Hawaii: Vers un débordement de la lave dans le cratère de l’Halema’uma’u // Is lava going to overflow in Halema’uma’u Crater?

drapeau-francaisAprès une période de déflation de plusieurs jours, le Kilauea est entré dans un nouvel épisode d’inflation régulière qui se prolonge actuellement (voir ci-dessous). Le lac dans le cratère de l’Halema’uma’u réagit à ce phénomène et son niveau est très haut dans la bouche active, à seulement à quelques mètres sous la lèvre. Si le gonflement de l’édifice persiste, il ne sera pas surprenant de voir la lave déborder sur le plancher du cratère principal, comme elle l’a fait il y a quelques mois.

Dans le même temps, la coulée de lave 61g continue à entrer dans l’océan dans la partie orientale du vaste delta qui s’est formé au pied de la falaise littorale. A noter que la coulée (issue de la 61g) sur le flanc E du Pu’uO’o reste active et avance de quelques mètres chaque jour. Toutefois, ces coulées ne présentent pas de danger pour les zones habitées.

Source : HVO.

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drapeau-anglaisAfter a period of deflation of several days, Kilauea has started a new episode of regular inflation that is continuing right now (see below). The lake within Halema’uma’u Crater reacts to this phenomenon and its level is very high in the active vent, only a few meters below the rim. If the swelling of the edifice persists, it will not be surprising to see the lava overflowing on the main crater floor, as it did a few months ago.
At the same time ; the 61g lava flow continues to enter the ocean in the eastern part of the vast delta that formed at the foot of the coastal cliff. It should be noted that the younger branch of the episode 61g vent remains active east of Pu’uO’o and is advancing slowly east at a rate of only a few tens of meters per day. The episode 61g flow poses no threat to nearby communities.

Source: HVO.

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Vue de l’Overlook Crater ce matin (heure locale)

Obama construit, Trump détruit // Constructive Obama, destructive Trump

drapeau-francaisQuelques semaines avant la fin de sa présidence, Barack Obama redouble d’efforts pour mettre en œuvre sa politique environnementale dont le but est de lutter contre le changement climatique. Dans le même temps, Donald Trump, le président élu, confirme qu’il réduira à néant les efforts de l’administration précédente dans ce domaine.

La Maison Blanche vient d’annoncer des mesures de protection pour les terres et les eaux du nord de l’Alaska, ce qui met à l’abri des exploitations pétrolières plus de 105 000 kilomètres carrés du Détroit de Béring et oblige le gouvernement fédéral à mettre en place un système prenant en compte les intérêts des populations autochtones.
Une telle mesure était prévue, mais redoutée, par les représentants alaskiens du Parti Républicain au Congrès, qui ont mis en garde le Président  contre la fermeture de ces eaux aux forages gaziers et pétroliers.
Obama a fait la sourde oreille à ces protestations et clairement indiqué qu’il préférait écouter les groupes autochtones de l’Alaska plutôt que les élus de  cet État. En 2015, il est devenu le premier président en exercice à visiter l’Alaska, et il a longuement parlé de la protection de la région contre les effets du changement climatique.

Priorité est donnée à une plus grande expression des tribus autochtones de l’Alaska qui veulent protéger les eaux arctiques qui sont au cœur de leur mode de subsistance. Les exigences énoncent clairement la position de la Maison Blanche en ce qui concerne les Amérindiens ; elles s’opposent aux développements pétroliers et gaziers, comme dans le cas controversé du  Dakota Access Pipeline (DAPL).
Nul doute que l’administration Trump essaiera de s’attaquer à ces nouvelles mesures prises par l’administration Obama, mais leur annulation ne se fera pas sans mal et nécessitera de gros efforts.

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A l’inverse de l’administration Obama, l’équipe de transition de Donald Trump a confirmé sa position contre les mesures visant à freiner le changement climatique. Elle a publié une liste de 74 questions à l’attention du Ministère de l’Énergie et demandé les noms des employés et des sous-traitants ayant participé à l’élaboration d’un pacte climatique international ainsi qu’aux efforts pour réduire la production de carbone aux Etats Unis.
Le questionnaire demande une liste des individus qui ont pris part aux négociations internationales sur le climat au cours des cinq dernières années et «quels programmes sont essentiels pour atteindre les objectifs du plan d’action climatique (Climate Action Plan) du président Obama».
Trump et son équipe ont promis de démanteler certains aspects de la politique climatique de Barack Obama. Le questionnaire, que l’un des fonctionnaires du Mnistère de l’Énergie a qualifié d’«intrusif», soulève des inquiétudes quant au fait que l’équipe de transition Trump essaie de cibler – de toute évidence pour les éliminer – les personnes, y compris les fonctionnaires, qui ont contribué à mettre en place des politiques environnementales sous la présidence Obama.
Des milliers de scientifiques ont signé des pétitions demandant au président élu et à son équipe de respecter l’intégrité scientifique et de s’abstenir de cibler des chercheurs dont le travail pourrait entrer en conflit avec les objectifs de la nouvelle administration.

Source: Médias américains.

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drapeau-anglaisA few weeks before the end of his presidency, Barack Obama is making efforts to implement his environmental policy whose aim is to fight against climate change. Meantime, Donald Trump, the president-elect is confirming that he will demolish what the previous administration’s efforts in this domain.

