Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

Le CENAPRED indique que le Popocatepetl (Mexique) est entré en éruption à deux reprises le 10 mai 2023 au matin. La première explosion s’est produite à 1 h 52. Les images de la webcam montrent la zone sommitale du volcan recouverte de matériaux incandescents.
Le Popocatepetl s’est à nouveau manifesté à 3 h 16.
Le CENAPRED a mis en garde la population contre les émissions continues de gaz volcaniques et de cendres, poussées par le vent en direction du sud-est. Il a également été demandé aux habitants de s’abstenir de s’approcher du cratère, compte tenu de la possibilité d’explosions. Il leur a été conseillé de s’éloigner des ravines à cause du risque de coulées de boue et autres matériaux.
Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune, phase 2.

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On attend toujours l’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) qui, selon l’OVPF le 21 avril 2023, était une affaire de minutes ou d’heures. On enregistre toujours quelques éboulements et quelques séismes dans la zone sommitale, mais rien de significatif. Même remarque pour l’inflation de l’édifice volcanique. L’Enclos a été rouvert…jusqu’au jour où le volcan décidera que la plaisanterie a assez duré… !

Photo: C. Grandpey

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Dans un bulletin diffusé dans la soirée du 6 mai 2023, l’INGV indiquait qu’une explosion accompagnée d’un nuage de cendres avait secoué le Cratère SE de l’Etna (Sicile) à 23h26 (heure locale).

Le 7 mai, Boris Behncke indiquait sur Facebook que « des colonnes de gaz s’échappaient de la zone des « bouches orientales », signe que l’on se trouve dans un contexte de conduit ouvert. Pour le moment, le volcan est dans un état plutôt calme, bien qu’en phase de recharge lente. »

Boris ajoutait qu’il est important de souligner que « le Cratère sud-est est toujours capable de produire des phénomènes éruptifs, parfois fortement explosifs, à tout moment, et sans pratiquement aucun signal avant-coureur. Ce n’est pas forcément le début d’une nouvelle activité éruptive plus significative. Dans le passé il y a eu plusieurs événements explosifs comme celui-ci, et qui n’ont pas été suivis d’une activité supplémentaire. »

 

Crédit photo : Boris Behncke

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La situation est stable sur le Sabancaya (Pérou) où l’on enregistre une vingtaine d’explosions quotidiennes. Elles génèrent des panaches de cendres qui montent à environ 2 km au-dessus du sommet.

Source : IGP.

Crédit photo: IGP

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Comme je l’ai écrit précédemment, l’activité du Fuego (Guatemala) s’est intensifiée entre le 2 et le 6 mai 2023. On a observé des explosions intenses, de volumineuses émissions de cendres, des coulées de lave, des coulées pyroclastiques et des lahars. Des avalanches de matériaux ont dévalé plusieurs ravines et atteint parfois la végétation. Des retombées de cendres ont été signalées dans les zones sous le vent.
1 120 personnes ont été évacuées. 1 013 ont été transférés dans des abris temporaires mis en place par plusieurs municipalités. L’activité éruptive a ensuite diminué et le niveau d’alerte volcanique a été abaissé au Jaune. Les personnes évacuées sont rentrées chez elles le 7 mai.

Crédit photo: CONRED

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L’activité du Kanlaon (Philippines) a augmenté début mai. Le PHIVOLCS signale une augmentation de la sismicité et de la déformation du sol, ainsi que des émissions de dioxyde de soufre. La déformation du sol affecte les flancs inférieurs et intermédiaires du volcan depuis le mois de mars,
Le niveau d’alerte reste à 1. Le public doit rester en dehors de la zone de danger permanent de 4 km de rayon.

Crédit photo: Wikipedia

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity around the world.

CENAPRED indicates that Popocatepetl (Mexico) erupted twice on May 10th, 2023 in the morning. The first explosion occurred at 1:52 a.m. Webcam images of the event show the summit area of the volcano covered with incandescent material.

Popocatépetl then erupted again at 3:16 a.m.

CENAPRED warned residents of continuous emissions of volcanic gases and ash, which were blowing in a southeast direction. Officials also urged residents to refrain from ascending to the volcano’s crater, given the possibility of explosions, and to move away from the bottom of ravines in case of mud and debris flows.

The alert level remains at Yellow Phase 2.

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We are still waiting for the eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) which, according to OVPF on April 21st, 2023, was a matter of minutes or hours. There are still some rockfalls and earthquakes in the summit area, but nothing significant. Same remark for the inflation of the volcanic edifice. The Enclos has been reopened…until the day when the volcano will decide the joke has gone on long enough…!

