Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

En Islande, la question est maintenant de savoir où se produira la prochaine éruption. Selon les volcanologues islandais, il est probable que de la lave émergera à nouveau quelque part le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur, mais on ne sait jamais. Selon un des scénarios du Met Office, la prochaine éruption pourrait se produire au nord-est du mont Stóra-Skógfell. Le terrain est difficile dans ce secteur et l’une des difficultés serait de protéger la Reykjanesbraut.

Le soulèvement du sol se poursuit sous Svartsengi, à un rythme semblable à celui qui a précédé les dernières éruptions.

Cinq éruptions se sont déjà produites le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur, et la lave vient buter contre les digues de protection presque de tous les côtés. La question est de savoir si ces barrières seront capables de retenir des volumes de lave plus importants. Des débordements ont été observés dans le passé. Cinq entreprises ontparticipé à l’édification des digues de terre. Le coût des travaux est estimé à environ 47 millions d’euros.

La ville de Grindavík devrait bientôt être à nouveau accessible. Elle est actuellement soumise à un contrôle d’accès strict, avec des points de contrôle sur toutes les routes. Les installations de sécurité dans la ville devraient être terminées d’ici le milieu du mois d’octobre. Des travaux sont en cours pour renforcer les clôtures et combler les fissures dans le sol. Une fois le travail terminé, quelque 7 kilomètres de clôtures seront installées pour interdire l’accès aux zones dangereuses, notamment Víkurbraut, la rue principale de la ville qui est parcourue par une grande fissure. Malgré le soulèvement continu du sol sous Svartsengi, les autorités estiment qu’il est désormais possible de rendre la ville accessible. L’avenir nous dira si elles ont raison de le faire.
Source : Iceland Review.

Grindavik, une ville meurtrie (Crédit photo: Protection Civile)

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Une séquence d’événements a été observée sur le Stromboli (Sicile) aux premières heures du dimanche 6 octobre 2024, avec une forte explosion au niveau du Cratère Nord qui est actuellement le plus actif sur la terrasse cratèrique. Cette éruption a donné naissance à une coulée de lave le long de la Sciara del Fuoco. Une activité de spattering a été observée dans les heures suivantes. La coulée de lave est restée confinée à la partie supérieure de la Sciara, et s’est accompagnée d’une diminution progressive du tremor volcanique qui est redescendu à un niveau moyen.

Un événement semblable s’est produit le 8 octobre 2024. Il a entraîné un débordement de lave qui a progressivement diminué au matin du 9 octobre avant de s’intensifier à nouveau.
Pour rappel, l’accès au Stromboli n’est autorisé qu’avec les guides locaux jusqu’à 400 mètres d’altitude et librement jusqu’à 250 m. L’accès au sommet est strictement interdit.
Source : INGV.

 

Image thermique de la coulée de lave du 8 octobre (Source : INGV)

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Le Kilauea (Hawaï) n’est pas en éruption. Certaines personnes ont cru voir une nouvelle sortie de lave ces derniers jours alors qu’il s’agissait d’un incendie de végétation en cours à proximité du site du dernier événement près du Nāpau Crater dans le Parc national des volcans d’Hawaï. Les images de la webcam du HVO montraient un panache dans la partie sud du cratère. La nuit, une incandescence intermittente était également visible dans la même zone, au sud des bouches actives du 15 au 20 septembre 2024. Les différents paramètres n’ont pas indiqué qu’une éruption se produisait, et un survol a confirmé que le panache et la lueur étaient dus à un petit incendie de végétation.
Source : HVO.

 

Le panache que l’on aperçoit au fond à gauche sur cette image webcam a causé la confusion.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour le Karymsky, le Sheveluch et l’Ebeko. Elle reste Jaune pour le Bezymianny, après quelques heures à l’Orange.
Source : KVERT.

