Eruption de La Soufrière de Saint-Vincent: pas de danger immédiat // Eruption of St Vincent’s La Soufriere: no immediate danger

L’éruption de La Soufrière continue à Saint-Vincent-et-les Grenadines avec une activité fumerollienne, l’expansion du nouveau dôme et l’augmentation de l’activité sismique. L’île reste en alerte Orange.

Dans une interview, le responsable de l’équipe scientifique de l’UWI, le Dr Thomas Christopher, s’est montré plutôt rassurant sur l’évolution l’éruption en cours. Parlant des effondrements, il a expliqué que tant que le dôme grossira lentement, il n’y aura pas d’effondrement majeur car il y aura moins d’instabilité. Cependant, si la vitesse de croissance vient à augmenter, il y aura un risque plus important d’effondrement. La surveillance du nombre d’effondrements peut être un excellent moyen de savoir à quelle vitesse le dôme se développe. Le Dr Christopher a ajouté que l’apparition d’effondrements n’était absolument pas le signe d’une éruption explosive ; c’est juste une indication que le dôme est en train de croître.

Le Dr Christopher a expliqué que les informations recueillies sur la sismicité, le dégazage et le volume du dôme donnent à l’équipe scientifique des indications sur le comportement du volcan et comment peut évoluer la situation. Un problème est qu’il n’y a pas d’équipement de contrôle permanent du dégazage sur l’île.

Les dernières mesures montrent que le nouveau dôme a un volume d’un peu moins de 6 millions de mètres cubes, ce qui signifie qu’il a grossi d’un million de mètres cubes en 12 jours. En moyenne, il ajoute environ 1 million de mètres cubes tous les huit jours,. Cela montre qu’il y a un léger ralentissement de la croissance, mais ce n’est pas suffisant pour dire qu’il y a un changement dans le comportement du système volcanique. Le Dr Christopher souhaite qu’il y ait des mesures plus fréquentes pour voir comment l’éruption progresse.

Au vu de la situation actuelle, le danger n’a pas augmenté pour la population à proximité immédiate dans la mesure où le dôme reste confiné à l’intérieur du cratère. L’éruption ne menace pas la vie des personnes qui vivent sur les basses pentes du volcan. Le seul danger serait pour ceux qui décident de monter au sommet et de descendre dans le cratère. Le Dr Christopher ajoute que les personnes sur les flancs du volcan ne sont pas plus en danger qu’elles ne l’étaient au début de l’éruption.

Source: News 784.

———————————————–

The eruption of La Soufriere volcano on St Vincent and the Grenadines continues with fumarolic activity, expansion of the new dome, and increased seismic activity. The country remains on Orange Alert.

In an interview, UWI lead scientist Dr Thomas Christopher was rather reassuring about the current eruption. Speakibg about rockfalls, he said that if the dome grows slowly, there will not be constant rockfalls since there will be less instability. However, if the growth rate were to pick up naturally, there would be more rockfalls. Monitoring the rate of rockfall can be an excellent way to tell how fast the dome is growing. Dr Christopher added that the occurrence of rockfalls does not indicate an explosive eruption of any kind; it merely tells us the dome is growing.

Dr Christopher explained that the information collected from the earthquakes, degassing, and dome volume gives the scientific team a clear idea of what the volcano is doing and what may occur. One problem is that there is no permanent degassing equipment on the island.

The latest survey shows that the new dome is just under 6million cubic metres, which means it added one million cubic metres in 12 days. On average it was adding about 1 million cubic metres every eight days, so there is a slight slowing of the rate, however that is not significant to say there is a change in the behaviour of the system. Dr Christopher wishes there would be more frequent measurements to see how the eruption is progressing

Based on the volcano’s configuration and how the eruption is progressing, the danger has not increased to the population in the immediate vicinity since the dome is contained. The eruption is not threatening the lives of the people who are living on the lower flanks of the volcano right now. The only danger would be to those who decide to go up at the summit, and down into the crater. Dr Christopher says the people on the volcano’s flanks are in no more danger than they were at the start of the eruption.

