Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : l’Enclos sera-t-il ouvert un jour pendant les éruptions ?

Le 21avril dernier, le Piton de la Fournaise a fait semblant d’entrer en éruption. Selon l’OVPF, c’était une affaire d’heures ou même de minutes, mais il ne s’est rien passé..A peine lancée l’alerte d’une possible éruption, l’Enclos a tout de suite été verrouillé, comme lors de chaque éruption. Une telle interdiction d’accès aux coulées de lave irrite plus d’un Réunionnais qui a l’impression qu’on lui vole son volcan.

La situation va PEUT-ETRE enfin changer. Des experts du volcan vont se réunir à Sainte-Rose ce samedi 10 juin 2023 pour tenter de rendre les éruptions du Piton de la Fournaise accessibles au public. Le symposium est intitulé « Piton de la Fournaise : gestion des flux humains en période éruptive ».

Des experts de tous les domaines sont attendus pour échanger sur le domaine du droit, de la sociologie, de la géographie, mais aussi de la géologie. Un expert islandais sera présent. Il est vrai que l’Islande est un exemple en matière d’organisation touristique d’une éruption. Nous sommes très loin de la décision systématique de la préfecture réunionnaise de fermer l’Enclos ! Lors de la dernière éruption du Fagradalsfjall en Islande en août 2022, près de 80 000 personnes se sont approchées de la lave en fusion, sans aucun incident !! Selon l’expert islandais, « le secret est d’avoir un bon sentier bien balisé avec peu d’entrées à surveiller. Chez nous, chacun peut aller sur le volcan en éruption. […] On comptabilise le nombre de personnes sur le site et on les prévient qu’il faut être un bon marcheur. Les jeunes enfants et les personnes qui ne sont pas en bonne forme physique ne sont pas autorisés à y aller. »

C’est donc, aussi, une affaire de mentalité et de discipline, un mot qu’ont adopté depuis longtemps les populations nordiques. Reste à savoir si c’est applicable en France..et son côté latin désobéissant !

Source : Réunion la 1ère.