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Une hausse d’activité est actuellement observée sur le volcan Iwatesan (arc volcanique nord-est du Japon). Depuis février 2024, les données instrumentales montrent une inflation centrée dans les parties les plus profondes du volcan. La fréquence des séismes d’origine volcanique est élevée depuis avril 2020. Le nombre de petits événements près de Kurokurayama a commencé à augmenter en mai et cette sismicité s’est intensifiée fin juillet. Les images INSAR révèlent une inflation très peu profonde près d’Ojigokudani (caldeira d’érosion à l’ouest). Le 2 octobre 2024, le niveau d’alerte a été relevé à 2 (sur une échelle de 1 à 5), avec des restrictions d’accès autour du cratère.
Source : JMA.

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Le PHIVOLCS a diffusé plusieurs rapports concernant le Taal (Philippines). Une trentaine d’événements phréatiques a été enregistrée presque quotidiennement du 22 septembre au 5 octobre 2024. Des observations visuelles et les données sismiques indiquent qu’une petite éruption phréatomagmatique s’est produite le 5 octobre et a duré quatre minutes. Elle a produit un panache noir suivi d’un autre riche en vapeur qui s’est élevé à 2 km au-dessus du cratère. Les émissions de SO2 restent à des niveaux élevés. Une remontée de fluides chauds a été observée dans le lac du 5 au 8 octobre. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5). Le PHIVOLCS rappelle au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanent (PDZ). L’Institut recommande par ailleurs que le cratère principal (Main Crater) et les zones le long de la fissure Daang Kastila restent interdits d’accès.
Source : PHIVOLCS.

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L’Indonésie est actuellement la région du monde où le plus grand nombre de volcans sont actifs.

L’éruption du Dukono se poursuit. Des panaches denses de vapeur et de cendres s’élèvent de 100 à 800 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4),

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L’activité éruptive se poursuit sur l’Ibu avec des panaches de vapeur et de cendres qui s’élèvent généralement de 0,5 à 1 km au-dessus du sommet. Les images de la webcam montrent une incandescence au-dessus du cratère. Un événement éruptif a été enregistré le 7 octobre 2024. Le niveau d’alerte reste à 3.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Lewotobi à partir d’une bouche située sur le flanc nord-ouest du Laki-laki. Des panaches de cendres s’élèvent jusqu’à 1,2 km au-dessus du sommet. Une incandescence au niveau de la bouche éruptive est souvent visible sur les images de la webcam. Le niveau d’alerte reste à 3.

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L’éruption du Merapi (sur l’île de Java) se poursuit. Ces derniers jours, la sismicité a été plus intense que la semaine précédente. Le dôme de lave sud-ouest continue de produire des avalanches de lave qui parcourent jusqu’à 1,8 km dans la ravine Bebeng sur le flanc sud-ouest. Le niveau d’alerte reste à 3.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Semeru avec plusieurs événements éruptifs quotidiens. Des panaches de vapeur et de cendres s’élèvent de 0,1 à 1 km au-dessus du sommet. Plusieurs événements éruptifs ont été enregistrés début octobre. Le niveau d’alerte reste à 2.
Source : PVMBG.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

In Iceland, the question now is to know where the next eruption will occur. The odds are that lava will emerge again somwhere along the Sundhnúkur crater row, but you never know. One of the Met Office’s scenarios suggests the next eruption could occur northeast of Mt. Stóra-Skógfell. The terrain is diffcult and one difficulty would be to protect the Reykjanesbraut highway.

Ground uplift continues at a similar pace beneath Svartsengi, similar to that which preceded recent eruptions.

Five eruptions have now occurred at the Sundhnúkur crater row, and lava surrounds the protective barriers from nearly all sides. The question is to know whether the barriers will be able to hold more massive quantities of lava. Overflows have been observed in the past. Five construction companies have been involved in the barrier work whose estimated cost reaches approximately 47 million euros.

The town of Grindavík is set to reopen soon. The town is currently under strict access control, with checkpoints at all roads leading out of Grindavík. Safety measures in the town are expected to be completed by mid-month. Work is ongoing to reinforce fencing and fill cracks in the ground. Once complete, approximately 7 kilometres of fencing will be installed to block off unsafe areas, including Víkurbraut, the town’s main street, which is heavily affected by a large fissure. Despite ongoing land uplift under Svartsengi, officials believe it is now safe to reopen the town. The future will say if they are right to do so.

