Comment voir l’éruption du Kilauea (Hawaii) // How to see the Kilauea eruption (Hawaii)

Débutée le 5 janvier 2023, l’éruption du Kilauea continue. La lave se répand sur le plancher du cratère de l’Halema’uma’u.

Plusieurs webcams permettent de voir l’éruption depuis son fauteuil. Elles sont judicieusement disposées. On peut seulement regretter qu’aucune d’elle ne soit en streaming. Vous les trouverez à cette adresse :

https://www.usgs.gov/observatories/hvo/multimedia/webcams

Si vous avez la chance de vous trouver ou d’aller à Hawaii, plusieurs points d’observation permettent d’apercevoir le nouveau lac de lave. Il est conseillé d’attiver de bonne heure pour éviter les foules. Ne pas venir entre 17 heures et 21 heures, au risque d’avoir de gros problèmes de stationnement. Pour des raisons de sécurité, le Parc National demande aux visiteurs de ne pas essayer de pénétrer dans les zones interdites. De plus, il est bon de rappeler que l’utilisation des drones est interdites dans les parcs nationaux américains et la Parc des Volcans d’Hawaii en fait bien sûr partie.

Voici les différents points d’observation, visibles également sur la carte ci-dessous :

1. Kūpinaʻi Pali : C’este site d’observation le moins fréquenté.
Se garer au Visitor Center du Kīlauea (125 places). De là, traverser la Crater Rim Drive et marcher vers le sud sur la Crater Rim Trail. L’éruption est visible à environ 3 km, avec une lueur de nuit.

2. Uēkahuna : C’est un excellent belvédère pour voir une partie du lac de lave depuis le point culminant du Kīlauea.
Se garer à Uēkahuna ou au Kīlauea Overlook (105 places). L’éruption est visible à environ 1,6 km. On peut voir des fontaines de lave depuis ce belvédère. Une lueur rouge est visible de nuit.

3. Point d’obsertation près du cratère Keanakākoʻi : C’est le lieu d’observation le plus fréquenté. Bouchons et parkings complets entre 17h00 et 21h
Se garer au parking de Devastation Trail (peu de place) . L’éruption se situe à une distance de 800 mètres. On peut voir les fontaines dans le lac de lave. Une lueur rouge est visible la nuit.

Source: National Park Service.

Source: NPS

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Started on January 5th, 2023, the eruption of Kilauea continues. Lava is spreading over the floor of Halema’uma’u crater.
Several webcams allow you to see the eruption from your armchair. They are carefully arranged. We can only regret that none of them is in streaming. You can find them here:
https://www.usgs.gov/observatories/hvo/multimedia/webcams

If you are lucky to be in or go to Hawaii, there are several vantage points to catch a glimpse of the new lava lake. Come early to avoid the crowds. Do not come between 5 pm and 9 pm whhen you are sure to have parking problems. For security reasons, the National Park asks visitors not to enter the prohibited areas. In addition, it is worth remembering that the use of drones is prohibited in American national parks and the Hawaii Volcanoes National Park is of course one of them.
Here are the different vantage points, also visible on the map above :

1. Kūpinaʻi Pali : The least crowded viewing location to see lava. Park at the Kīlauea Visitor Center (125 stalls). From Kīlauea Visitor Center cross Crater Rim Drive and walk south on Crater Rim Trail. The eruption is viewable from about 3 km away. A glow is visible at night.

2. Uēkahuna : An excellent overlook to see a section of the lava lake from the highest point of Kīlauea volcano.
Park at Uēkahuna or at the Kīlauea Overlook (105 stalls). The eruption is viewable about 1.6 km away. Fountains are visible from this overlook. A red glow can be seen at night.

3. Overlook near Keanakākoʻi Crater : This is the most crowded viewing location. Traffic delays and full parking lots between 5 p.m. to 9 p.m. Park at Devastation Trail parking area (limited parking) . The eruption lies at a distance of 800 meters. Lava fountains fountain can be seen in the lava lake. A red glow is visible at night.

