Ça bouchonne sur le Mont Fuji (Japon) ! // Too many hikers on Mt Fuji (Japan) !

Selon un projet présenté par les préfectures de Yamanashi et de Shizuoka, le nombre de randonneurs sur le Mont Fuji (3776 m.) sera bientôt réduit de 25%. Les seuils tolérables pour deux des quatre sentiers conduisant au sommet ont été proposés lors d’une réunion le 15 février 2018, en réponse à un appel de l’UNESCO. Cela permettra de réduire le nombre de randonneurs et, par voie de conséquence, leur impact sur l’environnement naturel de la montagne.
Selon le projet, le nombre de randonneurs serait limité à 4 000 par jour sur le sentier Yoshida dans la préfecture de Yamanashi et à 2 000 par jour sur le sentier Fujinomiya dans la préfecture de Shizuoka. Selon le Ministère de l’Environnement, le nombre quotidien de randonneurs a atteint 4 544 sur le sentier Yoshida et 2 656 sur le sentier Fujinomiya au cours de la période juillet-septembre 2017.
Les quotas définitifs seront officiellement fixés lors d’une réunion en mars. Le gouvernement central devra rendre compte de la décision à l’UNESCO d’ici la fin du mois de novembre. Des seuils n’ont pas été proposés pour les sentiers de Subashiri et Gotenba dans la préfecture de Shizuoka parce qu’ils connaissent une fréquentation moindre.
Les statistiques sur le nombre de randonneurs sur le Mont Fuji ont commencé à être établies en 2005. Ce nombre a atteint environ 230 000, après avoir culminé à environ 320 000 en 2010. On a dénombré quelque 280 000 randonneurs en 2017. L’affluence est particulièrement perceptible à l’aube. Il faut environ 6 heures pour atteindre le sommet, et beaucoup de gens passent la nuit dans l’un des refuges afin d’arriver au sommet à l’aube pour le lever du soleil.
Le Mont Fuji a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2013 car c’est un lieu de culte pour les Japonais et il a servi d’inspiration pour des œuvres d’art telles que les peintures ukiyo-e et ses estampes gravées sur bois qui ont influencé les cultures outre-mer.
Source: Iournaux japonais.

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According to a plan presented by the Yamanashi and Shizuoka prefectures, the number of hikers on Mount Fuji would soon be reduced by up to 25 percent. The thresholds for two of the four trails to the summit were proposed at a meeting on February 15th, 2018 in response to a call by UNESCO to address the congestion on the 3,776-metre volcano, which may have an impact on the mountain’s natural environment and existence.

Under the plan, hikers would be limited to 4,000 climbers a day on the Yoshida trail in Yamanashi prefecture and 2,000 on the Fujinomiya trail in Shizuoka prefecture. According to the Environment Ministry, the number of climbers per day peaked at 4,544 on the Yoshida trail, and 2,656 on the Fujinomiya trail during the July-September 2017 climbing season.

An appropriate number of Mount Fuji hikers will be officially decided upon at a meeting of the council in March. The central government is expected to report the decision to UNESCO by the end of November. Thresholds were not put forward in the plan for the Subashiri and Gotenba trails in Shizuoka Prefecture because they do not experience severe congestion.

Statistics on Mount Fuji climbers started being kept in 2005. The number once dipped to about 230,000, after peaking at about 320,000 in 2010. There were about 280,000 climbers in 2017. Congestion is particularly notable around sunrise. It takes about 6 hours to hike to the top, and many people stay overnight at one of the huts on the mountain so they can arrive at the summit at dawn.

Mount Fuji was registered as a UNESCO world cultural heritage site in 2013 for reasons including it being an object of worship for Japanese people and an inspiration for art such as ukiyo-e paintings, which went on to influence overseas cultures.

Source : Japanese newspapers.

Reflet du Mont Fuji dans le lac Kawaguchi, l’une des Trente-Six Vues du Mont Fuji de Katsushika Hokusai.