Source : Iceland Review.

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A sequence of events was observed on Stromboli (Sicily) in the early hours of Sunday, October 6th, 2024, starting with a high-energy explosion from the North Crater which is currently the most active on the crater terrace. This eruption triggered a lava flow along the Sciara del Fuoco. Spattering activity was observed in the following hours. The lava flow remained confined to the upper part of the Sciara, and was accompanied by a gradual reduction in the intensity of the volcanic tremor which returned to a medium level.

A similar event occurred on October 8th, 2024. It led to a lava overflow which gradually diminished by the morning of October 9th before intensifying again.

As a reminder, access to Stromboli is only allowed with the local guides up to 400 meters above sea level and freely up to 250 m. Access to the summit is strictly prohibited.

Source : INGV.

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Kilauea (Hawaii) is not erupting but some people confused a possible eruption with an ongoing wildfire in the vicinity of the recent eruption area near Nāpau Crater in Hawaiʻi Volcanoes National Park. HVO webcam images showed a plume on the south side of Nāpau Crater. At night, intermittent glow was also visible in the same area, south of the vents that erupted from September 15-20, 2024. Geophysical monitoring signals did not indicate that an eruption was occurring, and an overflight confirmed that the plume and glow were due to a small local wildfire.

Source : HVO.

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In Kamchatka, the aviation color code remains Orange for Karymsky, Sheveluch and Ebeko. It is kept at Yellow for Bezymianny.

Source : KVERT.

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An increase in activity is currently observed at Iwatesan (Northeast Japan Volcanic Arc). Since February 2024, data from the instruments has detected inflation centered in deeper parts of the volcano. The frequency of volcanic earthquakes has been high since April 2020, although the number of small volcanic earthquakes located near Kurokurayama began increasing in May and further increased in late July. INSAR imagery reveals very shallow inflation near Ojigokudani (erosional caldera to the W). On 2 October 2024, the Alert level was raised to 2 (on a 1-5 scale) prompting access restrictions around the crater.

Source : JMA.

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PHIVOLCS has issued several advisories for Taal (Philippines) reporting that a total of 30 phreatic events recorded almost daily during 22 September-5 October 2024. A minor phreatomagmatic eruption occurred on 5 October and lasted four minutes based on visual observations and seismic data. The eruption ejected a black plume followed by a steam-rich plume that rose 2 km above the crater. SO2 emissions remain at elevated levels. Upwelling of hot fluids in the lake was observed during 5-8 October. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5), and PHIVOLCS reminds the public that the entire Taal Volcano Island is a Permanent Danger Zone (PDZ). The Institute recommends that the Main Crater and areas along the Daang Kastila fissure should remain prohibited.

Source : PHIVOLCS.

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Indonesia is currently the region of the world where the greatest numbe of volcanoes remains active.

The eruption at Dukono continues. Dense steam and ash plumes rise 100-800 m above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4),

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Eruptive activity continues at Ibu with steam and ash plumes that usually rise 0.5-1 km above the summit. Webcam images show incandescence above the crater. One eruptive event was recorded on 7 October 2024. The Alert Level remains at 3.

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Eruptive activity continues at Lewotobi from a vent located on the upper NW flank of Laki-laki. Ash plumes rise as high as 1.2 km above the summit. Incandescence at the eruptive vent is often visible in webcam images. The Alert Level remains at 3.

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The eruption at Merapi (on Java) continues. In yje past days, seismicity was more intense than during the previous week. The SW lava dome keeps producing lava avalanches that travel as far as 1.8 km down the Bebeng drainage on the SW flank. The Alert Level remains at 3.

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Eruptive activity continues at Semeru with multiple daily eruptive events. Steam and ash plumes rise 0.1-1 km above the summit. Several eruptive events were recorded in early October. The Alert Level remains at 2.