 Source: News 784.

Source : UWI

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Une nouvelle équipe du Centre de recherche sismique de l’Université des Antilles est arrivée la semaine dernière à Saint-Vincent-et-les Grenadines pour prendre en charge la surveillance du volcan de La Soufrière qui est en éruption depuis fin décembre 2020.

Avant son départ, l’équipe précédente a tenu une séance d’information pour expliquer à la nouvelle équipe les travaux réalisés sur le réseau de surveillance. Ce fut également l’occasion pour les scientifiques de faire le point sur la situation actuelle sur le volcan.

Les dernières mesures du dôme effectuées depuis le sommet de La Soufrière indiquent que le volume du nouveau dôme de lave est de 6,83 millions de mètres cubes.

Depuis le 28 décembre 2020, le nouveau dôme se développe à côté du dôme de 1979, année de la dernière éruption explosive du volcan.

L’Organisation nationale en charge de la gestion des risques (NEMO) a rappelé à la population que le niveau d’alerte reste à Orange, ce qui signifie que le volcan peut entrer en éruption dans les 24 heures.

L’extrusion de magma continue et des émissions de vapeur peuvent encore être observée depuis l’Observatoire de Belmont. Les personnes vivant dans des zones proches du volcan doivent s’attendre à ressentir de fortes odeurs de soufre pendant plusieurs jours à plusieurs semaines, en fonction des changements de direction du vent.

La NEMO a en outre rappelé au public qu’aucun ordre d’évacuation n’a été émis. Il est demandé à la population de s’abstenir de visiter le volcan de La Soufrière, en particulier de pénétrer dans le cratère.

Source: presse locale de St Vincent.

Source : University of the West Indies (UWI)

++++++++++

Une hausse d’activité est observée sur le Kanlaon (Philippines). Le PHIVOLCS indique que 28 séismes d’origine volcanique avec des magnitudes de M 0,7 à M 2,2 ont été enregistrés du 11 au 13 février 2021 à une profondeur de 10 km.

7 séismes semblables ont également été enregistrés le 14 février et le volcan émettait des panaches de vapeur jusqu’à 500 m de hauteur.

Les émissions de SO2 atteignaient en moyenne à 1 130 tonnes / jour le 13 février.

Le réseau GPS enregistre une légère inflation des pentes inférieures et moyennes du Kanlaon depuis juin 2020.

Le PHIVOLCS explique que tous ces paramètres peuvent indiquer la présence de processus hydrothermaux ou magmatiques en profondeur sous l’édifice volcanique.

Le Kanlaon reste en niveau d’alerte 1 mais l’Institut a diffusé un bulletin de mise en garde car le volcan est plus actif que la semaine précédente. Le public doit être vigilant et ne pas pénétrer dans la zone de danger permanent (PDZ) d’un rayon de 4 km. Il est conseillé aux pilotes d’éviter de voler à proximité du sommet du volcan.

Source: PHIVOLCS.

++++++++++

Le PHIVOLCS indique qu’une augmentation de la sismicité a été enregistrée ces derniers jours sur le Taal (Philippines). L’Institut explique qu’il existe une réelle possibilité d’explosions phréatiques soudaines, d’accumulations ou d’expulsions de gaz pouvant être mortels, ainsi que de petites retombées de cendres en provenance du Main Crater, avec une menace pour certaines zones de la Taal Volcano Island (TVI), l’île qui se trouve dans le lac Taal. .

Les épisodes sismiques durent généralement de 2 à 5 minutes et se produisent à des profondeurs de moins de 1 km, ce qui signifie qu’ils correspondent à une hausse de l’activité hydrothermale sous la TVI.