Séismes et volcans // Earthquakes and volcanoes

drapeau-francaisComme je l’indiquais dans une note précédente, le Mont Aso semble avoir connu une petite éruption avec un panache de vapeur d’une centaine de mètres de hauteur dans le sillage du deuxième séisme qui a secoué l’île de Kyushu. La photo de Franck Gueffier destinée à illustrer mon texte a été prise en 2015, époque où le volcan émettait déjà un panache de vapeur. Il est donc très difficile de dire si le Mont Aso a réagi aux secousses sismiques. Quoi qu’il en soit, comme l’a fait remarquer le correspondant de France Info au Japon, le Mont Aso est réputé pour la dangerosité de ses éruptions et un événement majeur pourrait priver d’électricité la centrale de Sendai, située à une centaine de kilomètres du volcan  et dont les deux réacteurs sont les seuls en activité au Japon depuis l’accident de Fukushima.

Lors de mes interventions en public, on me demande souvent s’il existe un lien entre les séismes et les volcans. Cette question m’a été posée à plusieurs reprises au moment du tremblement de terre (M 9) de Fukushima le 11 mars 2011. S’agissant de ce dernier événement, je n’ai pas relevé de modification dans le comportement des volcans nippons, en particulier du Mont Fuji qui était au centre des préoccupations des volcanologues japonais. Plusieurs volcans sont actifs ou potentiellement actifs au Pays du Soleil Levant, mais aucune éruption majeure n’a eu lieu après le désastre de Fukushima. Le Sakurajima a connu ses explosions habituelles, mais rien de vraiment extraordinaire.

Plusieurs régions du globe où l’on enregistre régulièrement des séismes hébergent des volcans. C’est le cas du Chili, de l’Indonésie ou encore du Vanuatu, liste à laquelle on pourrait ajouter la Sicile.

En 2008 (si ma mémoire est bonne !), des scientifiques britanniques avaient cru déceler un lien entre séismes et éruptions volcaniques au Chili. Pas impossible, mais il faudrait d’autres exemples ailleurs dans le monde pour affirmer une telle relation. Autant que je me souvienne, des éruptions majeures comme celle du Mont St Helens en 1980, du Pinatubo en 1991 ou encore du Merapi en 2010 n’ont pas été précédées de forts séismes d’origine purement tectonique.

Mon ami Claude Blot, directeur de recherches à l’ORSTOM, aujourd’hui disparu, avait réalisé une étude à ce sujet dans le sud-ouest Pacifique où il avait cru déceler une relation entre des séismes profonds et le déclenchement d’éruptions quelques semaines plus tard. Il avait appliqué les résultats de ses recherches au Stromboli, mais ça ne marchait pas toujours ! Vous trouverez un résumé de son travail à cette adresse :

http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_5/b_fdi_31-32/32961.pdf

Pour résumer la situation, on peut dire qu’un séisme tectonique se produit très souvent sans effet majeur sur l’activité volcanique. En revanche, quand une éruption volcanique se produit, on enregistre inévitablement à un moment ou un autre une hausse de l’activité sismique. La montée du magma produit des fracturations de roches parfaitement visibles sur les sismogrammes. Cette activité sismique liée à une éruption peut provoquer des dégâts aux localités situées sur les pentes du volcan, comme ce fut le cas, par exemple, en octobre 2002 sur l’Etna où des effondrements d’édifices ont été observés à Santa Venerina. De plus le tremor (vibrations continues au niveau du volcan) s’intensifie lui aussi. Pour vous en rendre compte, je vous invite à vous connecter sur le site de l’INGV au moment d’un paroxysme de l’Etna: http://www.ct.ingv.it/index.php?option=com_wrapper&view=wrapper&Itemid=202&lang=it

S’agissant du volcan sicilien, il n’a jamais été fait état de lien entre les séismes destructeurs qui ont frappé Messine en décembre 1908 et une activité éruptive du Montgibello. De nouvelles études permettront probablement de mieux cerner ce sujet au cours des années à venir.