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In a bulletin issued on the evening of May 6th, 2023, INGV indicated that an explosion accompanied by an ash cloud shook Mt Etna‘s SE Crater (Sicily) at 11:26 p.m. (local time).
On May 7th, Boris Behncke posted on Facebook that « columns of gas were coming out of the ‘eastern vents’ area, a sign that we are in an open conduit context. For the moment, the volcano is in a rather calm state, although in a slow recharging phase. »
Boris added that it is important to emphasize that « the Southeast Crater is always capable of producing eruptive phenomena, sometimes highly explosive, at any time, and with practically no warning signals. This is not necessarily the start of new, more significant eruptive activity. In the past there have been several explosive events like this, which have not been followed by further activity. »

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The situation is stable on Sabancaya (Peru) where about twenty explosions are recorded daily. They generate ash plumes that rise about 2 km above the summit.
Source: IGP.

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As I put it before, activity at Fuego (Guatemala) was very intense between May 2nd and May 6th, 2023. It included intense explosions, dense ash emissions, lava effusion, pyroclastic flows, and lahars. Avalanches descended several drainages, sometimes reaching vegetated areas. Ashfall was reported in areas downwind.

1,120 people were evacuated. 1,013 were transferred to temporary shelters set up by several municipalities. Eruptive activity later declined and the Volcano Alert Level was lowered to Yellow. People who were evacuated during the event returned home on May 7th.

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Activity ar Kanlaon (Philippines) increased in early May. PHIVOLCS reports increased seismicity and ground deformation, and sulfur dioxide emissions. Ground deformation has affected the lower and mid-flanks of the volcano since March,

The Alert Level remains at 1. The public should remain outside the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

De plus en plus de parcs nationaux américains sont soumis à des réservations // More and more US national parks are subject to reservations

A l’attention de celles et ceux qui ont l’intention de visiter les parcs nationaux aux Etats Unis.

Au moment leur introduction au début de la pandémie de Covid-19, les réservations d’entrée à heures définies dans les parcs nationaux américains ont été un sujet controversé parmi les visiteurs. Certains ont approuvé les réservations qui réduisaient les files d’attente parfois très longues pour entrer dans les parcs les plus populaires. D’autres ont regretté la fin de l’entrée libre dans les parcs nationaux et la mise en place de quotas.
Dans une étude récente, l’Utah State University a examiné plus de 500 questionnaires remplis par les visiteurs du parc national des Arches en 2022, année où le parc a mis en place pour la première fois un système d’entrée avec réservation pendant la haute saison. 84 % des personnes ayant rempli le questionnaire ont approuvé le changement et ont déclaré qu’elles aimeraient voir le système de réservation renouvelé lors de leur prochaine visite du parc.

Delicate Arch (Photo: C. Grandpey)

Les réservations sont en train d’être globalement bien acceptées pour la visite d’un parc national. Le parc national des Rocheuses va imposer des réservations pour le troisième été consécutif, et les les visiteurs acceptent globalement bien cette nouvelle politique. Les quelques minutes passées sur le site reservation.gov permettent de rencontrer moins de monde sur les sentiers et les routes du parc.
Après quelques confusions parmi les utilisateurs au début, le parc national des Glaciers étendra son système de réservation à toutes les entrées du parc cet été. Cela obligera les touristes qui visitent le parc pendant les périodes chargées de l’année à planifier leur séjour.
D’autres parcs comme Zion et Shenandoah, nécessitent désormais des réservations pour leurs randonnées les plus populaires.

Photo: C. Grandpey

Yosemite a annulé les réservations d’entrée avec réservation pour cet été après deux ans où elles étaient nécessaires, mais à part cette exception, il semble que les réservations seront en vigueur pendant longtemps dans les parcs nationaux les plus populaires. A noter que certains accès à Yosemite seront impossibles cet été à cause des dernières intempéries

Le Half Dome de Yosemite dans la fumée des incendies (Photo: C. Grandpey)

Il est surprenant de constater que Yellowstone ne nécessite pas de réservation à l’avance pour entrer dans le parc, malgré les longues files d’attente de véhicules à l’entrée de West Yellowstone et l’engorgement de certains parkings (Grand Prismatic Spring, par exemple) à l’intérieur du parc. Cependant, les réservations sont obligatoires pour la plupart des campings, les hôtels et certains restaurants du parc ! Cependant, même si une réservation d’entrée n’est pas (encore) obligatoire, il faut acheter un pass de visite des parcs nationaux pour entrer dans le parc. Ce dernier attire de grandes foules pendant la haute saison, et il est donc prudent de planifier son séjour à l’avance.

