Le début de présidence verte de Joe Biden // Joe Biden starts a green presidency

Le début de la présidence de Joe Biden est vraiment très orienté vers l’environnement !

L’une de ses premières décisions a été de faire en sorte que les États-Unis rejoignent à nouveau l’Accord de Paris sur le climat.

Le président américain a aussi annulé le projet de forage gazier et pétrolier dans l’Arctic National Wildlife Refuge (ANWR) en Alaska.

Une autre annulation concerne l’oléoduc Keystone XL entre l’Alberta au Canada et le Nebraska aux Etats Unis. Avec cette décision, Joe Biden va faire disparaître des emplois et va se trouver confronté à la colère des Républicains qui vont lui demander s’il se soucie vraiment des personnes qui travaillent dans l’industrie pétrolière et dont les emplois vont être menacés par un passage rapide à l’énergie non carbonée. Joe Biden tourne totalement le dos à la politique de Donald Trump qui se moquait éperdument de l’environnement.

L’annulation du projet d’oléoduc Keystone XL est une décision importante. La société canadienne TC Energy a proposé la construction du pipeline XL en 2008 en expliquant que ce serait un moyen plus rapide de transporter le pétrole des sables bitumineux de l’Alberta vers Steele City, dans le Nebraska, d’où il serait ensuite transféré dans l’autres oléoducs pour être acheminé vers les raffineries de la côte du Golfe du Mexique.

J’ai traversé en voiture la région des sables bitumineux de l’Alberta qui sont une catastrophe environnementale avec des puits de pétrole qui fuient et qui génèrent une énorme pollution dans la région. Les sables bitumineux de l’Alberta ont été qualifiés de «l’opération pétrolière la plus destructrice au monde» par le National Geographic. Ce pétrole est plus visqueux, plus sale et plus corrosif que le brut classique, ce qui en fait un produit extrêmement polluant.

Aujourd’hui, le pétrole est moins économiquement rentable qu’autrefois, avec des prix inférieurs de moitié à ce qu’ils étaient en 2008. De plus, la nécessité de lutter contre le changement climatique et de réduire les émissions de gaz à effet de serre a entraîné une réticence vis-à-vis des projets pétroliers et gaziers. Le président Obama a bloqué le projet de pipeline XL en 2015 et refusé d’accorder le permis requis. Il a fait valoir que le projet favoriserait le changement climatique. En effet, les sables bitumineux favorisent la production de gaz à effet de serre en raison de l’énergie nécessaire pour en extraire le pétrole.

Le président Trump a annulé la décision du président Obama et donné le feu vert à l’oléoduc. TC Energy a commencé la construction en 2020. Joe Biden ayant annulé le projet, la société annonce aujourd’hui qu’elle va licencier environ 1 000 employés. Elle a toutefois refusé de dire combien sont américains et combien sont canadiens. Les défenseurs du projet Keystone XL soutiennent qu’au moment le plus fort de la construction, il aurait employé plusieurs milliers d’ouvriers américains, des emplois qui ne verront donc pas le jour.

Dans un article publié le 27 mars 2017, j’ai expliqué que cinq ans auparavant, le projet Keystone XL avait été confronté à une vive opposition de la part des propriétaires fonciers et des écologistes du Nebraska, dont beaucoup s’inquiétaient des conséquences néfastes pour la vaste nappe phréatique d’Ogallala et la fragile région de Sand Hills. La société avait alors déplacé le tracé de l’oléoduc plus à l’est. Mais ce nouveau tracé a rencontré lui aussi une forte opposition.

L’annulation par Biden du projet Keystone XL est vivement critiqué. Les autorités pétrolières redoutent d’autres décisions comme celle-ci. Joe Biden pourrait annuler d’autres projets d’oléoducs et imposer de nouvelles limites aux forages. Les industries pétrolière et gazière emploient près de 1,5 million d’Américains, sans oublier 185 000 autres emplois dans le charbon. Ces emplois sont mieux rémunérés que la moyenne et constituent une source d’embauche dans des régions en difficulté économique comme les Appalaches et certaines parties du sud. Joe Biden devra faire attention; certains de ces emplois se trouvent dans des « swing States », Etats charnières d’un point de vue politique tels que l’Ohio et la Pennsylvanie, qui auront une forte influence sur les futures élections présidentielles.

