision éruptive. En effet, les premiers signes d’activité volcanique, avant l’apparition de la lave, sont fournis par l’activité sismique dans les profondeurs de la Terre.
Les sismologues examinent les données de diverses manières pour interpréter les processus volcaniques qui se déroulent sous terre. Dans un premier temps, ils notent le nombre d’événements, leur localisation et leur magnitude. Ils étudient également le profil des séismes enregistrés pour en déduire comment la Terre s’est déplacée et a vibré. Les bruits parasites générés par l’activité humaine (grondements des hélicoptères et explosions dans les carrières) et les signaux atmosphériques (comme le tonnerre et le vent) peuvent compliquer l’identification des signaux volcaniques. La sismicité permet de décrire l’histoire d’un volcan apparemment silencieux, en particulier lorsque l’histoire de ce volcan et de sa sismicité a été décrite dans le passé.
Le Kilauea a fourni au HVO de nombreuses occasions d’observer les relations entre la sismicité et l’activité volcanique. Les scientifiques ont identifié des régions connues pour être sources de sismicité et qui montrent une augmentation de l’activité sismique au fur et à mesure qu’une éruption se précise. Ils reconnaissent également les types de séismes qui révèlent des mouvements du magma. Parfois, il a même été possible de prévoir où et quand une éruption commencerait en observant les modèles d’activité sismique.
Le Mauna Loa est un autre volcan actif sur la Grande Ile. Au cours des deux derniers siècles, les scientifiques du HVO ont constaté des changements dans les intervalles entre les éruptions. Entre 1832 et 1950, le Mauna Loa est entré en éruption, en moyenne, tous les 3 à 7 ans. Depuis 1950, les intervalles sont beaucoup plus longs. Après 1950, il a fallu attendre 25 ans avant que se produise l’éruption de 1975, puis encore 9 ans jusqu’à l’éruption de 1984. Ensuite, 38 ans se sont écoulés jusqu’à la dernière éruption de 2022 sur la zone de rift nord-est du Mauna Loa.
De nos jours, les observations sismiques effectuées par le HVO sur le Mauna Loa sont relativement rares comparées à celles du Kilauea. Pourtant, les observations de 1975 et 1984 ont fourni des indications utiles pour comprendre le fonctionnement du volcan.
Au printemps 1974, les sismologues du HVO ont noté une augmentation de l’activité sismique sous les hautes pentes du Mauna Loa. Ils ont installé des sismomètres supplémentaires et, sans l’aide d’ordinateurs, ils ont compté et localisé les séismes manuellement. Les observations ainsi compilées ont permis une bonne prévision éruptive.
Les capacités actuelles du HVO permettent la détection et la localisation des séismes de manière beaucoup plus fiable qu’en 1975 et 1984. Pour mieux comparer les modèles sismiques actuels à ceux des éruptions précédentes, les sismologues ont compté manuellement de minuscules événements en septembre 2022 ; ils étaient trop faibles pour être enregistrés par informatique. Cette comparaison a montré une augmentation similaire de l’activité sismique et a conduit à l’organisation de réunions publiques au cours des mois suivants pour sensibiliser la population.
De nouvelles hausses de la sismicité en octobre 2022 ont reflété des changements rapides de contraintes au sein du volcan. Cependant, le seul précurseur signalant l’arrivée de la lave dans la caldeira sommitale a été un essaim sismique superficiel d’une heure juste avant le début de l’éruption. Heureusement, la zone de rift NE du Mauna Loa n’est pas habitée et il n’était donc pas nécessaire d’évacuer des personnes. Sinon, une heure aurait été un laps de temps trop court pour mettre en sécurité la population menacée.
Source : USGS/HVO.

Tout comme le Piton de la Fournaise sur l’île de la Réunion, le Kilauea et la Mauna Loa à Hawaii sont des volcans de point chaud. Ils ont, la plupart du temps, des éruptions effusives et la lave ne représente pas une menace pour les hommes. Seules les structures se trouvant sur la trajectoire des coulées peuvent être détruites.

