Les lacs de lave se font rares sur Terre // Very few lava lakes on Earth

Il y a actuellement très peu de lacs de lave sur Terre.

J’ai longuement décrit la vidange du lac de lave dans le cratère de l’Halema’ma’uu lors de l’éruption du Kilauea à Hawaï en 2018.

En ce qui concerne Ambrym (Vanuatu), le dernier rapport GeoHazards informe le public que le niveau d’alerte volcanique a été réduit de 3 à 2. Le déclin de l’activité éruptive et la présence de fractures actives dans la partie sud-est d’Ambrym expliquent les changements apportés aux zones à risques (voir la carte ci-dessous). Les zones de danger dans la caldeira se limitent maintenant à 1 km autour du Benbow et à 2 km autour des cratères du Marum, y compris le Maben-Mbwelesu, le Niri-Mbwelesu et le Mbwelesu. Une zone de risque supplémentaire a été ajoutée au sud-est d’Ambrym, à moins de 1 km des fractures mentionnées ci-dessus.
Les dernières images et observations satellitaires confirment la présence de fractures actives qui se sont ouvertes dans le village de Paamal et ses environs, ainsi que le soulèvement du sol dans la zone côtière du sud-est d’Ambrym. Les fractures sont orientées dans la direction WSW-ENE. Les observations de ces fractures révèlent qu’il n’y a pas de vapeur qui s’en échappe, ni de coulées de lave ; on ne perçoit aucune odeur de gaz volcanique. Les fractures et le soulèvement du sol dans le sud-est d’Ambrym sont peut-être dus à la présence d’une d’un dyke qui se serait formé au moment de la vidange des lacs de lave dans les cratères sommitaux du Benbow et du Marum en décembre 2018, avec migration de la lave vers l’est de l’île. Cette activité a remodelé la forme de l’île et GeoHazards pense qu’elle pourrait influer sur les futures zones d’impact volcanique.
Ces observations indiquent également qu’une activité volcanique persiste au niveau de la caldeira, avec des émissions de vapeur et d’autres gaz provenant des cratères actifs, ainsi que des effondrements dans certaines zones autour des cratères actifs. Les lacs ou marmites de lave qui existaient dans les cratères du Benbow et du Marum ont disparu depuis le 16 décembre 2018.
Bien que la population ne ressente plus de fortes secousses, les observations actuelles et l’analyse des données confirment l’existence d’une sismicité qui pourrait continuer à affecter les fractures existantes, en particulier dans le sud-est d’Ambrym.

Le lac de lave de l’Erta Ale semble lui aussi connaître des difficultés avec de fortes variations de son niveau Au mois de septembre 2018, l’agence de voyage Volcano Discovery indiquait que le lac de lave restait actif et se trouvait à 75 mètres sous la lèvre du cratère nord du volcan. Cependant, le fort dégazage empêchait souvent de voir sa surface. ,

Deux amis qui viennent de rentrer d’Ethiopie indiquent que le lac de lave est petit et se trouve à plus de 100 mètres de profondeur. Sa surface est masquée par les gaz. Il continue à se vidanger. Mes amis ajoutent que tant que la ou les galeries évacueront la lave, il n’y aura pas de lac. Seul un effondrement ou un puissant séisme pourrait obstruer ces galeries et empêcher cette évacuation de la lave, ce qui permettrait au lac de se remettre en charge.

Un petit lac de lave existe au fond du cratère de l’Erebus mais son accès reste compliqué et peu de missions se rendent à son chevet. La dernière en date (voir ma note) du 13 janvier 2019 avait pour but l’étude des bactéries qui parviennent à se développer dans cet univers hostile.

Il existe toutefois des lacs de lave spectaculaires comme celui du Nyiragongo (République Démocratique du Congo) et son voisin Nyamuragira. Se renseigner sur la sécurité locale avant de se rendre dans ce pays. Voici une petite vidéo du lac de lave dans le Nyamuragira (février 2019): https://www.youtube.com/watch?v=utwABU8bS3g&fbclid=IwAR2j7dKMaOf4VZQqKkB5Tj-v1eHPWc_29rliOsJ69XNCh9TOuVJS0qmtFIM

En Amérique centrale, au Nicaragua, un chaudron de lave bouillonne au fond du Masaya.