Joe Biden affirme que le passage du carbone à l’énergie verte créera plus d’emplois bien rémunérés que les États-Unis n’en auraient autrement. Si la politique environnementale du Président met à mal un secteur de l’économie tout en en développant un autre créateur de moins d’emplois, cela donnera forcément naissance à des mécontentements dans certaines parties du pays, ainsi qu’au Congrès.

Alors que le secteur du carbone est en perte de vitesse, une idée est de créer de nouveaux emplois dans l’éolien, le solaire, les réseaux intelligents et peut-être l’énergie nucléaire dans les zones où les emplois pétroliers et gaziers disparaissent. C’est en soi une bonne idée, mais ce ne sera pas toujours possible car les éoliennes et les panneaux solaires ne fonctionnent pas partout. Joe Biden a en tête des projets beaucoup plus importants et il peut obtenir le soutien des Républicain au Congrès s’il parvient à convaincre députés et sénateurs que ses politiques d’énergie verte seront bénéfiques pour leurs électeurs.

Source: Yahoo News.

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The beginning of Joe Biden’s presidency is really environment-friendly!

One of his first decisions was do make the U.S. join again the Paris Climate Agreement.

In the wake of this decision, the President cancelled the gas and oil drilling project in Alaska’s Arctic National Wildlife Refuge (ANWR).

Another cancellation concerns the Keystone XL pipeline. In doing so, Joe Biden will vaporize some good jobs and will be confronted with the Republicans who will ask him whether he cares at all about threatened oil and gas workers as he pushes for a rapid shift to non-carbon energy. Indeed, Joe Biden is adopting the reverse of Donald Trump’s policy that did not care a straw about the environment.

The cancellation of the Keystone XL pipeline is an important decision. Canadian firm TC Energy proposed the XL pipeline in 2008 as a faster way to move oil from drilling fields in Alberta to Steele City, Nebraska, where it would then move through different pipelines to Gulf Coast refineries.

I have travelled across the area of the Alberta oil sands which are an environmental disaster with leaking oil wells that generate a huge pollution in the region. Alberta oil sands have been called « the world’s most destructive oil operation” by the National Geographic. This oil is thicker, dirtier and more corrosive than typical crude, making it more of a pollution and leaking concern.

Oil as a whole is less economic than it used to be, with prices less than half what they were in 2008. And new urgency to address climate change and cut greenhouse gas emissions has weakened public support for oil and gas projects. President Obama stalled the XL pipeline in 2015, saying he would not issue the required permit. Obama argued that the project would contribute to climate change because it would carry tar sands crude oil, which is especially greenhouse-gas intensive because of the energy required to extract the thick crude.

President Trump reversed that position, giving the go-ahead. TC Energy started construction in 2020. With Joe Biden killing the project, the company now says it will lay off about 1,000 workers. However, it has refused to say how many are American and how many are Canadian. The defenders of the pipeline projects argue that at peak construction, it would have employed several thousand U.S. workers, jobs that will no longer materialize.

In a post released on 27 March 2017, I explained that five years before, the Keystone XL project had faced stiff opposition from Nebraska landowners and environmentalists, many of them worried about potential damage to the state’s massive Ogallala water aquifer and fragile Sand Hills region. In response, the company had moved the pipeline’s path farther east. But even that route faced resistance.

Biden’s cancellation of the Keystone XL project has fuelled adverse reactions. The defenders of the oil industry fear that more decisions like this are coming, with Biden possibly revoking more pipeline permits and putting new limits on drilling. The oil and gas industries employ nearly 1.5 million Americans, with another 185,000 coal jobs. Those jobs pay better than average and are the best source of employment in depressed regions like Appalachia and parts of the south. Joe Biden will have to be careful; some of those jobs are in politically important swing states such as Ohio and Pennsylvania that will determine future presidential elections.