Il en va tout autrement pour les volcans explosifs de la Ceinture de Feu du Pacifique. Leur comportement est beaucoup plus brutal et beaucoup plus dangereux pour les zones habitées. Certes, les signaux sismiques donnent des indications précieuses sur le risque éruptif mais on sait, comme ce fut le cas pour le Mauna Loa en 2022, que le laps de temps entre la crise sismique et le phénomène éruptif est en général très bref. C’est pour cela que les autorités mettent en place le principe de précaution et conseillent l’évacuation des populations, même si la suite des événements leur donne tort. De nos jours, les instruments ne permettent pas au scientifiques d’en savoir plus sur les comportement d’un volcan.

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In the 1980s, the late Maurice Krafft, a French volcanologist, compared an active volcano about to erupt with an ill or wounded person. This person has a fever ; she often has the shivers and a bad breath. The wound inflates because of the infection. A volcano that is going to erupt behaves in the same way. Gas temperature increases and their composition changes ; the ground vibrates and inflates under the push of magma from beneath.

In its last Volcano Watch article, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) insists on the importance of seismicity in eruptive prediction. Indeed, the earliest signs of volcanic unrest, before lava is seen, are provided by earthquake activity occurring deep within the Earth.

Seismologists look at the data in a variety of ways to interpret the story of volcanic processes occurring underground. As a first step, they note earthquake rates, locations and magnitudes. They also study details of the recorded earthquakes to infer how the Earth moved and shook the ground. Human-generated noise (like helicopters and quarry blasts) and atmospheric signals (like thunder and wind) can make volcanic signals difficult to identify. Seismicity helps tell the story of a seemingly quiet volcano, especially when the stories of these volcanoes and their seismicity have been told in the past.

Kilauea has provided HVO with many opportunities to observe relationships between earthquakes and volcanic activity. Scientists have identified established earthquake source regions that show increases in seismic activity as the volcano gets closer to erupting. They also recognize the earthquake types that suggest magma movement. At times, it has been possible to forecast where and when eruptions would start, based on patterns of earthquake activity.

Mauna Loa is also an active volcano. Through the past two centuries, HVO scientists have seen intervals between successive eruptions change. Between 1832 and 1950, Mauna Loa erupted, on average, every 3 to 7 years. Since 1950, the intervals have been much longer. After 1950, it was 25 years until the 1975 Mauna Loa summit eruption, and then another 9 years until the 1984 eruption. Then, 38 years passed until the most recent eruption in 2022 from Mauna Loa’s Northeast Rift Zone.

HVO’s modern seismic observations of Mauna Loa are relatively sparse compared to those of Kilauea. Still, the observations of 1975 and 1984 provide some helpful clues toward learning how Mauna Loa works.

In the Spring of 1974, HVO seismologists noted an increase in earthquake activity beneath the upper elevations of Mauna Loa. They installed additional seismometers and, without computers, counted and located earthquakes by hand. The compiled observations could be viewed as a successful eruption forecast.

HVO’s current capabilities allow earthquake detection and location to levels far surpassing those of 1975 and 1984. To better compare current earthquakes patterns to these previous eruptions, seismologists hand counted tiny earthquakes in September 2022 that were too small to be recorded by modern computer processing. This comparison showed a similar uptick in seismic activity and led to community meetings in ensuing months to emphasize awareness, preparedness and safety.

Further increases in seismicity in October 2022 reflected rapid stress changes within the volcano. However, the only imminent precursor to lava appearing in the summit caldera was an hour-long tremor-like burst of numerous small, shallow earthquakes just before the eruption started. Fortunately, Mauna Loa’s NE Rift Zone is not populated and there was no need to evacuate people. Otherwise, one hour would have been very short to transfer residents to safe places.

Source : USGS / HVO.

Like Piton de la Fournaise on Reunion Island, Kilauea and Mauna Loa in Hawaii are hotspot volcanoes. They mostly have effusive eruptions and their lava poses no threat to humans. Only structures in the flow path can be destroyed.
The situation is quite different for the explosive volcanoes of the Pacific Ring of Fire. Their behaviour is much more brutal and much more dangerous for populated areas. Admittedly, seismic signals give valuable indications of the eruptive risk, but we know, as was the case for Mauna Loa in 2022, that the time between the seismic crisis and the eruptive phenomenon is generally very short. This is why the authorities use the principle of precaution and advise the evacuation of the populations, even if the sequence of events proves them wrong. Nowadays, the instruments do not allow scientists to know more about the behaviour of a volcano.

