L’éruption du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai a totalement remodelé le plancher océanique // The Hunga Tonga-Hunga Ha’apai eruption totally reshaped the seafloor

Le 15 janvier 2022, l’éruption du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai dans l’archipel des Tonga a été l’explosion la plus puissante observée sur Terre dans l’histoire moderne. Elle a battu toutes sortes de records. Ainsi, elle a propulsé un panache de gaz et de cendres à 57 kilomètres dans la mésosphère ; c’est le plus haut panache jamais enregistré. Elle a également déclenché un tsunami qui a atteint le Pérou et un bang supersonique qui a été perçu jusqu’en Alaska.
Selon un article publié dans la revue Science le 8 septembre 2023, lorsque l’énorme panache de cendres et de poussières est retombé dans l’océan, il a remodelé les fonds marins de manière spectaculaire. Pour la première fois, des scientifiques ont reconstitué ce qui a pu se passer sous la surface du Pacifique. Selon les chercheurs, en retombant, tous ces matériaux se sont répandus sous l’eau sur des dizaines de kilomètres. De tels processus n’avaient jamais été observés auparavant. Les données recueillies indiquent qu’au moins 9,5 kilomètres cubes de matériaux – voire 10 km3 – ont été déplacés lors de l’événement cataclysmique. Il s’agit d’un volume équivalent à près de 4 000 pyramides égyptiennes.
À environ 70 kilomètres du volcan, l’éruption a coupé un câble à fibre optique au fond de la mer. Pour les Tongiens et les équipes de secours, la rupture de ce câble a constitué un problème majeur car elle a gravement perturbé le réseau Internet dans l’archipel. Pour les scientifiques, l’interruption brutale d’Internet a permis de dater le moment exact où le câble a été sectionné: l’événement s’est produit environ une heure et demie après l’éruption. La coupure a également fait comprendre aux scientifiques que l’éruption avait perturbé le plancher océanique.
Un propriétaire de bateau tongien a filmé le début de l’éruption avec la caméra d’un téléphone portable, ce qui a indiqué l’heure exacte à laquelle les matériaux volcaniques ont commencé à retomber dans l’océan. Plusieurs mois plus tard, une mission scientifique a quitté la Nouvelle-Zélande pour étudier les fonds marins et collecter des échantillons dans les dépôts laissés par les coulées de débris. Contrairement à une grande partie de l’océan, les fonds marins autour des Tonga avaient déjà été cartographiés, ce qui a permis aux scientifiques de se rendre compte des changements subis par la topographie.
Les chercheurs ont réalisé que le volcan a déplacé en quelques heures autant de matériaux qu’en déversent toutes les rivières de la planète en une année. Ces coulées gigantesques ont parcouru plus de 90 kilomètres depuis leur origine, en creusant des fossés où l’on pourrait loger des gratte-ciel.
Lorsque le volcan a explosé, il a expulsé d’énormes quantités de roches, de cendres et de gaz. Lorsque cela se produit sur Terre, on observe des coulées pyroclastiques qui détruisent tout sur leur passage. S’agissant du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai, cette masse en chute libre n’avait aucun support terrestre ; elle a donc fini sa course dans la mer. Les scientifiques ont estimé que les matériaux se sont propagés à 120 km/heure depuis la source de l’éruption. Si c’est exact, c’est 50 % plus rapide que les autres coulées sous-marines étudiées ailleurs sur la planète. Les chercheurs affirment que de telles coulées sous-marines n’avaient jamais été observées auparavant.

Vous verrez sur cette page une modélisation des coulées de matériaux émises par le Hunga Tonga-Hunga Ha’apai :

https://www.bbc.com/news/science-environment-63678177
Source  : Popular Science, Yahoo Actualités, la BBC.

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On January 15th, 2022, the eruption of of Hunga Tonga-Hunga Haʻapai in the Tonga archipelago was the most powerful explosion observed on Earth in modern history and it broke all kinds of records. It shot gas and ash 57 kilometers up into Earth’s mesosphere, higher than the plume from any other volcano on record. It also unleashed a tsunami that reached Peru and a sonic boom heard as far as Alaska.

