L’Arctique se réchauffe et les rennes meurent // The Arctic is getting warmer and the reindeer are dying

Quand on parle des effets du réchauffement climatique sur la faune arctique, ce sont le plus souvent les ours polaires qui occupent le devant de la scène, mais les rennes sont, eux  aussi, victimes des hivers plus chauds dans les hautes latitudes. C’est ce que des chercheurs de l’Institut polaire norvégien, qui réalise une cartographie annuelle de la population de rennes sauvages, viennent de constater au Svalbard où ils ont retrouvé quelque 200 cadavres de ces animaux.

Le Svalbard est un archipel norvégien situé dans l’Océan Arctique, entre le Groenland à l’ouest, l’archipel François-Joseph à l’est et l’Europe continentale au sud. Ses 2 321 habitants se trouvent sur Spitzberg, la plus grande île de l’archipel. La principale ville est Longyearbyen.

Les habitants du Svalbard connaissent déjà les conséquences du réchauffement climatique dans leur quotidien, puisque plus d’une centaine de maisons construites à flanc de montagne à Longyearbyen ont été déclarées à risque, car elles pourraient s’effondrer.

Les 200 rennes sont morts de faim au cours de l’hiver dernier. Le nombre inhabituellement élevé de cadavres s’explique par le changement climatique. L’archipel du Svalbard a connu une augmentation de 4 degrés de température au cours des 50 dernières années. Cela signifie que la neige qui tombe habituellement sur l’archipel a été remplacée par la pluie. Or, cette pluie gèle quand le froid arrive en hiver et forme une couche de glace à la surface du sol. Plusieurs couches peuvent s’empiler successivement au fil des épisodes pluvieux. La conséquence, c’est que cette glace empêche les rennes d’atteindre le lichen et autres pousses végétales dont ils se nourrissent. La famine arrive vite et les animaux périssent. Les conditions de pâture pour les rennes sont devenues très mauvaises. Ce n’est que la seconde fois qu’autant d’animaux sont retrouvés morts depuis que la population de rennes fait l’objet d’un suivi, débuté il y a 40 ans.

Il faut aussi mettre cette augmentation en parallèle avec l’augmentation du nombre de rennes dans cette région, qui est également une conséquence du réchauffement climatique. Selon l’Institut polaire norvégien, leur nombre aurait doublé depuis les années 1980 pour atteindre aujourd’hui une population estimée à 22 000 têtes.

Source : Presse internationale.

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When we talk about the effects of global warming on Arctic wildlife, it is most often polar bears that take center stage. Reindeer are also victims of warmer winters in high latitudes. This is what researchers at the Norwegian Polar Institute, which carries out an annual mapping of the wild reindeer population, have just found in Svalbard where they discovered some 200 dead animals.
Svalbard is a Norwegian archipelago located in the Arctic Ocean, between Greenland to the west, the Franz Josef Archipelago to the east and continental Europe to the south. Its 2,321 inhabitants live on Spitsbergen, the largest island in the archipelago. The main city is Longyearbyen.
The inhabitants of Svalbard already endure the consequences of global warming in their daily lives. More than a hundred houses built on the mountainside in Longyearbyen have been declared at risk and could collapse.
Reindeer died of hunger last winter. The unusually high number of corpses is due to climate change. The Svalbard Archipelago has experienced a 4-degree increase in temperature over the last 50 years. This means that the snow that usually falls on the archipelago has been replaced by rain. However, this rain freezes when the cold arrives in winter and forms a layer of ice on the surface of the ground. Several layers can pile up sequentially over the rainy episodes. The consequence is that this ice prevents reindeer from getting to the lichen and other plant shoots they feed on. Famine arrives quickly and the animals starve to death. Pasture conditions for reindeer have become very poor. This is only the second time that so many animals have been found dead since the reindeer population was first monitored 40 years ago.
This increase should also be compared with the increase in the number of reindeer in this region, which is also a consequence of global warming. According to the Norwegian Polar Institute, their number has doubled since the 1980s to reach today an estimated population of 22,000.
Source: International Press.

