Des nouvelles de l’A-68 // News of A-68

C’est bien connu: l’Homme a tendance à oublier et il se fait surprendre quand se reproduisent des événements du passé. En juillet 2017, le plus grand iceberg jamais observé sur Terre s’est détaché du continent antarctique. Àvec une superficie d’environ 5 100 kilomètres carrés, ce bloc de glace géant a attiré l’attention des médias du monde entier, mais il est vite retombé dans l’oubli. Heureusement, des satellites comme Sentinel-1 de l’Union Européenne sont là pour le surveiller de près.
Baptisé A-68, le plus grand iceberg du monde a perdu de sa grandeur. Le 23 avril 2020, un gros bloc d’environ 175 kilomètres carrés s’est détaché de la masse de glace. Cet événement pourrait marquer le début d’une lente agonie. L’iceberg se déplace actuellement vers le nord de la Péninsule Antarctique. Après avoir pénétré dans des eaux plus tumultueuses et plus chaudes, il est maintenant confronté à des courants qui devraient le pousser vers l’Atlantique Sud.
Même si l’A 68 se dirige vers une mort certaine, les fragments issus de l’iceberg continueront probablement à flotter pendant des années.
Le nom de l’A-68 provient d’un système de classification géré par l’US National Ice Center, qui divise l’Antarctique en quadrants. Comme l’iceberg s’est détaché de la plate-forme glaciaire Larsen C dans la mer de Weddell, il appartient à la classe «A». « 68 » fait référence au dernier d’une série de vêlages majeurs dans la région. En réalité, on devrait désigner l’iceberg sous l’appellation A-68A car les petits icebergs issus de la masse principale ont également leur propre nom.
Lorsqu’il s’est détaché de la plateforme Larsen C en 2017, l’A-68 avait une superficie de près de 6000 kilomètres carrés – l’équivalent du département français de la Lozère – avec une épaisseur moyenne d’environ 190 mètres. Pendant des mois, il a semblé s’accrocher au plancher océanique et n’a pas beaucoup bougé. Puis il s’est retourné et a accéléré son déplacement vers le nord. Au cours de l’été austral dernier, l’iceberg s’est détaché de la glace de mer qui obstrue la Mer de Weddell. C’est un événement important car il expose désormais l’A-68 à des houles beaucoup plus fortes. Sa structure est maintenant soumise à plus de contraintes et il est probable que son morcellement va se poursuivre. Ainsi va la vie des icebergs….
Source: Presse internationale.

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It’s a well known fact : Man tends to forget and is surprised when events of the past occur again. In July 2017, the largest ever seen floating block of ice broke away from the Antarctic continent. At around 5,100 square kilometres, the giant iceberg drew the attention of the world’s media, but it has long been forgotten since that time. Fortunately, satellites like the European Union’s Sentinel-1 are keeping a close watch.

Dubbed A-68, the world’s largest iceberg is now getting a little smaller. On April 23rd, 2020, it dropped a sizeable chunk measuring about 175 square kilometres, which could mark the beginning of the end of this icy giant.. The iceberg is currently moving north from the Antarctic Peninsula. Having entered rougher, warmer waters, it is now riding currents that should take it towards the South Atlantic.

Even though A 68 is moving toward a certain death, the remaining fragments will probably keep floating for years.

A-68’s name comes from a classification system run by the US National Ice Center, which divides the Antarctic into quadrants. Because the berg broke from the Larsen C Ice Shelf in the Weddell Sea, it got an « A » designation. « 68 » was the latest number in the series of large calvings in that sector. Properly, one should refer to the iceberg as A-68A because subsequent breakages also get their own related name.

When first calved in 2017, A-68 was close to 6,000 square kilometres in area – the equivalent of the Lozère department in France – with an average thickness of about 190 metres. For months it appeared to catch on the seafloor and didn’t move very far. But eventually it spun around and picked up pace as it drifted northwards. This past austral summer saw the giant break free of the persistent sea-ice that clogs the Weddell Sea . This was a significant development because it exposed A-68 to much greater swells. Its structure is now under more stress and further splits should be expected.

Source : International press.