Source: National Park Service.

Réchauffement climatique : prophéties de 1977 et 1979

J’ai expliqué à plusieurs reprises sur ce blog que, selon moi, la rupture climatique et la transition vers le réchauffement de notre planète se sont produites autour de l’année 1975. C’est ce que j’ai conclu en observant des photos de glaciers alpins prises par mon père à partir des années 1950 et les miennes prises un peu plus tard au cours du 20ème siècle.

Un document appartenant aux archives de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA) et réalisé en 1977 confirme mes conclusions. Vous le trouverez en cliquant sur ce lien :

https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/le-rechauffement-climatique-explique-en-1977?fbclid=IwAR3ZVaOGALbnMwBeNesGbqLujHTki_aUkGOmmboxw8VaNEYYHmZpEXeRl7c

En 1977 des calculs ont montré que la quantité de gaz carbonique (CO2) augmentait de façon sensible à cause des charbons et des hydrocarbures brûlés dans le monde. Ces derniers libéraient à l’époque quelque 20 milliards de tonnes de CO2 par an, une quantité que les océans et la végétation ne pouvaient absorber dans sa totalité. La teneur de l’air en CO2, qui était de 290 parties par million (ppm) à la fin du 19ème siècle, atteignait 330 ppm en 1977. Le document de l’INA ajoute qu’elle pourrait atteindre 400 ppm vers l’an 2010 si la consommation de gaz et de charbon gardait le même rythme. Rappelons que le 31 décembre 2022, les concentrations atteignaient 419,25 ppm !

Le document de l’INA explique clairement le processus de l’effet de serre auquel s’ajoute la chaleur libérée par les activités humaines dont une bonne partie se répand dans l’air ou dans l’eau. Il ne faut pas négliger, non plus, l’effet produit par la mise en valeur des terres incultes, le défrichement et l’urbanisation qui modifient le pouvoir réfléchissant de grandes étendues de terrain.

Patrick Brochet, chef du Service météorologie de la Météo nationale en 1977, estimait que le réchauffement du climat envisageable serait de l’ordre de 1 degré avec des conséquences à peine perceptibles.

Répondant au journaliste qui lui demandait quelles seraient les conséquences d’un réchauffement de l’ordre de 3 à 5 degrés, le météorologue n’entrevoyait pas cette possibilité, mais déclarait tout de même : «Il y aurait alors fusion de la calotte glaciaire, peut-être disparition des glaces au Pôle Nord, augmentation du niveau des océans avec une inondation des terres basses».

D’après les données de la NASA, par rapport à la période 1950-1980, la hausse des températures au niveau mondial atteint déjà plus de 1°C, un chiffre qu’il faut prendre avec prudence car cette moyenne cache des disparités, notamment au niveau des pôles. On sait, par exemple, que l’Arctique se réchauffe plus vite que le reste de la planète.

Ce document me rappelle l’émission de télévision du 4 septembre 1979 pendant laquelle Haroun Tazieff expliquait que le réchauffement climatique était dû à la pollution industrielle qui créait un effet de serre. Ce dernier, à terme, ferait monter le niveau des océans. Jacques-Yves Cousteau pensait, lui, que la végétation et les océans corrigeraient cet effet naturellement. L’avenir lui donnera tort. A noter que le glaciologue Claude Lorius qui participait au débat, confirmait les 20 milliards de tonnes de CO2 émis chaque année par les activité industrielles dans les années 1970.

Vous accéderez à l’émission en cliquant sur ce lien :

https://www.youtube.com/watch?v=tPjHLRYZiHM

Ces images de la Mer de Glace montrent l’accélération du réchauffement climatique au cours des dernières décennies :

La Mer de Glace en 1955 (Photo: G. Grandpey)

La Mer de glace dans les années 1980 (Photo: C. Grandpey)

La Mer de Glace au cours de l’été 2022 (Image webcam)