According to a paper published in Science on September 8th, 2023, when the huge volume of volcanic ash and dust fell back into the water, it reshaped the seafloor in a dramatic fashion. For the first time, scientists have reconstructed what might have happened beneath the Pacific’s violently strewn waves. According to the research, all that material flowed underwater for dozens of kilometers. Such processes had never been observed before. The gathered data indicates that at least 9.5 cubic km of material was displaced during the cataclysmic event. This is a volume equivalent to something approaching 4,000 Egyptian pyramids.

About 70 kilometers from the volcano, the eruption cut off a seafloor fiber-optic cable. For Tongans and rescuers, the broken cable was a major inconvenience that severely disrupted the islands’ internet. For scientists, the abrupt severance of internet traffic provided a timestamp of when something touched the cable: around an hour and a half after the eruption. The cut also alerted scientists to the fact that the eruption had disrupted the seafloor.

A Tongan charter boat owner had caught the initial eruption with a mobile phone camera, giving an exact time when volcanic ejecta began to fall into the water. Several months later, a mission sailed from New Zealand to survey the seafloor and collect volcanic flow samples. Unlike in much of the ocean, the seafloor around Tonga had already been mapped, allowing scientists to corroborate changes to the topography.

The researchers realised that the volcano moved as much matter in a few hours as the world’s rivers delivered into the oceans in a whole year. These truly immense flows traveled more than 90 kilomrters from their origin, carving out gullies as tall as skyscrapers.

When the volcano exploded, it spewed out immense quantities of rock, ash and gas. When this happens on earth, it triggers fast-moving pyroclastic flows that menace anything in their path. But over Hunga Tonga–Hunga Haʻapai, that falling mass had nowhere to go but out to sea. Scientists estimated the material fanned out from Hunga Tonga–Hunga Haʻapai at 120 kilometers per hour. If correct, that’s 50 percent faster than any other underwater flow recorded on the planet. The researchers say that these underwater flows had never been observed before.

You will see on this page a model of the flows of materials emitted by Hunga Tonga-Hunga Ha’apai :

https://www.bbc.com/news/science-environment-63678177

Source : Popular Science, Yahoo News, the BBC.

Source: NASA

La hausse des températures est en train de tuer les océans // Temperature rise is killing the oceans

Comme je l’ai déjà écrit à de nombreuses reprises, El Niño est de retour et devrait devenir un événement de réchauffement significatif au cours des prochains mois. Les scientifiques craignent que la hausse de température de l’océan à cause d’El Niño au large des côtes de l’Angleterre et de l’Irlande entraîne une destruction à grande échelle de la vie marine, ainsi que d’autres conséquences majeures. Il faut garder à l’esprit que les températures en Mer du Nord sont déjà supérieures de 2,7°C à la normale. Les scientifiques craignent que la vie sous la surface de l’océan soit anéantie, tout comme l’est la vie animale dans les forêts lors des incendies.
Cela fait plusieurs décennies que la Mer du Nord se réchauffe. Le mercure a atteint un niveau record au cours du printemps 2023, si l’on se réfère aux archives remontant aux années 1850. Cela ne fait que confirmer la tendance au réchauffement des océans observée au cours des trois dernières décennies.
La températures de surface de la mer autour de la planète a atteint des sommets sans précédent avec 21,1°C. Des vagues de chaleur se produisent dans des mers habituellement chaudes comme la Méditerranée, mais une anomalie thermique aussi forte n’a jamais été enregistrée dans l’Atlantique Nord.

