Ça bouchonne sur le Mont Fuji (Japon) ! // Too many hikers on Mt Fuji (Japan) !

Selon un projet présenté par les préfectures de Yamanashi et de Shizuoka, le nombre de randonneurs sur le Mont Fuji (3776 m.) sera bientôt réduit de 25%. Les seuils tolérables pour deux des quatre sentiers conduisant au sommet ont été proposés lors d’une réunion le 15 février 2018, en réponse à un appel de l’UNESCO. Cela permettra de réduire le nombre de randonneurs et, par voie de conséquence, leur impact sur l’environnement naturel de la montagne.
Selon le projet, le nombre de randonneurs serait limité à 4 000 par jour sur le sentier Yoshida dans la préfecture de Yamanashi et à 2 000 par jour sur le sentier Fujinomiya dans la préfecture de Shizuoka. Selon le Ministère de l’Environnement, le nombre quotidien de randonneurs a atteint 4 544 sur le sentier Yoshida et 2 656 sur le sentier Fujinomiya au cours de la période juillet-septembre 2017.
Les quotas définitifs seront officiellement fixés lors d’une réunion en mars. Le gouvernement central devra rendre compte de la décision à l’UNESCO d’ici la fin du mois de novembre. Des seuils n’ont pas été proposés pour les sentiers de Subashiri et Gotenba dans la préfecture de Shizuoka parce qu’ils connaissent une fréquentation moindre.
Les statistiques sur le nombre de randonneurs sur le Mont Fuji ont commencé à être établies en 2005. Ce nombre a atteint environ 230 000, après avoir culminé à environ 320 000 en 2010. On a dénombré quelque 280 000 randonneurs en 2017. L’affluence est particulièrement perceptible à l’aube. Il faut environ 6 heures pour atteindre le sommet, et beaucoup de gens passent la nuit dans l’un des refuges afin d’arriver au sommet à l’aube pour le lever du soleil.
Le Mont Fuji a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2013 car c’est un lieu de culte pour les Japonais et il a servi d’inspiration pour des œuvres d’art telles que les peintures ukiyo-e et ses estampes gravées sur bois qui ont influencé les cultures outre-mer.
Source: Iournaux japonais.

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According to a plan presented by the Yamanashi and Shizuoka prefectures, the number of hikers on Mount Fuji would soon be reduced by up to 25 percent. The thresholds for two of the four trails to the summit were proposed at a meeting on February 15th, 2018 in response to a call by UNESCO to address the congestion on the 3,776-metre volcano, which may have an impact on the mountain’s natural environment and existence.

Under the plan, hikers would be limited to 4,000 climbers a day on the Yoshida trail in Yamanashi prefecture and 2,000 on the Fujinomiya trail in Shizuoka prefecture. According to the Environment Ministry, the number of climbers per day peaked at 4,544 on the Yoshida trail, and 2,656 on the Fujinomiya trail during the July-September 2017 climbing season.

An appropriate number of Mount Fuji hikers will be officially decided upon at a meeting of the council in March. The central government is expected to report the decision to UNESCO by the end of November. Thresholds were not put forward in the plan for the Subashiri and Gotenba trails in Shizuoka Prefecture because they do not experience severe congestion.

Statistics on Mount Fuji climbers started being kept in 2005. The number once dipped to about 230,000, after peaking at about 320,000 in 2010. There were about 280,000 climbers in 2017. Congestion is particularly notable around sunrise. It takes about 6 hours to hike to the top, and many people stay overnight at one of the huts on the mountain so they can arrive at the summit at dawn.

Mount Fuji was registered as a UNESCO world cultural heritage site in 2013 for reasons including it being an object of worship for Japanese people and an inspiration for art such as ukiyo-e paintings, which went on to influence overseas cultures.

Source : Japanese newspapers.

Reflet du Mont Fuji dans le lac Kawaguchi, l’une des Trente-Six Vues du Mont Fuji de Katsushika Hokusai.

Les glaciers à Bordeaux (Gironde) !