Grand Prismatic Spring (Photo: C. Grandpey)

Source : Service des parcs nationaux.

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To the attention of those who intend to visit national parks in the United States.

Since their introduction in the early days of the Covid pandemic, timed entry reservations at U.S. national parks have been a controversial topic among visitors. Some have lauded how reservations have cut down on crowding and done away with the sometimes hours-long lines that visitors used to wait in to get into popular parks; others have mourned what seems to be the end of the spontaneous national park hiking trip and the regimentation of the outdoors.

In a recently published study, Utah State University looked at more than 500 surveys completed by Arches National Park visitors in 2022, the first year that the park implemented a timed-entry system during the high season. 84 oercent of respondents approved of the change and said they would like to see a similar reservation system put in place for their next trip to the park.

Reservations are quickly becoming an accepted part of visiting a national park. Rocky Mountain National Park, will require timed reservations for the third summer in a row, and the grousing from visitors has largely died down, replaced by a grudging consensus that a few minutes on reservation.gov is a fair price to pay for reduced trail and road traffic.

After some initial user confusion, Glacier National Park will expand its vehicle reservation system to all of the park’s entrances this summer, requiring just about anyone visiting during busy parts of the year to plan in advance.

Other parks including Zion and Shenandoah now require reservations for their most popular hikes.

Yosemite has nixed timed-entry reservations for this summer after two years of requiring it, but aside from that one big exception, it seems that reservations are here for the long term at our most popular national parks.

Quite surprisingly, Yellowstone does not require a timed reservation ticket in advance to enter the park, despite the long queues of vehicles to be seen at the West Yellowstone entry and some overcrowded parking lots inside the park. However, reservations are required for most campsites, all hotels, and some restaurants in the park! However, although you don’t need a timed entrance reservation for Yellowstone, you will still need to purchase a park pass for entry. The park does get big crowds during the busy season, so it’s important to plan ahead and make the necessary preparations before arriving.

Source : National Park Service.

Retour sur l’éruption du Kilauea (Hawaii) en 2018 // Back to the Kilauea eruption (Hawaii) in 2018

Dans son article hebdomadaire « Volcano Watch », l’Observatoire de Volcans d’Hawaii – le HVO – rappelle au public les principaux moments de l’éruption du Kilauea en 2018. Il y a cinq ans, l’activité volcanique a radicalement changé lorsque le magma a pénétré dans la partie inférieure de la zone de rift est – Lower East Rift Zone (LERZ).
Les événements de 2018 ont mis fin à l’éruption du Pu’uO’o qui durait depuis 35 ans, ainsi qu’à l’éruption sommitale qui durait depuis 10 ans. Le lac de lave sommital s’est vidangé, tout comme une partie du magma stocké à faible profondeur sous le sommet, ce qui a provoqué un effondrement et un affaissement progressif du plancher de la caldeira sommitale.
Tout a commencé le 30 avril 2018, lorsque le plancher du cratère du Pu’uO’o s’est effondré au moment où le magma a commencé à migrer vers aval. Au cours des jours suivants, les données sismiques et de déformation ont permis de suivre la progression du dike dans l’East Rift Zone.
La première éruption dans la LERZ en 58 ans a commencé le soir du 3 mai lorsqu’une fissure s’est ouverte dans la subdivision des Leilani Estates. En fin de journée le 4 mai, six fissures s’étaient ouvertes dans la LERZ et un séisme de M 6,9 a secoué la côte sud de la Grande Île.
Le niveau du lac de lave sommital a commencé à baisser lorsque le magma a migré vers la LERZ, et des pans du cratère sont tombées dans le lac, déclenchant de petits événements explosifs. Le Parc national des volcans d’Hawaï a fermé ses portes au public le 11 mai et le personnel de l’Observatoire a quitté ses bureaux le 16 mai en raison de l’augmentation des explosions accompagnées de panaches de cendres, de l’activité sismique et des dégâts subis par les bâtiments.
Cependant, du début mai à la fin août, le personnel de l’Observatoire a maintenu une présence sur le terrain 24 heures sur 24 et l’analyse des données pour surveiller l’éruption et communiquer tout changement au public et aux autorités chargées de la sécurité.
L’éruption de 2018 a été la plus destructrice des 200 dernières années à Hawaii, avec l’ouverture de 24 fissures couvrant une superficie de plus de 35 kilomètres carrés, et l’ajout de 3,5 kilomètres carrés de nouvelles terres au-delà de l’ancien littoral.
Plus de 700 structures et quelque 50 km de routes ont été recouvertes par la lave, avec l’évacuation de nombreux habitants. Les émissions de gaz ont atteint les niveaux les plus élevés jamais enregistrés sur le Kilauea et ont affecté une grande partie de l’État d’Hawaï et des régions aussi éloignées que l’île de Guam.
La zone sommitale du Kilauea a subi 62 événements d’effondrement au cours de l’éruption. Chacun de ces événements quasi quotidiens a libéré une énergie à peu près équivalente à un séisme de M 5,3. Les secousses ont endommagé les structures voisines, ainsi que les routes et les infrastructures du Parc national, ainsi que l’ancien bâtiment du HVO. Les retombées de cendres volcaniques générées par les explosions de mai et les émissions de gaz ont également eu un impact sur les zones sous le vent dans le district de Ka’u.
Une politique est en cours pour venir en aide aux localités de la Grande Île touchées par l’éruption de 2018 et pour reconstruire l’Observatoire. La loi de 2019 – Additional Supplemental Appropriations for Disaster Relief Act (H.R. 2157) – sur les crédits accordés en cas de catastrophe a permis à l’Observatoire de renforcer ses capacités de surveillance des éruptions et d’améliorer la recherche pour mieux comprendre les volcans hawaiiens.
L’Observatoire dispose désormais d’équipements de pointe pour analyser la sismicité, les déformations du sol, les gaz, la gravité, les niveaux des lacs de lave et les fluctuations de la surface. Du matériel de laboratoire permettant d’analyser les caractéristiques physiques et chimiques des échantillons de cendres, de scories et de lave, et donc de fournir des informations sur les processus éruptifs, a également été acquis grâce à la loi de 2019
De nouvelles recherches effectuées sur le Kilauea ont permis d’améliorer la compréhension du système d’alimentation et la structure magmatique du volcan, son passé éruptif et les risques associés.
Depuis 2018, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii a eu l’occasion d’appliquer les leçons apprises en 2018 au cours de plusieurs éruptions sommitales du Kilauea et au cours de la première éruption du Mauna Loa depuis 38 ans.
Source : USGS/HVO.