Depuis le 13 février 2021, 68 séismes peu profonds se sont produits sur la TVI. Les données géochimiques concernant le lac dans le Main Crate (cratère principal) indiquent une acidification  de l’eau dont le pH est passé de 2,79 à 1,59 entre janvier 2020 et février 2021. L’eau a atteint une température anormale de 77°C. Les émissions de CO2 et de H2S sont à mettre en relation avec un dégazage magmatique  peu profond.

Les données de déformation du sol sur Volcano Island révèlent une légère déflation autour du Main Crater, bien qu’une très légère inflation ait été révélée par l’analyse des données GPS et InSAR, avec des changements de microgravité positifs dans la région du Taal. Ces données correspondent probablement à une activité de dégazage continu et une activité hydrothermale.

Le volcan reste au niveau d’alerte 1. L’entrée dans la TVI, la zone de danger permanent du Taal, en particulier aux alentours du Main Crater et de la fissure de Daang Kastila, reste strictement interdite.

Source: PHIVOLCS.

Le 16 février 2021, les autorités philippines ont ordonné l’évacuation des personnes vivant près du Taal suite à l’augmentation de l’activité mentionnée ci-dessus. L’ordre d’évacuation est valable pour les personnes vivant sur Volcano Island, en particulier celles de deux communautés rurales de la municipalité de Talisay.

Source : NDRRMC

++++++++++

On a observé dans la journée du 15 février 2021 une hausse du tremor sur l’Etna (Sicile). Elle correspondait à une intensification de l’activité strombolienne au niveau du Cratère SE. Le tremor et l’activité strombolienne ont ensuite décliné dans la soirée.

Dans l’après-midi du 16 février, une augmentation soudaine du tremor éruptif s’est accompagnée de fontaines de lave, d’émissions de cendres et d’une coulée de lave provenant du cratère SE. La lave a parcouru environ 2000 mètres le long du flanc ouest du volcan vers la Valle del Bove. Une autre coulée de lave a descendu la Valle del Leone. Le tremor a chuté soudainement environ une heure plus tard et l’émission de lave a progressivement pris fin.

Une activité strombolienne reste présente dans la Bocca Nuova, la Voragine et le Cratère NE.

Source : INGV.

Coulée de lave dans la Valle del Bove (webcam L.A.V.E.)

+++++++++

L’éruption du Kilauea continue. La lave sort d’une bouche qui perce la paroi intérieure nord-ouest de l’Halema’uma’u. Le 15 février 2021, la lave avait comblé une profondeur d’environ 217 m du cratère. Le HVO explique que seule la partie ouest du «lac de lave» est active tandis que la partie E est solidifiée..

Les dernières mesures de SO2 font état d’environ 1 100 tonnes par jour.

Source: HVO.

Source : webcam HVO

++++++++++

L’éruption du Pacaya (Guatemala) continue avec une activité strombolienne dans le cratère Mac Kenney. Les projections montent parfois jusqu’à 250 mètres au-dessus du cratère. Une coulée de lave continue à avancer sur environ 650 mètres sur le flanc SO du volcan.

Source : INSIVUMEH.

++++++++++

La situation a un peu évolué au Kamchatka. La couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour l’Ebeko et le Sheveluch. Elle est Jaune pour le Bezymianny le Karymsky, le Klyuchevskoy et le Sarychev. Des explosions peuvent se produire à tout moment et faire passer cette couleur au Rouge. En effet, la région est survolée par les lignes aériennes entre l’Amérique et l’Asie.

Source : KVERT.

++++++++++

Les Émirats Arabes Unis (EAU) ont publié la première image de la planète Mars prise par leur sonde Hope alors qu’elle faisait le tour de la planète rouge. La photo montre la lumière du soleil qui effleure la surface de Mars. On peut voir le pôle nord de Mars, ainsi que le plus grand volcan de la planète, Olympus Mons. Le pôle nord de Mars se trouve dans le coin supérieur gauche de l’image. Au centre se trouve Olympus Mons qui émerge de la lumière du soleil tôt le matin, à la limite du jour et de la nuit.

Source: Agence spatiale des EAU.