Un conseil : Si vous décidez d’entreprendre un voyage (souvent coûteux) afin d’observer un lac de lave actif, renseignez vous sur son existence. Les descriptifs fournis par les agences de voyage peuvent ne pas être à jour!

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There are currently very few lava lakes on Earth.

I have long documented about the drainage of the lava lake in Halema’ma’u during the 2018 eruption of Kilauea Volcano in Hawaii.

As far as Ambrym (Vanuatu) is concerned, the latest GeoHazards report informs the public that the volcanic alerte level has been lowered from 3 to 2. This declined activity and the presence of active faults in the SE part of Ambrym contribute to the change of current danger zones of Ambrym volcano (see map below). The danger zones at the caldera are now reduced to 1 km around Benbow and 2 km around Marum craters including Maben-Mbwelesu, Niri-Mbwelesu and Mbwelesu. An additional area of risk at the South-East of Ambrym is now identified within 1 km from major cracks.

The latest satellite imagery and observations confirm the presence of open cracks and active faults in Paamal village and its vicinity and the uplift at the coastal area of South-East Ambrym. These fractures are oriented in the WSW-ENE direction. Observations of the crack surfaces confirm that there is no steam, no lava flows, not even any smell of volcanic gases in the cracks. Cracks and uplift in SE Ambrym may be due to the presence of a possible dyke that may form from the drainage of the main craters of Benbow and Marum at the summit and migrating beneath to the eastern part of the island in December 2018. This activity has reshaped the form of the island and may influence the future volcanic hazards impact areas.
These observations also indicate that the volcano activity at the caldera remains with emissions of steam and other gases from the active craters with collapses in some areas around the active craters. The lava lakes that used to exist in Benbow and Marum craters have disappeared since December 16th, 2018.

Though people are no longer feeling strong earthquakes, current observations and analysis of seismic data confirm an ongoing seismicity which may continue to affect the existing cracks, especially in the South-East Ambrym area.

The lava lake in Erta Ale volcano seems to be experiencing difficulties with strong fluctuations of its level. In September 2018, the Volcano Discovery travel agency reported that the lava lake remained active and was 75 metres below the rim of the northern crater of the volcano. However, the strong degassing often prevented from seeing its surface.
Two friends who have just returned from Ethiopia indicate that the lava lake is small and is more than 100 metres deep. Its surface can’t be seen because of the gases. The drainage continues. My friends add that as long as the gallery – or galleries – will evacuate the lava, there will be no lake. Only a collapse or a powerful earthquake could obstruct these galleries and stop this evacuation of the lava; this would allow the lake to refill.

A lava lake exists at the bottom of the crater of Mt Erebus but its access is very difficult and very few missions visit the volcano. The last one (see my post of January 13th, 2019 aimed at studying the bacteria that manage to survive in that hostile environment.

However, there are spectacular lava lakes such as Nyiragongo (Democratic Republic of Congo) and its neighbour Nyamuragira. Get informed about local safety before travelling to this country. Here is a short video of the lava lake in Nyamuragira (February 2019): https://www.youtube.com/watch?v=utwABU8bS3g&fbclid=IwAR2j7dKMaOf4VZQqKkB5Tj-v1eHPWc_29rliOsJ69XNCh9TOuJJs0qmtFIM

In Central America, in Nicaragua, a cauldron of lava bubbles at the bottom of Masaya Volcano

Just one piece of advice :  If you decide to start a (costly) journey to go and see an active lava lake, make sure such a lake still exists. The descriptions provided by the travel agencies are not always updated!

Lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u en 2017 (Crédit photo: IVO)

Nouvelle carte à risques de la caldeira d’Ambrym (Source: GeoHazards)

Les cratères de l’Erta Ale en 2008 (Source: Wikipedia)

Vue du sommet de l’Erebus (Source: Wikipedia)

Le lac de lave du Nyiragongo est actuellement le plus grand sur Terre. (Crédit photo: Wikipedia)

Mayotte : Missions en cours pour connaître la cause de la sismicité // Missions in progress to know the cause of seismicity

On va peut-être ENFIN connaître la cause de la sismicité qui affecte l’île de Mayotte depuis le mois de mai 2018. Les autorités françaises ont mis du temps à réagir, mais il semblerait qu’elles aient pris conscience de la gravité de la situation et de l’angoisse des habitants.