Photo: C. Grandpey

L’Arctique est en feu // The Arctic is on fire

Dans une note publiée le 21 juillet 2019, j’écrivais: « L’Arctique est en feu. Rien qu’en juin, les incendies de forêt en Alaska et en Sibérie ont émis 50 mégatonnes de CO2 dans l’atmosphère, soit l’équivalent des émissions annuelles totales de la Suède. C’est plus que ce qui a été libéré par les incendies dans l’Arctique pendant tous les mois de juin réunis de 2010 à 2018. »

De nouvelles images proposées par l’Earth Observatory de la NASA montrent des feux de forêt en train de ravager de vastes étendues en Russie. Ils produisent tellement de fumée qu’ils sont visibles depuis l’espace. Depuis le mois de juin, plus de 100 feux de forêt brûlent dans l’Arctique où il fait particulièrement sec et chaud cet été. Rien qu’en Russie, les incendies de forêt ont affecté 11 des 49 régions du pays, ce qui signifie que même dans les zones sans incendie, les gens subissent les effets de la fumée qui a envahi le pays.
Les plus importants incendies – probablement allumées par la foudre – se trouvent dans les régions d’Irkoutsk, de Krasnoïarsk et de Bouriatie. Le 22 juillet, ils avaient déjà brûlé 829 kilomètres carrés, 388 kilomètres carrés et 106 kilomètres carrés dans chacune de ces régions.
L’image satellite ci-dessous, prise le 21 juillet, montre les panaches générés par un incendie sur la partie droite de la photo. Le vent emporte la fumée vers le sud-ouest, où elle se mélange à une perturbation orageuse.

Des incendies de forêt brûlent également au Groenland et dans certaines parties de l’Alaska, à la suite du mois de juin le plus chaud de l’histoire. Des incendies se déclarent souvent pendant les mois d’été dans l’Arctique, mais la NASA explique que leur nombre et leur étendue cette année sont du jamais vu.
Ces incendies polluent l’atmosphère. Ils ont émis quelque 100 mégatonnes de dioxyde de carbone du 1er juin au 21 juillet, ce qui correspond à peu près à la quantité de dioxyde de carbone générée par un pays comme la Belgique en 2017.
De nombreux incendies brûlent sur des sols tourbeux plutôt que dans les forêts. Il s’agit d’une situation dangereuse car, alors que les forêts brûlent généralement pendant quelques heures, les sols tourbeux peuvent brûler pendant des jours, voire des mois. De plus, les sols tourbeux sont des réservoirs de carbone bien connus. Il s’agit d’un cercle vicieux: lorsqu’ils brûlent, ils libèrent du carbone, ce qui aggrave le réchauffement par effet de serre et provoque ensuite de nouveaux incendies.
Source: NASA.

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In a post released on July 21st, 2019, I wrote: “The Arctic is on fire. In June 2019, the wildfires in Alaska and Siberia have released 50 megatons of CO2 in the atmosphere, which is the equivalent of the total annual emissions of Sweden. It is more than what has been emitted by all the wildfires in the Arctic during all the months of June between 2010 and 2018.”

New images from NASA’s Earth Observatory show wildfires burning large swaths of Russia and generating so much smoke that they are visible from space. Since June, more than 100 wildfires have raged across the Arctic, which is especially dry and hot this summer. In Russia alone, wildfires are burning in 11 of the country’s 49 regions, meaning that even in fire-free areas, people are choking on smoke that is blowing across the country.

The largest fires — blazes likely ignited by lightning — are located in the regions of Irkutsk, Krasnoyarsk and Buryatia. They had already burnt 829 square kilometres, 388 square kilometres and 106 square kilometres in these regions, respectively, on July 22nd.

The satellite image below, taken on July 21st, shows plumes rising from fires on the right side of the photo. Winds carry the smoke toward the southwest, where it mixes with a storm system.

Wildfires are also burning in Greenland and parts of Alaska, following what was the hottest June in recorded history. It is common for fires to burn during the Arctic’s summer months, but NASA says the number and extent this year are unusual and unprecedented.

These fires are polluting the atmosphere. They have released about 100 megatons of carbon dioxide from June 1st to July 21st, which is roughly equivalent to the amount of carbon dioxide a country like Belgium released in 2017.