La planète Mars vue par la sonde Hope

—————————————-

Here is some news of volcanic activity around the world :

A new team from the University of the West Indies Seismic Research Centre arrived in St. Vincent and the Grenadines last week to take over the monitoring of La Soufriere, which has been erupting since late December 2020.

Before their departure, the previous team held a briefing session to update the new team on the work completed on the monitoring network. This was also an opportunity for the scientists to summarize the current situation on the volcano.

The last dome survey from the summit of La Soufriere concluded that the total volume of the new lava dome was 6.83 million cubic meters.

Since December 28th, 2020, the new dome has been growing next to the 1979 dome, the year when the volcano last erupted explosively.

The National Emergency Management Organisation (NEMO) has reminded the population that the alert level remains at Orange, meaning that the volcano can erupt within 24 hours.

The volcano continues to exude magma on the surface and steam can still be observed from the Belmont Observatory.

Persons living in areas close to the volcano should expect strong sulphur smells for several days to weeks, depending on changes in wind direction.

NEMO further reminded the public that no evacuation order or notice has been issued. The organization continues to ask the public to desist from visiting the La Soufriere Volcano, especially going into the crater.

Source: St Vincent’s local press.

++++++++++

Increased activity has been observed at Kanlaon volcano (Philippines). PHIVOLCS indicates that 28 volcanic earthquakes ranging from M 0.7 to M 2.2 were recorded from February 11th to 13th, 2021 at a depth of 10 km.

On February 14th, 7 volcanic earthquakes were also recorded and the volcano was emitting steam plumes up to 500 m high.

SO2 emissions were measured at an average of 1 130 tonnes/day on February 13th, the highest rate this year.

The GPS network has recorded slight inflation of Kanlaon’s lower and middle slopes since June 2020.

PHIVOLCS explains that all these parameters may indicate hydrothermal or magmatic processes occurring deep beneath the edifice.

Mt. Kanlaon is at alert level 1 but the Institute issued an advisory as the volcano is more restive now than in the past week. The public is asked to be vigilant and people should not enter the 4-km radius Permanent Danger Zone (PDZ). Pilots are advised to avoid flying close to the volcano’s summit.

Source : PHIVOLCS.

++++++++++

PHIVOLCS indicates that an increase in seismicity has been recorded in recent days at Taal volcano (Philippines). The Institute warns there is an increased possibility of sudden phreatic explosions, lethal accumulations or expulsions of volcanic gas, and minor ashfall from the Main Crater that can occur and threaten areas within Taal Volcano Island (TVI).

The seismic episodes usually last from 2 to 5 minutes and occur at shallow depths of less than 1 km, which means they signal increased hydrothermal activity beneath Taal Volcano Island.

Since February 13th, 2021, a total of 68 shallow quakes have occurred in TVI. Furthermore, geochemical data on the Main Crater Lake indicate continuous acidification of the water from a pH 2.79 to pH 1.59 between January 2020 and February 2021. Water temperaturehas reached an abnormal temperature of 77°C. CO2/H2S gas flux ratios are consistent with shallow magma degassing.

Ground deformation data on Volcano Island reveal a slight deflation localized around the Main Crater, although very slight inflation from GPS data and InSAR analysis and positive microgravity changes have been steadily recorded across the Taal region consistent with continuous degassing and hydrothermal unrest.

The volcano remains at Alert Level 1..

Entry into TVI, Taal’s Permanent Danger Zone, especially the vicinities of the Main Crater and the Daang Kastila fissure, remain strictly prohibited.

Source : PHIVOLCS.

Philippine authorities have ordered the evacuation of residents living near Taal volcano on February 16th, 2021 after the above mentioned increased activity at the volcano. Evacuation orders are in effect for people living within the volcano island, particularly those in two rural communities in the Talisay municipality.

Source: NDRRMC.

++++++++++

An increase in the tremor was observed on February 15th, 2020 on Mt Etna (Sicily). It was related with an increase in strombolian activity at the SE Crater. Both the tremor and activity later declined.

