Surveillance des éruptions avec les webcams // Webcam surveillance of the eruptions

Aujourd’hui, grâce aux caméras installées sur les volcans, il est possible de surveiller leur activité depuis son fauteuil. Ces caméras sont appréciées du grand public, mais elles sont aussi une aide précieuse pour les scientifiques qui doivent contrôler les éruptions et communiquer avec les autorités pour assurer la sécurité des populations.

À Hawaii, le Hawaiian Volcano Observatory (HVO) dispose d’un réseau de webcams fonctionnant en continu sur le Mauna Loa et le Kilauea. Elles ont permis de contrôler les récentes éruptions de ces volcans.
Lorsque l’éruption du Kilauea a commencé le 5 janvier 2023, les webcams ont montré la lave en train de percer la surface. Aujourd’hui, le grand public peut suivre cette nouvelle activité grâce à l’une des nombreuses webcams installées au sommet du volcan et disponibles à cette adresse :
https://www.usgs.gov/volcanoes/kilauea/summit-webcams
La récente éruption du Mauna Loa a fait jaillir des fontaines de lave spectaculaires et généré une longue coulée de lave qui a menacé la Saddle Road. Compte tenu du danger potentiel pour les infrastructures, il fallait que les scientifiques du HVO surveillent l’éruption, 24 heures sur 24.
Ils ne pouvaient pas être en permanence sur le terrain, mais les webcams, elles, étaient constamment présentes.

La dernière éruption du Mauna Loa a permis aux scientifiques du HVO de tester et d’améliorer certaines fonctions des caméras à distance. Ces webcams ont permis de repérer sur quelle zone de rift se concentrait l’activité. Les scientifiques ont aussi utilisé des caméras sur la zone de rift sud-ouest pour s’assurer que des bouches éruptives ne s’ouvraient pas dans cette partie du volcan qui est plus proche des zones habitées.
Une fois qu’une éruption commence, le HVO s’appuie sur de petites webcams portables qui fournissent des vues rapprochées de l’activité éruptive 24h/24 et 7j/7. Ces caméras transmettent des images sur le réseau cellulaire et peuvent facilement tenir dans un sac à dos. Le personnel du HVO les a donc déployées autour de la nouvelle éruption du Mauna Loa quelques heures après son début.
Un autre outil utilisé par le HVO a été une caméra vidéo envoyant en streaming et en continu des vues des fontaines de lave au niveau de la bouche éruptive. Cet outil est utile pour savoir si l’activité éruptive s’intensifie ou ralentit.
Plusieurs caméras timelapse pour prises de vues en accéléré ont également été déployées pour fournir des informations détaillées sur les hauteurs des fontaines de lave et l’activité dans les chenaux de lave. Ces caméras ne transmettent pas leurs images en temps réel, mais elles les stockent sur une carte pour une analyse ultérieure.
Bon nombre de ces caméras ont été installées et améliorées lors de l’éruption du Kilauea en 2018, et les leçons apprises lors de cette éruption ont été directement appliquées à celle du Mauna Loa.
Le personnel du HVO a également testé une nouvelle caméra videolapse qui génère des images vidéo en accéléré. A la différence des caméras timelapse qui prennent un seul cliché à intervalles réguliers, la caméra videolapse capture périodiquement de courts clips vidéo. La caméra a ainsi réalisé un clip vidéo de 20 secondes de la lave dans la partie supérieure du chenal de lave toutes les 15 minutes.
Ces clips vidéo à intervalle régulier sont utiles pour mesurer les variations du débit éruptif dans le temps. Tout comme le débit est l’une des variables les plus importantes pour comprendre le comportement d’une rivière, le débit éruptif en mètres cubes par seconde est un paramètre fondamental pour comprendre et prévoir le comportement des coulées de lave. La façon la plus simple de mesurer le débit d’une coulée de lave est d’estimer la vitesse de la lave dans le chenal et de la multiplier par la profondeur et la largeur du chenal. À partir des clips vidéo, les scientifiques du HVO ont pu effectuer des mesures directes de la vitesse de la lave dans le chenal. Cela se fait en utilisant un ordinateur pour suivre les éléments en mouvement dans une vidéo. Dans un chenal, il peut s’agir de fragments de croûte véhiculés à la surface de la rivière de lave.
La technologie des caméras s’améliore chaque année. Les caméras de terrain permettant de contrôler une éruption à distance sont une aide précieuse pour les géologues de terrain lors des crises éruptives.
Source : USGS/HVO.