Biden contends that shifting from carbon to green energy could create more good-paying jobs than the U.S. would have otherwise.. If Biden policies effectively kill one sector of the economy while building another with fewer jobs, it will produce deep opposition in parts of the country, and in Congress.

As the carbon sector declines, one idea is to locate new jobs in wind, solar, smart grids and maybe nuclear power in the same areas where oil and gas jobs are disappearing. That would be a good idea, but in some cases it won’t be possible as wind turbines and solar panels don’t work everywhere. Biden has much bigger plans in store, and he can get some Republican support in Congress if he can convince those legislators his green-energy policies will benefit their own constituents.

Source: Yahoo News.

Tracé de l’oléoduc Keystone XL (Source : Wikipedia)

La Suisse veut exporter son CO2 en Norvège // Switzerland wants to export its CO2 to Norway

Dans une note publiée le 17 juin 2016, j’abordais le projet CarbFix lancé en Islande à côté d’une centrale géothermique dans la périphérie de Reykjavik. Cette centrale exploite une source de vapeur produite par le magma à faible profondeur, en sachant que du CO2 et des gaz soufrés d’origine volcanique sont émis en même temps que la vapeur. Le but est de capter le gaz et de le réinjecter dans le sous-sol. Vous pourrez lire cette note en cliquant sur ce lien :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/06/17/islande-de-la-geothermie-au-stockage-du-co2-iceland-from-geothermal-energy-to-the-storage-of-co2/

La Suisse s’intéresse elle aussi au stockage du gaz carbonique. C’est ainsi que les usines de retraitement des déchets appellent la Confédération à créer un vaste réseau de pipelines pour exporter leur CO2 vers la Norvège, où il serait stocké dans d’anciens gisements de gaz naturel sous la mer du Nord.

Les 30 usines suisses de retraitement des déchets produisent chacune plus de 100 000 tonnes de CO2 par an. Deux d’entre elles, celle de Monthey (Valais) et de Linth (Glaris), ont lancé des projets pilotes visant à éliminer ces émissions et elles veulent piéger le gaz carbonique à l’aide de filtres.

Les 30 usines suisses de traitement des déchets rejettent plus de 4 millions de tonnes de CO2 par an, soit 4,5% des émissions totales de la Suisse. Par le passé, des canalisations évacuaient et traitaient les eaux usées. Aujourd’hui, il serait souhaitable de créer un réseau pour évacuer le CO2. Ce réseau pourrait être relié à d’autres grands émetteurs de CO2 comme les cimenteries ou l’industrie chimique. Selon le président de l’Association suisse des exploitants d’installations de traitement des déchets (ASED),« sans capture du CO2 à grande échelle, nous ne parviendrons pas à atteindre les engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris. »

Comme la Suisse ne dispose pas de capacité de stockage suffisante, les incinérateurs veulent relier leurs usines à un réseau de pipelines qui permettrait d’exporter ce gaz carbonique vers le nord de l’Europe et plus particulièrement la Norvège. Le pays stocke déjà avec succès du CO2 dans d’anciens gisements de gaz naturel sous la mer du Nord depuis 1996 et il s’apprête d’ici 2024 à ouvrir de nouveaux réservoirs pour y enfouir du CO2 européen.

L’enfouissement du CO2 dans des couches géologiques profondes est toutefois contesté. Selon Greenpeace, « il n’est pas encore prouvé que le CO2 qu’on envoie dans ces couches géologiques y reste; on n’est pas sûr qu’il n’y ait pas de fuite. Or, du CO2 qui s’échapperait dans la mer mettrait en danger l’écosystème marin. »

Malgré ces risques, la Confédération helvétique a déjà assuré son soutien au projet des usines d’incinération.