Photo: C. Grandpey

L’Everest et le réchauffement climatique // Mount Everest and global warming

Il y a 70 ans, le 29 mai 1953, le Néo-Zélandais Edmund Hillary et son sherpa Tenzing Norgay parvenaient au sommet de l’Everest.
Depuis, des milliers d’alpinistes ont atteint le toit du monde. 2023 marque un nouveau record de candidats à l’escalade, mais aussi un record nombre d’accidents mortels…et de déchets abandonnés aux camps de base.
Sur les quelque 300 personnes qui ont perdu la vie lors de l’ascension de l’Everest, la majorité sont décédées dans ou autour de la zone de la mort, une zone située au-dessus de 7 900 mètres d’altitude. Ici, les alpinistes sont tués par des avalanches ou des chutes de pierres, par des blessures subies suite lors de chutes, ou encore par une exposition aux éléments (très nombreuses gelures en 2023). Sans oublier l’épuisement ou le mal aigu des montagnes (AMS).
Lorsqu’une personne meurt sur l’Everest, le cadavre est momifié par le vent et les basses températures ; il se fige rapidement sur place. Les sauveteurs doivent extraire le corps de la glace. Une fois gelé, son poids peut avoir doublé à cause de la glace. Il faut parfois une équipe de huit personnes pour gérer un seul corps. La récupération d’un corps est aussi très dangereuse. En 1984, un sherpa et un inspecteur de police népalais ont été tués alors qu’ils tentaient de récupérer le corps d’un alpiniste allemand mort sur la montagne cinq ans plus tôt.
On estime qu’il reste entre 200 et 250 corps sur l’Everest, gelés le long des voies d’escalade, ou enterrés dans les champs de neige et les glaciers. Généralement, les personnes mortes sur les glaciers restent emprisonnées dans la glace pendant des décennies voire des siècles. Les corps progressent avec la glace, depuis le site de l’accident jusqu’à la zone d’ablation du glacier, où la perte de glace dépasse la masse de glace accumulée.
Selon des sources chinoises et népalaises, la découverte de nombreux cadavres au cours des dernières années montre à quel point la hausse des températures fait fondre la couverture de neige et de glace sur l’Everest. Comme je l’expliquais dans une note précédente, le plus haut glacier de la montagne, le glacier du Col Sud (South Col Glacier) a perdu plus de 54 mètres d’épaisseur au cours des 25 dernières années.
Des victimes tuées par des avalanches ou tombées dans une crevasse glaciaire ressurgissent aujourd’hui avec la fonte des glaces. De nombreux corps ont également été retrouvés près du camp IV, le camp le plus élevé situé à plus de 7 900 mètres d’altitude. Dix corps y ont été retrouvés au cours des quatre dernières années.
La hausse de la température sur la chaîne himalayenne est supérieure à la moyenne mondiale. Lorsque la couverture neigeuse rétrécit, elle n’est plus en mesure de réfléchir la lumière du soleil. Le paysage rocheux et aride absorbe alors davantage de rayonnement solaire, ce qui réchauffe l’environnement. Avec la hausse des températures qui ajoute de l’énergie à l’atmosphère, la météo sur l’Everest devient plus imprévisible. Cela raccourcit la saison d’escalade et augmente le risque de tempêtes soudaines dans la région. Les températures plus élevées peuvent faire couler l’eau de fonte sous les glaciers,ce qui favorise le déclenchement d’avalanches et déstabilise les parois rocheuses, provoquant des chutes de pierres.
Le réchauffement climatique augmente également le risque pour les alpinistes qui se trouvent sous la zone de la mort. En juin 2022, le ministère du Tourisme népalais a annoncé son intention de déplacer le camp de base de l’Everest, car la fonte rapide du glacier de Khumbu augmentait le risque de chutes de pierres et de crues glaciaires soudaines sur le site. Cependant, ce plan a finalement été abandonné en raison du refus des sherpas qui ont fait valoir que cela ajouterait jusqu’à trois heures au trajet jusqu’au sommet et le rendrait encore plus traître. Une étude réalisée en 2018 par des chercheurs de l’Université de Leeds a montré que la glace du glacier près du camp de base fondait à raison de 1 mètre par an. L’eau de fonte glaciaire alimentait une série de lacs glaciaires. Ces lacs,retenus par des barrages de moraines instables, peuvent libérer leur eau lors de crues soudaines, avec des coulées de débris dévastatrices menaçant les vallées en aval.
Avec la fonte des glaciers himalayens, les sherpas doivent souvent trouver de nouvelles voies plus sures pour gravir la montagne. Les itinéraires sont entretenus par un groupe de sherpas, les « icefall doctors », qui constatent que leurs cordes ne sont plus maintenues sur les parois à cause de la fonte des glaces et doivent être repositionnées tous les quelques jours.
Source : Forbes.

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70 years ago, on May 29th , 1953, New Zealander Edmund Hillary and his Sherpa guide Tenzing Norgay managed to reach the summit of Mount Everest.

Since that time, thousands of climbers have reached the peak, with this year marking a new record for mountaineers expected on Mount Everest and also the number of deadly incidents.

Of the almost 300 people that have lost their lives in the attempt or reaching the summit, the majority of them have died in or around the Death Zone, the region above 7,900 meters. Here climbers are killed by avalanches or rockfall, by injuries sustained from a fall, from exposure to the elements, from exhaustion or from acute mountain sickness.

When a person dies on Mount Everest, the corpse is mummified by the strong wind and low temperatures and quickly gets frozen into place. Rescuers need to hack the body out of the ice. The frozen body may also have doubled in weight due to the ice. It can take a team of eight people to handle just one body. The recovery of a body is also very dangerous. In 1984, a Sherpa and a Nepalese police inspector were killed when they tried to retrieve the body of a German mountaineer who died on the mountain five years earlier.

An estimated 200 to 250 bodies still remain on Mount Everest, either frozen solid along the climbing routes or buried in the snowfields and glaciers. Generally, fatal casualties on glaciers remain immersed in the ice for decades or even centuries. They are moved together with the ice from the site of the accident to the ablation area, where the loss surpasses the accumulated ice mass.

According to Chinese and Nepalese sources, the discovery of many corpses in the last years shows how rising temperatures are melting the snow and ice cover of the mountain. As I explained in a previous post, the highest glacier on the mountain, the South Col glacier, has lost more than 54 meters of thickness in the past 25 years.