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Today, thanks to the cameras installed on volcanoes, it is possible to monitor their activity from your armchair. These cameras are appreciated by the general public, but they are also a valuable aid for scientists who must control eruptions and communicate with the authorities to ensure the safety of populations.

In Hawaii, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) maintains a network of continuously operating webcams across Mauna Loa and Kīlauea, which have provided views of recent eruptions at these volcanoes.

When the Kilauea eruption started on January 5th, 2023, webcams provided views of lava reaching the surface. Today, the general public can monitor this new activity through one of the many summit webcams available at this address:

https://www.usgs.gov/volcanoes/kilauea/summit-webcams

The recent eruption of Mauna Loa produced spectacular lava fountains and a long lava flow that threatened the Saddle Road. Given the potential hazard to infrastructure, HVO scientists needed to keep a close eye on the eruption, around the clock.

HVO geologists could not be at the mountain-top eruption site all hours of the day but webcams could. The recent eruption of Mauna Loa allowed HVO scientists to test and improve some of the Observatory’s remote camera capabilities.

These webcams allowed to pinpoint which rift zone the activity was focusing on. HVO scientists used cameras on the Southwest Rift Zone to confirm that vents were not opening on that section of the volcano, which has greater proximity to residential areas.

Once an eruption starts, HVO relies on small, portable webcams to provide close-up, 24/7 views of the eruptive activity. These cameras transmit images over the cellular network, and can easily fit in a backpack, so HVO staff deployed them around the new Mauna Loa eruption within hours of its start.

Another tool HVO deployed was a live-streaming video camera, to provide continuous views of the fountaining at the vent. This is valuable to track whether eruptive activity is picking up or slowing down.

Several time-lapse cameras were also deployed to provide detailed documentation of the lava fountain heights and lava channel activity. These time-lapse cameras did not transmit their images in real time, but simply stored the images onto a data card for later analysis.

Many of these camera techniques were developed and improved during the 2018 eruption of Kilauea, and lessons learned there were directly applied to the Mauna Loa response.

HVO staff also tested a new “video-lapse” camera. Unlike time-lapse cameras that take a single snapshot at intervals, the video-lapse camera periodically captures short video clips. The camera captured a 20 second video clip of the lava flowing through the upper channel every 15 minutes.

These periodic video clips are useful for measuring the eruption rate through time. Just as the flow rate is one of the most important variables to understand a river’s behaviour, the volumetric eruption rate (cubic meters per second) is a fundamental parameter for understanding, and forecasting, lava flows. The simplest way to measure the eruption rate of a lava flow is to estimate the velocity of lava in the channel and multiply that by the depth and width of the channel. From the video-lapse clips HVO scientists can make direct measurements of the velocity of lava in the channel. This is done by using a computer to track moving features in a video. In a lava channel, these might be distinct pieces of crust carried on the surface.

Camera technology improves every year. Remote field cameras are a valuable complement to field geologists during eruption crises.

Source : USGS / HVO.

Les webcams du HVO fournissent des images de bonne qualité du Kilauea…

….et du Mauna Loa :

Deux tiers des glaciers auront disparu en 2100 // Two thirds of the glaciers will have disappeared by 2100