Exporter du CO2 à l’étranger est toutefois aujourd’hui encore interdit. Pour que la Suisse puisse stocker son CO2 sous la mer, elle devra ratifier les modifications de la Convention de Londres, un accord international qui protège les mers de la pollution.

Source : Radio Télévision Suisse (RTS).

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In a post released on June 17th, 2016, I referred to the CarbFix project launched in Iceland next to a geothermal power plant outside Reykjavik. This plant basically taps a source of steam above Iceland’s shallow magma chambers, but some volcanic CO2 and sulphur gas come along with it. The goal is to capture that gas and stick it back underground. That’s done with an injection well drilled down into basalt bedrock. You can read my post by clicking on this link:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/06/17/islande-de-la-geothermie-au-stockage-du-co2-iceland-from-geothermal-energy-to-the-storage-of-co2/

Switzerland too is interested in storing carbon dioxide. The waste reprocessing factories are calling on the Confederation to create a vast network of pipelines to export their CO2 to Norway, where it would be stored in former natural gas fields under the North Sea.
The 30 Swiss waste reprocessing plants each produce more than 100,000 tonnes of CO2 per year. Two of them, Monthey (Valais) and Linth (Glaris), have launched pilot projects to eliminate these emissions and they want to trap carbon dioxide by using filters.
The 30 Swiss waste treatment plants emit more than 4 million tonnes of CO2 per year, or 4.5% of Switzerland’s total emissions. In the past, pipes evacuated and treated wastewater. Today, a good idea would be to create a network to remove CO2. This network could be linked to other large CO2 emitters such as cement factories or the chemical industry. According to the president of the Swiss Association of Waste Treatment Plant Operators (ASED), « without large-scale CO2 capture, we will not be able to meet the commitments made under the Paris agreement. »
As Switzerland does not have sufficient storage capacity, the incinerators want to connect their factories to a network of pipelines which would allow this carbon dioxide to be exported to the north of Europe and more particularly to Norway. The country has already successfully stored CO2 in former natural gas fields under the North Sea since 1996 and is preparing to open new storage capacities by 2024 to bury European CO2 there.
The burial of CO2 in deep geological layers is however disputed. According to Greenpeace, « it is not yet proven that the CO2 that we pump in these geological layers remains there, we are not sure that there is no leak. The CO2 that would escape in the sea would endanger the marine ecosystem. »
Despite these risks, the Swiss Confederation has already provided support for the incineration plant project.
However, exporting CO2 abroad is still prohibited today. Fot Switzerland to be allowed to store its CO2 under the sea, the country will have to ratify the modifications of the London Convention, an international agreement which protects the seas from pollution.
Source: Radio Télévision Suisse (RTS).

La centrale géothermique islandaise impliquée dans le projet CarbFix (Photo : C. Grandpey)

Oléoduc Keystone XL : Trump tient sa promesse // Keystone XL pipeline : Trump keeps his promise

Confirmant la promesse de Donald Trump pendant la campagne électorale, la Maison Blanche vient de donner le feu vert à la construction du très controversé oléoduc Keystone XL. TransCanada, la société basée à Calgary, qui tentait d’obtenir l’autorisation depuis des années, a annoncé le 24 mars que le Département d’État avait signé et délivré le permis de construire.
La décision intervient deux mois après la signature par Trump, quelques jours après son investiture, d’un décret visant à relancer les oléoducs Keystone XL et Dakota Access. Ces deux projets avaient provoqué de vives protestations et avaient été bloqués par l’administration Obama. Le Département d’Etat a déclaré qu’après examen de la demande de TransCanada au vu du récent décret signé par Donald Trump, la délivrance du permis de construction «servirait l’intérêt national». Les services du Département d’Etat «ont examiné une série de facteurs, y compris, mais sans s’y limiter, la politique étrangère, la sécurité énergétique, l’impact environnemental, culturel et économique et le respect des lois et des politiques applicables».
En stoppant la construction du Keystone XL à la fin de l’année 2015, Obama avait affirmé que l’oléoduc contribuerait à accélérer le changement climatique car il transporterait du pétrole brut extrait des sables bitumineux au cours d’un processus industriel qui contribue à l’émission intense de gaz à effet de serre.