Péninsule Antarctique au moment du détachement de l’A-68 en 2017

La fonte du Groenland et la hausse du niveau des océans // Greenland melting and ocean rise

L’été 2019 a été le plus chaud de l’histoire de la Terre. Dans l’Arctique, l’étendue annuelle minimale de la glace de mer a été la deuxième plus faible jamais enregistrée. Une nouvelle étude a révélé que la chaleur estivale était telle qu’elle a provoqué le fonte de 600 milliards de tonnes de glace au Groenland, suffisamment pour faire s’élever le niveau de la mer de 2,2 mm en seulement deux mois. L’analyse des données satellitaires a révélé à quel point la glace avait fondu en quelques mois à cause de températures anormalement élevées autour du pôle Nord.
Contrairement à l’accélération de la fonte de la glace de mer, le recul des glaciers terrestres entraîne directement la montée des océans, mettant en péril les villes côtières du monde entier. Les scientifiques ont calculé que l’énorme calotte glaciaire du Groenland a perdu en moyenne 268 milliards de tonnes de glace entre 2002 et 2019, soit moins de la moitié de ce qui s’est passé l’été dernier.

Pour information, voici comment le Groenland a évolué depuis 1972 :

  • Un gain de masse de +47 ± 21 Gt / a sur 1972–1980
  • Une perte de masse de 51 ± 17 Gt / a sur 1980–1990.
  • Une perte de masse de 41 ± 17 Gt / a sur 1990-2000
  • Une perte de masse de 187 ± 17 Gt / a sur 2000-2010
  • Une perte de masse de 286 ± 20 Gt / a sur 2010-2018, soit six fois plus depuis les années 1980.

Les glaciers fondent partout dans le monde en raison du réchauffement climatique anthropique. Par effet d’albédo, la glace réfléchit la lumière du soleil ; par contre, quand elle disparaît, les surfaces sombres qui se trouvaient en dessous absorbent encore plus de chaleur, et provoquent une nouvelle accélération de la fonte. Les scientifiques ont révélé en 2019 que la glace du Groenland disparaissait aujourd’hui sept fois plus vite que dans les années 1990. Cette situation  a chamboulé et poussé à la hausse les estimations précédentes de l’élévation du niveau des mers. Quelque 400 millions de personnes seront en danger d’inondation chaque année d’ici la fin du siècle.
Des recherches plus récentes ont montré que l’Antarctique perd également de la glace à un rythme galopant. On peut toutefois observer un gain de masse dans le secteur atlantique de l’Est Antarctique provoqué par une augmentation des chutes de neige. Cela atténue la perte de masse spectaculaire observée au cours des deux dernières décennies dans d’autres parties du continent.
Les chercheurs insistent sur les dangers posés par l’accélération actuelle du réchauffement climatique, au moment où l’attention de la planète se concentre sur la crise du coronavirus. Une réunion cruciale sur le climat (COP 26) doit avoir lieu en fin d’année à Glasgow, mais la vague d’annulations probablement déclenchée par le virus risque d’avoir des conséquences sur cet événement diplomatique.
Source: The Guardian.

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The summer 2019 was the hottest in the Earth’s history. In the Artic, the annual minimum extent of sea ice was the second-lowest on record. A new research has found that it was so warm that it helped trigger the loss of 600 billion tons of ice from Greenland, enough to raise global sea levels by 2.2mm in just two months. The analysis of satellite data has revealed the astounding loss of ice in just a few months of abnormally high temperatures around the North Pole.

Unlike the retreat of sea ice, the loss of land-based glaciers directly causes the seas to rise, imperiling coastal cities and towns around the world. Scientists have calculated that Greenland’s enormous ice sheet lost an average of 268 billion tons of ice between 2002 and 2019, less than half of what was shed last summer.

Here is the evolution of the icecap in Greenland since 1972 :

  • Mass gain: +47 ± 21 Gt / yr between 1972 and 1980
  • Mass loss: 51 ± 17 Gt / yr between 1980 and 1990.
  • Mass loss: 41 ± 17 Gt / yr between 1990 and 2000
  • Mass loss: 187 ± 17 Gt / yr between 2000 and 2010
  • Mass loss:  286 ± 20 Gt / yr between 2010 and2018, or six times more since the 1980s.