Image webcam de l’éruption du Mauna Loa en 2022

Le séisme de M 6,9 sur le Kilauea le 4 mai 2018 et ses répliques plusieurs mois plus tard (Source: USGS)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

L’éruption du Kilauea (Hawaï) se poursuit dans la partie orientale du cratère de l’Halema’uma’u. L’activité est concentrée dans un grand lac de lave qui occupe la moitié est du cratère, ainsi que dans un lac plus petit dans la partie ouest. Une petite fontaine de lave s’agite dans le lac de la partie Est qui présentait une superficie d’environ 10 hectares le 17 janvier 2023 lors de sa dernière mesure.
Vous pouvez observer l’activité en temps réel du lac de lave en cliquant sur ce lien: https://www.youtube.com/usgs/live.
Aucune activité particulière n’a été observée le long des zones de rift Est et Sud-ouest.
Source : HVO.

Vue du cratère de l’Halema’uma’u le 17 janvier 2023. On voit parfaitement les deux lacs de lave (Crédit photo : HVO)

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Le Popocatepetl (Mexique) reste bien actif avec ses habituelles émissions de vapeur auxquelles se mélange parfois un peu de cendre. Une éruption plus forte que d’habitude a eu lieu le 21 janvier 2023. L’événement a généré un panache de cendres qui a atteint 8,5 kilomètres d’altitude.
Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune, phase 2.
Il est demandé à la population et aux touristes d’éviter de s’approcher du volcan, en particulier du cratère, car il existe un fort risque de retombées de matériaux. Il est également important, pendant les périodes de fortes pluies, de rester à l’écart des ravines car elles peuvent être affectées par des coulées de boue et de débris.
Source : CENAPRED.

Activité éruptive du 21 janvier 2023 (Capture image webcam)

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L’éruption extrusive du Sheveluch (Kamtchatka) se poursuit, avec la croissance du dôme de lave et une forte activité fumerollienne. Le KVERT fait état d’incandescence du dôme de lave, d’explosions et de coulées pyroclastiques.
Le KVERT indique aussi que le panache de cendres peut se déplacer jusqu’à 25 km de sa source. Le satellite Copernicus Sentinel-2 a survolé le volcan le 22 janvier 2023 et a envoyé une bonne image de l’activité actuelle.
Comme je l’ai indiqué précédemment, la couleur de l’alerte aérienne est Orange car les panaches de cendres peuvent perturber le trafic aérien dans la région.
Source : KVERT

 

Image satellite du Sheveluch le 22 janvier 2023

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La couleur de l’alerte aérienne pour l’Anak Krakatau (Indonésie) reste à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 3 (sur une échelle de 1 à 4) mais une série d’épisode éruptifs a été enregistrée sur le volcan le 23 janvier 2023. Les explosions ont généré des panaches de cendres qui se sont élevés à environ 450 – 660 m d’altitude.
Comme je l’ai indiqué précédemment, le gouvernement indonésien demande aux visiteurs d’éviter de s’approcher du volcan dans un rayon de 5 km du cratère actif.
Source : PVMBG.

Photo : C. Grandpey

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Un nouveau débordement de lave a été observé sur le Stromboli (Sicile) le 24 janvier 2023 au niveau de la zone du cratère nord, L’événement s’est accompagné d’un glissement de matériaux instables qui ont atteint la mer à la base de la Sciara del Fuoco. Du point de vue sismique, l’amplitude moyenne du tremor volcanique reste dans la gamme des valeurs moyennes.

Source : INGV.