La compagnie TransCanada s’était montrée intéressée pour relancer la construction de l’oléoduc Keystone XL qui est capable d’acheminer jusqu’à 830 000 barils de pétrole brut par jour. La société a également déposé le mois dernier une demande d’approbation auprès de la Commission des Services Publics du Nebraska. Une telle approbation est nécessaire dans les cas où les propriétaires terriens concernés se montrent hostiles à la construction d’un tel ouvrage. TransCanada affirme disposer des accords nécessaires pour  90 pour cent du tracé de l’oléoduc dans chacun des trois états traversés. Le pipeline traverse également le Montana et le Dakota du Sud. Dans le Nebraska, il sera connecté à d’autres oléoducs pour acheminer le pétrole vers des raffineries sur la côte texane du Golfe du Mexique.
Il y a cinq ans, le projet Keystone XL a dû faire face à une vive opposition de la part des propriétaires fonciers et des écologistes du Nebraska. Beaucoup s’inquiétaient des dégâts que sa construction causerait à l’aquifère de l’Ogallala et à la fragile région de Sand Hills. Suite aux manifestations, le trajet emprunté par l’oléoduc a été déplacé plus à l’est, mais même avec le nouveau tracé, il est certain de devoir faire face à une nouvelle résistance.
Source: The Washington Post.

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Following Donald Trump’s promise during the electoral campaign, the White House has granted a permit for construction of the controversial Keystone XL pipeline. TransCanada, the Calgary-based firm that has been trying to win approval for the pipeline for years, announced Friday morning that the State Department has signed and issued a construction permit for the project.

The move comes two months after Trump, only days into his presidency, signed an executive order aimed at reviving the Keystone XL and Dakota Access pipelines. Both had drawn massive protests and had been stalled by the Obama administration. The State Department said that in reviewing TransCanada’s application in light of Trump’s recent executive order, officials determined that issuing a permit « would serve the national interest. » They « considered a range of factors, including but not limited to foreign policy; energy security; environmental, cultural and economic impact; and compliance with applicable law and policy. »

In halting the Keystone construction in late 2015, Obama argued that the project would contribute to climate change because it would carry tar sands crude oil, which is especially greenhouse-gas intensive because of the energy required to extract the thick crude. That announcement followed a similar finding by the State Department, which oversees applications for cross-border pipelines.

TransCanada had said it would be interested in reviving the pipeline, which would carry up to 830,000 barrels of crude oil a day. The company last month also filed for approval from Nebraska’s Public Service Commission, which is necessary for construction and in cases where the company resorts to using eminent domain because landowners refuse to let construction take place. TransCanada has said that it has agreements covering 90 percent of the route in each of the three states the pipeline will cross. The pipeline also traverses Montana and South Dakota. In Nebraska, it would connect with other pipelines linked to oil refineries along the Texas Gulf Coast.

Five years ago, the Keystone XL project faced stiff opposition from Nebraska landowners and environmentalists, many of them worried about potential damage to the state’s massive Ogallala water aquifer and fragile Sand Hills region. In response, the company moved the pipeline’s path farther east. But even that route is sure to face resistance.

Source : The Washington Post.

L’oléoduc Keystone existe déjà. Il est long de 3 461 kilomètres et transporte essentiellement des hydrocarbures synthétiques et du bitume dilué issus de sables bitumineux de l’Alberta au Canada. En projet depuis 2005, les deux tronçons (en marron et orange sur la carte ci-dessus) sont opérationnels depuis 2011 et ils desservent plusieurs destinations aux Etats-Unis. Deux autres tronçons, formant un tout nommé Keystone XL, ont été proposés en 2008. Le premier (phase III, bleu et violet sur la carte), correspondant au segment sud et qui rejoint le Golfe du Mexique où sont situées de nombreuses raffineries. Le second tronçon (phase IV, en vert sur la carte), correspondant au segment nord : il consiste en un tracé moins long (1 897 km) que celui de l’actuel oléduc ; il vise à accroître les capacités de transport de ce dernier et à acheminer le pétrole brut américain extrait de la formation de Bakken dans le Montana et le Dakota du Nord.