Glaciers are melting away around the world due to global warming caused by the human-induced climate crisis. Ice is reflective of sunlight so as it retreats the dark surfaces underneath absorb yet more heat, causing a further acceleration in melting. Scientists revealed in 2019 that ice is being lost from Greenland seven times faster than it was in the 1990s, pushing up previous estimates of global sea level rise and putting 400 million people at risk of flooding every year by the end of the century.

More recent research has found that Antarctica is also losing mass at a galloping rate. However, one can observe a mass gain in the Atlantic sector of East Antarctica caused by an increase in snowfall, which helps mitigate the enormous increase in mass loss that has been seen in the last two decades in other parts of the continent.

The research has insisted on the dangers posed by the current acceleration of global warming, even as the world’s attention is gripped by the coronavirus crisis. Crucial climate talks (COP 26) are set to be held later this year in Glasgow, although the wave of cancellations triggered by the virus has threatened to undermine this diplomatic effort.

Source: The Guardian.

Source : NASA Earth Observatory

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité éruptive dans le monde

Un séisme de magnitude M 4,8 a été enregistré la partie nord-est de la caldeira du Bárðarbunga (Islande), sous la calotte glaciaire du Vatnajökull, le 20 avril 2020 à 3 h 54 ce matin. L’événement a été suivi de plusieurs répliques. Aucune activité volcanique n’a été détectée. Une secousse de magnitude M 4,5 avait déjà été enregistrée dans ce secteur le 5 janvier de cette année.
L’activité sismique s’est bien calmée ces derniers jours sur  la Péninsule de Reykjanes. La région reste toutefois sous contrôle étroit. On se souvient que l’on a observé récemment une activité sismique intense accompagnée d’une inflation. Les scientifiques islandais pensent que le phénomène a été provoqué par trois intrusions magmatiques sur la Péninsule de Reykjanes. Il semble que deux d’entre elles aient eu lieu à une profondeur de 3 à 4 km, au nord-ouest du Mont Þorbjörn, tandis que la troisième se serait produite à une profondeur de 8 à 13 km, sous le Mont Sýrfell plus à l’ouest. Le conditionnel est de rigueur car ces intrusions n’ont jamais été vraiment démontrées.
Source : IMO.

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Au Pérou, le niveau d’alerte volcanique est maintenu à la couleur Orange sur l’Ubinas et le Sabancaya. L’IGP précise que l’activité éruptive se maintient à un niveau bas sur l’Ubinas et à un niveau modéré sur le Sabancaya où l’on observe toujours quelques phases explosives.

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Comme je l’ai indiqué précédemment, l’activité éruptive reste intense en ce moment sur le Stromboli (Sicile), sans toutefois être exceptionnelle. Dans son dernier bulletin hebdomadaire, le Laboratorio Geofisico Sperimentale fait état de fortes explosions stromboliennes, avec une quinzaine d’événements chaque heure, localisées principalement dans le Cratère NE, tandis qu’un dégazage continu est observé dans la zone cratèrique Centre / Sud-ouest. Les émissions de SO2 et de CO2 restent stables sur des valeurs faibles. On observe parfois des débordements de lave qui génèrent des effondrements sur la Sciara del Fuoco.    .

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L’Etna (Sicile) a connu un bref épisode éruptif le 19 avril 2020 au matin. La webcam thermique a montré un épisode de fontaine de lave et un panache de cendre issu de la zone sommitale du volcan. Dans le même temps, le tremor montrait une hausse soudaine. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge à 07:24 (GMT) et ramenée à l’Orange à 12:26. L’événement avait pour siège le secteur du cratère sud-est, dans la « selle » entre l’ancien et le nouveau cratère SE. L’INGV indique que le panache de cendre s’est élevé à environ 5 km au-dessus du niveau de la mer avant de dériver vers l’est. De petites retombées ont été signalées à Zafferana Etnea.