 

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Les bouches qui se sont ouvertes à la base NE du cratère SE de l’Etna (Italie) continuent d’alimenter des coulées de lave dont le débit est fluctuant. Il a progressivement diminué les 16 et 17 janvier 2023 et avait probablement cessé en fin d’après-midi le 17 janvier. La lave a recommencé à couler aux premières heures du 18 janvier, avec deux coulées. L’une d’elles s’est dirigée vers le NE le long de la bordure ouest du champ de lave, et l’autre s’est déplacée vers l’Est sur la paroi occidentale de la Valle del Bove ; elle a atteint la base de cette paroi le 20 janvier. Le débit éruptif a de nouveau diminué le 21 janvier, puis a de nouveau augmenté au cours de la soirée. En fin de journée le 22 janvier, une nouvelle coulée de lave a descendu la Valle del Bove, atteignant presque la base de la paroi ouest à environ 2 200 m d’altitude.
Source : INGV.

Image webcam début janvier 2023

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Des panaches de gaz de densité variable s’élèvent encore jusqu’à 80 m au-dessus du sommet du complexe volcanique de Dieng (Indonésie). Les émissions de CO2 sont passées d’une moyenne de 3 300 parties par million les 18 et 19 janvier 2023 à une moyenne de 1 900 ppm les 22 et 23 janvier. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 1 km du cratère Sileri et à 500 m des secteurs SE, S et SO du cratère Timbang.
Source : PVMBG.

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L’éruption du Marapi (Indonésie) se poursuit. Les émissions de vapeur et de cendres montent jusqu’à 500 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 3 km du cratère.
Source : PVMBG.

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L’activité éruptive continue sur le Mont Young du Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska). La sismicité reste élevée. De petites émissions de vapeur sont visibles sur les images de la webcam. La couleur de l’alerte aérienne reste à Orange et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à Watch (Vigilance).
Source : AVO.

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L’éruption du Cotopaxi (Equateur) se poursuit, avec des émissions quotidiennes de vapeur, de gaz et de cendres. Les panaches s’élèvent jusqu’à 2 km de hauteur et provoquent des retombées de cendres dans les localités sous le vent. Le niveau d’alerte est maintenu au Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Instituto Geofisico.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

J’ai dressé un bilan de l’année volcanique 2022. Vous le trouverez en cliquant sur ce lien :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/01/02/bilan-dactivite-volcanique-2022/

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity around the world.

The eruption of Kilauea (Hawaii) continues in the eastern portion of Halemaʻumaʻu Crater. Activity is concentrated in a large lava lake in the eastern half of the crater, as well as a smaller lake to the west. The eastern lava lake has one dominant fountain and had an area of approximately 10 hectares on January 17th, 2023 when it was last measured.

You can observe the real-time activity of the lava lake at: https://www.youtube.com/usgs/live.

No unusual activity has been noted along the East Rift Zone or Southwest Rift Zone.

Source : HVO.

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Popocatepetl (Mexico) is still quite active with its usual « exhalations ». A stronger-than-usual eruption took place on January 21st, 2023. The event generated an ash plume that reached 8.5 kilometers above sea level.

The alert level remains at Yellow Phase Two.

Individuals and tourists are asked to avoid approaching the volcano, particularly the crater, as the risk of being struck by falling material is high. It is also important, during periods of heavy rainfall, to stay away from ravines as they may be affected by dangerous mud and debris flows.

Source : CENAPRED.

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The extrusive eruption of Sheveluch (Kamchatka) continues, with the growth of the lava dome and strong fumarole activity. Incandescence of the lava dome, explosions, and hot avalanches have also been reported.

KVERT indicates that the ash plume from the volcano may move as far as 25 km away. The Copernicus Sentinel-2 satellite flew over the volcano on January 22nd, 2023 and sent a good image of the current activity.

As I put it before, the aviation color code is Orange for the volcano as ash plumes may disturb air trafic in the region.

Source : KVERT.

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The Aviation Color Code for Anak Krakatau (Indonesia) remains at Orange and the Alert Level at 3 (on a scale of 1-4) but a series of eruptions were registered at the volcano on January 23rd, 2023. They produced ash column that rose about 450 – 660 m above sea level.

As I indicated previously, the Indonesian government asks visitors to avoid approaching the volcano within a 5 km radius from the active crater.

Source : PVMBG.

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A new lava overflow was observed at Stromboli (Sicily) on January 24th, 2023 at the northern crater area. The event was accompanied by a slide of unstable materials which reached the sea at the base of the Sciara del Fuoco. From a seismic point of view, the average amplitude of the volcanic tremor remains in the range of medium values.
Source: INGV.