Je présenterai le jeudi 1er mars 2018 une conférence intitulée « Glaciers en péril – Les effets du changement climatique » dans le cadre de l’Université du Temps Libre de Bordeaux (Gironde). Elle aura lieu à 15 heures à l’Athénée Municipal – Place Saint-Christoly.

Tempêtes, glissements de terrain et autres catastrophes naturelles se multiplient. Elles sont la conséquence du changement climatique.   Lors de mes voyages à travers le monde pour étudier les phénomènes volcaniques, j’ai eu l’occasion de parcourir des terres nordiques – en particulier l’Islande, le Canada et l’Alaska – et de me rendre compte de l’impact du réchauffement climatique sur les glaciers. L’approche terrestre et les survols ne laissent pas le moindre doute sur leur recul. Plus près de nous, dans les Alpes, les glaciers sont en passe de devenir une espèce en voie de disparition.
Aucun continent ne semble épargné, pas plus l’Afrique et les neiges du Kilimandjaro que l’Asie avec la chaîne himalayenne. Une prise de conscience est urgente, faute de quoi notre société sera confrontée à de graves problèmes.
Cette nouvelle conférence a pour but de sensibiliser la population à une catastrophe annoncée. Elle s’accompagne d’un diaporama en fondu-enchaîné sonorisé illustrant la situation glaciaire en Alaska.

A l’issue de la séance, les spectateurs pourront se procurer les ouvrages Terres de Feu, Mémoires Volcaniques, Dans les Pas de l’Ours, ainsi que des CD d’images. Pour rappel, Volcanecdotes et Killer Volcanoes sont épuisés.

(Photos: C. Grandpey)

Prochaines conférences en 2018 :

  • « Volcans et risques volcaniques » à Ruelle (Charente) le 7 mars.
  • « Glaciers en péril » le 13 mars à Tonneins (Lot-et-Garonne).

Plus d’informations (horaires et lieux) sur ces conférences dans les prochaines semaines.

Météo et Climat // Weather and Climate

Il fait froid en ce moment en Europe continentale et en particulier en France. Cette vague de froid est annoncée depuis plusieurs jours. Une langue d’air arctique très froid a plongé plus au sud que d’habitude. Ce phénomène est lié à un brusque événement de réchauffement stratosphérique – également appelé réchauffement explosif – qui a eu lieu à environ 30 km au-dessus du pôle Nord la semaine dernière. La température a alors brusquement  augmenté de 46°C, passant de -82°C à environ -35°C. Ce réchauffement résulte d’un arrêt des vents d’ouest qui soufflent habituellement en haute altitude et provoque souvent un changement de temps au-dessus de l’Europe.
Alors que l’Europe continentale frissonne, l’Est des États-Unis connaît le mois de février le plus chaud jamais enregistré, après la vague de froid qui a frappé la région à la fin de l’année 2017. Dans le même temps, l’Arctique affiche des températures supérieures de plus de 25 degrés Celsius à la normale. Ce pic énorme de température dans l’Arctique est une preuve supplémentaire que le climat de la région se transforme rapidement. Selon l’Institut Météorologique Danois, les 19 et 20 février 2018, la station météorologique la plus septentrionale du monde, à l’extrémité nord du Groenland, a connu pendant plus de 24 heures des températures supérieures à zéro.
L’air chaud envahit l’Arctique de tous les côtés. De l’autre côté de l’Amérique du Nord, un air anormalement doux s’est déversé sur le nord de l’Alaska le 19 février. Ainsi, la température à Utqiaġvik (autrefois Barrow) a atteint -1 ° C, soit 22 degrés au-dessus de la normale. Cette vague de douceur en Alaska s’est produite au moment où disparaissait en moins d’une semaine près du tiers de la glace couvrant la Mer de Béring, au large de la côte ouest de l’Etat.
Depuis le début de 2018, les températures dans l’ensemble de l’Arctique au nord de 80 degrés de latitude ont dépassé la moyenne d’environ 6 degrés Celsius, avec parfois de pointes de plus de 14 degrés Celsius au-dessus de la normale. La température normale moyenne en Arctique est d’environ -30 ° C.
Ces anomalies thermiques dans l’Arctique sont devenus monnaie courante en hiver au cours des dernières années. Une nouvelle hausse des températures devrait être observée en Arctique dans les prochains jours. Dans certaines régions, les températures devraient se situer à plus de 25 degrés, voire 30 degrés, au-dessus de la normale. Le mercure au pôle Nord pourrait bien dépasser 0°C entre le 22 et le 25 février.
Selon les services américains de météorologie, ces épisodes de réchauffement extrême pendant l’hiver en Arctique, autrefois rares, pourraient devenir de plus en plus fréquents si la planète continue à se réchauffer. Une étude publiée dans la revue Nature en 2016 a révélé que le déclin de la glace de mer dans l’Arctique facilite la diffusion de cette chaleur par les systèmes météorologiques. Selon la NOAA, la banquise arctique était à son plus bas niveau en janvier dernier. Il n’y a aucun signe d’un retour de l’Arctique aux conditions froides des dernières décennies.
En guise de conclusion de cette note, je voudrais rappeler qu’il faut faire la différence entre les mots « météo » et « climat ». « Météo » fait référence à des phénomènes locaux qui peuvent durer quelques jours ou quelques semaines, comme la vague de froid actuelle en Europe. A l’opposé, le mot « climat « fait référence à des variations sur de longues périodes, plusieurs mois ou plusieurs années.