Source : PVMBG.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Ouragan Helene : très peu de propriétaires étaient assurés // Huricane Helene : very few owners were insured

Depuis la côte du Golfe du Mexique en Floride jusqu’aux montagnes de Caroline du Nord et du Tennessee, les habitants confrontés à la fureur de l’ouragan Helene ont dû faire face à des inondations et des glissements de terrain. Plus de 200 personnes ont perdu la vie, un bilan qui est encore provisoire. Pour les habitants aujourd’hui sous la menace de l’ouragan Milton, c’est l’heure de faire le bilan des dégâts et de se lancer dans la reconstruction.

En France, les victimes de ces catastrophes naturelles se tournent immédiatement vers leurs compagnies d’assurance pour voir comment elles peuvent leur venir en aide. Aux États-Unis, c’est très différent. De nombreux propriétaires ne sont pas assurés contre les événements naturels. Une amie sur Big Island à Hawaï n’est pas assuré contre les séismes parce que l’assurance est trop chère. C’est la même chose pour les personnes vivant sous la menace de la lave. Elles croisent les doigts, priant pour que leur maison ne soit pas détruite. En 2018, quelque 700 structures ont été détruites par l’éruption du Kilauea. Et beaucoup de propriétaires n’étaient pas assurés…
Dans les 100 comtés les plus touchés par l’ouragan Helene, moins de 2% des propriétaires ont contracté une assurance inondation. Dans les villes de montagne de Caroline du Nord et dans certaines parties du nord-ouest de la Caroline du Sud, où Helene a détruit des localités entières, les chiffres révèlent que moins de 1 % des comtés étaient couverts. En Caroline du Sud, ce pourcentage est de 0,3 %. Dans la région englobant la Floride, la Géorgie, la Caroline du Nord, la Caroline du Sud, le Tennessee et la Virginie, environ 5 % des résidences disposent d’une assurance contre les inondations, en sachant que la majorité de ces maisons sont situées le long de la côte.
Selon la FEMA (Agence fédérale de gestion des situations d’urgence), 2,5 centimètres d’eau de crue peuvent causer jusqu’à 25 000 dollars de dégâts. D’innombrables maisons et entreprises ont été envahies par des dizaines de centimètres d’eau au moment de l’ouragan Helene. Les inondations ont causé environ 108 milliards de dollars de dégâts aux États-Unis depuis 2000.
De nombreux propriétaires ne savent pas que l’assurance habitation de base ne couvre pas les dommages causés par les inondations : l’assurance inondation est un avenant à souscrire en complément de l’assurance de base. La FEMA estime que seulement 4 % des propriétaires à travers le pays ont une assurance inondation, même si 99 % des comtés américains ont été touchés par des inondations depuis 1996. Lorsqu’ils achètent ou louent un logement, la principale considération de la plupart des gens pour décider de souscrire ou non une assurance contre les inondations est de savoir si la propriété se trouve dans une zone à haut risque, mais cela crée un faux sentiment de sécurité.
Pour les propriétaires sans assurance inondation qui ont été touchés par Helene, les experts ont donné des conseils sur la marche à suivre. Tout d’abord, les gens doivent faire sécher leur maison le plus rapidement possible. Ils doivent prendre des photos et des vidéos pour montrer les dégâts. Il est conseillé de vérifier la police d’assurance habitation car il se peut qu’elle couvre certaines dépenses. Solliciter l’avis d’une autre personne est une bonne idée avant de reconnaitre que les dommages ne seront pas couverts. Les victimes des inondations doivent faire une demande d’aide à la FEMA et vérifier s’il existe un financement d’urgence au niveau de l’État ou au niveau local. Le financement de la FEMA peut aider, mais il NE REMPLACE PAS l’assurance ; la subvention moyenne de la FEMA en cas de catastrophe entre 2016 et 2022 était de 3 000 dollars. C’est très peu à côté du montant global de dégâts causés par l’ouragan Helene. En bref, si elles ne sont pas assurées, les victimes des dernières inondations n’ont que leurs yeux pour pleurer.
Source : Médias d’information américains.

Source: NOAA

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From the Gulf Coast of Florida to the mountains of North Carolina and Tennessee, Hurricane Helene sent residents scrambling to cope with threats like floods and landslides More tan 200 people will have died. Residents are now confronted with the devastation and the reconstruction.