On the aftenoon of February 16th, a sudden increase in the eruptive tremor was accompanied by lava fountains, ash emissions and a lava flow originating from the SE Crater. Lava travelled about 2000 metres down the western flank of the volcano into the Valle del Bove. Another lava flow travelled down the Valle del Leone. The tremor dropped suddemly about one hour later and the lava effusion progressively came to an end.

Strombolian activity still persists within Bocca Nuova, Voragine and the NE Crater.

Source: INGV.

++++++++++

 Kilauea is erupting, with lava erupting from a vent on the northwest side of Halema’uma’u Crater. On February 15th, lava had filled a depth of about 217 m of the crater. HVO explains thatonly the western portion of the “lava lake” is active.

Actually, what is happening at Kilauea is not really a lava lake which usually moves thanks to convection currents. Here, it is rather a huge accumulation of lava. It might become a lava lake if the level of the surface rises higher than the supply vent.
The most recent SO2measurements reached about 1,100 tons per day.

Source: HVO.

++++++++++

The eruption of Pacaya (Guatemala) continues with strombolian activity at the Mac Kenney Crater. Projections may rise as high as 250 metres above the crater. A lava flow is still travelling over about 650 metres on the SW flank of the volcano.

Source: INSIVUMEH.

++++++++++

In Kamchatka, the aviation colour code remains Orange for Ebeko and Sheveluch. It is Yellow for Bezymianny, Karymsky, Klyuchevskoy and Sarychev. Explosions can occur at any time and cause this colour to change to Red. Indeed, the region is on the routes of airlines between America and Asia.

Source: KVERT.

++++++++++

The United Arab Emirates have published the first image for its Mars Hope probe now circling the red planet. The picture shows sunlight just coming across the surface of Mars. One can see Mars’ north pole, as well as Mars’ largest volcano, Olympus Mons.

Mars’ north pole is in the upper left corner of the image. In the centre is Olympus Mons, emerging into the early morning sunlight, at the boundary of day and night.

Source : UAE Space Agency.

Les faux vainqueurs de l’Everest // Mt Everest’s fake winners

J’ai souvent consulté la presse indienne et anglo-saxonne ces derniers temps pour obtenir des informations sur la catastrophe glaciaire dans le nord de l’Inde. En plus des nouvelles sur la tragédie himalayenne, j’ai lu un article expliquant que le Népal avait interdit à deux alpinistes indiens et à leur chef d’équipe de faire de l’alpinisme pendant six ans dans le pays. En effet, une enquête a révélé qu’ils ont menti et n’ont jamais atteint le sommet de l’Everest en 2016. L’exploit réalisé par les deux alpinistes avait pourtant été validé à l’époque par le département du tourisme. Les poursuites à leur encontre ont commencé quand ils n’ont pu produire aucune preuve de leur exploit au moment où l’un des deux hommes a été pressenti pour recevoir le prestigieux Tenzing Norgay Adventure Award en 2020. Les affirmations des deux alpinistes selon lesquelles ils avaient atteint le sommet de l’Everest ont été contestées par d’autres expéditions.

Un responsable du Ministère du Tourisme népalais a déclaré qu’au cours de l’enquête et avec les témoignages d’autres alpinistes, il a été conclu que les deux hommes n’avaient jamais atteint le sommet et n’avaient fourni ni photos fiables du sommet, ni d’autres preuves de leur réussite. Ils avaient soumis de faux documents, y compris des photographies. Les faits ont été confirmés par d’autres sherpas.

En conséquence, les deux alpinistes ont interdiction de fréquenter la région de l’Himalaya pendant six ans, à partir de l’année 2016. Leur attestation d’arrivée au sommet de l’Everest a été annulée. Le Ministère du Tourisme a également infligé une amende à l’agence qui avait organisé l’ascension et aux sherpas qui y ont participé.