The White House has just announced parting protections for the northern reaches of Alaska’s lands and waters, closing off more than 105 000 square kilometres of Bering Strait-area waters to future oil leases and requiring the federal government to set up a system for increasing the input of Native people.

The move was anticipated but not appreciated by Alaska’s all-Republican congressional delegation, who warned President Barack Obama against closing off more waters to drilling.

But Obama has made it clear that he would rather listen to Alaska Native groups than to the state’s elected officials. In 2015, he became the first sitting president to visit Alaska’s Arctic, and he has spoken extensively about protecting the region from the results of encroaching climate change.

Central to the executive order issued by the White House are orders to require a greater voice for Alaska Native tribes who want to protect the water that is central to their subsistence lifestyle. The requirements make a clear statement of where the White House stands when it comes to Native Americans opposing oil and gas developments, such as in the controversial case of the Dakota Access pipeline.

The new changes will likely require some effort for the incoming administration to undo.

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Confirming its position against measures to curb climate change, the Trump transition team has issued a list of 74 questions for the Energy Department, asking agency officials to identify which department employees and contractors have worked on forging an international climate pact as well as domestic efforts to cut the nation’s carbon output.

The questionnaire requests a list of those individuals who have taken part in international climate talks over the past five years and « which programs are essential to meeting the goals of President Obama’s Climate Action Plan. »

Trump and his team have vowed to dismantle specific aspects of Barack Obama’s climate policies. The questionnaire, which one Energy Department official described as unusually « intrusive », has raised concern that the Trump transition team was trying to figure out how to target the people, including civil servants, who have helped implement policies under Obama.

Thousands of scientists have signed petitions calling on the president-elect and his team to respect scientific integrity and refrain from singling out individual researchers whose work might conflict with the new administration’s policy goals.

Source : American news media.

La mort de l’Agence de Protection de l’Environnement aux Etats-Unis ? // The death of E.P.A. in the United States ?

drapeau-francaisComme je l’ai souligné à plusieurs reprises, Donald Trump ne fera aucun effort pour protéger l’environnement et le réchauffement climatique est le dernier de ses soucis. On vient d’en avoir la confirmation avec la nomination de Scott Pruitt à la tête de l’E.P.A., l’Agence de protection de l’environnement américaine.

Proche de l’industrie des énergies fossiles, Scott Pruitt a passé l’essentiel de son temps comme Attorney General – Ministre de la Justice – de l’Etat d’Oklahoma qui regorge de puits de pétrole. En tant que tel, il s’est toujours érigé contre l’E.P.A. et le comble veut qu’il soit aujourd’hui nommé à la tête de cette agence !!

Sous l’impulsion de Scott Pruitt, 28 Etats ont entamé une action en justice contre les réglementations de l’E.P.A. qui voulait réduire les émissions des centrales électriques au charbon. Pruitt est donc dans la ligne directe de Trump qui s’est engagé à défaire les lois et réglementations pour la protection de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique, accusant Barak Obama d’avoir déclaré la guerre au charbon. D’ailleurs, l’industrie charbonnière a vite réagi sur Twitter suite à la nomination de Scott Pruitt et s’est félicitée du choix fait par Trump.

La nomination de Scott Pruitt fait bien sûr le désespoir des protecteurs de l’environnement. Plusieurs voix se sont déjà élevées, dont celle du démocrate Bernie Sanders, ancien candidat à l’investiture démocrate contre Hillary Clinton. Brian Schatz, sénateur démocrate d’Hawaï, a de son côté considéré ce choix comme une insulte et a affirmé qu’il « ferait tout pour empêcher cette nomination », sous entendu lors du passage des nominations de Trump devant le Sénat pour approbation.

Donald Trump a dit pendant sa campagne qu’il souhaitait démanteler l’E.P.A. et affirmé que son administration allait s’en débarrasser dans presque toutes ses configurations actuelles. La nomination de Pruitt est probablement le signe qu’effectivement l’Agence est en train de vivre ses derniers instants.

Source : Presse américaine.

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drapeau-anglaisAs I have emphasized several times, Donald Trump will make no effort to protect the environment and global warming is the last of his concerns. This has been confirmed by the appointment of Scott Pruitt as head of the US Environmental Protection Agency (EPA).
Close to the fossil energy industry, Scott Pruitt spent most of his time as Attorney General of the state of Oklahoma, famous for its oil wells. As such, he has always stood against E.P.A. The irony is that he has just been appointed to the head of this agency !!
Under the impetus of Scott Pruitt, 28 States have initiated legal action against the regulations of the Agency which wanted to reduce emissions from coal power stations. Pruitt is therefore in the direct line of Trump who promised to undo laws and regulations for the protection of the environment and the fight against global warming, accusing Barack Obama of having declared war on coal. The coal industry quickly reacted on Twitter, following the appointment of Scott Pruitt, and welcomed the choice made by Trump:
The appointment of Scot Pruitt caused a wave of despair among environmentalists. Several voices have already been heard, including that of Democrat Bernie Sanders, former candidate for the Democratic nomination against Hillary Clinton:
Brian Schatz, a Democratic senator from Hawaii, considered Trump’s choice an offense and said he « would do everything to prevent this appointment, » when Trump’s appointments to the Senate were proposed for approval:
Donald Trump said during his campaign that he wanted to dismantle E.P.A. He asserted that his administration would get rid of it in almost all its present configurations. The appointment of Pruitt is probably the sign that indeed, the agency is living its last moments.

Source: American news media.

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