In France, the victims of these calaminities are immediately turning to their insurance companies to see what can be done to help them. In the U.S., it is is very diffrenet. Many households are not insured against natural events. A friend of mine on Hawaii Big Island is not insured aganst earthquakes because y=the insurance is too expensive. It is the same for people living under the threat of lava. They just cross their fingers, praying that their house will not be destroyed.

In the 100 counties hit hardest by Hurricane Helene, fewer than 2% of homeowners are protected by flood insurance. In the mountain towns of North Carolina and parts of Northwest South Carolina, where Helene decimated entire communities, the figures reveal that fewer than 1% of the North Carolina counties with the most flood damage from Helene were covered. In South Carolina, it’s 0.3%. In Florida, Georgia, North Carolina, South Carolina, Tennessee and Virginia, about 5% of residences have flood insurance, but those policies are mainly along the coast.

According to FEMA (Federal Emergency Management Agency), 2.5 centimeters of floodwater can cause up to $25,000 in damage. Countless homes and businesses saw tens of centimeters of water from Hurricane Helene. Floods have caused about $108 billion of damage in the U.S. since 2000.

Many homeowners don’t realize that basic homeowners insurance does not cover damage from floods: Flood insurance must be purchased as a separate policy. FEMA estimates only 4% of homeowners across the country have flood insurance, even though 99% of U.S. counties have been impacted by flooding since 1996. When buying or renting a place to live, most people’s main consideration in deciding whether or not to buy insurance for flooding is whether the property is in a high-risk zone, but that creates a false sense of security.

For homeowners without flood insurance who were hit by Helene, experts shared advice for next steps. First of all, people should dry their homes as quickly as possible. They should take photos and videos to document the damage. It is advisable to check the home policy as there may be some coverage for certain expenses under a home policy. It’s worth getting a second opinion before assuming the damage won’t be covered.  The victims f the floods should apply for FEMA assistance, and check for any state or local emergency funding. FEMA funding can help, but IT IS NOT a replacement for insurance; the average FEMA disaster assistance grant award between 2016 and 2022 was $3,000.  In short, the victims of the floods caused by Hurricane Helene have only their eyes to cry with.

Source : U.S. news media.

Hausse de la sismicité sur le Mont Adams (État de Washington) // Increase in seismicity at Mt Adams (Washington State)

Dressant ses 3743 mètres à environ 55 km à l’est du mont St. Helens dans l’État de Washington, le mont Adams n’est pas le plus connu des volcans de la Chaîne des Cascades. Cependant, ses éruptions peuvent être destructrices et plusieurs localités seraient en danger si un tel événement se produisait. Une hausse de la sismicité a été enregistrée sur le Mont Adams en septembre 2024. Six événements entre M0,9 et M2,0 ont secoué le volcan C’est le plus grand nombre de séismes pour un mois depuis le début de la surveillance de ce volcan en 1982. Le Mont Adams est entré en éruption pour la dernière fois il y a entre 3 800 et 7 600 ans.
Aucune déformation du sol n’a été observée via l’imagerie satellite. Aucune information concernant les émissions de gaz n’est disponible car le Mont Adams n’a pas de programme d’échantillonnage de gaz. Actuellement, la couleur de l’alerte aérienne est Verte et le niveau d’alerte volcanique est Normal.
Le Mont Adams fait partie du champ volcanique Mont Adams-King Mountain, orienté nord-sud, suivant ainsi l’alignement de la Chaîne des Cascades. Ce champ comprend plus de 120 volcans plus petits répartis dans plusieurs comtés. Le Mont Adams est le deuxième volcan le plus haut de l’État de Washington après le Mont Rainier et le plus imposant volcan actif de l’État, tant en superficie qu’en volume. Malgré sa taille, son activité la plus fréquente est effusive, avec surtout des coulées de lave plutôt que des éruptions explosives.
Au cours des 12 000 dernières années, le Mont Adams a connu quatre coulées de lave qui n’ont toutefois parcouru que quelques kilomètres depuis leur source. La plus grande menace pour les localités à proximité est le risque de lahars. L’histoire montre qu’ils ont atteint la région de Trout Lake il y a environ 6 000 et 300 ans. Aujourd’hui, Trout Lake est une bourgade de 822 personnes à 22 km au sud du volcan.
Des avalanches de roches et de neige déclenchées par des glissements de terrain se sont également produites. La plus récente a eu lieu en 1987, mais n’a parcouru que quelques kilomètres.
L’USGS a classé le Mont Adams parmi les volcans à haut risque aux États Unis. Ce classement prend en compte à la fois les dangers liés à l’activité volcanique et l’exposition potentielle des zones habitées à proximité : Trout Lake, mais aussi Glenwood (220 habitants), située à 25 km au sud-sud-est du volcan.
Source : USGS, Smithsonian Institution.