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L’OVSICORI indique qu’une puissance explosion hydrothermale a été observée sur le Rincon de la Vieja (Costa Rica) le 19 avril 2020 à 10h16 (heure locale). Le nuage de vapeur et de cendre est monté jusqu’à environ 1500 mètres au-dessus du cratère.  L’événement a duré environ une minute. Des telles éruptions hydrothermales se produisent périodiquement sur le Rincon de la Vieja. Elles projettent de l’eau et des sédiments sur les hautes pentes du volcan.

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En raison d’une hausse de la sismicité depuis quelques jours, la couleur de l’alerte aérienne a été portée au Jaune pour le Lokon-Empung (Indonésie). Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4). Il est rappelé aux habitants et aux touristes de ne pas s’approcher du cratère dans un rayon de 1,5 km.
Source: CVGHM.

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On observe toujours une belle activité éruptive sur le Semeru (Indonésie) avec la projection de matériaux incandescents au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est rappelé au public de rester en dehors du rayon de 1 km du sommet et de 4 km sur le flanc SSE.
Source: CVGHM.

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GeoNet indique qu’il n’y a eu aucun survol de White Island (Nouvelle-Zélande) au cours des trois dernières semaines. Les instruments sur l’île révèlent qu’il n’y a pas eu de changements significatifs dans les émissions de SO2, que la sismicité reste faible et que l’activité dans la zone des bouches actives semble ne pas avoir évolué depuis début mars. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Jaune. L’accès de l’île reste interdit aux touristes.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne est Orange pour le Klyuchevskoy et le Sheveluch et Jaune pour le Bezymianny. Elle reste Orange pour l’Ebeko dans les Kuriles du Nord
Source: KVERT.

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Here is some news of eruptive activity around the world

An M 4.8 earthquake was recorded in the northeast part of the Bárðarbunga caldera (Iceland), under the Vatnajökull ice cap, on April 20th, 2020 at 3:54 am. The event was followed by several aftershocks. No volcanic activity was detected. An M 4.5 earthquake had already been recorded in this area on January 5th of this year.
Seismic activity has decreased in recent days on the Reykjanes Peninsula. However, the region is still closely monitored. One should not forget that an intense seismic activity was recorded recently, accompanied by inflation. Icelandic scientists believe the phenomenon was caused by three magmatic intrusions on the Reykjanes Peninsula. Two of them seem to have taken place at a depth of 3 to 4 km, north-west of Mount Þorbjörn, while the third one probably occurred at a depth of 8 to 13 km, under Mount Sýrfell, further west. The conditional is essential because these intrusions have never been really demonstrated.
Source: IMO.

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In Peru, the volcanic alert level is kept at Orange on both Ubinas and Sabancaya. IGP specifies eruptive activity is at a low level on Ubinas and moderate on Sabancaya where there are still some explosive episodes.

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As I put it before, eruptive activity remains intense on Stromboli (Sicily), even if it is not exceptional. In its last weekly bulletin, the Laboratorio Geofisico Sperimentale reports strong strombolian explosions, with around fifteen events per hour, located mainly in the NE Crater, while continuous degassing is observed in the Central / Southwest crater area . SO2 and CO2 emissions remain stable at low values. There are sometimes lava overflows which generate block collapses on the Sciara del Fuoco. .

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Mt Etna (Sicily) went through a short eruptive episode on April 19th, 2020 in the morning. The thermal webcam showed an episode of lava fountain and an ash plume rising from the summit area of ​​the volcano. At the same time, the tremor showed a sudden increase. The aviation color code was raised to Red at 07:24 (GMT) and was lowered to Orange at 12:26. The event was located in the Southeast crater area, in the « saddle » between the old and the new SE crater. INGV reported that the ash plume rose approximately 5 km above sea level before drifting east. Minor ashfall was reported in Zafferana Etnea.

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OVSICORI informs us that a strong hydrothermal explosion took place at Rincon de la Vieja (Costa Rica) at 10:16 (local time) on April 19th, 2020. A steam and ash plume rose about 1500 m above the crater. The eruption lasted approximately 1 minute.

Hydrothermal explosions periodically occur at the volcano  They usually eject water and sediment onto the upper flanks of the volcano.