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The vents at the NE base of Mt Etna’s SE Crater (Italy) continue to feed lava flows whose rate is fluctuating. Lava effusion progressively decreased on January 16th and 17th, 2023 and had possibly ceased by the late afternoon of January 17th. Effusion restarted in the early hours of January 18th, generating two lava flows. One of the flows travelled NE along the W edge of the lava field, and the other travelled E onto the steep W wall of Valle del Bove, reaching the base of the wall on January 20th. The effusion rate decreased on January 21st and then again increased during the evening. Late on January 22nd, a new lava flow descended the Valle del Bove, almost reaching the base of the W wall at around 2,200 m elevation.

Source : INGV.

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Gas plumes of varying densities are still rising as high as 80 m above the summit of the Dieng Volcanic Complex (Indonesia). CO2 emission averages decreased from an average of 3,300 parts per million on January 18th – 19th, 2023 to an average of 1,900 ppm on January 22nd – 23rd. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 1 km away from Sileri Crater and 500 m away from the SE, S, and SW sectors of Timbang Crater.

Source : PVMBG.

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The eruption of Marapi (Indonesia) continues. Steam and ash emissions are rising up to 500 m above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 3 km away from the crater.

Source : PVMBG.

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Eruptive activity at Semisopochnoi’s Mount Young (Aleutians / Alaska) continues. Seismicity is still elevated. Minor steam emissions are visible in webcam images. The Aviation Color Code remains at Orange and the Volcano Alert Level remains at Watch.

Source : AVO.

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The eruption of Cotopaxi (Ecuador) continues, characterized by daily emissions of steam, gas, and ash. The plumes rise as high as 2 km and cause ashfall in downwind municipalities. The Alert Level is kept at Yellow (level 2 on a four-color scale).

Source : Instituto Geofisico.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

You will find a report of volcanic activity in 2022 by clicking on this link :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/01/02/volcanic-activity-report-2022/

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Hunga Tonga-Hunga Ha’apai : l’éruption de tous les records (3ème partie)  // The eruption of all records (part 3)

Le panache volcanique.

Aujourd’hui, les scientifiques qui étudient l’éruption du 15 janvier 2022 sont surpris par sa puissance et les records s’accumulent. Par exemple, le panache volcanique a atteint des hauteurs encore jamais observées par les satellites.

Source: Tonga Services

Deux satellites météorologiques – le Geostationary Operational Environmental Satellite 17 (GOES-17) de la NOAA et le Himawari-8 de l’Agence japonaise d’exploration aérospatiale – ont observé cette éruption exceptionnelle depuis l’espace, ce qui a permis aux scientifiques de calculer jusqu’où le panache avait pénétré dans l’atmosphère. Ils ont déterminé que, à son point culminant, le panache s’est élevé à une hauteur de 58 km, ce qui signifie qu’il a percé la mésosphère, la troisième couche de l’atmosphère. Le panache du Hunga Tonga était toutefois loin d’atteindre la couche atmosphérique suivante, la thermosphère, qui commence à environ 85 km au-dessus de la surface de la Terre. La ligne Karman, à une centaine de kilomètres au-dessus de la surface de la Terre, est généralement considérée comme la frontière avec l’espace. Après qu’une première explosion ait généré ce panache très volumineux, une nouvelle explosion a propulsé des cendres, du gaz et de la vapeur à plus de 50 km dans le ciel.
Jusqu’à présent, les panaches volcaniques les plus élevés ont été émis par l’éruption de 1991 du Pinatubo aux Philippines avec 40 km, et l’éruption de 1982 d’El Chichón au Mexique avec 31 km. Les éruptions volcaniques du passé ont probablement produit des panaches plus importants, mais elles se sont produites avant que les scientifiques puissent effectuer de telles mesures. Le panache de l’éruption du Krakatau en 1883 en Indonésie a probablement, lui aussi, atteint la mésosphère.
Les scientifiques n’ont pas pu utiliser leur technique habituelle basée sur la température pour mesurer le panache volcanique car l’éruption de janvier a dépassé la hauteur maximale pour laquelle cette méthode peut être utilisée. Ils se sont tournés vers trois satellites météorologiques géostationnaires qui fournissent des images toutes les 10 minutes et ils se sont appuyés sur l’effet de parallaxe.