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The Keystone pipeline already exists. It is 3,461 kilometers long and essentially carries synthetic hydrocarbons and dilute bitumen from oil sands from Alberta to Canada. Projected since 2005, the two sections (brown and orange on the map above) have been operational since 2011 and they serve several destinations in the United States.
Two other sections, forming a whole called Keystone XL, were proposed in 2008. The first one (Phase III, blue and purple on the map), corresponding to the southern segment and joining the Gulf of Mexico where many refineries are located. The second section (phase IV, green on the map), corresponding to the northern segment: it consists of a shorter course (1,897 km) than that of the current oleduc; It aims to increase its transport capacity and to transport US crude oil extracted from the Bakken Formation in Montana and North Dakota.

 

Bonnes nouvelles pour l’environnement dans l’Arctique // Good news for the Arctic environment

drapeau-francaisLa compagnie pétrolière BP, gestionnaire du plus grand gisement de pétrole de la région de North Slope en Alaska, le long de la côte de l’océan Arctique, prévoit une forte réduction de l’activité de forage cette année en raison de la baisse du prix du pétrole. Cette décision va entraîner une diminution de la production d’or noir dans la majeure partie du site de Prudhoe Bay, point de départ de l’oléoduc trans-alaskien.
La décision de faire fonctionner les plates-formes au ralenti a été annoncée en mars, peu de temps après que le prix du brut produit à North Slope ait chuté à 27 dollars le baril. Les cours ont certes remonté depuis pour atteindre 45 dollars, mais c’est encore moins de la moitié du cours du brut il y a deux ans.
Le plan annuel prévoit l’utilisation de 32 puits de forage, contre 60 l’an dernier. Il faudrait que le prix du brut à North Slope atteigne un niveau acceptable, au-dessus de 50 dollars le baril, avant que d’autres plates-formes de forage puissent reprendre du service à Prudhoe Bay. Leur nombre ne devrait pas recommencer à augmenter avant 2018, à condition que les cours soient favorables.

De son côté, la compagnie pétrolière Shell a décidé de renoncer à toutes ses concessions sauf une en Mer des Tchouktches, ce qui semble mettre un terme définitif à un investissement de plusieurs milliards de dollars destiné à transformer les eaux arctiques au large du nord-ouest de l’Alaska en une nouvelle frontière pour la production de pétrole. Cette stratégie est toutefois conforme à une décision antérieure de ne pas explorer au large des côtes de l’Alaska dans les années à venir. Les concessions en Mer des Tchouktches devaient arriver à leur terme en 2020. Malgré tout, Shell détient toujours des concessions dans la mer de Beaufort au large du nord de l’Alaska, ainsi que d’autres en Alaska territoriale.
Certains sont déçus par la décision de Shell de renoncer à ses concessions en Mer des Tchouktches. Avec un oléoduc qui est aux trois quarts vide et un déficit budgétaire de 4 milliards de dollars, il est absolument essentiel que la compagnie pétrolière trouve de nouvelles opportunités de forage à la fois sur terre et en mer en Alaska
D’autres disent que la décision d’abandonner les concessions est une bonne nouvelle. Dans la perspective d’un avenir durable pour l’Océan Arctique, la compagnie Shell a été forcée de reconnaître que l’exploration pétrolière offshore dans l’Arctique ne mérite pas de prendre des risques environnementaux ou économiques.

Ce sont là de bonnes nouvelles, à condition que les décisions prises par les deux sociétés soient valables sur le long terme. Il est à craindre que si le prix du pétrole augmente à nouveau, les grandes compagnies pétrolières seront tentées d’entreprendre de nouveaux forages dans l’Arctique, quelles que soient les conséquences environnementales.