Victims killed by avalanches or lost in a glacier crevasse are now reemerging from the thinning ice. Many bodies were also recovered near Camp IV, the highest camp located at an elevation of over 7,900 meters. Ten bodies were recovered here in the last four years.

The rising temperature of the Himalayan area is more than the global average. When the reflecting snow cover shrinks, the barren rocky landscape adsorbs more solar radiation and heat up the environment. With rising temperatures adding energy to the atmosphere, the weather is becoming more unpredictable, shortening the climbing season and increasing the risk of sudden storms in the area. Higher temperatures can cause meltwater to flow beneath the glaciers, triggering avalanches, and destabilize rocky cliffs, triggering rockfalls.

Climate change is also increasing the risk for climbers beneath the Death Zone. In June 2022, Nepal’s tourism ministry announced plans to move the Everest base camp as the rapidly thinning Khumbu Glacier increased the risk of rockfall and flash-floods at the site. However, that plan was ultimately abandoned due to pushback from sherpas, who argued that it would add up to three hours to the journey to the summit and make it even more treacherous. A 2018 study by researchers from Leeds University showed that the ice of the glacier close to the base camp was melting at a rate of 1 meter per year, with the glacial meltwater feeding a series of glacial lakes. Such lakes, dammed up by unstable dams of ice and loose rocks, can release their water in sudden outburst floods triggering deadly debris flows in the valley beneath them.

With the melting of the Himalayan glaciers, the sherpas often have to find new, safer paths up the mountain. Routes are forged and maintained by a group of sherpas called « icefall doctors », who find that their ropes are now falling out of the melting ice and need to be replaced every few days.

Source : Forbes.

Crédit photo : Wikipedia

Dernières nouvelles du Kilauea (Hawaii) et du Mayon (Philippines)

Dans sa dernière mise à jour, le HVO indique que l’éruption du Kilauea se poursuit à l’intérieur du cratère de l’Halema’uma’u. Aucune activité particulière n’a été observée le long de la zone de rift est ou de la zone de rift sud-ouest.
Plusieurs petites fontaines de lave restent actives dans la partie centre-est du plancher du cratère. Leur hauteur a diminué mais reste à une dizaine de mètres. La lave active recouvre une grande partie du fond du cratère. Après une hausse d’environ 6 mètres avec l’apport de la nouvelle lave, le niveau a diminué de 2 mètres au cours de la journée du 8 juin, probablement en raison de l’évacuation des gaz. Cette chute de niveau a laissé un anneau de lave refroidie le long des parois, en bordure du fond du cratère.

Si l’on se réfère à la couverture rapide de l’ensemble du fond du cratère par la lave, le débit de cette dernière au cours de la phase initiale de l’éruption semble avoir été plus important que lors des trois précédentes éruptions sommitales du Kīlauea.
Le sommet du Kilauea montre une déflation depuis le début de l’éruption. L’activité sismique est dominée par le tremor éruptif. Les émissions de SO2 dans la zone d’éruption atteignaient environ 65 000 tonnes par jour le 7 juin 2023.
Le HVO a abaissé le niveau d’alerte volcanique du Kīlauea de WARNING (Danger) à WATCH (Vigilance), et la couleur de l’alerte aérienne de ROUGE à ORANGE car il n’y a actuellement aucune menace d’émission importante de cendres volcaniques dans l’atmosphère.
Source : HVO.

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Le PHIVOLCS indique qu’au cours des dernières 24 heures, le réseau de surveillance du Mayon a enregistré six coulées pyroclastiques provoquées par des effondrements du dôme. Elles ont duré de 3 à 6 minutes. L’Institut a également enregistré de très nombreuses chutes de blocs. Ces événements ont mis en place des accumulations de matériaux dans les ravines sud, à moins de deux kilomètres du sommet. Une incandescence est visible se nuit au niveau du cratère et des matériaux émis par le volcan.
Le niveau d’alerte a été relevé à 3 le 8 juin 2023. Cela signifie que le Mayon présente un niveau d’activité relativement élevé car le magma a atteint le cratère. Une éruption majeure est possible d’ici quelques semaines, voire quelques jours.