Many of the fires are burning in peat soils, rather than in forests. This is a dangerous situation, because whereas forests might typically burn for a few hours, peat soils can blaze for days or even months. Moreover, peat soils are known carbon reservoirs. It is a vicious circle: As they burn, they release carbon, which will further exacerbate greenhouse warming, leading to more fires.

Source: NASA.

Source: NASA

Des vagues de chaleur …et des belles paroles ! // Heatwaves…and fine words !

Comme prévu (voir ma note du 28 juillet 2019), la canicule historique qui vient de balayer l’Europe s’est installée sur les pays nordiques. Des alertes ont été diffusées en Norvège, en Suède et en Finlande. L’Organisation météorologique mondiale (OMM) prévoit que le transfert de chaleur de l’Europe  vers le Groenland aura pour effet une augmentation des températures et une accélération de la fonte des glaces.

Dans le nord de la Norvège, la ville de Laksfors a enregistré une température de 35,6° C, le 27 juillet, égalant ainsi le record national établi à Nesbyen en 1970. L’Institut météorologique norvégien a également déclaré avoir constaté des « nuits tropicales » en différents endroits du sud de la Norvège. Cela signifie que les températures ne sont pas descendues sous 20°C pendant la nuit.

En Suède, la petite ville de Markusvinsa, au nord du pays, a atteint le 26 juillet un record de 34,8°C, la température la plus haute constatée dans ce pays cette année et la plus élevée dans le Grand Nord depuis 1945.

La police finlandaise a quant à elle exhorté en début de semaine dernière  les automobilistes à faire attention aux élans, de plus en plus nombreux à traverser les routes pour trouver de l’eau pour se désaltérer, en raison de la chaleur.

Dans le sillage de ces canicules à répétition, plusieurs scientifiques indiquent que les prochains mois s’annoncent déterminants pour convaincre les Etats à s’engager réellement dans la lutte contre le changement climatique. Selon eux, la succession de vagues de chaleur intense et d’inondations qui frappent l’Europe et d’autres continents cet été ne sont sans doute qu’une préfiguration de ce que sera le monde de demain si les hommes persistent à ne pas relever le défi du changement climatique. Ces évènements dramatiques devraient agir comme une piqûre de rappel alors que les négociations sur les moyens de mettre en œuvre les engagements pris en 2015 lors de l’Accord de Paris entrent dans une phase décisive.

Alors que les études scientifiques montrent les unes après les autres une accélération bien plus rapide que prévu des conséquences du dérèglement climatique, comme la fonte des glaces et la hausse du niveau des mers, même les objectifs convenus lors de la COP21 semblent insuffisants pour contenir la hausse de la température mondiale à 1,5°C au-dessus du niveau de l’époque pré-industrielle. En octobre dernier, le GIEC a prévenu que les émissions de CO2 devraient commencer à baisser dès 2020 pour qu’il y ait une chance d’atteindre cet objectif. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a souligné qu’il serait « suicidaire » de ne rien faire. En s’exprimant ainsi, le diplomate portugais espère provoquer un sursaut en vue de la prochaine conférence mondiale sur le climat (COP25) en novembre au Chili.

L’enjeu majeur reste de convertir les engagements pris par les Etats pendant la COP 21 en actes concrets. Jusqu’à présent, aucune des grandes économies n’a véritablement entamé sa mutation. Pour un climatologue américain, cela implique que les gouvernements accordent à la transition énergétique la même priorité que la mobilisation de l’industrie pendant la Seconde Guerre mondiale. L’affaire semble bien mal engagée quand on sait que le président Donald Trump est déterminé à désengager les Etats-Unis de l’Accord de Paris. A cela s’ajoute l’incapacité de l’Union européenne à s’entendre sur l’objectif de neutralité carbone en 2050.

Au train où vont les choses, il semble plus que probable que le changement climatique précipitera la fin de la civilisation capitaliste mondiale alimentée par les énergies fossiles.

Source : France Info et médias américains.