De récents relevés indiquent que Mayotte est victime d’un phénomène de subsidence. Autrement dit, l’île s’affaisse tout doucement vers l’est, en direction de l’essaim sismique qui sévit depuis mai 2018. Ce n’est pas vraiment un scoop car on sait depuis longtemps que Mayotte glisse naturellement dans l’océan à raison de 0,19 millimètres par an. Au vu de l’analyse de données GPS, il semblerait toutefois que la subsidence connaisse actuellement une accélération et pourrait être en moyenne de l’ordre de 8 centimètres si les dernières mesures sont confirmées. Ainsi, depuis le début de l’essaim sismique, Mtsangamouji se serait enfoncé de 6 cm, Bandrelé de 10 cm et Petite-Terre de 12 cm. Le mouvement de subsidence n’est pas uniforme car la partie orientale de l’île s’enfonce deux fois plus vite que la partie occidentale.

Le phénomène pourrait bien s’expliquer par la vidange d’une chambre magmatique située à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Petite-Terre, à une profondeur d’une trentaine de kilomètres. Selon un chercheur du CNRS, « si l’éruption dure un an (ce qui est possible) la subsidence moyenne de l’île de Mayotte pourrait être de l’ordre de 8 cm. Si la nature volcanique du phénomène est confirmée par d’autres données et si le débit est aussi élevé que ce que prédit notre modèle, le volume évacué de la chambre magmatique au bout d’un an pourrait avoisiner trois kilomètres cubes et il faudrait attacher une attention particulière aux déformations du sol en fond de mer dans la zone de la crise. »

Cette hypothèse devrait être vérifiée assez rapidement. Comme je l’indiquais dans une note précédente, plusieurs missions à terre et en mer ont été lancées à la fin du mois de février 2019. Elles étaient coordonnées par le CNRS, avec le soutien du BRGM, de l’IPGP, de l’IGN, de l’Ifremer et du Ministère de la Transition écologique et solidaire. Au cours de ces missions, les scientifiques vont tenter de découvrir les causes de l’activité sismique qui empoisonne la vie des Mahorais depuis plusieurs mois. Six balises ont été immergées et les résultats sont attendus d’ici six mois. L’État a débloqué un budget de 420 000 euros pour financer une opération en trois phases sur les côtes de Mayotte, mais aussi en métropole et sur les Îles Glorieuses.

Source : http://www.ipreunion.com/

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We may AT LAST know the cause of the seismicity that has affected the island of Mayotte since May 2018. The French authorities have been slow to react, but it seems that they have become aware of the seriousness of the situation and the anxiety of the inhabitants.
Recent surveys indicate that Mayotte is suffering from subsidence. In other words, the island is gently sinking towards the east, towards the source of the seismic swarm that has been felt since May 2018. This is not really a scoop because we have known for a long time that Mayotte is sliding naturally in the ocean at a rate of 0.19 millimetres a year. In the light of GPS data analysis, however, it appears that the subsidence is currently accelerating and could average about 8 centimetres if the latest measurements are confirmed. Thus, since the beginning of the seismic swarm, Mtsangamouji has sunk by 6 cm, Bandrele by 10 cm and Petite-Terre by 12 cm. The subsidence is not uniform because the eastern part of the island sinks twice as fast as the western part.
The phenomenon could well be explained by the drainage of a magma chamber located about fifty kilometres east of Petite-Terre, at a depth of about thirty kilometres. According to a CNRS researcher, « if the eruption lasts one year (which is possible) the average subsidence of the island of Mayotte could be of the order of 8 centimetres. If the volcanic nature of the phenomenon is confirmed by other data and if the lava output is as high as predicted by our model, the volume evacuated from the magma chamber after one year could be around three cubic kilometres and special attention should be paid to seabed deformations in the area where the crisis occurred.  »
This hypothesis will probably be verified fairly quickly. As I indicated in a previous note, several missions on land and at sea were launched at the end of February 2019. They were coordinated by CNRS, with the support of BRGM, IPGP, IGN, Ifremer and the Environment Ministry. During these missions, scientists will try to discover the causes of the seismic activity that has plagued the lives of the inhabitants of Mayotte for several months. Six beacons have been submerged and the results are expected within six months. The French government has granted a budget of 420,000 euros to finance a three-phase operation on the coast of Mayotte, but also in mainland France and the Glorious Islands.
Source: http://www.ipreunion.com/

Sismicité à Mayotte et dans toute la région (Source: BRGM)

Toujours plus de CO2 dans l’atmosphère // More and more carbone dioxide in the atmosphere

Un article publié dans la rubrique Environnement du site web de la chaîne de radio France Info aborde un sujet que j’ai développé à maintes reprises sur ce blog en essayant d’alerter les visiteurs sur la gravité de la situation.