Selon une nouvelle étude publiée le 5 janvier 2023 dans la revue Science, les glaciers reculent et disparaissent plus rapidement que prévu à travers le monde. Les deux tiers d’entre eux auront probablement complètement fondu d’ici la fin du siècle compte tenu de la tendance actuelle du réchauffement climatique. Cette projection pourrait être revue à la baisse si le monde limitait le réchauffement futur à seulement quelques dixièmes de degré de plus. [NDLR : Il faut toutefois garder à l’esprit qu’il faudra beaucoup de temps à l’atmosphère pour se débarrasser des concentrations de gaz à effet de serre].
La plupart des petits glaciers sont en voie d’extinction. Dans le pire des scénarios qui suppose plusieurs degrés de réchauffement, 83 % des glaciers disparaîtraient probablement d’ici 2100. L’étude a examiné l’ensemble des 215 000 glaciers terrestres dans le monde, mais n’a pas pris en compte ceux des calottes glaciaires du Groenland. et de l’Antarctique. Les scientifiques ont utilisé des simulations informatiques pour calculer, selon différents niveaux de réchauffement, combien de glaciers disparaîtraient, combien de milliards de tonnes de glace fondraient et dans quelle mesure cela contribuerait à l’élévation du niveau des océans.
Les climatologues pensent que le monde sera confronté à une hausse de température de 2,7°C par rapport à l’époque préindustrielle. Cela signifierait une perte de 32% de la masse glaciaire globale d’ici 2100. Cela ferait monter le niveau de la mer d’environ 11,5 centimètres en plus de l’eau provenant de la fonte des calottes glaciaires et de la dilatation des mers causée par l’eau plus chaude.
Les auteurs de l’étude expliquent que la perte de glace prévue en 2100 varie de 38,7 x 1012 tonnes à 64,4 x 1012 tonnes selon le réchauffement de la planète et la quantité de charbon, de pétrole et de gaz brûlée. Toute cette fonte de la glace ajoutera de 9 centimètres (dans le meilleur des cas) à 16,6 centimètres (dans le pire des cas) au niveau de la mer dans le monde, soit entre 4% et 14% de plus que les projections précédentes. Une telle élévation du niveau de la mer signifierait que plus de 10 millions de personnes dans le monde, et plus de 100 000 personnes aux États-Unis, vivraient en dessous du niveau de marée haute.
La disparition des glaciers aura d’autres conséquences que la montée des mers. Elle entraînera aussi une diminution de l’approvisionnement en eau pour une grande partie de la population sur Terre, un risque accru d’inondations dues à la fonte des glaciers et la perte de sites historiques auparavant couverts de glace en Alaska ou dans les Alpes, et même autour du camp de base de l’Everest. Le tourisme sera forcément impacté car dans les Alpes ou en Islande, par exemple, les glaciers font partie de l’attrait des paysages.
J’ai visité plusieurs fois le glacier Columbia en Alaska. Il possédait 216 milliards de tonnes de glace en 2015. Avec un réchauffement de seulement quelques dixièmes de degré, il se réduira de moitié. Avec un réchauffement climatique atteignant 4 degrés Celsius, le glacier Columbia perdra les deux tiers de sa masse d’ici 2100.
Les glaciers sont essentiels à la vie des gens dans une grande partie du monde car ils fournissent de l’eau potable, de l’eau pour agriculture, l’hydroélectricité et d’autres services dont dépendent des milliards de personnes,
Le monde subit actuellement un réchauffement de 1,1°C comparé à l’époque préindustrielle. La nouvelle étude indique que si nous parvenons d’une manière ou d’une autre à limiter le réchauffement à 1,5 °C, ce qui correspond à l’engagement de la COP 21 en 2015, la Terre perdra probablement 26 % de la masse glaciaire d’ici la fin du siècle. Les estimations précédentes avaient prévu seulement 18 % de perte de masse glaciaire. La différence montre à quelle vitesse le réchauffement climatique se propage à travers le monde.
Source : médias d’information internationaux.

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According to a new study published on January 5th, 2023 in the journal Science, the world’s glaciers are shrinking and disappearing faster than expected. Two-thirds of them are likely to completely melt by the end of the century at current climate change trends. This projection could be reduced if the world could limit future warming to just a few more tenths of a degree. However, one should keep in mind that it would take the atmosphere a very long time to get rid of its greenhouse gas concentrations.

Mostly small glaciers are marching to extinction. In a worst-case scenario of several degrees of warming, 83% of the world’s glaciers would likely disappear by the year 2100. The study examined all of the globe’s 215,000 land-based glaciers but did not take into account those on ice sheets in Greenland and Antarctica. Scientists then used computer simulations to calculate, according to different levels of warming, how many glaciers would disappear, how many trillions of tons of ice would melt, and how much it would contribute to sea level rise.

Climatologists think that the world will be confronted with a 2.7°C temperature rise since pre-industrial times. This would mean a loss of 32% of the world’s glacier mass by 2100. That would increase sea level rise by abiout 11.5 centimeters in addition to seas already getting larger from melting ice sheets and dilatation caused by warmer water.