Atteindre le sommet de l’Everest et ses 8 848 m est considéré comme un exploit par les alpinistes du monde entier. Beaucoup de ceux qui ont réussi à arriver au sommet ont par la suite gagné de l’argent grâce à des conférences ou des livres racontant leurs expéditions.

Les Indiens ont gravi l’Everest pour la première fois dans les années 1960 et en 1984 Bachendri Pal est devenue la première femme indienne à vaincre la montagne. Les Indiens ont également établi des records en tant que «premiers jumeaux», «première femme amputée», «plus jeune fille de tous les temps» et «femme la plus âgée» à gravir la montagne.

Ce n’est pas la première fois que des alpinistes indiens sont condamnés pour avoir prétendu avoir atteint le sommet sans y être parvenus. En 2017, la police de l’État du Maharashtra, dans l’ouest de l’Inde, a révoqué deux policiers après qu’une enquête a révélé que leur affirmation d’être le premier couple indien à escalader l’Everest était fausse. La police a déclaré que le couple avait «falsifié des photographies» pour montrer qu’ils avaient réussi. Le département du tourisme népalais avait initialement validé leur ascension, mais a ensuite annulé cette décision après enquête.

Source: BBC News.

———————————————-

 I have often read the Indian and Anglo-Saxon press these last days to get more information about the glacial disaster in northern India. Beside the news about the Himalayan tragedy, I found an article explaining that Nepal had banned two Indian climbers and their team leader for six years from mountaineering in the country after an investigation found they had faked their 2016 climb up Mt Everest.

The two mountaineers’ climb was certified by the tourism department at the time. The action against them came when they failed to produce any evidence after one of the men was nominated for the prestigious Tenzing Norgay Adventure Award in 2020. The pairs’ claims they had reached Mt Rverest’s summit were queried by other climbers.

A Nepal tourism ministry official said that during their investigations with other climbers, they found that the two « never reached the summit » and had failed to produce any reliable pictures of the summit and other evidence. They had submitted fake documents, including photographs. The facts were confirmed by other sherpas.

As a consequence, the two mountaineers have been placed under a six-year ban – starting retrospectively in 2016. Their Everest summit certification has also been revoked. The tourism ministry has also fined the company that organised the climb and the sherpas that supported them.

Reaching the top of the 8,848 m mountain is considered as a remarkable feat for mountaineers around the globe. Many of those who have succeeded in scaling the mountain have subsequently gone on to have lucrative careers as motivational speakers and authors.

Indians first summited Everest in the 1960s and in 1984, Bachendri Pal became the first Indian woman to climb the mountain. Indians have also set records for « the first twins », « the first female amputee », « the youngest girl ever » and « the oldest woman ever » to ascend the mountain.

This is not the first time Indian climbers have been called out for faking claims that they reached the summit. In 2017, police in the western Indian state of Maharashtra socked two officers after an inquiry found their claim to be the first Indian couple to climb Everest was fake. The police said the couple had « morphed photographs » to show a successful ascent.

Nepal’s tourism department had initially certified their ascent but rescinded that decision after an investigation.

Source : BBC News.

Vue de l’Everest (Source : Wikipedia)

Manque de neige hivernale sur les glaciers de l’Everest // Lack of winter snow on Everest glaciers

Le 7 février 2021, quelque 200 personnes ont péri suite à l’effondrement d’un glacier himalayen dans l’État de l’Uttarakhand, dans le nord de l’Inde. La plupart des scientifiques s’accordent pour dire que le réchauffement climatique dans cette région du monde est responsable de la catastrophe.

La confirmation vient d’être donnée par une nouvelle étude qui fournit des images de certains glaciers de l’Himalaya. Elles ont été prises le 13 octobre 2020 et le 17 janvier 2021 par l’Operational Land Imager (OLI) qui, à bord du satellite Landsat, acquiert des images dans 9 bandes spectrales situées dans le visible, l’infrarouge, le proche infrarouge et l’infrarouge à ondes courtes. Ces images montrent les plus hauts glaciers de Nanpa La et Nup La, situés à environ 50 km au nord-ouest du mont Everest ainsi que le glacier Rolwaling, situé à 20 km au sud de Nanpa La.