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  In its weekly article « Volcano Watch », the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) reminds the public of the main moments of the Kilauea 2018 eruption. Five years ago, volcanic activity at Kilauea dramatically changed when magma intruded into the Lower East Rift Zone (LERZ).

The 2018 events ended the 35-year-long Pu’uO’o eruption, along with the 10-year summit eruption. The summit lava lake drained, as did some of the shallow magma stored beneath the summit, which in turn triggered collapse and gradual caving of the summit caldera floor.

The sequence of events began on April 30th, 2018, when the Pu’uO’o crater floor collapsed as magma began intruding downrift. Over the next several days seismic and deformation data tracked the dike as it migrated underground farther down the East Rift Zone.

The first LERZ eruption in 58 years began on the evening of May 3rd when a fissure opened in the Leilani Estates subdivision. By the end of May 4th, six fissures had opened in the LERZ and an M 6.9 earthquake struck the south coast of the Big Island.

The summit lava lake level began to drop as magma moved into the LERZ, and sections of the unsupported crater walls fell into the lake, triggering small explosive events. Hawai‘i Volcanoes National Park closed to the public on May 11th, and Hawaiian Volcano Observatory staff vacated its office on May 16th due to increased ash explosions, seismic activity and building damage.

However, from early May to late August, the observatory staff maintained a 24-hour field presence and data watch to monitor the eruption and communicate any changes to the public and emergency authorities.

The 2018 eruption was the most destructive over the past 200 years in Hawaii, with 24 fissures covering an area of over 35 square kilometers, including the addition of 3.5 square kilometers of new land beyond the old coastline.

More than 700 structures and about 50 km of roads were covered, displacing many residents. Gas emissions were at the highest levels ever recorded at Kilauea and impacted much of the State of Hawaii and areas as far away as Guam.

The summit region experienced 62 total collapse events during the eruption. Each of these near-daily occurrences released energy roughly equivalent to an M 5.3 earthquake. Shaking from these events caused damage to nearbystructures, along with Hawaii Volcanoes National Park roads and infrastructure, and the former Hawaiian Volcano Observatory building. Volcanic ashfall from explosions in May, and gas emissions, also impacted downwind communities in the District of Ka’u..