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In its latest update, HVO indicates that the eruption of Kilauea continues and is confined to Halemaʻumaʻu crater. No unusual activity has been noted along the East Rift Zone or Southwest Rift Zone.

Multiple minor fountains remain active in the central eastern portion of Halema‘uma‘u crater floor. Their heights have decreased but remain up to about 10 meters high. Active lava covers much of the crater floor. After an initial rise of approximately 6 meters with the new lava added to the crater floor, the lava level has decreased over the past day by  2 meters, likely due to gas loss.  This drop left a ring of cooled lava along the cliffs at the edge of the crater floor. The earliest phases of this eruption appear to have an effusion rate that was significantly higher than the previous three Kīlauea summit eruptions based upon the rapid coverage of the entire crater floor.

The summit tilt has remained deflationary since the start of the eruption. Seismic activity is dominated by the eruptive tremor. SO2 emissions in the eruption area reached approximately 65,000 tonnes per day on June 7th, 2023.

HVOhas lowered Kīlauea’s volcano alert level from WARNING to WATCH, and the aviation color code from RED to ORANGE because there is currently no threat of significant volcanic ash emission into the atmosphere.

Source : HVO.

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PHIVOLCS incicates that in the past 24-hour period, the Mayon Volcano Network recorded six dome-collapse Pyroclastic Density Currents (PDC) that lasted 3 to 6 minutes and numerous rockfall events. Both events emplaced lava debris on the southern gullies within two kilometers from the summit crater. Crater glow and incandescent rockfall are also observed.

The alert level was raised at 3 on June 8th, 2023. It means that Mayon is currently in a relatively high level of unrest as magma is at the crater and hazardous eruption is possible within weeks or even days.

Capture d’une image de la  webcam du Kilauea ce matin

L’incandescence le 8 juin au sommet du Mayon (Source; Twitter)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Depuis hier, l’éruption du Kilauea (Hawaii) domine l’activité volcanique. La situation n’a pas beaucoup évolué au cours des dernières 24 heures. L’éruption reste confinée à l’intérieur du cratère de l’Halema’uma’u. L’activité est d’intensité moyenne en ce moment. Reste à savoir comment l’éruption va évoluer. Restera-t-elle dans la zone sommitale. La lave s’engouffrera-t-elle dans une zone de rift ? Seule madama Pélé a la réponse. Le HVO n’en sait rien.

Image thermique de l’éruption (Source: HVO)

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En raison d’une diminution de l’activité, avec moins de retombées de cendres et moins de projections de matériaux incandescents, le niveau d’alerte du Popocatepetl (Mexique) a été abaissé à la couleur Jaune, Phase 2 le 6 juin 2023. Il avait été porté à la couleur Jaune, Phase 3, juste un cran en dessous d’une alerte Rouge.
Source : CENAPRED.

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 Comme je l’ai indiqué précédemment, l’activité éruptive du Mayon (Philippines) s’est intensifiée le 8 juin 2023, avec passage du niveau d’alerte de 2 à 3. Les villageois vivant dans un rayon de 6 kilomètres du cratère ont été invités à quitter la zone de danger permanent et à se déplacer vers des zones plus sures. Situation à surveiller très attentivement.
Source : PHIVOLCS.

Crédit photo: Wikipedia

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Début juin 2023 2023, le Taal (Philippines) a montré une augmentation de son dégazage, avec la formation de panaches atteignant jusqu’à 3 000 m au-dessus de Volcano Island. Cette activité a entraîné la formation d’un brouillard volcanique sur la caldeira du Taal. Le PHIVOLCS a conseillé au public, en particulier aux personnes souffrant de problèmes de santé, aux personnes âgées, aux femmes enceintes et aux enfants, de rester à l’intérieur et de se protéger. En plus des problèmes de santé, les pluies acides constituent une menace pour les cultures et peuvent affecter les toits métalliques des maisons et des bâtiments.

Malgrécette récente hausse d’activité, le niveau d’alerte 1 reste en vigueur sur le Taal. Des explosions phréatiques soudaines peuvent se produire et menacer des zones de Volcano Island. L’entrée sur l’île et dans la zone de danger permanent (PDZ) du Taal, est strictement interdite.
Source : PHIVOLCS.