L’article de France Info explique que la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère terrestre a atteint un pic en février. En effet, on a enregistré 411,66 parties par million (ppm) de CO2 sur le Mauna Loa à Hawaii, là où a été élaborée la Courbe de Keeling à laquelle je fais si souvent référence dans mes notes et au cours de mes conférences sur la fonte des glaciers. Cette courbe doit son nom à Charles Keeling, climatologue américain qui a commencé à mesurer le CO2 atmosphérique en 1958 à Big Sur en Californie avant d’installer un spectroscope infrarouge à l’observatoire du Mauna Loa à Hawaii  La courbe est publiée sur le site de la Scripps Institution of Oceanography :

https://scripps.ucsd.edu/programs/keelingcurve/

En février 2019, la station avait mesuré une concentration moyenne de 411,66 ppm, un taux mensuel jamais atteint. Le record vient à nouveau d’être battu le 9 mars 2019 avec 413,45 ppm. Du jamais vu, et surtout pas au mois de mars.

Cette succession de nouveaux records était prévisible. En effet, les émissions de CO2 étaient déjà en hausse de 2,7% en 2018. Ce qui inquiète les scientifiques avec ce nouveau record, c’est sa soudaineté. En général, les précédents maximums étaient dépassés en mars ou en avril, pas en février. Le record de 2018, à 411,31 ppm, avait été battu en mai. En principe, on observe le pic de CO2 au début du printemps, puis la concentration baisse quand les forêts vastes d’Amérique du Nord et d’Asie commencent à verdir.

Les climatologues américains de la Scripps Institution expliquent que « la récente hausse n’est pas surprenante face à des émissions sans précédent provenant des combustibles fossiles. »

Ce nouveau record va dans le sens d’une accélération plus générale annoncée. Selon le Met Office britannique, « la moyenne annuelle de concentration du CO2 sur le Mauna Loa sera plus haute de 2,75 ppm (± 0,58) en 2019 par rapport à 2018, selon nos prévisions. » Pour rappel, la teneur en CO2 était de 405,5 ppm en 2017.

De toute évidence, comme l’a démontré la dernière COP 24 en Pologne, tous les gouvernements s’en fichent.

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An article published in the Environment section of the France Info radio website tackles a topic I have repeatedly developed on this blog, trying to alert visitors to the seriousness of the situation.
The France Info article explains that the concentration of carbon dioxide in the Earth’s atmosphere reached a peak in February. In fact, scientists recorded 411.66 parts per million (ppm) of CO2 on Mauna Loa in Hawaii, where the Keeling Curve was developed. Ioften refer to this curve in my posts and during my conferencess on the melting of glaciers. This curve owes its name to Charles Keeling, an American climatologist who began measuring atmospheric CO2 in 1958 in Big Sur, California, before installing an infrared spectroscope at the Mauna Loa Observatory in Hawaii. The curve is published on the site of Scripps Institution of Oceanography:

https://scripps.ucsd.edu/programs/keelingcurve/

In February 2019, the station measured an average concentration of 411.66 ppm, a monthly rate never reached before. The record was again beaten on March 9th, 2019 with 413.45 ppm. This was never seen, especially in March.
This succession of new records was predictable. Indeed, CO2 emissions were already up 2.7% in 2018. What worries scientists with this new record is its suddenness. In general, the previous maximums were exceeded in March or April, not in February. The record of 2018, at 411.31 ppm, was beaten in May. Usually, the CO2 peak is observed in the early spring, then the concentration drops as the vast forests of North America and Asia begin to green.
Scripps Institution’s climatologists explain that « the recent rise is not surprising in the face of unprecedented emissions of fossil fuels. »
This new record goes in the direction of a more general acceleration that has been announced. According to the British Met Office, « the average annual concentration of CO2 on Mauna Loa will be higher by 2.75 ppm (± 0.58) in 2019 compared to 2018, according to our forecasts.” As a reminder, the CO2 rate was 405.5 ppm in 2017.
It seems quite clear, as the last COP 24 in Poland demonstrated, that the world’s governments don’t care a straw.