Source : Alaska Dispatch News.

D’autres compagnies pétrolières comme Total, Eni, Encana, Armstrong et Iona ont déjà abandonné leurs concessions trop coûteuses dans les mers arctiques.

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drapeau-anglaisBP, the operator of the largest oil field on the North Slope, along the Arctic Ocean in Alaska, is planning a big reduction in drilling activity this year because of low oil prices, a step that will lead to less oil production from the largest part of Prudhoe Bay, starting point of the trans-Alaska pipeline. .

The decision to idle the rigs was announced in March, not long after Alaska North Slope crude was selling for $27 a barrel. The price of that oil has since risen, to $45, still less than half what it was two years ago.

The annual plan calls for 32 wells to be drilled, compared to 60 the year before. North Slope crude prices will need to rise to a sustainable level above $50 before more drilling rigs can be returned to work at Prudhoe Bay. The Prudhoe Bay rig count is not expected to begin increasing until 2018, provided prices are favourable.

Shell has decided to give up all but one of its federal offshore leases in the Chukchi Sea, bringing what appears to be an anticlimactic end to its multibillion-dollar effort to turn those icy Arctic waters off northwestern Alaska into a new oil-producing frontier. This action is consistent with an earlier decision not to explore offshore Alaska for the foreseeable future

The Chukchi Sea leases were scheduled to expire in 2020. Shell still holds leases in the Beaufort Sea off northern Alaska,as well as leases in Alaska state territory

Some think the news that Shell will be relinquishing all but one of its offshore leases in the Chukchi Sea is disappointing. With a pipeline that is three-quarters empty and a $4 billion budget deficit, it is absolutely critical that the company finds safe and responsible opportunities to drill for more oil both on-shore and off-shore in Alaska

Others say the company’s decision to give back the leases is good news. In the effort to have a sustainable future for the Arctic Ocean, Shell has had to recognize that offshore oil exploration in the Arctic is not worth the environmental or economic risks.

This is good news, provided the decisions taken by both companies are kept for the long term. We may fear that if oil prices rise again, the big oil companies will be tempted to start new drilling in the Arctic, whatever the environmental consequences.

Source: Alaska Dispatch News.

It should be noted that other companies have already dropped their too costly offshore Arctic leases, including Total, Eni, Encana, Armstrong and Iona.

prudhoe

Vue de l’Alaska, avec la Mer des Tchouktches, la Mer de Beaufort, la région de North Slope avec Prudhoe Bay, et en rouge l’oléoduc trans-alaskien.

Oleoduc

Portion de l’oléoduc trans-alaskien (longueur: 1300 km) entre Prudhoe Bay au nord et Valdez au sud.

(Photo: C. Grandpey)

Bonne nouvelle pour l’environnement avant la COP 21 // Good news for the environment before the Paris climate conference

