Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : Dernières nouvelles // Latest news

8 heures (Heure métropole) : L’équipe scientifique de l’OVPF étant confinée, la surveillance de l’éruption du Piton de la Fournaise se fait à distance à l’aide des nombreux capteurs et des caméras installés sur le volcan.

En ce dimanche matin, l’éruption continue et le tremor affiche des valeurs stables. On note toutefois une nette reprise de la sismicité sous la zone sommitale avec pour conséquence la perte des données de l’une de ses stations située à proximité de la fissure éruptive. C’est pourquoi une demande de reconnaissance aérienne via la Section Aérienne de Gendarmerie (SAG) a été demandée afin d’avoir un retour visuel de la situation au niveau du site éruptif et voir si d’éventuelles nouvelles fissures se seraient ouvertes. Les émissions de CO2 dans le sol dans les secteurs de la Plaine des Cafres, Plaine des Palmistes connaissent de nouveau une hausse qui pourrait traduire la poursuite d’une ré-alimentation magmatique profonde.

Une acquisition  satellitaire a permis de constater le 4/4/2020 à 18h52 (heure locale) que le front de coulée se situait aux alentours de 800 m d’altitude (contre 1000 m d’altitude le 03/04 matin), soit environ à 3,3 km (contre 3,8 km le 03/04 matin) de la RN2.

La lave atteindra-t-elle la route? Personne ne le sait! Comme on peut lire dans le toujours excellent Journal de l’Ile, « sauf maintien ou augmentation de débit, ce n’est pas pour demain. »  La lave a mis déjà trois jours pour parcourir les 4 km les plus faciles avec la  descente des Grandes pentes. Il lui reste désormais 2,7 km de pente peu soutenue où elle ralentira forcément sa progression. Il na faudrait pas oublier, non plus, que le Piton nous a aussi habitués à cesser brusquement toute activité!

++++++++++

14 heures (heure métropole) : Le survol du site éruptif souhaité par l’OVPF a été effectué par les gendarmes du SAG vers 10h30 (heure locale). Le front de coulée a pu être localisé avec précision. Il se situait à 550 m d’altitude soit à environ 2,7 km de la RN 2 (contre 800 m d’altitude et 3 km de la route le 4 avril dans la soirée).

L’OVPF indique qu’à partir de 400m d’altitude la pente sera nettement moins forte, ce qui aura pour conséquence de ralentir la progression de la lave.

Source : OVPF.

———————————————–

8:00 (Paris time) : Because of the lockdown, the OVPF scientific team is monitoring the eruption of Piton de la Fournaise from a distance using the numerous sensors and cameras installed on the volcano.
On this Sunday morning, the eruption continues and the tremor displays stable values. There is, however, a clear resumption of seismicity under the summit area; it caused the loss of data from one of the stations located near the eruptive fissure. This is why OVPF asked for aerial reconnaissance via the Air Force Gendarmerie Section (SAG) in order to have a visual feedback of the situation at the eruptive site and to see if any new fissures have opened. CO2 emissions in the soil in the Plaine des Cafres and Plaine des Palmistes are once again on the rise, which could reflect the continuation of deep magma feeding.
A satellite acquisition made it possible to note on April 4th,/2020 at 18:52 (local time) that the flow front was around 800 m above sea level (against 1000 m above sea level on April 3rd in the morning), or approximately 3.3 km (compared to 3.8 km on April 3rd in the morning) from RN2.

++++++++++

14:00 (Paris time) :The above mentioned overflight of the eruptive site was carried out by the SAG gendarmes at about 10:30 am (local time). The flow front could be located with precision. It was 550 m above sea level, about 2.7 km from RN 2 (compared to 800 m above sea level and 3 km from the road on the evening of April 4th).
OVPF indicates that from 400m above sea level the slope will be much less steep, which will slow down the progression of the lava.
Source: OVPF.

 

Position de la coulée au vu des images satellitaires (Source: OVPF)