The authors of the study explain that the projected ice loss by 2100 ranges from 38.7 x 1012 tons to 64.4 x 1012 tons, depending on how much the globe warms and how much coal, oil and gas is burned. All that melting ice will add from 9.0 centimeters in the best case to 16.6 centimeters in the worst case to the world’s sea level, This is between 4% and 14% more than previous projections. Such a sea level rise would mean more than 10 million people around the world, and more than 100,000 people in the United States, would be living below the high tide line.

The loss of glaciers will have other major consequence than rising seas. It means shrinking water supplies for a large part of the world’s population, more risk from flood events from melting glaciers and the loss of historic ice-covered spots from Alaska to the Alps and even to Mount Everest’s base camp. As a consequence, tourism will be affected as in places like the Alps or Iceland, glaciers are part of what makes the landscapes so special.

I visited several times the Columbia Glacier in Alaska. It had 216 billion tons of ice in 2015, but with just a few more tenths of a degree of warming, it will be half that size. What is more, if there is a global warming reaching 4 degrees Celsius, the Columbia Glacier will lose two-thirds of its mass.

Glaciers are crucial to people’s lives in much of the world because they provide drinking water, agricultural water, hydropower, and other services that support billions of people,

The world is currently going through 1.1°C of warming since pre-industrial times. The new study says that if we can somehow limit warming to the global goal of 1.5°C as defined by COP 21 in 2015, Earth will likely lose 26% of total glacial mass by the end of the century. Previous estimates had that level of warming melting translating to only 18% of total mass loss. The difference shows how fast global warming is spreading around the world.

Source : International news media.

Le glacier Columbia vu par les satellites entre 1986 et 2021 (Source: NASA)

 

Nouvelles informations scientifiques sur l’éruption du Mauna Loa en 2022 // New scientific information about the 2022 Mauna Loa eruption

La division « Earth Observatory » de la NASA vient de publier un document très intéressant qui donne plus d’informations sur la dernière éruption du Mauna Loa.
Le 27 novembre 2022, des fontaines de lave ont commencé à jaillir de la zone de rift nord-est du volcan et des coulées se sont dirigées vers le nord. Dix jours après le début de l’éruption, un avion de la NASA a effectué son premier vol au-dessus du volcan. Il transportait un système de radar à synthèse d’ouverture pour véhicule aérien inhabité (UAVSAR)* qui a été utilisé pour cartographier la topographie du volcan dans les moindres détails avec un instrument à bande Ka baptisé GLISTIN-A. Au départ, le GLISTIN-A est une nouvelle technique radar pour cartographier les surfaces de glace. Les applications scientifiques ont commencé en 2013 au-dessus des glaciers alpins et de la glace de mer en Alaska, et d’une plaine inondable en Californie. Ces applications se sont depuis étendues à d’autres domaines, tels que l’accumulation de neige et la dynamique des volcans. L’instrument a été déployé pour la première fois sur un volcan en 2018 lors de l’éruption du Kīlauea. Le succès de cette opération a encouragé son utilisation sur le Mauna Loa.
Des équipes du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA et du United States Geological Survey (USGS) ont utilisé les données de ce capteur pour cartographier l’épaisseur des coulées de lave sur le Mauna Loa lors d’une série de vols les 7, 8 et 10 décembre 2022. La carte ci-dessous montre l’épaisseur des coulées de lave pendant le vol du 7 décembre. Le 8 décembre , les scientifiques de l’USGS ont remarqué une baisse significative de l’éruption et quelques jours plus tard, ils ont déclaré que l’éruption s’était arrêtée.

 

Epaisseur de la coulée de lave le 7 décembre 2022 (Source: USGS)

La carte montre l’épaisseur des coulées de lave dans la caldeira sommitale, là où l’éruption a commencé, et des coulées de lave sur le flanc nord-est du Mauna Loa. La variation de couleur du bleu à l’orange indique une augmentation de l’épaisseur de la coulée de lave. Une épaisseur maximale d’environ 25 mètres est indiquée, bien que des valeurs supérieures à 40 mètres aient été observées dans certaines zones.
L’épaississement de la lave à l’extrémité nord de la coulée est dû au refroidissement de la lave loin de la source de l’éruption, ainsi qu’à un aplanissement du terrain au niveau du col (the Saddle) entre le Mauna Loa et le Mauna Kea. Ces deux facteurs ont contribué au ralentissement et à l’accumulation de la lave dans ce secteur. Les données GLISTIN ont été superposées à une image Landsat 8 aux couleurs naturelles du volcan réalisée en 2017, et un modèle d’élévation numérique offrant une vue plus réaliste de la topographie du Mauna Loa. La photographie aérienne proposée par l’USGS ci-dessous montre une partie de la coulée de lave principale le 7 décembre 2022.