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drapeau-anglaisAs I put it in a previous note, it looks as if Mount Aso went through a small eruption with a steam plume about 100 metres high in the wake of the second earthquake on Kyushu Island. Franck Gueffier’s photo to illustrate my text was taken in 2015, when the volcano already emitted a steam plume. So it is very difficult to say whether Mount Aso responded to the earthquakes. Nevertheless, as indicated by the correspondent of France Info in Japan, Mount Aso is known for the dangerousness of its eruptions and a major event could shut down power at the nuclear facility of Sendai, located a hundred kilometers from the volcano. Thetwo reactors are the only ones operating in Japan since the Fukushima accident.
During my public speaking, I am often asked if there is a link between earthquakes and volcanoes. I was asked the question several times after the M 9 earthquake that devastated Fukushima on March 11th, 2011. With regard to this event, I have not observed major changes in the behaviour of Japanese volcanoes, particularly Mount Fuji which was the main concern among Japanese volcanologists. Several volcanoes are active or potentially active in the Land of the Rising Sun, but no major eruption took place after the Fukushima disaster. Sakurajima had its usual explosions, but nothing really exceptional.
Several regions of the world where earthquakes are recorded also host volcanoes: Chile, Indonesia or Vanuatu, a list to which one could add Sicily.
In 2008 (if I remember correctly!), British scientists believed they had detected a link between earthquakes and volcanic eruptions in Chile. Maybe, but we need other examples around the world to affirm such a relationship. As far as I can remember, major eruptions like that of Mount St. Helens in 1980,  Mount Pinatubo in 1991 or Merapi in 2010 were not preceded by strong earthquakes with a purely tectonic origin.
My friend Claude Blot, Director of Research at ORSTOM, who has now left us, conducted a study on this topic in the southwest Pacific where he thought he had detected a relationship between deep earthquakes and eruptions triggered weeks later. He applied the results of his research to Stromboli, but it did not always work! You can find a summary of his work at:
http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_5/b_fdi_31-32/32961.pdf

To summarize the situation, we can say that a tectonic earthquake occurs very often without any major effect on volcanic activity. However, when a volcanic eruption occurs, an increase in seismic activity is inevitably recorded at one time or another. The ascent of magma produces rock fracturing that can be clearly seen on the seismograms. This seismic activity related to an eruption can cause damage to the communities located on the slopes of the volcano, as was the case, for example, in October 2002 on Mt Etna where buildings collapsed in Santa Venerina. In addition the tremor (the continuous vibration within the volcano) increases too. To realize this, I invite you to visit the INGV website during a paroxysm of Mount Etna:  http://www.ct.ingv.it/index.php?option=com_wrapper&view=wrapper&Itemid=202&lang=it

Regarding the Sicilian volcano, there has never been any report of a link between the destructive earthquakes that hit Messina in December 1908 and eruptive activity.
New studies will probably help us better understand this subject over the coming years.

Santa-Venerina-01

Santa-Venerina-02

Dégâts provoqués par un séisme sur l’Etna, dans le secteur de Santa Venerina.

(Photos: C. Grandpey)

Nouvelle carte d’évacuation du Mont Fuji (Japon) // New evacuation map for Mt Fuji (Japan)

drapeau francaisSuite à l’augmentation de l’activité volcanique sur plusieurs sites touristiques très fréquentés au Japon, en particulier le Mont Hakone, et l’éruption meurtrière au Mont Ontake, une nouvelle carte d’évacuation a été diffusée dans l’éventualité d’une éruption du Mont Fuji.
La période d’ascension du volcan commence le mois prochain et dure jusqu’à la mi-septembre. Les autorités locales ont mis en ligne une carte montrant les itinéraires d’évacuation pour les randonneurs et les simples touristes. Elle a été réalisée en fonction de quatre scénarios éruptifs basés sur l’emplacement des bouches potentiellement actives et la trajectoire que pourrait emprunter la lave. Les modèles s’appuient sur les éruptions connues qui ont eu lieu il y a 1000 ans et auparavant. Les autorités ont également organisé un exercice de simulation de catastrophe destiné aux entreprises touristiques locales et aux services d’urgence.
Le Mont Fuji attire environ 300 000 randonneurs chaque année et il est considéré comme un volcan actif. Il est toutefois difficile de prévoir une éruption avec précision car ce volcan, qui culmine à 3776 mètres, présente plusieurs bouches potentiellement actives.
Source: The Japan Times.