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As expected (see my note of July 28th, 2019), the historic heat wave that has struck Europe has settled on the Nordic countries. Alerts have been released in Norway, Sweden and Finland. The World Meteorological Organization (WMO) predicts that heat transfer from Europe to Greenland will increase temperatures and accelerate ice melt.
In northern Norway, the city of Laksfors recorded a temperature of 35.6°C on  July 27th, matching the national record set in Nesbyen in 1970. The Norwegian Meteorological Institute also reported « tropical nights »in different parts of southern Norway. This means that temperatures did not drop below 20°C overnight.
In Sweden, the small town of Markusvinsa, in the north of the country, reached a record of 34.8°C on July 26th, the highest temperature recorded in the country this year and the highest in the Far North since 1945.
The Finnish police meanwhile urged early last week motorists to pay attention to moose, more and more of them cross the roads to find water to quench their thirst, because of the heat.

In the wake of these repeated heat waves, several scientists say that the next few months will be decisive in convincing states to really engage in the fight against climate change. According to them, the succession of intense heat waves and floods that hit Europe and other continents this summer foreshadow what tomorrow’s world will be like if men persist in not meeting the challenge of climate change. These dramatic events should act as a booster, as negotiations on how to implement the commitments made in 2015 under the Paris Agreement are entering a decisive phase.
While scientific studies show, one after the other, a much faster than expected acceleration of the consequences of climate change, such as melting ice and rising sea levels, even the objectives agreed at COP21 seem insufficient to contain the global temperature rise to 1.5°C above the level of the pre-industrial era. Last October, the IPCC warned that CO2 emissions should start to drop by 2020 to have a chance to achieve this goal. UN Secretary-General Antonio Guterres said it would be « suicidal » to do nothing. With these strong words, the Portuguese diplomat hopes to trigger reactions at the next world climate conference (COP25) in November in Chile.
The major challenge remains to convert the commitments made by States during COP 21 into concrete actions. So far, none of the major economies has really begun to change. According to an American climatologist, this implies that governments give the energy transition the same priority as the mobilization of industry during the Second World War. The case seems to be in bad shape when we know that President Donald Trump is determined to disengage the United States from the Paris Agreement. Added to this is the inability of the European Union to agree on the objective of carbon neutrality in 2050.
As things go, it seems more than likely that climate change will precipitate the end of the world capitalist civilization fueled by fossil fuels.
Source: France Info and US news media.

Photo: C. Grandpey

La canicule menace le Groenland, et l’Homme est responsable // A heat wave threatens Greenland and Man is responsible for it

L’Organisation Météorologique Mondiale, institution spécialisée des Nations unies, met en garde sur le fait que l’air chaud en provenance d’Afrique qui a conduit à des records de chaleur en Europe ces dernières semaines se dirige vers le Groenland où il risque de provoquer la fonte de la deuxième plus grande calotte glaciaire du monde. Les météorologues ne savent pas encore si la fonte atteindra le niveau de 2012, mais on n’en sera certainement pas loin. Le Polar Portal du Danemark – centre de recherche spécialisé dans les régions polaires – explique que pendant le seul mois de juillet, la calotte glaciaire du Groenland a perdu 160 milliards de tonnes de glace en raison de la fonte en surface. Ce chiffre n’inclut pas la fonte sous l’effet des océans.
La calotte glaciaire du Groenland couvre 80% de l’île et s’est développée au cours de milliers d’années avec la compression des couches de neige. Le dôme de glace culmine à 3 000 mètres d’altitude et le volume total de la calotte glaciaire est estimé à 2 900 000 kilomètres cubes, ce qui ferait monter le niveau global des océans de 7 mètres si cette glace fondait complètement.
L’air plus chaud a également des conséquences sur l’étendue de la glace arctique dans son ensemble ; le 15 luillet 2019, elle a presque atteint son niveau le plus bas jamais enregistré.
Le Polar Portal du Danemark affirme que les vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et intenses sont liées au changement climatique provoqué par l’homme. Cela vient d’être confirmé par une série d’études publiées dans Nature et Nature Geoscience qui réfutent toute idée selon laquelle la hausse des températures observée au cours du siècle dernier fait partie d’un cycle naturel.
Les chercheurs ont examiné des échantillons d’arbres, de glace, de sédiments, de coraux, et d’autres témoignages des deux derniers millénaires. Ils ont conclu sans la moindre équivoque que la Terre n’a jamais connu des changements de température aussi rapides et généralisés que pendant les 150 dernières années.
Des périodes de réchauffement et de refroidissement ont bien eu lieu sur la planète, telles que le Petit Age Glaciaire entre 1300 et 1850 et le Réchauffement Médiéval entre 800 et 1200. Toutefois, des chercheurs de l’Université de Berne ont constaté que les fluctuations de la température pendant ces périodes intervenaient d’un endroit à l’autre et affectaient moins de la moitié de la planète à la fois.
En comparaison, l’augmentation des températures au cours du siècle dernier a été ressentie sur 98% de la surface de la Terre. La seule exception est l’Antarctique où, pour le moment, le réchauffement n’a pas encore été observé sur l’ensemble du continent.
Les dernières études devraient faire taire les négationnistes du changement climatique qui affirment que le réchauffement planétaire observé ces dernières décennies fait partie d’un cycle climatique naturel. Les derniers travaux montrent la différence réelle entre les changements régionaux et bien localisés du climat du passé et l’effet global des émissions anthropiques de gaz à effet de serre.
Dans le rapport publié dans Nature Geoscience, les chercheurs ont trouvé des preuves qu’au cours des 2 000 dernières années, c’est pendant la seconde moitié du 20ème siècle que la planète a connu sa hausse de température la plus rapide. Avant 1850, les variations de température étaient généralement causées par des éruptions volcaniques, qui envoyaient de la cendre dans l’atmosphère, ce qui bloquait en partie les rayons du soleil. Après 1850, quelques décennies après la révolution industrielle, il a été constaté que le réchauffement de la planète est en grande partie imputable aux émissions de gaz à effet de serre générées par l’activité humaine.
Source: Médias d’information scientifiques américains.