Recovery efforts are still underway for Big Island communities impacted by the 2018 eruption, and for the observatory. The Additional Supplemental Appropriations for Disaster Relief Act of 2019 (H.R. 2157) has provided new opportunities for the observatory to bolster monitoring and eruption response abilities and is supporting research that will help to better understand Hawaiian volcanoes.

Some of the observatory’s new monitoring capabilities include cutting edge field equipment for tracking seismicity, ground deformation, gas, gravity, lava lake levels and surface changes. Lab equipment that can analyze physical and chemical characteristics of ash and cinder and lava samples, providing insights on eruptive processes, has also been acquired due to the supplemental funding.

New research has also been taking place at Kilauea to help improve the understanding of the volcano’s magma plumbing system and structure, eruptive past and hazards.

In the years since 2018, the Observatory has had the opportunity to apply lessons learned during 2018 to several Kilauea summit eruptions and the first Mauna Loa eruption in 38 years.

Source : USGS / HVO.

Crédit photo: USGS / HVO

Réchauffement climatique : des vagues de chaleur anormales en avril 2023 // Global warming : abnormal heat waves in April 2023

  Une vague de chaleur en Asie du Sud-Est a battu tous les records. Cette canicule fait suite à une autre vague de chaleur record en Europe du Sud et en Afrique du Nord qui, selon les scientifiques, serait quasiment impossible sans le réchauffement climatique actuel.
Les températures dans certaines parties du Laos ont dépassé 44,1°C le 6 mai 2023, tandis que le Vietnam a vu le mercure dépasser 43,5°C, un record absolu pour les deux pays. En avril, les températures en Thaïlande ont atteint 45,4°C, un nouveau record.
Toujours en avril, l’Espagne, le Portugal, le Maroc et l’Algérie ont connu une chaleur intense, digne de la fin de l’été. Au Portugal et en Espagne, les températures ont atteint respectivement 36,9°C et 38,8°C, battant largement leurs records d’avril.
Comme je l’ai écrit dans une note précédente, une analyse rapide de la World Weather Attribution révèle que le réchauffement climatique a rendu au moins 100 fois plus probable la chaleur printanière extrême en Europe et en Afrique du Nord. Les températures ont été jusqu’à 3,5°C plus élevées qu’elles ne l’auraient été sans le réchauffement climatique.
Alors que l’Europe et l’Afrique du Nord ont connu des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes au cours des dernières années, la chaleur récente en Méditerranée occidentale a été si extrême qu’elle est un événement rare, même dans le contexte de réchauffement climatique actuel. Ce qui est également remarquable, c’est que la chaleur extrême augmente plus vite que le suggèrent les modèles climatiques.
Même si les températures en France ont été à peu près normales en avril, l’agence Copernicus indique qu’avril 2023 a été globalement le quatrième mois d’avril le plus chaud jamais enregistré par rapport à la période 1991-2020. Le mois a également été plus sec que la moyenne au sud des Alpes, dans les régions de la France méditerranéenne, du nord-ouest de la Scandinavie, des pays baltes et d’une grande partie de l’ouest de la Russie.
Source : médias d’information internationaux.

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A heat wave in Southeast Asia has broken all-time heat records. It comes on the heels of another record-breaking heat wave in Southern Europe and North Africa that scientists say was almost impossible without global warming.

Temperatures in parts of Laos breached 44.1°C on May 6th, 2023, while Vietnam saw the mercury surpass 43.5°C, an all-time high for both countries. In April, temperatures in Thailand reached 45.4°C, a new record high.

Also in April, Spain, Portugal, Morocco, and Algeria saw severe heat more typical of late summer. In Portugal and Spain, temperatures reached 36.9°C and 38.8°C, respectively, breaking their April records by a wide margin.

As I put it in a previous post, rapid analysis from World Weather Attribution finds that global warming made the extreme spring heat in Europe and North Africa at least 100 times more likely. Temperatures were up to 3.5°C higher than they would have been without global warming.

While Europe and North Africa have experienced heat waves increasingly frequently over the last years, the recent heat in the Western Mediterranean has been so extreme that it is also a rare event in today’s warmer climate. What is also remarkable is that extreme heat is increasing faster than climate models simulate.

Even though temperatures in France were about normal in April, the Copernicus agency explains that April 2023 was globally the fourth-hottest month of April on record for the 1991-2020 period. The month was also drier than average south of the Alps, in regions of Mediterranean France, northwestern Scandinavia, the Baltic countries and much of western Russia.

Source : International news media.

Carte des anomalies thermiques en avril 2023 par rapport à 1981-2010 (Source : ERA5)