Malgré la vague de froid qui a sévi aux États-Unis à la fin de 2017 et des conditions semblables en Europe en février 2018, il est probable que 2018 confirmera la tendance à la hausse des températures à l’échelle de la planète.

Source: The Washington Post.

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It is cold at the moment in continental Europe and especially in France. This cold wave had been predicted for several days. Very cold Arctic air has dipped down south more than usual. This change in weather is linked to a Sudden Stratospheric Warming (SSW) event that took place some 30 km above the North Pole last week when the temperature suddenly rose by about 46 °C, from -82 °C to about -35 °C. This warming results from a breakdown of the usual high-altitude westerly winds and often leads to a switch in weather over Europe.

While continental Europe is shivering with cold, the Eastern United States simmers in some of its warmest February weather ever recorded, after the very cold snap at the end of 2017. Meantime, the Arctic is also stewing in temperatures more than 25 degrees Celsius above normal. This latest huge temperature spike in the Arctic is another striking indicator of its rapidly transforming climate. On February 19th and 20th, 2018, the northernmost weather station in the world at the northern tip of Greenland, experienced more than 24 hours of temperatures above freezing according to the Danish Meteorological Institute.

Warm air is spilling into the Arctic from all sides. On the opposite end of North America, abnormally mild air also poured over northern Alaska on February 19th, where the temperature in Utqiaġvik (previously known as Barrow) soared to a record high of -1°C, 22 degrees above normal. The warmth over Alaska occurred as almost one-third of the ice covering the Bering Sea off Alaska’s West Coast vanished in just over a week during the middle of February.

Temperatures over the entire Arctic north of 80 degrees latitude have averaged about 6 degrees Celsius above normal since the beginning of 2018, sometimes spiking over 14 degrees Celsius above normal. The normal temperature is around -30°C.

These kinds of temperature anomalies in the Arctic have become commonplace in winter in the past few years. Some of the most extreme warmth of the year so far is forecast to flood the Arctic in coming days, with a number of areas seeing temperatures that exceed 25 degrees above normal and up to 34 degrees above normal. The mercury at the North Pole could well rise above freezing between February 22nd and 25th..

An analysis from Climate Central said these extreme winter warming events in the Arctic, once rare, could become commonplace if the planet continues warming. A study in the journal Nature published in 2016 found the decline of sea ice in the Arctic is making it easier for weather systems to transport this heat polewards. According to NOAA, Arctic sea ice was at its lowest extent on record this past January. The Arctic shows no sign of returning to reliably frozen region of recent past decades.

As a conclusion of this post, I’d like to remind people that they should make the difference between the words “weather” and “climate”. “Weather” refers to local phenomena that may last a few days or a few weeks, like the current cold wave in Europe. “Conversely, “climate” refers to global weather patterns over a long period of time several months or several years).