 

Vue de la coulée de lave le 7 décembre 2022 (Crédit photo: USGS)

En effectuant une comparaison avec les cartes de la topographie de cette zone avant l’éruption, y compris les données GLISTIN-A collectées en 2017, les chercheurs de l’USGS ont pu calculer la taille et le volume de la coulée de lave. Au cours de l’éruption d’environ 14 jours, le Mauna Loa a émis plus de 230 millions de mètres cubes de lave avec une coulée qui a parcouru jusqu’à 19,5 kilomètres depuis la source de l’éruption. [NDLR : On se rend compte que le volume de lave émis en 2022 est assez proche de celui émis lors de la précédente éruption de 1984 : 220 millions de mètres cubes].

* Le système UAVSAR mentionné plus haut fonctionne à partir d’une nacelle montée sous un jet Gulfstream III avec équipage du Armstrong Flight Research Center de la NASA en Californie. Des cartes topographiques générées lors de chaque vol montrent la progression et l’épaississement de la lave avec le temps. Il s’agit d’informations précieuses pour la compréhension scientifique des processus volcaniques et pour les interventions de secours d’urgence.

Un grand merci au HVO de m’avoir communiqué ces informations à propos de l’éruption.

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NASA’s Earth Observatory has just relaesed a very interesting document that gives more information about Mauna Loa’s latest eruption.

On November 27th, 2022, lava fountains began spurting from the volcano’s Northeast Rift Zone and streams of molten rock flowed to the north. Ten days into the eruption, a NASA aircraft conducted its first flight over the erupting volcano. It carried NASA’s Uninhabited Aerial Vehicle Synthetic Aperture Radar (UAVSAR)* system, which was used to map the volcano’s topography in fine detail with a Ka-band instrument called GLISTIN-A. GLISTIN-A was originally demonstrated as a new radar technique for mapping ice surfaces. Science demonstration flights began in 2013 over alpine glaciers and sea ice in Alaska, and a floodplain in California. Its applications have since expanded to other areas, such as snow accumulation and volcano dynamics. The first time the instrument was deployed for volcano response was in 2018 during the three-month eruption of Kīlauea. The success of that operation paved the way for deployment to Mauna Loa.

Teams from NASA’s Jet Propulsion Laboratory (JPL) and the United States Geological Survey (USGS) used data from that sensor to map the thickness of those flows during a series of flights on December 7th, 8th, and 10th. The map above shows the thickness of the lava flows during the flight on December 7th, the day before USGS scientists noticed a significant decline in the pace of the eruption. A few days later, they declared the eruption had stopped. The map shows the thickness of the lava flows in the summit caldera, where the eruption began, and of lava flows on Mauna Loa’s northeastern flank. The color variation from blue to orange indicates increasing lava flow thickness. A maximum thickness of roughly 25 meters is shown, though values exceeding 40 meters were observed in some areas.

The thickening at the northern end of the flow is due to lava cooling and hardening with distance away from the vent, along with a flattening of the terrain at the saddle between Mauna Loa and Mauna Kea. Both of these factors contributed to the flow slowing down and piling up in that area. The GLISTIN data were laid over a 2017 natural-color Landsat 8 image of the mountain and a digital elevation model offering a more realistic view of Mauna Loa’s topography. The USGS aerial photograph above shows part of the main lava flow on December 7th, 2022.

By comparing to pre-eruption maps of this area’s topography, including GLISTIN-A data collected in 2017, the USGS researchers were able to calculate the size and volume of the lava flow. Over the roughly 14-day eruption, Mauna Loa erupted more than 230 million cubic meters of lava along a flow that extended up to 19.5 kilometers from the vent. [Personal note: One realizes that the volume of lava emitted in 2022 was quite close to that emitted during the previous eruption in 1984 which was 220 million cubic meters].