Vue de la Courbe de Keeling sur les six derniers mois

Le mystérieux volcan du Moyen Age // The mysterious volcano of the Middle Ages

L’excellente chaîne de télévision ARTE a diffusé en soirée le 9 mars 2019 un excellent documentaire intitulé « Le mystérieux volcan du Moyen Age ». Construit sur le mode du thriller, le film de 53 minutes entraîne le téléspectateur au cœur d’une enquête internationale sur un volcan mystérieux, berceau de l’une des plus grandes éruptions de ces dix mille dernières années.

Pendant plus de trente ans, des scientifiques du monde entier ont cherché le coupable. En vain. Ils savaient que l’éruption s’était déroulée vers la fin du Moyen Âge, au 13ème siècle, et pensaient qu’elle avait probablement eu un impact significatif le climat de notre planète.

Au début des années 2010, le géomorphologue volcanique Franck Lavigne (que je salue ici) et le volcanologue Jean-Christophe Komorowski décident de reprendre les recherches. Emaillé de superbes images d’éruptions et de coulées pyroclastiques, de témoignages et d’images de synthèse, le film suit leur enquête. Les deux scientifiques finissent par découvrir le responsable de cette méga éruption. Vous découvrirez son nom en regardant le film qui est disponible en rediffusion du 2 mars au 7 mai 2019 en cliquant sur le lien ci-dessous. Vous pourrez également le revoir sur la chaîne ARTE le vendredi 22 mars à 10h20

https://www.arte.tv/fr/videos/067061-000-A/le-mysterieux-volcan-du-moyen-age/?fbclid=IwAR2D2sd7JyBpTZJZtPe4H1m08_G46ZRavMWkwIIbbSqPCte982CaPD-07qc

J’avais consacré plusieurs notes à cette recherche de la vérité sur ce blog le 16 juin et le 12 août 2012, le 2 octobre 2013 et le 26 février 2017. J’expliquais dans ce dernier article qu’une équipe scientifique internationale avait revu à la baisse l’impact de l’éruption cataclysmale du volcan au Moyen Age. Jalousie scientifique ? Certainement. On sent poindre dans le documentaire ARTE une certaine déception de Clive Oppenheimer qui aurait bien voulu être le découvreur du volcan mystère. Pas de chance, les Français étaient déjà passés par là….

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The excellent TV channel ARTE broadcast in the evening on March 9th, 2019 an excellent documentary entitled « The mysterious volcano of the Middle Ages« . Built in a thriller mode, the 53-minute film takes the viewer to the heart of an international investigation into a mysterious volcano, the cradle of one of the greatest eruptions of the last ten thousand years.
For more than thirty years, scientists around the world have been looking for the culprit. In vain. They knew that the eruption occurred in the late Middle Ages, in the 13th century, and thought that it probably had a significant impact on our planet’s climate.
In early 2010, geomorphologist Franck Lavigne (whom I greet here) and volcanologist Jean-Christophe Komorowski decided to resume the research work. With great images of eruptions and pyroclastic flows, testimonials and computer-generated images, the film follows their investigation. The two scientists eventually discovered the volcano responsible for this mega eruption. You will discover its name by watching the film – which is available in rebroadcast from March 2nd to May 7th, 2019 – by clicking on the link below. You can also watch it on the ARTE channel on Friday, March 22nd at 10:20 am
https://www.arte.tv/fr/videos/067061-000-A/le-mysterieux-volcan-du-moyen-age/?fbclid=IwAR2D2sd7JyBpTZJZtPe4H1m08_G46ZRavMWkwIIbbSqPCte982CaPD-07qc

I had devoted several posts to the search for the truth on this blog on June 16th and August 12th, 2012, October 2nd, 2013 and February 26th, 2017. I explained in this last article that an international scientific team had reviewed the impact of the cataclysmal eruption of the volcano in the Middle Ages. Was it scientific jealousy? Certainly. In the ARTE documentary, one can feel some disappointment with Clive Oppenheimer who would have liked to be the discoverer of the mystery volcano. Hard luck, the French had already been there ….

Vue de la caldeira du Rinjani, avec le lac Segara Anak et le cône actif du Barujari (Capture d’image du documentaire)