drapeau francaisLa compagnie qui gère le projet d’oléoduc Keystone XL prévu pour relier l’Alberta (Canada) au Texas (Etats-Unis) a demandé au Département d’Etat américain d’en suspendre l’examen. La décision est intervenue car il était de plus en plus probable que l’administration Obama rejette la demande de permis de construction de ce pipeline, ce qu’elle a fait le 6 novembre dernier.
Certains opposants au projet pensent que la compagnie TransCanada a voulu retarder le processus d’examen du projet dans l’espoir qu’une administration républicaine plus conciliante arrivera à la Maison Blanche en 2017 et l’approuvera. Chose rassurante, Hillary Clinton et ses principaux rivaux pour la nomination présidentielle démocrate ont déjà fait savoir qu’ils s’opposeraient à la construction du Keystone KL. Par contre, sans réelle surprise, tous les principaux candidats présidentiels républicains soutiennent le projet.
Le pipeline de 1890 kilomètres de long a pendant longtemps animé le débat américain sur le changement climatique. S’agissant du transport du pétrole depuis les sables bitumineux de l’Alberta, les adversaires du projet affirment qu’il nécessiterait d’énormes quantités d’énergie et d’eau, ce qui augmenterait les émissions de gaz à effet de serre. Ils expriment aussi des inquiétudes quant aux fuites susceptibles de polluer les nappes souterraines qui approvisionnent en eau les agriculteurs des Grandes Plaines.
Les partisans de l’oléoduc font remarquer qu’il va créer des emplois et stimuler l’indépendance énergétique. Ils disent aussi que les pipelines sont plus sûrs que les trains pour transporter les hydrocarbures et pointent du doigt les récents cas de déraillements de trains transportant du pétrole.
Le Keystone XL partirait de l’Alberta au Canada et traverserait le Montana, le Dakota du Sud et le Nebraska, où il rejoindrait des pipelines existants pour transporter plus de 800.000 barils de pétrole brut par jour vers les raffineries de la côte du Golfe du Texas.
Les retards dans l’approbation du projet ont provoqué des frictions entre les Etats-Unis et le gouvernement conservateur du précédent Premier ministre canadien Stephen Harper. Harper a mal accepté la réticence d’Obama à approuver le pipeline et cela a nui aux relations entre les deux pays. Bien que le nouveau premier ministre canadien, le libéral Justin Trudeau, soutienne le projet Keystone, il pense que les relations avec les USA ne devraient pas être altérées.
Le Canada a besoin d’infrastructures pour exporter sa production de pétrole en provenance des sables bitumineux de l’Alberta. Le pays dépend à 97% des Etats-Unis pour ses exportations d’énergie. L’Alberta possède les troisièmes réserves de pétrole au monde, avec une estimation de 170 milliards de barils. Mais la forte baisse du prix du pétrole rend moins viable l’exploitation de la plupart des nouveaux sables bitumineux.
Source: Journaux américains.

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drapeau-anglaisThe company behind the proposed Keystone XL pipeline from Canada to Texas has asked the U.S. State Department to suspend its review of the project. The move comes as it bacame likely taht the Obama administration would reject the pipeline permit application, which it did on November 6th.
Some pipeline opponents contended that TransCanada hoped to delay the review process in hopes that a more sympathetic Republican administration will move into the White House in 2017 and approve it.
Hillary Rodham Clinton and her main challengers for the Democratic presidential nomination are already on record as opposing Keystone. All of the leading Republican presidential candidates support the pipeline.
The 1,179-mile pipeline has long been a flashpoint in the U.S. debate over climate change. Critics oppose the pipeline which would transport oil tapped from the Alberta oil sands, saying it requires huge amounts of energy and water and increases greenhouse gas emissions. They also express concern that pipeline leaks could potentially pollute underground aquifers that are a critical source of water to farmers on the Great Plains.
Pipeline supporters maintain it will create jobs and boost energy independence. They also say pipelines are a safer method of transporting oil than trains, pointing to recent cases of oil train derailments.
The pipeline would be built from Canada through Montana, South Dakota and Nebraska, where it would connect with existing pipelines to carry more than 800,000 barrels of crude oil a day to refineries along the Texas Gulf Coast.
Delays in approving the pipeline have caused friction between the U.S. and the outgoing Canadian Conservative government of Prime Minister Stephen Harper. Harper was frustrated by Obama’s reluctance to approve the pipeline and the issue damaged U.S-Canada relations. Although incoming Liberal Prime Minister Justin Trudeau, who is sworn in Wednesday, supports Keystone, he argues relations with the U.S. should not hinge on the project.
Canada needs infrastructure in place to export its growing oil sands production. Canada relies on the U.S. for 97 percent of its energy exports. Alberta has the world’s third largest oil reserves, with 170 billion barrels of proven reserves. But a sharp decline in the price of oil makes many of the new oil sands projects less viable.
Source : American newspapers.

Oleoduc

Vue de l’oléoduc trans-alaskien qui devait servir de modèle à celui entre l’Alberta et le Texas.

(Photo: C. Grandpey)