L’eau couvre plus de 70% de la surface de la Terre et l’océan capte une grande quantité d’énergie solaire. La mer déplace cette chaleur autour du globe dans le cadre de l’équilibre climatique naturel. Toutefois, la hausse anthropique des températures surcharge le système. Les scientifiques expliquent que plus de 90% de la chaleur excédentaire est absorbée par les océans.
La chaleur stresse les organismes marins. Dans d’autres parties du monde, on a déjà assisté à plusieurs mortalités massives de plantes et d’animaux marins causées par les vagues de chaleur océaniques. Elles ont entraîné des pertes de revenus de la pêche, de stockage du carbone, des valeurs culturelles et la perte d’habitat. Le kelp (qui désigne plusieurs espèces de grandes algues brunes qui stockent le carbone), les poissons et les huîtres font partie des espèces menacées et surveillées.
Le processus de réchauffement de l’océan englobe plusieurs facteurs tels que la surchauffe planétaire et El Niño. Lors d’un événement El Niño, l’affaiblissement des alizés provoque un déplacement de l’eau vers l’est, en direction de la côte ouest des Amériques, ce qui perturbe les océans dans le monde entier. Comme cela se déroule sous la surface de l’océan, personne n’y prend garde
Les efforts pour réduire la pollution de l’air sont essentiels pour refroidir les eaux océaniques sur notre planète. Les scientifiques surveillent la banquise antarctique et effectuent d’autres mesures pour évaluer le niveau de réchauffement. Si celui des océans se poursuit tout au long de l’été, il se pourrait que nous assistions à une mortalité à grande échelle du kelp, de la végétation marine, des poissons et des huîtres.
Source  : Tesla Company, via Yahoo Actualités.

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As I put it before, El Niño has come back and is expected to be a significant warming event during the next months. Scientists are worried that an El Niño–prolonged ocean heat-up off the coast of England and Ireland will result in massive death tolls for sea life, along with other terrible outcomes. It is because temperatures in the North Sea are already 2.7°C above normal. Experts fear that sea life could be killed off like forest dwellers are destroyed during wildfires.

Ocean warming in the North Sea has been ongoing for decades. The mercury rose to a record high this spring, based on recordings dating to the 1850s. It is part of a trend of ocean warmups during the past three decades.

Sea surface temperatures around the planet have been measured at all-time highs, peaking at 21.1°C. While marine heat waves are found in warmer seas like the Mediterranean, such anomalous temperatures in this part of the north Atlantic have never been recorded before

Since water covers more than 70% of the Earth’s surface, the ocean catches a lot of solar energy. The sea can move that heat around the globe as part of the natural climate balance. But human-caused overheating is overloading the system. Experts warn that more than 90% of excess heat is absorbed in the oceans.

The heat stresses marine organisms. In other parts of the world, we have seen several mass mortalities of marine plants and animals caused by ocean heat waves. They have caused losses, in fisheries income, carbon storage, cultural values, and habitat loss. Kelp (which stores carbon), fish, and oysters are among species being monitored.

A combination of factors, including planet-wide overheating and El Niño, are involved in the orocess. During an El Niño event, weakened trade winds allow warm water to be pushed east, toward the west coast of the Americas, disrupting oceans around the world. As this is happening below the surface of the ocean, it will go unnoticed.

Efforts to reduce air pollution are key to cooling our waters. Experts are monitoring Antarctic sea ice and other metrics to gauge the warming’s severity. If ocean warming carries on through summer, we could see mass mortality of kelp, seagrass, fish, and oysters.

Source : Tesla Company, through Yahoo News.

Forêt de kelp au large de la Californie (Crédit photo : Université de Virginie)

A quoi servent les COP ? À pas grand-chose ! // What are COPs for? Not much!