* The above-mentioned UAVSAR system operates from a pod mounted beneath a crewed Gulfstream III jet from NASA’s Armstrong Flight Research Center in California. Repeated topographic maps generated with each flight reveal the progression and thickening of lava with time. This is information for scientific understanding of volcano processes and for emergency response.

I do thank HVO for sending me this information about the eruption.

Comment voir l’éruption du Kilauea (Hawaii) // How to see the Kilauea eruption (Hawaii)

Débutée le 5 janvier 2023, l’éruption du Kilauea continue. La lave se répand sur le plancher du cratère de l’Halema’uma’u.

Plusieurs webcams permettent de voir l’éruption depuis son fauteuil. Elles sont judicieusement disposées. On peut seulement regretter qu’aucune d’elle ne soit en streaming. Vous les trouverez à cette adresse :

https://www.usgs.gov/observatories/hvo/multimedia/webcams

Si vous avez la chance de vous trouver ou d’aller à Hawaii, plusieurs points d’observation permettent d’apercevoir le nouveau lac de lave. Il est conseillé d’attiver de bonne heure pour éviter les foules. Ne pas venir entre 17 heures et 21 heures, au risque d’avoir de gros problèmes de stationnement. Pour des raisons de sécurité, le Parc National demande aux visiteurs de ne pas essayer de pénétrer dans les zones interdites. De plus, il est bon de rappeler que l’utilisation des drones est interdites dans les parcs nationaux américains et la Parc des Volcans d’Hawaii en fait bien sûr partie.

Voici les différents points d’observation, visibles également sur la carte ci-dessous :

1. Kūpinaʻi Pali : C’este site d’observation le moins fréquenté.
Se garer au Visitor Center du Kīlauea (125 places). De là, traverser la Crater Rim Drive et marcher vers le sud sur la Crater Rim Trail. L’éruption est visible à environ 3 km, avec une lueur de nuit.

2. Uēkahuna : C’est un excellent belvédère pour voir une partie du lac de lave depuis le point culminant du Kīlauea.
Se garer à Uēkahuna ou au Kīlauea Overlook (105 places). L’éruption est visible à environ 1,6 km. On peut voir des fontaines de lave depuis ce belvédère. Une lueur rouge est visible de nuit.

3. Point d’obsertation près du cratère Keanakākoʻi : C’est le lieu d’observation le plus fréquenté. Bouchons et parkings complets entre 17h00 et 21h
Se garer au parking de Devastation Trail (peu de place) . L’éruption se situe à une distance de 800 mètres. On peut voir les fontaines dans le lac de lave. Une lueur rouge est visible la nuit.

Source: National Park Service.

Source: NPS

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Started on January 5th, 2023, the eruption of Kilauea continues. Lava is spreading over the floor of Halema’uma’u crater.
Several webcams allow you to see the eruption from your armchair. They are carefully arranged. We can only regret that none of them is in streaming. You can find them here:
https://www.usgs.gov/observatories/hvo/multimedia/webcams

If you are lucky to be in or go to Hawaii, there are several vantage points to catch a glimpse of the new lava lake. Come early to avoid the crowds. Do not come between 5 pm and 9 pm whhen you are sure to have parking problems. For security reasons, the National Park asks visitors not to enter the prohibited areas. In addition, it is worth remembering that the use of drones is prohibited in American national parks and the Hawaii Volcanoes National Park is of course one of them.
Here are the different vantage points, also visible on the map above :

1. Kūpinaʻi Pali : The least crowded viewing location to see lava. Park at the Kīlauea Visitor Center (125 stalls). From Kīlauea Visitor Center cross Crater Rim Drive and walk south on Crater Rim Trail. The eruption is viewable from about 3 km away. A glow is visible at night.

2. Uēkahuna : An excellent overlook to see a section of the lava lake from the highest point of Kīlauea volcano.
Park at Uēkahuna or at the Kīlauea Overlook (105 stalls). The eruption is viewable about 1.6 km away. Fountains are visible from this overlook. A red glow can be seen at night.

3. Overlook near Keanakākoʻi Crater : This is the most crowded viewing location. Traffic delays and full parking lots between 5 p.m. to 9 p.m. Park at Devastation Trail parking area (limited parking) . The eruption lies at a distance of 800 meters. Lava fountains fountain can be seen in the lava lake. A red glow is visible at night.

Source: National Park Service.