Dans les images ci-dessous, des bandes infrarouges à courte longueur d’onde (SWIR) ont été associées à des couleurs naturelles pour mieux différencier les zones de neige (bleu clair), la glace (bleu foncé) et l’eau de fonte (bleu encore plus foncé).

Entre octobre 2020 et janvier 2021, la ligne de neige moyenne, là où les surfaces enneigées sont découvertes est remontée d’environ 100 mètres, indiquant un dégel important. Au cours des années précédentes, la fonte s’arrêtait en général pendant l’hiver et la ligne de neige ne bougeait pas, ce qui n’est plus le cas maintenant. La glace qui se forme après la fonte de l’été n’est pas revenue en janvier car les températures ont été plus élevées que la normale pendant l’hiver.

La saison de fonte dans la région de l’Everest a généralement lieu pendant les moussons d’été, d’avril à septembre. Cependant, en 2020, les températures anormalement élevées ont prolongé cette période de quatre mois. Le 22 janvier 2021, les stations météorologiques du camp de base de l’Everest ont signalé des températures maximales supérieures à zéro pendant huit jours au cours de ce même mois. Le 13 janvier, les températures ont même atteint 7°C. Un climatologue britannique qui a aidé à la gestion des stations météorologiques sur l’Everest lors de l’expédition Rolex National Geographic confirme cette situation et ajoute que la région de l’Everest a connu des conditions printanières et estivales en hiver.

De plus, la période de mousson d’été a apporté moins de neige ces dernières années. En général, ces moussons fournissent environ 75% de l’accumulation annuelle de neige de la région. On a observé une augmentation de la pluie et du dégel pendant les moussons d’été en 2019 et 2020, ce qui a réduit la quantité de neige près de l’Everest.

Source : NASA Earth Observatory

——————————————-

On February 7th, 2021, some 200 people died in the collapse of a Himalayan glacier in the state of Uttarakhand, northern India. Most scientists agree that global warming in this part of the world is responsible for the disaster.

Confirmation has just been given by a new study which provides images of certain glaciers in the Himalayas. They were taken on October 13th, 2020 and January 17th, 2021 by the Operational Land Imager (OLI) which, on board the Landsat satellite, acquires images in 9 spectral bands in the visible, infrared, near infrared and short-wave infrared. These images show the highest glaciers of Nanpa La and Nup La, located about 50 km northwest of Mount Everest as well as the Rolwaling Glacier, located 20 km south of Nanpa La.

In the images below, Short Wavelength Infrared (SWIR) bands have been combined with natural colours to better differentiate areas of snow (light blue), ice (dark blue) and meltwater (even darker blue).

Between October 2020 and January 2021, the average snow line, where the snow-covered surfaces are uncovered, rose by about 100 metres, indicating a significant thaw. In previous years, the melting usually stopped during the winter and the snow line did not move, which is not the case now. The ice that used to form after the summer melt did not return in January as temperatures were warmer than normal during the winter.

The melt season in the Everest region generally happens during the summer monsoons, from April to September. However, in 2020, abnormally high temperatures extended this period by four months. On January 22nd, 2021, weather stations at Everest Base Camp reported maximum temperatures above zero for eight days during that same month. On January 13th, temperatures even reached 7 ° C. A British climatologist who helped manage weather stations on Everest during the Rolex National Geographic expedition confirms this and adds that the Everest region has experienced spring and summer conditions in winter.

In addition, the summer monsoon period has brought less snow in recent years. In general, these monsoons provide about 75% of the region’s annual snowfall accumulation. An increase in rain and thaw was observed during the summer monsoons in 2019 and 2020, which reduced the amount of snow near Mt Everest.

Source: NASA Earth Observatory

Source : NASA Earth Observatory