En lisant début septembre 2023 un article sur la pollution en Indonésie, j’ai vite compris que quelque chose n’allait pas dans la gestion du réchauffement climatique sur notre planète. Si cette gestion était correcte, les Conférences des Parties (COP) prendraient des mesures CONTRAIGNANTES obligeant les pays à contrôler et réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Or, les COP de prennent jamais de telles décisions. On en reste au stade des recommandations. Je pense que les participants aux COP ne regardent jamais la courbe de Keeling qui montre les concentrations de CO2 dans l’atmosphère. Elles n’ont jamais été aussi élevées (418,51 ppm en ce moment) et la courbe est parallèle à la hausse des températures dans le monde.
Les pays asiatiques comptent parmi les principaux pollueurs de la planète. La pollution en Indonésie était si forte ces derniers jours que le gouvernement a décidé de réduire de moitié la production d’une importante centrale au charbon près de la capitale Jakarta..
Cette réduction est intervenue une semaine avant que l’Indonésie accueille les dirigeants de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) et de hauts responsables des États-Unis, du Japon, de la Chine et de la Corée du Sud pour des colloques abordant une série de problèmes régionaux.
Jakarta (30 millions d’habitants) est arrivée en tête du classement mondial de la pollution en août 2023, alors qu’un épais nuage de smog toxique avait envahi la ville et menaçait de peser sur les réunions de l’ASEAN. Il est évident que cette mesure concernant la centrale au charbon a été prise par le gouvernement pour se donner bonne conscience, rien d’autre.
La centrale, située à la pointe ouest de l’île de Java, produira désormais 1 800 mégawatts. Cependant, les responsables indonésiens n’ont pas précisé combien de temps durera sa mise en veille, ni s’il s’agira d’une mesure permanente, ce qui est fort improbable.
L’Indonésie s’est engagée à cesser de construire de nouvelles centrales au charbon à partir de 2023 et à devenir neutre en carbone d’ici 2050. Cependant, malgré le tollé des écologistes, la centrale au charbon de Suralaya, sur l’île de Java, est toujours en cours d’agrandissement et devrait accueillir 10 unités supplémentaires. .
Alors que les critiques du public se multiplient concernant la détérioration de la qualité de l’air, l’Indonésie a réagi en sanctionnant 11 entreprises industrielles qui ne respectaient pas les normes en vigueur, et a ordonné à la moitié de ses fonctionnaires de faire du télétravail
Le gouvernement a imputé cette hausse de la pollution aux conditions météorologiques et aux émissions des véhicules, mais certains ministres ont récemment reconnu que les centrales électriques au charbon et les usines autour de la capitale étaient également responsables.
Si la planète avait une politique de réduction des gaz à effet de serre digne de ce nom, les participants aux coûteuses COP auraient déjà pris des mesures contraignantes fixant les niveaux de ces gaz pour chaque pays. Or, ils ne l’ont jamais fait. Certains pays, comme la France, font des efforts en ce sens, mais ces mesures semblent dérisoires au vu de l’ampleur de la pollution de l’atmosphère en Chine, en Inde ou en Indonésie.
Quand je vois que la COP 28 aura lieu à Abou Dhabi, chez les producteurs de pétrole du Moyen-Orient, en novembre-décembre 2023, j’ai de gros doutes sur les résultats de cette conférence qui, comme les précédentes risque d’accoucher d’une souris ! Cela me rappelle la COP 24 dans le bassin houiller polonais de Silésie…. !

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Reading in early September an article about pollution in Indonesia, I concluded there was something wrong about the management of global warming on our planet. If this management was correct, the Conferences of the Parties (COP) would take BINDING measures to force the countries to control and reduce their greenhouse gas emissions, which they never do. I think the participants in the COPs never have a look at the Keeling Curve which shows CO2 concentrations in the atmosphere. They have never been so high (418.51 ppm) and the curve is parallel with the rise of global temperatures.

Asian counnties are among the major polluters of our planet. Pollution in Indonesia was so strong in recent days that the government decided to reduce by a half the output at a major coal-fired power plant near the capital Jakarta.

The reduction came a week before Indonesia hosted leaders from the Association of Southeast Asian Nations (ASEAN) and top officials from the United States, Japan, China and South Korea for summits tackling a spate of regional issues.

Jakarta (pop.30 million) topped global pollution rankings several times in August 2023, as a toxic smog crisis threatened to overshadow the meetings. It is obvious the measure was taken by the government to clear its conscience, nothing else.