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The United Nations World Meteorological Organization have warned that the hot air from Africa that smashed European weather records this week looks set to move towards Greenland and could cause record melting of the world’s second largest ice sheet. Meteorologists don’t know yet whether it will beat the 2012 level, but it certainly will be close. Denmark’s Polar Portal explains that in July alone, the Greenland ice sheet lost 160 billion tonnes of ice through surface melting. This does not include ocean melt.

The Greenland ice sheet covers 80% of the island and has developed over many thousands of years, with layers of snow compressed into ice. The dome of ice rises to a height of 3,000 metres and the total volume of the ice sheet is approximately 2,900,000 cubic kilometres, which would raise global sea levels by 7 metres if it melted entirely.

The warmer air also had implications for Arctic ice extent as a whole, which was nearly the lowest on record as of July 15th.

Denmark’s Polar Portal affirms increasingly frequent and intense heatwaves are linked to manmade climate change. This has just been confirmed by a series of studies published in Nature and Nature Geoscience which refute any notion that the increasing temperatures seen over the last century are simply a normal part of nature’s cycle.

Researchers looked at records of trees, ice, sediment, corals, cave deposits and other evidence from the last two millenniums to determine that Earth has never experienced the quick and widespread temperature changes it has seen in just over the last 150 years.

Warming and cooling periods before have occurred on the planet before, such as the Little Ice Age between 1300 and 1850, and the Medieval Warm Period between 800 and 1200. But a team from the University of Bern found the fluctuations in temperature during these periods varied from location to location and affected less than half the planet at any one time.

In comparison, the rise in temperatures over the last century has been felt over 98 percent of Earth’s surface. The only exception is Antartica, where contemporary warming has not yet been observed over the entire continent.

The latest studies should finally stop climate change deniers claiming that the recent observed coherent global warming is part of a natural climate cycle. They show the truly stark difference between regional and localized changes in climate of the past and the truly global effect of anthropogenic greenhouse emissions.

In the report published in Nature Geoscience, researchers found evidence that over the course of the last 2,000 years, the planet saw its fastest temperature rise in just the second half of the 20th century. Before 1850, temperature variations on the planet were typically caused by volcanic eruptions, which sent debris into the atmosphere, blocking out portions of the sun. But after 1850, decades into the Industrial Revolution, the planet’s warming is found to be largely attributed to greenhouse emissions released by human activity.

Source : U.S. scientific news media.

Photo: C. Grandpey