Photos: C. Grandpey

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Rising about 55 km east of Mount St. Helens in Washington State, Mount Adams (3,743 m) is not the best known of the volcanoes on the Cascade Range. However, its eruptions can be destructive and several communities would be at risk if such an event occurred. An increase in seismicity was recorded at Mount Adams in September 2024. Six events between M0.9 and M2.0 struck the volcano, the highest monthly total since monitoring began in 1982. Mount Adams last erupted between 3 800 and 7 600 years ago.

No detectable ground deformation at the volcano could be observed via satellite imagery. No information regarding gas emissions is available since Mount Adams has no gas sampling programs. Currently, the Aviation Color Code for the volcano is Green, and the Alert Level is Normal.

Mount Adams is part of the north-south trending Mount Adams-King Mountain volcanic field.

This field includes more than 120 smaller volcanoes spread across several counties. Mount Adams is the second tallest volcano in Washington State and the largest active volcano in the state in both area and volume. Despite its size, its typical activity has been effusive, primarily producing lava flows rather than explosive eruptions.

In the last 12 000 years, Mount Adams has experienced four lava flows that travelled only a few kilometers from their source. The greatest threat to nearby communities is the potential for lahars, History shows that they flowed as far as the Trout Lake area about 6 000 and 300 years ago. Today, Trout Lake is a community of 822 people located 22 km south of the volcano.

Smaller landslide-triggered avalanches of rock and snow have also occurred, most recently in 1987, although they did not travel more than a few kilometers.

USGS ranks Mount Adams as a high-threat volcano. This ranking considers both the volcano’s hazards and the potential exposure of nearby communities : Trout Lake and Glenwood (population 220), located 25 km SSE of the volcano.

Source : USGS, Smithsonian Institution.

Septembre 2024 : le 2ème mois de septembre le plus chaud // September 2024 : second hottest September

Selon l’agence climatique européenne Copernicus, Septembre 2024 a été le 2ème mois de septembre le plus chaud jamais enregistré en Europe et dans le monde, poursuivant une série de plus d’un an de températures exceptionnelles qui rend « quasiment certain que 2024 sera l’année la plus chaude jamais mesurée », devant le record déjà établi en 2023. Septembre 2024 s’est caractérisé par des précipitations extrêmes qui se produisent de plus en plus souvent, et sont aggravées par une atmosphère et une masse océanique plus chaudes. Ainsi, la température trop élevée de l’eau dans le Golfe du Mexique a favorisé le développement d’ouragans atteignant le niveau maximal  5 sur l’échelle Saffir-Simpson. Les dégâts occasionnés par des phénomènes extrêmes sont immenses, avec des localités quasiment rasées de la surface de la Terre.

S’agissant des températures, la température moyenne de l’air en surface en septembre 2024 a été de 16,17 °C, soit 0,73 °C au-dessus de la moyenne de septembre 1991-2020, et 1,54 °C au-dessus du niveau préindustriel. La température moyenne mondiale des 12 derniers mois (octobre 2023 – septembre 2024) est la deuxième plus élevée jamais enregistrée pour une période de 12 mois.
L’anomalie de température moyenne mondiale depuis le début de l’année (janvier-septembre 2024) est de 0,71 °C supérieure à la moyenne de 1991-2020, ce qui est le niveau le plus élevé jamais enregistré pour cette période et 0,19 °C plus chaud que la même période en 2023. Il est donc presque certain que 2024 sera l’année la plus chaude jamais enregistrée.