The coal-fired plant, on the western tip of Indonesia’s Java, will now operate to produce 1,800 megawatts. However, Indonesian officials did not confirm how long the power cut would be maintained or if it was a permanent move, which is quite unlikely.

Indonesia has pledged to stop building new coal-fired power plants from 2023 and to be carbon neutral by 2050. However, despite an outcry from environmental activists, the Suralaya coal plant on Java island is still being expanded to host 10 units within the plant’s complex.

As public criticism has mounted over worsening air quality, Indonesia has responded by sanctioning 11 industrial firms for failing to meet operational standards and ordered half its civil servants to work from home.

The government blamed weather patterns and vehicle emissions for the spike but some ministers have recently acknowledged coal-fired power plants and factories around the capital were also responsible.

If the global policy to reduce greenhouse gases was correct, the participants in the costly COPs would already have taken binding measures fixing greenhouse gas levels for each country. Some nations like France are making efforts to do so, but they are up to nothing compared what is happening in China, India or Indonesia.

When I see that COP 28 will take place in Abou Dhabi in November-December 2023, I have great doubts about the results ! It reminds me of COP 24 in the Polish coalfield of Silesia….

 Evolution sur une année des concentrations de CO2 dans l’atmosphère (Courbe de Keeling / NOAA)

Nouveau record de chaleur en août 2023 ! // New heat record in August 2023 !

Ce n’est pas une surprise et ça risque malheureusement de se répéter. Avec +0.886°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, le mois d‘août 2023 est de très loin le plus chaud des archives ERA5 qui remontent à 1979. Par rapport à la nouvelle période de référence 1991-2020 utilisée par ERA5, l’anomalie est de +0.71°C. Après juin et juillet, août 2023 est le 3ème mois d’affilée marqué par un record de chaleur. L’écart est une fois encore impressionnant.. Le précédent record de 2016 (+0.577°C) est dépassé de 0.31°C. Le début du mois de septembre confirme la tendance. Au final, l’année 2023 est partie pour être l’année la plus chaude jamais observée.

Le graphique ci-dessous montre que le mois d’août 2023 se détache nettement du reste du peloton..

Après une période La Niña exceptionnellement prolongée, des conditions El Niño sont désormais présentes et devraient encore se renforcer au cours de l’hiver 2023-24. D’après la moyenne des modèles, l’anomalie El Niño pourrait passer à 2°C sur novembre-décembre-janvier.

Jusqu’à présent, les deux années les plus chaudes ont été 2016 et 2020 avec respectivement +1.337°C et +1.33°C au-dessus de la moyenne préindustrielle. La moyenne sur janvier-août 2023 est de +0.646°C au-dessus de 1981-2010, soit +1.352°C par rapport à 1850-1900. 2023 est donc en passe d’être la plus chaude jamais enregistrée, devançant devant 2016 et 2020.

Source : global-climat.

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This is not a surprise and unfortunately it is likely to repeat itself. With +0.886°C above the 1981-2010 average, August 2023 was by far the warmest in the ERA5 archives going back to 1979. Compared to the new 1991-2020 reference period used by ERA5 , the anomaly is +0.71°C. After June and July, August 2023 is the 3rd month in a row marked by a heat record. The difference is once again impressive. The previous record from 2016 (+0.577°C) is exceeded by 0.31°C. The beginning of September is confirming the tendency. In the end, 2023 is set to be the hottest year ever observed.

The chart below shows that August 2023 stands out significantly from the rest of the pack.
After an exceptionally prolonged La Niña period, El Niño conditions are now present and are expected to strengthen further during the winter of 2023-24. According to the model average, the El Niño anomaly could increase to 2°C over November-December-January.
So far, the two hottest years have been 2016 and 2020 with respectively +1.337°C and +1.33°C above the pre-industrial average. The average over January-August 2023 is +0.646°C above 1981-2010, or +1.352°C compared to 1850-1900. 2023 is therefore on track to be the hottest on record, ahead of 2016 and 2020.

Source : global-climat.