Despite the cold snap in the U.S. in late 2017 and a similar cold wave in Europe in February 2018, it is likely that 2018 will confirm the upward trend of global temperatures.

Source: The Washington Post.

Photo: C. Grandpey

Pour une Journée Internationale des Volcans // For an International Day of Volcanoes

À l’initiative de Jeannie Curtis et Tanguy de Saint Cyr, une proposition va être émise auprès des Nations Unies pour mettre sur pied une Journée Internationale des Volcans. Elle aura lieu chaque année le 10 avril, date anniversaire de l’éruption du Tambora en Indonésie.

Afin de soutenir cette proposition, n’hésitez pas à signer la pétition en ligne, accessible à l’adresse suivante :

https://www.thepetitionsite.com/fr/473/756/887/support-a-proposal-to-united-nations-for-an-international-day-of-volcanoes/

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On the initiative of Jeannie Curtis and Tanguy de Saint Cyr, a proposal will be made to the United Nations to set up an International Day of Volcanoes. It will be celebrated every year on April 10th, anniversary of the eruption of Tambora Volcanoin Indonesia.
To support this proposal, don’t hesitate to sign the online petition, accessible at the following address:

https://www.thepetitionsite.com/fr/473/756/887/support-a-proposal-to-united-nations-for-an-international-day-of-volcanoes/

Nouvelles du Mayon (Philippines) // News of Mayon Volcano (Philippines)

Aucune activité majeure n’a été observée sur le Mayon ces derniers jours. Cette activité consistait en fontaines de lave sporadiques et de faible intensité, coulées de lave et dégazage du cratère sommital. Les fontaines de lave généraient des panaches de cendre qui s’élevaient à 500 mètres au-dessus du sommet. Les coulées de lave ont parcouru jusqu’à 3,3 kilomètres, 4,5 kilomètres et 900 mètres dans les ravines Miisi, Bonga et Basud, depuis le cratère sommital. Les coulées pyroclastiques n’ont pas dépassé des longueurs de 4,6, 5,2 et 4,2 kilomètres dans les ravines Miisi, Bonga et Basud.
La sismicité reste élevée, ce qui s’explique par l’ascension du magma sous l’édifice et les épisodes de fontaines de lave. Les émissions de SO2 atteignaient une moyenne de 2148 tonnes / jour le 19 février 2018. Les données inclinométriques et GPS révèlent toujours une inflation de l’édifice due à sa mise sous pression par l’intrusion magmatique.
Le niveau d’alerte 4 est maintenu sur le Mayon.

Source : PHIVOLCS.
En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une vidéo de l’éruption réalisée début février par mon ami Thierry Sluys. Certaines séquences ont été filmées à partir d’un drone.

https://youtu.be/hu0j0jmJXIk

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No major outbreak of activity has been observed at Mayon Volcano during the past days. This activity was characterized by sporadic and weak lava fountaining, lava flow and degassing from the summit crater. The lava fountains generated ash plumes that rose 500 metres above the summit. Lava flows travelled as far as 3.3 kilometres, 4.5 kilometres and 900 metres in the Miisi, Bonga and Basud Gullies, respectively, from the summit crater. Pyroclastic flows remained confined within the farthest recorded reaches of 4.6, 5.2 and 4.2 kilometres on the Miisi, Bonga and Basud Gullies, respectively.

Seismicity remains elevated, corresponding to the recharge of magma beneath the edifice and lava fountaining events. SO2 emissions reached an average of 2,148 tonnes/day on 19 February 2018. Electronic tilt and continuous GPS still record an inflation of the edifice, consistent with pressurization by magmatic intrusion.

Alert Level 4 still remains in effect over Mayon Volcano.

Source : PHIVOLCS.