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Because of an increased number of volcanic earthquakes over a few days the Aviation Color Code was raised to Yellow for Lokon-Empung (Indonesia). The volcano Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4). Residents and tourists are reminded not to approach the crater within a radius of 1.5 km.

Source: CVGHM.

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Eruptive activity is still observed on Semeru (Indonesia) with incandescent material ejected above the crater. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is reminded to stay outside the 1-km radius from the summit and 4 km on the SSE flank.

Source: CVGHM.

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GeoNet indicates that there have been no overflights of White Island (New Zealand) during the past three weeks. The instruments on the island reveal there were no significant changes in SO2 emissions, that seismicity remains low, and that the active vents area appear unchanged since early March. The Volcanic Alert Level remains at 2 and the Aviation Color Code remains at Yellow. Tourist visits to the island are prohibited.

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In Kamchatka the Aviation Color Code is Orange for Klyuchevskoy and Sheveluch and Yellow for Bezymianny. It is Orange for Ebeko in the Northern Kuriles

Source: KVERT.

Ça promet! // That shows promise!

Selon les Centres nationaux d’information environnementale de la NOAA, le premier trimestre 2020 a été le deuxième plus chauds jamais enregistré depuis 1880. Selon la NASA, c’est l’année 2020 qui a été la plus chaude jusqu’à présent.
Peu importe qui a raison ou tort, une chose est sûre: mars 2020 est le 423ème mois consécutif avec des températures dépassant la moyenne mondiale du 20ème siècle. 2019 avait été la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée, juste après 2016, mais sans l’influence d’El Niño. Les cinq années les plus chaudes ont été enregistrées depuis 2015.
Avec la chaleur précoce enregistrée cette année, les climatologues sont pratiquement certains que 2020 sera l’une des années les plus chaudes. A l’échelle de la planète, la température à la surface des terres et des océans est actuellement de 1,16 ° C supérieure à la moyenne. Des records ont été enregistrés à travers le monde, en particulier en Europe de l’Est et en Asie, où la température a été supérieure de 3°C à la moyenne.
Vers quels niveaux de température allons nous ? Les modèles climatiques se sont révélés remarquablement exacts jusqu’à présent, et on se rapproche désormais des prévisions du GIEC sur l’évolution du climat en 2015. Les villes seront les premières à ressentir la hausse des températures. Moscou et Londres devraient passer d’un niveau tempéré à sub-tropical, avec entre 3,5°C et 6°C au-dessus de la normale.
D’une manière générale, les études s’orientaient jusqu’à présent vers un réchauffement de près de 2°C d’ici la fin du siècle, même dans les scénarii les plus optimistes. Ce n’est malheureusement pas la trajectoire que nous sommes en train de suivre. Nous sommes maintenant bien plus près d’un scénario où la température mondiale augmenterait de plus de 4°C au-dessus des moyennes préindustrielles!
Source: Quartz.

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According to NOAA’s National Centers for Environmental Information, the first three months of 2020 are now the second-hottest on record going back to 1880. According to NASA, 2020 was the hottest year so far.

No matter who is right or wrong, one thing is certain : March 2020 marks the 423rd consecutive month with temperatures exceeding the 20th-century global average. 2019 was the second hottest year on record, following 2016. All five of the warmest years have been recorded since 2015.

The early heat this year makes it virtually certain that 2020 will place in the ranks of the hottest years. Global land and ocean surface temperatures were 1.16°C above average. Records were set across the globe, particularly in eastern Europe and Asia, where temperatures were 3.0°C above average.

How much hotter is it going to get? Global climate models have proved remarkably accurate, and the world is now running closer to those projected by Intergovernmental Panel for Climate Change in 2015. Cities will feel the heat sooner: Temperatures in cities such as Moscow or London are expected to shift from temperate to sub-tropical, rising 3.5°C to 6°C above normal.

Globally, up to now, research suggested we’d see close to 2°C warming by the end of century, even in the most optimistic scenario. Unfortunately, this is not the path we’re on. We are now far closer to a scenario that has global temperature rising more than 4°C above pre-industrial averages!

Source: Quartz.