Images montrant l’étendue du nuage de cendres au moment de l’éruption du Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai (Source: USGS)

Perturbation spatiale.

L’éruption du Hunga Tonga Hunga Ha’apai a généré l’une des plus grandes perturbations spatiales jamais observées au cours de l’ère moderne. Elle permet aux scientifiques d’analyser le lien encore mal compris entre la basse atmosphère et l’espace. L’événement permet également d’étudier comment les événements sur Terre peuvent affecter la météo dans l’espace, à côté de l’influence de la météo spatiale sur la météo terrestre.
Lorsque le volcan est entré en éruption, l’explosion a créé d’importantes perturbations de pression dans l’atmosphère, ce qui a provoqué des vents violents. Au fur et à mesure que ces vents se sont dirigés vers les couches atmosphériques plus minces, ils ont commencé à s’accélérer. Lorsqu’ils ont atteint l’ionosphère et les confins de l’espace, on a enregistré des vitesses de vent allant jusqu’à 725 km/h, ce qui en fait les vents les plus violents – en dessous de 195 km d’altitude – jamais mesurés par la mission ICON depuis son lancement en 2019.
Dans l’ionosphère, ces vents très puissants ont également affecté les courants électriques. Les particules ionosphériques génèrent régulièrement un courant électrique qui se dirige vers l’est – l’électrojet équatorial – alimenté par les vents de la basse atmosphère. Après l’éruption, l’électrojet équatorial a atteint cinq fois sa puissance de crête normale et a radicalement changé de direction; il s’est dirigé vers l’ouest pendant une courte période. C’est quelque chose qui n’avait été observé auparavant que pendant de fortes tempêtes géomagnétiques.
On estime maintenant que l’indice d’explosivité volcanique (VEI) de l’éruption du Hunga Tonga a atteint 6 sur une échelle de 8 niveaux, ce qui la place parmi les plus grandes éruptions volcaniques jamais enregistrées avec des instruments géophysiques modernes.

La vapeur d’eau.

Au cours de l’éruption du 15 janvier 2022, le volcan a également émis une quantité colossale de vapeur d’eau dans l’atmosphère. Selon la NASA, il a envoyé dans la stratosphère suffisamment de vapeur d’eau pour remplir 58 000 piscines olympiques. Les scientifiques expliquent que l’événement a battu « tous les records » d’injection de vapeur d’eau depuis que les satellites ont commencé à enregistrer ce type de données.
Le Microwave Limb Sounder à bord du satellite Aura de la NASA, qui mesure les gaz dans l’atmosphère, a découvert que l’explosion avait envoyé quelque 146 téragrammes d’eau dans la stratosphère, entre environ 13 et 53 kilomètres au-dessus de la surface de la planète. Un téragramme (Tg) équivaut à 10 12 grammes ou 10 9 kilogrammes. Cette énorme quantité de vapeur a augmenté la quantité totale d’eau dans la stratosphère d’environ 10 %. C’est près de quatre fois la quantité de vapeur d’eau entrée dans la stratosphère au moment de l’éruption du Pinatubo en 1991 aux Philippines.
Depuis que la NASA a commencé à effectuer des mesures il y a 18 ans, seules deux autres éruptions, celle du Kasatochi en Alaska en 2008 et du Calbuco en 2015 au Chili, ont envoyé des quantités importantes de vapeur d’eau à des altitudes aussi élevées. Dans les deux cas, les nuages de vapeur d’eau se sont rapidement dissipés.
On pense que la caldeira du volcan sous-marin, une dépression d’environ 150 mètres de profondeur, est à l’origine de l’émission exceptionnelle de vapeur d’eau. Si la caldeira avait été moins profonde, l’eau de mer n’aurait pas été assez chaude pour expliquer une telle quantité de vapeur d’eau; si elle avait été plus profonde, la trop grande pression exercée par l’eau de mer aurait atténué le souffle de l’explosion.