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drapeau anglaisIn the wake of increased volcanic activity at some popular tourist spots across Japan, especially Mount Hakone, and the deadly eruption at Mt Ontake, a new evacuation map has been released in the event of an eruption of Mount Fuji.

The climbing season for the volcano begins next month and runs through mid-September. Local authorities have posted an evacuation route map online for climbers and tourists that outlines four scenarios for how the mountain might blow. They are based on the vent’s location and the reach of lava. The models are based on known eruptions that took place 1,000 years ago and earlier. Authorities also held a disaster drill for local tourism businesses and the emergency services.

Mount Fuji draws roughly 300,000 climbers a year and is designated as an active volcano. However, it is difficult to predict how it might erupt as the 3,776-meter mountain has a number of possible vents.

Source : The Japan Times.

Fuji-blog

Crédit photo:  Wikipedia.

Exercice d’évacuation en cas d’éruption du Mont Fuji (Japon) // Mount Fuji eruption drill (Japan)

drapeau francaisPrès de 4000 personnes ont participé dimanche dernier à un exercice d’évacuation de grande envergure destiné à tester la réaction de la population à une possible éruption du Mont Fuji, quelques semaines après l’éruption du Mont Ontake qui a tué au moins 56 randonneurs.
Le Mont Fuji (3776 m.), à 100 kilomètres à l’ouest de Tokyo, a connu sa dernière éruption en 1707 mais les géologues l’ont inclus dans la liste des 47 volcans japonais censés entrer en éruption dans le siècle à venir.
Quelques 3900 habitants de 26 villes et villages dans les trois préfectures situées autour du volcan ont pris part à l’exercice. Ainsi, dans la ville de Gotemba, environ 800 personnes ont utilisé leurs propres véhicules et emprunté des routes prévues pour une évacuation car il y a très peu de transports en commun dans la localité. Les personnes âgées ayant besoin de soins ont été transférés par bus. Les pompiers, les policiers et soldats ont recherché les personnes qui ne pourraient pas être évacuées dans les délais.
L’exercice d’évacuation était prévu depuis trois ans mais l’éruption du Mont Ontake a obligé à l’effectuer avec encore plus de sérieux. Les autorités avaient imaginé que l’éruption avait lieu à une altitude d’environ 2000 mètres à 11 heures du matin, avec des nuages de cendre et de gaz montant à 20 km de hauteur, et des coulées de lave en provenance des cratères.
Dans les trois préfectures (Shizuoka, Yamanashi et Kanagawa), 470 000 personnes seraient obligées de quitter leurs habitations en raison de la cendre volcanique si le Mont Fuji connaissait une éruption semblable à celle prévue dans l’exercice. Les importants volumes de lave obligeraient 689 000 personnes à chercher refuge et les coulées couperaient les artères principales du pays, comme les voies ferrées à grande vitesse et les autoroutes le long de la côte Pacifique.
Source: Presse japonaise.

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drapeau anglaisNearly 4,000 people took part last Sunday in a mass evacuation drill to test responses to a possible eruption of Mount Fuji, weeks after nearby Mount Ontake erupted and killed at least 56 hikers.

Mount Fuji (3,776 m.), 100 kilometres west of Tokyo, last erupted in 1707 but geologists have included it as one of 47 volcanoes in the country believed to be at risk of eruption in the coming century.

Some 3,900 residents in 26 cities, towns and villages in three prefectures around the volcano took part in the drill. In the city of Gotemba, about 800 people used their own cars to evacuate along designated routes because public transportation is scarce there. Elderly people in need of care were moved by bus. Firefighters, police and troops searched for people who could not evacuate in time.

The Fuji drill had been planned for three years but, because of the Ontake eruption, it was conducted in a serious atmosphere. It was based on the scenario that an eruption occurred at a height of about 2,000 metres at 11 am with ash and smoke soaring 20 kilometres and lava flowing from craters.

In the three prefectures (Shizuoka, Yamanashi and Kanagawa),  470,000 people would be forced to evacuate due to volcanic ash in the event that Mount Fuji erupted on a scale similar to that envisaged in the exercise. Large amounts of lava would require 689,000 people to seek refuge and cut off the nation’s major arteries, such as a high-speed railway and an expressway, along the Pacific seaboard.

