L’Everest est fermé, mais reste une poubelle! // Everest closed, but still a garbage dump!

C’est bien connu : les expéditions d’alpinistes qui se rendent sur l’Everest dans l’espoir d’atteindre le sommet laissent beaucoup de déchets derrière elles, à tel point que la montagne a été surnommée «la plus haute poubelle du monde». Des tentes fluorescentes, du matériel d’escalade abandonné, des bonbonnes de gaz vides et des excréments humains jonchent le trajet emprunté jusqu’au sommet qui culmine à 8 848 mètres. J’ai déjà attiré l’attention sur ce problème dans une note mise en ligne le 19 juin 2018.
En raison de la pandémie de COVID-19, tous les accès à l’Everest ont été fermés, que ce soit du côté chinois ou népalais. Une seule expédition chinoise a escaladé le côté nord cette saison.
La montagne est déserte et les sherpas sont au chômage. Cette situation inhabituelle offrirait une belle occasion de nettoyer la montagne et la débarrasser de tous les déchets. Cela donnerait également du travail aux sherpas qui n’auront pas de revenus cette saison.
Cependant, la campagne de nettoyage ne semble pas près de démarrer. Le gouvernement népalais a rejeté cette idée. En mars 2020, les autorités ont suspendu les permis pour toutes les expéditions, quelles qu’elles soient, suite à l’épidémie de coronavirus. Cette décision a obligé l’armée népalaise à annuler une ambitieuse campagne de nettoyage de six montagnes, dont l’Everest.
Il est clair qu’un nettoyage des pentes de l’Everest est urgent. L’année dernière, une équipe de 14 personnes a passé six semaines à récupérer des déchets au camp de base de l’Everest et au Camp 4, à près de 8 000 mètres d’altitude. Quatre cadavres ont été évacués, ainsi que plus de 10 tonnes de bouteilles en plastique, de canettes et de matériel d’escalade. Tout cela ne représente qu’une fraction des déchets sur l’Everest. Les camps les plus difficiles à atteindre restent jonchés de détritus et de matériel abandonné. Comme il n’y a plus personne sur la montagne, il serait beaucoup plus facile et plus rapide pour les sherpas de la nettoyer et de redescendre dans la vallée une grande quantité de déchets.
Comme je l’ai écrit précédemment, les alpinistes étrangers paient au moins 30 000 dollars pour s’attaquer à l’Everest, mais les Népalais disent que ces gens se soucient peu de l’environnement. Le Népal prélève une caution de 4 000 dollars qui est restituée si chaque visiteur rapporte au moins huit kilos de déchets. En réalité, à peine la moitié des alpinistes revient avec des détrituss. Au printemps de l’année dernière, la fenêtre d’escalade qui commence normalement en avril a vu un nombre record d’alpinistes ; 885 personnes ont tenté d’atteindre le sommet de l’Everest.

La pandémie de COVID-19 aura au moins eu un avantage. Avec la chute des émissions de gaz polluants, l’atmosphère s’est purifiée dans l’Himalaya et on peut actuellement apercevoir les hauts sommets de la chaîne himalayenne depuis 200 kilomètres de distance, ce qui ne s’était jamais vu depuis plusieurs décennies.
Source: Yahoo News, AFP.

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It has been known for a long time that the mountaineering expeditions on Mount Everest leave a lot of garbage behind them, so much that the worlld’s highest mountain has been called “the highest garbage dump”. Fluorescent tents, discarded climbing equipment, empty gas canisters and human excrement litter the well-trodden route to the 8,848;-metre high summit. I drew attention to the problem in a post released on June 19th, 2018.

Because of the COVID-19 pandemic, all access to Mount Everest has been closed, whether on the Chinese or the Nepalese side. Only a Chinese team has climbed on the north side this season.

The mountain is empty and the sherpas are out of work. This unusual situation would  be a good opportunity to clean the mountain and get rid of the rubbish. It would also give employment to the sherpas who have lost this season’s income.

However, the cleanup campaign does not seem ready to start. Nepal’s government has rejected the initiative. In March 2020, authorities suspended permits for all mountain expeditions over the coronavirus outbreak, forcing the Nepal army to cancel an ambitious clean-up on six mountains including Everest.

Looking at the slopes of Mount Everest, it is clear that some cleanup is necessary. Last year, a 14-person team spent six weeks scouring for litter at the Everest base camp and at Camp 4, nearly 8,000 metres up. They cleared the mountain of four bodies and over 10 tonnes of plastic bottles, cans and climbing equipment. However, it was just a fraction of Everest’s rubbish, with the harder to reach camps still littered with abandoned gear. With the mountain empty, it would be much easier and faster for the sherpas to clean the mountain and they would be able to bring down a vast amount of trash.

As I put it before, foreign climbers pay at least $30,000 to tackle Everest but locals say they pay little attention to their environmental fallout. Nepal levies a $4,000 rubbish deposit for each team to be refunded if each climber brings back eight kilos of waste, but only half return with trash. Last year’s spring climbing window, which normally starts in April, saw a record 885 people summit Everest.

The COVID-19 pandemic will at least have an advantage. With the drop in emissions of polluting gases, the atmosphere has been purified in the Himalayas and one can now see the high peaks of the Himalayan range from 200 kilometers away, which had been impossible for several decades.

Source : Yahoo News, AFP.

Vue de l’Everest et du camp de base côté népalais (Source: Wikipedia)