Photo prise par les gendarmes au cours du survol de ce matin

La vérité sur l’ours polaire // The truth about polar bears

L’ours, qu’il soit brun, noir ou blanc, reste une créature presque mythique. Nous l’avons vu au cinéma, à la télévision ou au zoo, et le nounours en peluche a souvent bercé notre enfance.
S’agissant des ours polaires (Ursus maritimus), on a entendu tout et n’importe quoi ces dernières années à propos de leur nombre. Certaines voix disent qu’il augmente, tandis que d’autres affirment que l’espèce est au bord de l’extinction.
Cette confusion sur le nombre d’ours polaires est assez normale car certaines populations augmentent, tandis que d’autres diminuent. Il n’existe pas de population uniforme de ces plantigrades. Les chercheurs les ont répertoriés en 19 sous-populations.
On observe une diminution du nombre de populations à proximité de la baie d’Hudson au Canada, car la glace de mer fond rapidement, jusqu’à disparaître, et les ours de la région dépendent de la glace de mer pour leur survie. La population d’ours polaires dans cette zone a diminué de 24% en 30 ans avec 850 animaux aujourd’hui contre 1200 dans le passé. Les ours polaires près de Churchill (Manitoba) sont souvent affamés et doivent se diriger vers le nord pour chasser les phoques qui constituent l’essentiel de leur nourriture. Cependant, les sous-populations les plus septentrionales se maintiennent et certaines voient même leur nombre augmenter.
Un facteur clé de la survie de l’ours polaire est la présence de glace de mer. Les scientifiques ont observé une très forte corrélation entre la disparition de la glace de mer et la densité des ours polaires. Les chercheurs de Polar Bear International signalent une perte de glace moins spectaculaire dans les régions situées au nord de la baie d’Hudson où les populations d’ursidés restent stables ; certaines sont même en augmentation.
En raison du très vaste habitat de l’ours polaire, la précision des données concernant les populations peut varier considérablement. Dans les zones plus proches de la civilisation, comme la baie d’Hudson, les données sont facilement accessibles, mais pour la zone proche de la côte russe, qui est un territoire inhabité, il n’y a presque pas de données. Le comptage des ours polaires s’effectue de plusieurs manières. Des méthodes traditionnelles sont encore utilisées aujourd’hui, avec les relevés aériens et le marquage d’animaux. Une fois que les ours sont repérés par la voie aérienne, les chercheurs au sol immobilisent et marquent les ours individuellement et voient combien sont identifiés sur une certaine période de temps. Une nouvelle technique utilisée est le marquage génétique: grâce à des échantillons de poils ou à une biopsie cutanée obtenus lors de l’immobilisation de l’ours. Les chercheurs peuvent alors identifier génétiquement des ours individuellement. Cela permet d’obtenir des données plus précises.
Les ours polaires sont-ils appelés à disparaître complètement ? La plupart des scientifiques restent optimistes. Alors que la glace de mer fondra probablement dans sa totalité dans les régions les plus au sud, le WWF s’efforce de protéger une vaste zone connue sous le nom de Last Ice Area située entre le Canada et le Groenland et où la glace de mer devrait persister pendant l’été.
Avec environ 22 000 à 31 000 ours polaires encore en vie dans le monde, la survie de ces animaux est un enjeu majeur. Contrairement à ce que prétendent beaucoup de gens, les ours polaires ne vont pas disparaître au cours des prochaines années. Au vu des estimations actuelles il y aura un déclin d’un tiers de leur population d’ici 2050. La survie des ours polaires dépendra des décisions prises pour ralentir le réchauffement climatique d’ici la fin de ce siècle. Une chose est sure : Sans glace de mer, il n’y aura plus d’ours polaires.
Source: Global News.

————————————————

The bear, whether brown, black or white, remains an almost mythical creature, with many of us having seen them on a screen or at the zoo, and having cuddled teddy bears as babies.

As far as polar bears (Ursus maritimus) are concerned, there has been confusion in recent years over whether polar bear numbers are increasing, or they are on the brink of extinction.

The confusion over polar bear numbers is justified, as some populations are increasing, while others are declining. There is not a uniform population of these plantigrades. They cannot be viewed as one whole, as researchers have categorized them into 19 subpopulations.

There is a decline in numbers in populations located near Hudson Bay as sea ice completely melts in the summer, and these bears are dependent on sea ice for survival. The polar bear population in this area has declined by 24% in 30 years with 850 animals today versus 1200 in the past. Polar bears near Churchill, Manitoba, are often going hungry or travelling north for a longer seal-hunting season. However, subpopulations farther north are holding steady, with some even reporting an increase in numbers.

One key factor in polar bear survival is the presence of sea ice. Scientists have observed a very strong correlation between sea ice loss and changes in polar bears’ abundance. Researchers at Polar Bear International are reporting less dramatic ice loss at regions north of Hudson Bay, and this is contributing to these populations remaining stable, with some even increasing.

Due to the large area that the polar bear region covers, data accuracy can vary immensely. In areas closer to civilisation, like Hudson Bay, the data is easily accessible, but for the area near coastal Russia, which is uninhabitable territory for humans, there is almost no data. Polar bear counts are conducted in several ways. Several traditional methods still employed today are aerial surveys and mark-and-recapture, where researchers on the ground tag individual bears and see how many are recaptured over a period of time. A newer method that is used is genetic mark-and-capture: Through hair samples or skin biopsy you can genetically identify individual bears. This allows for more accurate data.

As for whether or not polar bears will go completely extinct, most scientists remain optimistic. While sea ice may completely melt in southern regions, WWF is working on an initiative to protect an area known as the Last Ice Area. This is a large northern area between Canada and Greenland where summer sea ice is expected to persist.

With an estimated 22,000 to 31,000 polar bears left around the world, the survival of these animals is critical. Polar bears are not going to be extinct in the next few years, as many people say. According to the current estimate, by 2050 there will be a one-third decline in the population. What needs to be remembered is the decisions that we make right now are very important, as we are making decisions about the climate for the rest of the century. With no polar ice, there will not be polar bears.

Source: Global News.

Ours polaire dans le Manitoba (Photo: C. Grandpey)