En septembre 2024, une grande partie de l’Europe a connu des précipitations supérieures à la moyenne. Aujourd’hui, c’est le sud-est des États Unis qui doit faire face à des précipitations extrêmes avec les ouragans Helene et Milton. Le mois de septembre 2024 a été également plus humide que la moyenne en Afrique du Nord, au nord-est de la Russie, à l’est de la Chine, au nord-ouest de l’Australie, à l’extrême sud de l’Afrique et à l’extrême sud du Brésil. Taïwan et les Philippines ont été touchés par le typhon Krathon et le Pakistan a été gravement touché par la mousson. Les inondations ont tué plus de 200 personnes au Népal (voir ma note précédente).
À l’inverse, le temps a été plus sec que la moyenne en Irlande, dans le nord du Royaume-Uni et dans la majeure partie de l’Europe de l’Est. Des conditions plus sèches que la moyenne ont été observées dans l’ouest des États Unis avec des chaleurs extrêmes en Arizona, dans l’extrême est de la Russie et dans le nord-est de la Chine, dans l’est de l’Australie, dans la majeure partie de l’Afrique australe et en Amérique du Sud où une sécheresse sévère affecte le bassin de l’Amazone.

Selon les données provisoires, l’étendue quotidienne de la glace de mer arctique a atteint son 6ème minimum annuel le plus bas tandis que l’étendue mensuelle de la glace de mer s’est classée au 5ème rang, à 19 % en dessous de la moyenne.
La glace de mer antarctique montre une valeur mensuelle inférieure de 7 % à la moyenne ; c’est la deuxième étendue la plus basse pour septembre, après septembre 2023.
Source : Copernicus.

Photo: C. Grandpey

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According to the European climate agency Copernicus, September 2024 was the 2nd warmest September ever recorded in Europe and worldwide, continuing a series of more than a year of exceptional temperatures that makes it « almost certain that 2024 will be the warmest year ever », ahead of the record already set in 2023. September 2024 was characterized by extreme precipitation that occurs more and more frequently, and is aggravated by a warmer atmosphere and warmer oceans. For example, the excessively high water temperature in the Gulf of Mexico favored the development of hurricanes reaching the maximum level 5 on the Saffir-Simpson scale. The damage caused by extreme events is immense, with municipalities were virtually wiped off the surface of the Earth.

In terms of temperature, the average surface air temperature in September 2024 was 16.17 °C, which is 0.73 °C above the September 1991-2020 average and 1.54 °C above the pre-industrial level. The global average temperature for the past 12 months (October 2023-September 2024) is the second warmest on record for a 12-month period.
The global average temperature anomaly since the beginning of the year (January-September 2024) is 0.71 °C above the 1991-2020 average, which is the highest level on record for this period and 0.19 °C warmer than the same period in 2023. It is therefore almost certain that 2024 will be the warmest year on record.

In September 2024, much of Europe experienced above-average rainfall. Today, the southeastern United States is facing extreme rainfall with Hurricanes Helene and Milton. September 2024 was also wetter than average in North Africa, northeastern Russia, eastern China, northwestern Australia, southernmost Africa, and southernmost Brazil. Taiwan and the Philippines were hit by Typhoon Krathon, and Pakistan was severely affected by the monsoon. Floods killed over 200 people in Nepal (see my previous post).
Conversely, Ireland, northern United Kingdom, and most of Eastern Europe were drier than average. Drier than average conditions were observed in the western United States with extreme heat in Arizona, far eastern Russia and northeastern China, eastern Australia, most of southern Africa and South America where severe drought is affecting the Amazon basin.

According to provisional data, the daily extent of Arctic sea ice reached its 6th lowest annual minimum while the monthly extent of sea ice ranked 5th, 19% below average.
Antarctic sea ice showed a monthly value 7% below average; this is the second lowest extent for September, after September 2023.
Source: Copernicus.