By clicking on the following link, you will see a video of the eruption shot by my friend Thierry Sluys early in February. Some sequences were filmed from a drone.

https://youtu.be/hu0j0jmJXIk

Crédit photo: Wikipedia

Grimsey (Islande) : Ça se calme // Seismicity is decreasing

Comme cela était prévisible (voir ma dernière note), on observe depuis hier 20 février 2018  un déclin de la sismicité sur la zone de fracture de Tjörnes et sur l’île de Grimsey (voir ci-dessous). L’essaim sismique avait une origine purement tectonique avec des événements majoritairement superficiels. L’Icelandic Met Office a indiqué à plusieurs reprises qu’aucun paramètre ne suggérait une ascension du magma. Il faut noter qu’au cours des dernières semaines c’est toute la zone de rift islandaise qui a été soumise à une hausse de la sismicité, depuis la Péninsule de Reykjanes où des séismes de magnitude supérieure à M 3,0 ont été enregistrés.

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Predictably (see my last post), since yesterday, February 20th, 2018, there has been a decline in seismicity along the Tjörnes Fracture Zone and on Grimsey Island (see below). The seismic swarm had a purely tectonic origin with mostly shallow events. The Icelandic Met Office has repeatedly stated that there were no parameters to suggest any magma ascent. It should be noted that over the last few weeks the entire Icelandic rift zone has been subjected to increased seismicity, starting from the Reykjanes Peninsula where earthquakes above M 3.0 have been recorded.

Source: IMO

Souvenirs volcaniques: L’éruption du Paricutin (Mexique) // Volcanic memories: The eruption of Paricutin (Mexico)

Il y a tout juste 75 ans, des êtres humains ont pu observer en direct la naissance d’un volcan. L’histoire se passe au Mexique. Le 20 février 1943, un fermier nommé Dionisio Pulido fut le premier à assister à cet événement exceptionnel. Pendant des semaines, la terre n’avait eu cesse de trembler autour du village d’Uruapan, à environ 300 kilomètres à l’ouest de Mexico, et la population locale entendait régulièrement le sol gronder. Le 20 février, la terre se souleva de près de deux mètres et une fracture apparut ; elle émettait de la cendre et de la vapeur avec un fort sifflement. Pendant la nuit, un cône de cendre a commencé à se former. Le nouveau volcan a été baptisé Parícutin, le nom d’un village voisin. De nombreux scientifiques vinrent visiter le site de l’éruption et la croissance du volcan a été soigneusement documentée.
Le Parícutin a surtout été actif au cours de sa première année de vie. Son style d’éruption a ensuite évolué. Après que la cendre ait formé un cône de 300 mètres de hauteur, de la lave a commencé à sortir des fractures. Elle a enterré la ville de San Juan Parangaricutiro, n’épargnant que le clocher de l’église qui sort encore aujourd’hui du champ de lave.
S’agissant du bilan, l’éruption du Paricutin n’a pas laissé la région indemne. Comme je l’explique dans mon livre Killer Volcanoes, après 1949, le volcan a connu des explosions vulcaniennes extrêmement violentes et, au final, un millier de personnes ont perdu la vie, sans parler des victimes de la foudre et des décès dus à des problèmes respiratoires.
Voici une vidéo de l’événement:
https://youtu.be/I2r7RTQ6SNk

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75 years ago, human beings could observe in real time the birth of a volcano. The story took place in Mexico. On February 20th, 1943, Dionisio Pulido, a local farmer, had the rare opportunity to observe this exceptional event. For weeks, there had been an increase in seismicity around the village of Uruapan, about 300 kilometres west of Mexico City, and rumblings could be heard by the local population. On February 20th, there was a ground uplift of nearly two metres and a fracture emitted ash and vapour with a loud hissing sound. During the night, a cone of ash began to form. The new volcano was named Parícutin, after a nearby village. Many scientists came to visit the site of the eruption. The growth of the volcano was carefully documented.

The Parícutin Volcano was most active in its first year. Its eruption style changed over time. After ash had formed a 300-metre-high cone, lava started to come out of the fractures. It buried the surrounding town of San Juan Parangaricutiro, leaving only the church steeple sticking out of the rocks.

Regarding the toll, the eruption of Paricutin did not leave the area unscathed. As I explain in my book Killer Volcanoes, after 1949, the volcano went through extremely violent vulcanian explosions and, in the end, a thousand people lost their lives, not to mention the victims of lightning and deaths due to respiratory problems.
Here is a video of the event:
https://youtu.be/I2r7RTQ6SNk

Source: Wikipedia