Source : Japanese newspapers.

Fuji-blog

(Crédit photo:  Wikipedia)

Le monstre des lacs du Mont Fuji (Japon) // Mount Fuji’s lake monster (Japan)

drapeau francaisAprès que le Mont Fuji ait été déclaré dans un « état ​​critique » par une équipe scientifique franco-japonaise, on peut se demander ce qui va advenir du monstre qui se cache dans les lacs autour du volcan si une éruption se produit! En effet, le Mont Fuji, vénéré par les Japonais depuis des siècles pour sa grande beauté, est aussi connu pour ses mystères.
Tout près de la montagne se trouvent les Cinq Lacs du Mont Fuji, « Fujigoko »en japonais, qui ont été formés par les éruptions du volcan, lorsque des coulées de lave ont bloqué des rivières et des ruisseaux pour créer des lacs. Ces cinq lacs ont pour noms Lac Kawaguchi, Lac Motosu, Lac Saiko, Lac Shoji, et Lac Yamanaka. Ils sont une destination de voyage très prisée des Japonais et sont censés héberger une grosse bête étrange.
Pendant des années, un animal non identifié a été aperçu dans l’eau des lacs. On lui a donné le nom de Mossie, en référence à son homologue écossais Nessie. Il s’est dit que Mossie avait 30 mètres de long, avec un dos montrant des aspérités, comme celui d’un alligator ou d’un crocodile. Il a également été fait mention d’une longue nageoire dorsale, comme celle d’un requin. La majorité des observations a eu lieu au crépuscule, moment où la créature semble être particulièrement active.
Le monstre des lacs du Mont Fuji est surtout devenu célèbre dans les années 1970, époque où plusieurs personnes ont aperçu une « chose grande et non identifiable » dans les profondeurs de ces étendues d’eau. Au plus fort de la monstermania, des bateaux sont venus sur le lac dans l’espoir de capturer la bête. Un groupe de pêcheurs a installé un système complexe de filets robustes afin de tenter de la piéger. Lorsque les filets ont été remontés, les pêcheurs ont constaté qu’ils étaient complètement déchirés. Seule une créature grande et forte pouvait avoir causé autant de dégâts.
Dans le même temps, d’autres bateaux équipés de sonars ont détecté des formes bizarres à proximité du fond du lac. Le capitaine d’un bateau a prétendu avoir capté à plusieurs reprises la signature d’une forme sombre non identifiable d’environ 25 mètres de longueur. Les sonars d’autres bateaux ont également enregistré de multiples formes non identifiables au même moment. Il était impossible que ce fussent des bancs de poissons ou des structures géographiques.
Dans les années 1970, un homme a prétendu avoir approché le monstre de très près. Alors qu’il pêchait sur le Lac Saiko, il heurta un obstacle. Pensant qu’il s’agissait d’une bille de bois, il regarda mieux et découvrit une espèce de grande créature qui se cachait sous la surface avec une partie de son dos qui dépassait de l’eau. Il décrivit la partie exposée comme étant noire, luisante et d’aspect caoutchouteux. Le reste du corps avait l’aspect d’un énorme poisson ou d’une baleine. La créature a plongé et n’a pas été revue.
Dans les années 1980, les observations ont continué et la créature a même été fixée sur la pellicule en octobre 1987, mais les photos ont été décevantes car on voyait seulement une forme sombre qui ne révélait rien de concluant.
Les observations du monstre ont été moins nombreuses au cours des dernières années, mais un groupe de villageois de Kamikuishiki étudie le phénomène Mossie depuis 2005. Le monstre a été aperçu dans plusieurs lacs du Fujigoko, ce qui pourrait s’expliquer par les caractéristiques géologiques uniques des lacs, à savoir que le Lac Motosu est relié au Lac Saiko et au Lac Shoji par un système de cours d’eau souterrains que des créatures sous-marines mystérieuses pourraient utiliser pour effectuer des allers-retours entre les lacs. Cependant, il est difficile d’expliquer pourquoi un monstre énorme se trouverait dans ces lacs qui ne sont pas vraiment anciens. On pense que l’activité volcanique qui les a formés est très récente en termes géologiques, probablement au cours des 9ème et 10ème siècles. La créature ne peut donc pas être un animal préhistorique pris au piège dans les lacs il y a des millions d’années.
La présence d’un grand monstre est également difficile à comprendre par le fait qu’il n’y a pas de rivières reliées aux lacs. Il n’y a donc aucune possibilité que quelque animal soit venu de la mer par cette voie.
De nombreuses théories ont été avancées. Ce pourrait être un poisson surdimensionné introduit dans un lac, par exemple un énorme poisson-chat ou un esturgeon. Des esturgeons ont été introduits dans certaines régions du Japon, mais pas dans les Cinq Lacs du Mont Fuji.

Le mystère persiste….

Source : Mysterious Universe.

 http://mysteriousuniverse.org/2014/07/the-lake-monster-of-japans-mt-fuji/

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drapeau anglaisAfter Mount Fuji being declared in a “critical state” by a French-Japanese scientific team, one may wonder what will happen to the lake monster if an eruption occurs! Indeed, Mount Fuji, which has been revered by the Japanese for centuries for its great beauty, is also known for its mysteries.

Lying close to the mountain are The Fuji Five Lakes, also known in Japanese as “Fujigoko”, which were formed by previous eruptions, when lava flows blocked and dammed up rivers and streams to create the lakes. These five lakes are named Lake Kawaguchi, Lake Motosu, Lake Saiko, Lake Shoji, and Lake Yamanaka. The lakes are a popular Japanese travel destination and are also said to be home to a bizarre beast.
For years, there has been a series of strange sightings of an unidentified creature in the water, named Mossie, as a reference to its Scottish counterpart Nessie. Mossie has been reported as being up to 30 metres long, with a horny, bumpy back like an alligator or crocodile. Some reports have also mentioned a long dorsal fin like that of a shark. A good majority of the sightings have occurred at dusk, when the creature appears to be more active.

Mt. Fuji’s lake monster first became widely known in the 1970s, when several people saw something large and unexplainable lurking in the depths of the lakes. At the height of the monstermania, boats came upon the lake trying to find it, and one group of fishermen laid an elaborate system of sturdy nets in order to try and catch the creature. When the nets were pulled up, the fishermen found they were completely ripped apart. Only something very large and strong could have done that much damage.
Meanwhile, some of the boats on the lake came up with bizarre sonar readings of large moving shapes near the bottom. One boat captain claimed to have repeatedly picked up the signature of an inexplicable dark form that he described as being around 25 metres in length. Other boats reported getting similar sonar hits on multiple unidentifiable shapes at the same time, which they insisted could not have possibly been shoals of fish or geographical features.
In the 1970s, a man claimed to have had a very close encounter with the monster. While fishing on Lake Saiko, he bumped up against something in the water. Thinking it was a log, he went to investigate only to find a large creature of some sort lurking just under the surface with part of its back protruding from the water. The exposed part of the creature was described as black, slick, and rubbery looking. The rest of the creature had the appearance of an enormous fish or whale. The creature sank beneath the water and was not seen again.

In the 1980s, sightings continued and the creature was even caught on film in October 1987 but the results were disappointing, showing merely a dark shape and thus proving to be inconclusive.

Sightings of the animal have dropped off in recent years, but a group in the village of Kamikuishiki has been investigating the Mossie phenomena since 2005. The monster has been sighted in more than one of Mt. Fuji’s five lakes, which could be explained by the unique geological features of the lakes, namely the fact that Lake Motosu is connected to Lake Saiko and Lake Shoji by a system of underground waterways that mysterious underwater creatures could use to travel back and forth between lakes. However, what can’t be readily explained is why an enormous lake monster should be here. Indeed, the lakes are not particularly ancient. It is thought that the volcanic activity that formed them is very recent in geographical terms, probably sometime during the 9th and 10th centuries. Therefore, the creature can’t be some type of prehistoric animal trapped in the lakes millions of years ago.
The presence of a large, unidentified monster is also complicated by the fact that there are no rivers connected to the lakes, so there is no possibility that something has travelled there from the sea through this route.

Many theories have been put forward. It could be an oversized introduced fish like the enormous catfish or sturgeon that have somehow been released into the lake. Sturgeon have been introduced in some areas of Japan, but this is not known to have happened in the Fuji five lakes.

The monster is still a mystery…

Source: Mysterious Universe

http://mysteriousuniverse.org/2014/07/the-lake-monster-of-japans-mt-fuji/

Fuji-lakes

Le mont Fuji vu depuis l’un des lacs  (Crédit photo:  Wikipedia)

Le Mont Fuji (Japon) dans un « état critique »? // Mount Fuji (Japan) in a « critical state »?

drapeau francaisLe Mont Fuji serait-il le Michael Shumacher des volcans ? C’est la conclusion que l’on pourrait tirer en lisant une étude franco-japonaise relayée par le journal Le Monde. Selon les chercheurs, les entrailles du Mont Fuji, situé au sud-ouest de Tokyo, ont été largement mises sous pression lors du tremblement de terre au large des côtes japonaises, le 11 mars 2011. Cette pression serait telle qu’il existe un potentiel d’éruption important et que le volcan se trouverait dans un « état critique ».

En fait, cette étude franco-japonaise n’est pas un sccop et le sujet n’est pas nouveau. Le lien entre le Mont Fuji et le séisme de Fukushima, c’est un peu comme le monstre du Loch Ness ; ça ressort de temps en temps dans la presse. Vous pourrez lire les notes que j’ai rédigées à ce sujet sur mon blog le 9 septembre 2012, le 4 février et le 5 août 2013 (voir les liens ci-dessous). Cela va faire 2 ans que ma première note est parue et il n’y a toujours pas d’éruption du Mont Fuji en vue! Il s’agit donc d’un « état critique » de longue durée, comme pour le pilote de Formule 1!

Le séisme de Fukushima a probablement fragilisé le volcan japonais mais jusqu’à quel point ? C’est la véritable question. Il se peut qu’on soit proche d’un point de déclenchement d’une éruption, mais ce n’est pas prouvé, de la même façon que le lien entre séismes et éruptions n’a jamais été réellement démontré. Nos connaissances en matière de prévision éruptive sont à l’heure actuelle trop limitées pour que l’on se permette de crier sur les toits qu’une éruption est sur le point d’avoir lieu. Il faut d’ailleurs remarquer que les auteurs de l’étude ne se mouillent pas puisque l’un d’eux a déclaré : « Nos travaux ne disent pas que le volcan va entrer en éruption ». La messe est dite !

Dans le même ordre d’idée, il y a 2 ou 3 mois, certains annonçaient à qui voulaient l’entendre que l’Hekla allait entrer incessamment en éruption en Islande. On attend toujours l’événement!!

Voici les liens vers les articles de mon blog:

http://volcans.blogs-de-voyage.fr/2012/09/09/mont-fuji-japon-5/

http://volcans.blogs-de-voyage.fr/2013/02/04/mont-fuji-japon-mount-fuji-japan/

http://volcans.blogs-de-voyage.fr/2013/08/05/et-si-le-mont-fuji-entrait-en-eruption-what-if-mount-fuji-erupted/

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drapeau anglaisIs Mount Fuji the Michael Schumacher of the volcanoes? This is the conclusion that could be drawn by reading a French-Japanese study relayed by the newspaper Le Monde. According to researchers, the inside of Mount Fuji, located south-west of Tokyo, was largely set under pressure by the earthquake off the coast of Japan on March 11th, 2011. This pressure is said to be so great that there is a real potential eruptive risk and the volcano might be in a « critical condition ».
In fact, this study is not a sccop and the topic is not new. The link between Mount Fuji and the Fukushima earthquake is a bit like the Loch Ness monster; it appears from time to time in the press. You can read the notes I wrote about it in my blog on September 9th, 2012, February 4th and August 5th2013 (see links below). My first note wass published 2 years ago and there is still no eruption of Mount Fuji in sight!
The Fukushima earthquake probably weakened the Japanese volcano but to what extent? That is the real question. It may be close to an eruption, but it cannot be proved in the same way that the relationship between earthquakes and eruptions has never been adequately demonstrated. Our knowledge of eruptive prevision is currently too limited toshout from the rooftops that an eruption is about to occur. By the way, one can notice that the authors of the study remained cautious as one of them said: « Our work does not say that the volcano will erupt. »
In the same way, 2 or 3 months ago, some scientists announced that Hekla was about to erupt in Iceland. We are still waiting for the event!

Here are links to articles in my blog:
http://volcans.blogs-de-voyage.fr/2012/09/09/mont-fuji-japon-5/

http://volcans.blogs-de-voyage.fr/2013/02/04/mont-fuji-japon-mount-fuji-japan/

http://volcans.blogs-de-voyage.fr/2013/08/05/et-si-le-mont-fuji-entrait-en-eruption-what-if-mount-fuji-erupted/

Mont-Fuji-blog

Crédit photo:  Wikipedia

Et si le Mont Fuji entrait en éruption? // What if Mount Fuji erupted?

drapeau francaisLes Japonais sont inquiets. Alors que le Mont Fuji vient d’apparaître sur la liste des sites du Patrimoine Culturel Mondial de l’UNESCO, ils craignent qu’un tremblement de terre majeur dans le pays déclenche une éruption de ce volcan mythique.
C’est pourquoi les autorités préfectorales de Yamanashi, Shizuoka et Kanagawa s’efforcent de mettre au point un plans d’évacuation, en collaboration avec le gouvernement central. Le plan devrait être prêt d’ici mars 2014.
Selon la première partie de ce plan, jusqu’à 750 000 personnes devraient être évacuées en raison des importantes coulées de lave et des écoulements pyroclastiques.
Le plan – qui est actuellement à l’état de projet – divise la région autour du mont Fuji 1) en une zone où des bouches éruptives sont susceptibles d’apparaître et 2) en trois autres zones que les coulées de lave pourraient atteindre respectivement en moins de trois heures, une journée et 40 jours.
Plus de 10 000 personnes escaladent le Mont Fuji chaque jour pendant la haute saison, mais elles ne figurent pas parmi les 750 000 personnes évacuées. (A noter que le nombre de visiteurs sur la montagne a augmenté depuis sa nomination en juin au Patrimoine Mondial de l’UNESCO).
Toute évacuation réelle devrait donc être plus difficile que prévu par le projet de plan. Le plan d’évacuation définitif va donc probablement inclure des mesures pour remédier à la paralysie généralisée des réseaux de circulation, y compris à Tokyo, ainsi que les coulées de boue générées par la fonte de la neige qui se déplacent plus rapidement et plus amplement que la lave.
Lorsque le plan d’évacuation définitif sera prêt en 2014, les trois préfectures ont l’intention de procéder à un exercice d’évacuation commun.

Source : The Japanese Times.

 

drapeau anglaisThe Japanese are anxious. While Mount Fuji has just been to UNESCO’s list of World Heritage cultural sites, it is feared that a major earthquake in the country might trigger an eruption of the mythical volcano.

Therefore, the Yamanashi, Shizuoka and Kanagawa prefectural governments are working out evacuation plans in collaboration with the central government. The plans should be ready by March 2014.

According to the first part of the plan, up to 750,000 residents would have to be evacuated due to widespread lava and pyroclastic flows.

The draft plan divides the region around Mount Fuji into 1) an area where volcanic vents are likely to be created and 2) three other areas lava flows are expected to reach within three hours, one day and up to 40 days, respectively.

As many as 10,000 people climb Mount Fuji daily during the peak climbing period, but they are not counted among the 750,000 evacuees. (The number of visitors to the mountain has been increasing since its designation as a World Heritage site in June.)

Any actual evacuation therefore is expected to be more difficult than envisioned by the draft plan. The final evacuation plan thus will likely include measures to address the widespread paralysis of traffic systems, including in Tokyo, as well as mud flows from melted snow, which move faster and more widely than lava.

When the final plan is ready in 2014, the three prefectures aim to conduct a joint evacuation drill.

Source: The Japanese Times.

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(Crédit photo:  Wikipedia)