Source: NASA

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The volcanic plume.
Today, scientists studying the January 15th, 2022 eruption are amazed at its power and records are piling up. For example, the volcanic plume reached heights never before seen by satellites.
Two weather satellites – NOAA’s Geostationary Operational Environmental Satellite 17 (GOES-17) and the Japan Aerospace Exploration Agency’s Himawari-8 – observed this exceptional eruption from space, allowing scientists to calculate how high the plume had penetrated the atmosphere. They determined that, at its peak, the plume rose to a height of 58 km, meaning it pierced the mesosphere, the third layer of the atmosphere. The Hunga Tonga plume, however, was far from reaching the next atmospheric layer, the thermosphere, which begins about 85 km above the Earth’s surface. The Karman line, a hundred kilometers above the surface of the Earth, is generally considered the boundary with space. After a first explosion generated this very large plume, a new explosion propelled ash, gas and steam more than 50 km into the sky.
The highest volcanic plumes had been emitted by the 1991 eruption of Pinatubo in the Philippines with 40 km, and the 1982 eruption of El Chichón in Mexico with 31 km. Volcanic eruptions in the past likely produced larger plumes, but they happened before scientists could make such measurements. The plume from the 1883 eruption of Krakatau in Indonesia probably also reached the mesosphere.
Scientists were unable to use their usual temperature-based technique to measure the volcanic plume because the January eruption exceeded the maximum height for which this method can be used. They turned to three geostationary weather satellites that provide images every 10 minutes and they relied on the parallax effect.

Space disturbances.
The eruption of Hunga Tonga Hunga Ha’apai generated one of the largest space disturbances ever observed in the modern era. It allows scientists to analyze the still poorly understood link between the lower atmosphere and space. The event also helps to study how events on Earth can affect weather in space, alongside the influence of space weather on terrestrial weather.
When the volcano erupted, the explosion created significant pressure disturbances in the atmosphere, which caused strong winds. As these winds moved towards the thinner atmospheric layers, they began to pick up speed. When they reached the ionosphere and the outer reaches of space, wind speeds of up to 725 km/h were recorded, making them the strongest winds – below 195 km altitude – ever measured by the ICON mission since its launch in 2019.
In the ionosphere, these very powerful winds also affected electric currents. Ionospheric particles regularly generate an electric current that heads east – the equatorial electrojet – powered by winds from the lower atmosphere. After the eruption, the equatorial electrojet reached five times its normal peak power and drastically changed direction; it headed west for a short time. This is something that had previously only been observed during strong geomagnetic storms.
The Volcanic Explosivity Index (VEI) for the Hunga Tonga eruption is now estimated to have reached 6 on an 8-level scale, placing it among the largest volcanic eruptions ever recorded with modern geophysical instruments.

Water vapor.
During the January 15, 2022 eruption, the volcano also emitted a colossal amount of water vapor into the atmosphere. According to NASA, it sent enough water vapor into the stratosphere to fill 58,000 Olympic swimming pools. The scientists say the event broke « every record » for water vapor injection since satellites began recording such data.
The Microwave Limb Sounder aboard NASA’s Aura satellite, which measures gases in the atmosphere, found the explosion sent some 146 teragrams of water into the stratosphere, between about 13 and 53 kilometers above the surface of the planet. One teragram (Tg) is equal to 1012 grams or 109 kilograms. This huge amount of steam increased the total amount of water in the stratosphere by about 10%. That’s nearly four times the amount of water vapor that entered the stratosphere when Mt Pinatubo erupted in the Philippines in 1991.
Since NASA began making measurements 18 years ago, only two other eruptions, Kasatochi in Alaska in 2008 and Calbuco in 2015 in Chile, have sent significant amounts of water vapor to similar altitudes. In both cases, the water vapor clouds quickly dissipated.
It is believed that the caldera of the submarine volcano, a depression about 150 meters deep, was the source of the exceptional emission of water vapor. If the caldera had been shallower, the seawater would not have been warm enough to account for such an amount of water vapour; if it had been deeper, the excessive pressure exerted by the sea water would have reduced the blast of the explosion.