Source: Vidéo Twitter

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Les images de la webcam du Karangetang (Indonésie) montrent une incandescence au niveau du cratère principal (cratère S) et des matériaux expulsés sur les flancs de ce cratère. Des panaches de gaz et de vapeur s’élèvent jusqu’à 150 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et il est conseillé au public de rester à 2,5 km du cratère principal, et à 3,5 km sur les flancs S et SE.
Source : CVGHM.

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Une activité éruptive soutenue persiste sur le Rincón de la Vieja (Costa Rica). Desséismes volcano-tectoniques de faible intensité sont encore enregistrés par les instrumentsau S du secteur Pailas du Parque Nacional Rincón de la Vieja. Des rapports font état d’éruptions phréatiques presque quotidiennement. Un événement phréatique le 30 mai 2023 a éjecté des matériaux incandescents à proximité du cratère. Le 1er juin, l’événement le plus important a généré un panache de vapeur, de gaz et de cendres qui s’est élevé à 1,5 km au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte a été relevé de 2 à 3 (sur une échelle à quatre niveaux) le 2 juin en raison de la sismicité importante et des émissions importantes observées au cours du mois de mai.
Source : OVSICORI.

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Au Kamtchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour l’Ebeko et le Sheveluch. Ielle est maintenue au Jaune pour le Bezymianny.
Source : KVERT.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world.

The eruption of Kilauea (Hawaii) that dominates volcanic activity. The situation hasn’t changed much in the last 24 hours. The eruption remains confined within Halema’uma’u Crater. The activity is of medium intensity at the moment. It remains to be seen how the eruption will evolve. Will it stay in the summit area. Will lava flow into a rift zone? Only Madame Pélé has the answer. HVO doesn’t know.

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Due to a decrease in activity, including less ash falling and fewer incandescent rocks shooting into the air, the alert level for Popocatepetl (Mexico) was lowered to Yellow Phase two on June 6th, 2023. It had been at Yellow phase three, just a notch below a red alert.

Source : CENAPRED.

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As I put it previously, eruptive activity  at Mayon (Philippines) intensified on June 8th, 2023,. The alert level was raised from 2 to 3. Villagers living within a radius of 6 kilometers from the crater have been asked to leave the permanent danger zone and move to safer areas. The situation should be closely monitored.
Source: PHIVOLCS.

Source : PHIVOLCS.

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In early June 2023 2023, Taal Volcano (Philippines) showcased an increased degassing activity, leading to the formation of plumes reaching up to 3 000 m above the Taal Volcano Island. This activity resulted in significant volcanic smog over the Taal Caldera, affecting local municipalities. PHIVOLCS has advised the public, particularly those with health conditions, the elderly, pregnant women, and children, to limit exposure, stay indoors, and protect themselves. In addition to the health concerns, acid rain poses a threat to crops and can affect metal roofs of houses and buildings. Despite the ongoing unrest, Alert Level 1 prevails over Taal Volcano. Sudden steam-driven or phreatic explosions can occur and threaten areas within the Taal Volcano Island. Entry into Taal Volcano Island, Taal’s Permanent Danger Zone or PDZ, is strictly prohibited.

Source : PHIVOLCS.

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Webcam images of Karangetang (Indonesia) show incandescence at Main Crater (S crater) and from material on the flanks of this crater. Gas-and-steam plumes are seen rising as high as 150 m above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is advised to stay 2.5 km away from Main Crater with an extension to 3.5 km on the S and SE flanks.

Source: CVGHM.

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Elevated eruptive activity continues at Rincón de la Vieja (Costa Rica). Low-magnitude volcano-tectonic earthquakes are still recorded by the instruments S of the Pailas sector of Parque Nacional Rincón de la Vieja. Reports describing phreatic eruption events are issued almost daily. A phreatic event on May 30th, 2023 ejected incandescent material within the vicinity of the crater. The most significant event occurred generated a plume of steam, gas, and ash that rose to 1.5 km above the crater. The Alert Level was raised from 2 to 3 (on a four-level scale) on June 2nd due to significant seismicity and significant emissions recorded during May.

Source : OVSICORI.

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In Kamchatka, the aviation color code remains Orange for Ebeko and Sheveluch. It is kept at Yellow for Bezymianny.
Source : KVERT.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm