Fort risque de lahars sur le Mayon (Philippines) // High lahar hazard on Mayon Volcano (Philippines)

Il y a un risque élevé de lahars meurtriers sur les pentes du Mayon. Le volcan a vomi des millions de tonnes de cendre, de roches, de lave et de débris en moins de trois semaines. Une grande partie reste en équilibre sur ses pentes du volcan et pourraient être remobilisée en cas de fortes pluies.
Il est fortement recommandé au public d’être vigilant et de s’abstenir d’entrer dans la zone de danger de 8 kilomètres de rayon. La population doit aussi se méfier des coulées pyroclastiques, les lahars et des rivières chargées en sédiments.
Une éruption du Mayon n’a pas fait de victimes en 2006, mais quatre mois plus tard, un typhon a déclenché des coulées de boue volcanique sur ses pentes, tuant un millier de personnes.
Le 27 janvier 2018, le PHILVOCS a émis son premier bulletin d’alerte « lahar » sur Mayon cette année en raison des pluies incessantes qui s’abattent dans la région à cette période de l’année. Le lendemain, l’Institut a filmé un lahar dans le lit d’une rivière près de la ville de Daraga au sud du volcan. L’événement n’a causé ni dégâts ni victimes.

https://youtu.be/aYJn3u0umQ8

Source: Inquirer.net.

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The threat of deadly lahars is building on the slopes of Mount Mayon. The volcano has spewed millions of tons of ash, rocks, lava and debris in less than three weeks, much of it loosely lodged on its burnt slopes and which experts warn could be dislodged by heavy rain.

The public is strongly advised to be vigilant and refrain from entering the 8-kilometre radius danger zone, and to be additionally vigilant against pyroclastic flows, lahars and sediment-laden stream flows.

An earlier Mayon eruption passed without any casualties in 2006, but four months later a typhoon unleashed an avalanche of volcanic mud from its slopes, killing about 1,000 people.

On January 27th 2018, PHILVOCS issued its first lahar warning on Mayon this year due to incessant rain that is usual in the region at this time of the year. A day later, the Institute made a video recording of lahar flowing down a river near Daraga town south of the volcano, though it did not cause any damage or casualties.

Source: Inquirer.net.

Source: Wikipedia

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Hausse du niveau d’alerte à Gaua (Vanuatu) // The alert level has been raised at Gaua (Vanuatu)

Le Département de Météorologie et de Géo-risques du Vanuatu (VMGD) élevé de 1 à 2 le niveau d’alerte du Mont Garet sur l’île de Gaua le 31 janvier 2018 car le volcan montre une augmentation de son activité. Les dernières observations réalisées entre décembre 2017 et janvier 2018 révèlent que cette activité est essentiellement constituée de nuages de vapeur auxquels se mêlent des gaz volcaniques. Ces observations et l’analyse sismique confirment que l’activité volcanique est en hausse et présente un danger. Le niveau d’alerte sur l’île de Gaua était à 1 depuis le 21 décembre 2010.
Les agences de voyage, les autorités locales, les habitants de Gaua et le grand public sont priés de ne pas s’approcher du cône volcanique de Gaua.
Source: Vanuatu Meteorology and Geo-Hazards Department.

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The Vanuatu Meteorology and Geohazards Department (VMGD) raised the alert level of Mt Gharat on the island of Gaua from Level 1 to Level 2 on January 31st, 2018 as the volcano is showing signs of imminent increase. The latest observations performed from December 2017 to January 2018 confirm that the activity consists of steam clouds which may content volcanic gases. These observations and seismic analysis confirm that volcanic activity has increased to the major unrest state. The alert level for Gaua volcano had been at 1 since 21st December 2010.

All tourism agencies, local authorities, people of Gaua and the general public are asked not to access the Gaua volcanic cone.

Source : Vanuatu Meteorology and Geo-Hazards Department.

 Vue de l’éruption en avril 2010. (Source : NASA)

Le réchauffement climatique au nord de l’Alaska // Global warming in the north of Alaska

Utqiaġvik, mieux connue sous son ancien nom de Barrow, est la plus grande ville du district de North Slope en Alaska. Elle est située au nord du cercle polaire arctique. C’est la 11ème localité la plus septentrionale au monde et la plus septentrionale des États-Unis. Un peu plus de 4 000 personnes vivent à Barrow.
En raison de sa situation géographique, Barrow ne voit jamais le soleil en hiver. Il a fait sa réapparition à l’horizon le 22 janvier 2018, pour la première fois depuis la mi-novembre. Le 23 janvier, la lumière du jour a augmenté de presque une heure par rapport à la veille. La ville aura quatre heures de jour à la fin de janvier. Le 11 mai, il n’y aura pas de nuit.
Le 21 janvier a été une autre journée remarquable. C’était la première fois depuis Halloween que les thermomètres de la ville enregistraient une température de l’air inférieure à la normale
Les derniers automnes et les hivers à Utqiaġvik ont été particulièrement doux. Selon le biologiste Craig George, qui étudie les baleines boréales et d’autres animaux à Utqiaġvik, on ne dit plus à Utqiaġvik que « le climat est en train de changer», mais que «le climat a changé». Le biologiste se souvient du mois d’octobre 1988 quand trois baleines grises se sont retrouvées piégées dans la glace de la Mer de Beaufort, juste au nord de Point Barrow. Les baleines ont fait la une de la presse mondiale lorsque les habitants du coin ont utilisé des tronçonneuses pour découper des trous dans la glace de mer pour permettre aux cétacés de respirer et leur frayer un chemin vers l’océan. La situation était bien différente cette année. Il n’y avait pas de glace sur la mer et les vagues venaient déferler sur la côte. La température de l’air atteignait 1,1 degré Celsius le jour du solstice d’hiver. Comme je l’ai écrit dans une note précédente (le 16 décembre 2017), en décembre, les scientifiques de la NOAA qui relevaient des dernières températures fournies par les capteurs d’Utqiaġvik ont détecté des anomalies dans les algorithmes informatiques et ont carrément supprimé les relevés de novembre parce qu’ils avaient l’air faux!
Selon la NOAA, la température moyenne d’octobre à décembre 2017 à Utqiaġvik a été de 8,3°C au-dessus de la normale et la plus élevée de cette période au cours des 98 dernières années. Depuis 2000, la température moyenne d’octobre à Utqiaġvik a augmenté de 3,8°C. La température moyenne de novembre a augmenté de 3,3°C et celle de décembre de 2,2°C. Les habitants d’Utqiaġvik ont ​​connu des températures quotidiennes supérieures à la normale pendant 77% de l’année en 2017!
Une autre conséquence du changement climatique à Utqiaġvik concerne le sol gelé ou  pergélisol. La température du pergélisol à 1,20 mètre de profondeur est de 3 à 4 degrés Celsius plus élevée que pour la même période l’année dernière, en sachant que l’année dernière était plus chaude que la normale. La glace de mer qui se forme plus tard en automne et qui recouvre moins d’océan est la cause de cette hausse des températures. L’océan dépourvu de glace a un effet de réchauffement sur les terres qui l’entourent.
Au vu des données satellitaires, la Mer des Tchouktches, à l’ouest d’Utqiaġvik, n’a pas gelé avant le 1er janvier 2018 alors qu’elle était en moyenne recouverte de glace vers le 20 novembre à la fin des années 1980.
Les habitants d’Utqiaġvik se sentent démunis et ne peuvent qu’espérer un retour aux conditions telles qu’elles étaient avant les années 1990, époque où le réchauffement climatique a vraiment commencé.
Source: Anchorage Daily News.

En cliquant sur ce lien, vous verrez défiler en accélérer les 3 derniers jours à Utqiaġvik. Lorsque la lumière du jour le permet, on aperçoit la mer partiellement envahie par la glace.

http://feeder.gina.alaska.edu/feeds/webcam-uaf-barrow-seaice-images/movies/current-3_day_animation.webm

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Utqiaġvik, commonly known by its former name Barrow, is the largest city of the North Slope Borough in Alaska. It is located north of the Arctic Circle. It is the 11th northernmost public community in the world and is the northernmost city in the United States. A little more than 4,000 people live in Barrow.

Due to its northern location, Barrow never sees the sun during the winter. It only reappeared on the horizon on January 22nd 2018 for the first time since mid-November. January 23rd featured almost an hour’s increase from the day before. The town will have four hours of daylight by the end of January. By May 11th, there will be no night.

January 21st was another remarkable day. It was the first time since Halloween that the town’s thermometers recorded a below-normal daily average air temperature

Just as dramatic are the recent warm autumns and winters in Utqiaġvik. According to biologist Craig George, who studies bowhead whales and other animals in Utqiaġvik, the term is no longer ‘climate change’; it is ‘climate changed.’ The biologist remembers October 1988, when three grey whales became trapped in Beaufort Sea ice just north of Point Barrow. The whales became a worldwide news story, as local rescuers used chain saws to cut circular breathing holes in the sea ice, trying to lead the whales to open ocean. The situation was different this year. There was no ice and the waves were crashing onshore. The temperature was 1.1 degrees Celsius on winter solstice. As I put it in a previous note (December 16th 2017), in December, NOAA scientists looking for the latest temperatures from Utqiaġvik sensors found computer algorithms had flagged and removed November readings because they looked wrong!

The average temperature for October through December 2017 was 8.3°C above normal and highest for that span in the last 98 years, according to NOAA. Since 2000, the average October temperature in Utqiaġvik has increased 3.8°C. November’s average temperature has increased 3.3°C degrees and December’s, 2.2°C. Utqiaġvik residents experienced above-normal average daily temperatures 77 percent of the year in 2017!

Another consequence of climate change in Utqiaġvik concerns the frozen ground or permafrost. Permafrost temperatures at 1.20 metres deep are 3 to 4 degrees Celsius higher than at the same time last year, even though last year was also warmer than normal. Sea ice that is forming later in autumn and covering less ocean is driving the warmth. Open ocean has a warming effect on the land around it.

The Chukchi Sea to the west of Utqiaġvik did not ice over until about Jananuary 1st, 2018, according to the latest satellite record that goes back to the late 1970s. An average date the Chukchi Basin was ice-covered in the late 1980s was about November 20th.

Residents in Utqiaġvik  feel helpless and can only hope for a return to conditions before the 1990s, when the extreme warming began.

 Source: Anchorage Daily News.

By clicking on this link, you will see a timelapse video of the last 3 days in Utqiaġvik. When there is sufficient daylight, one can discern the sea which is partially covered with the ice.

http://feeder.gina.alaska.edu/feeds/webcam-uaf-barrow-seaice-images/movies/current-3_day_animation.webm

Source: Google maps