Les moutons islandais victimes de l’Holuhraun? // Icelandic sheep to be the victims of Holuhraun?

drapeau francaisLes éleveurs islandais sont à la fois inquiets et déconcertés par les morts inexpliquées de milliers de moutons dans le pays. Environ 5000 moutons sont morts ce printemps, en particuliers dans le nord et l’ouest et les vétérinaires sont incapables de dire pourquoi. Il se peut que le dioxyde de soufre émis lors de l’éruption de Holuhraun ait contaminé la végétation et provoqué la malnutrition chez les moutons. C’est une éventualité que je suggérais dans une note pendant l’éruption.
Beaucoup de brebis sont mortes après la saison d’agnelage. Les éleveurs ont signalé des signes de malnutrition chez leurs animaux, même s’ils s’alimentaient convenablement au mois de juin. Dans les cas les plus extrêmes, les fermes ont perdu jusqu’à 30% de leur troupeau. On a avancé d’autres explications pour expliquer le problème, comme la maladie, le froid et le foin de mauvaise qualité. Des échantillons de sang des moutons ont été envoyés en Norvège pour être analysés ; les résultats sont attendus à la fin de ce mois.
Source: BBC Nouvelles.

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drapeau anglaisFarmers in Iceland are both worried and baffled by the unexplained deaths of thousands of the country’s sheep. About 5,000 sheep died this spring, with the northern and western regions worst affected, and so far experts haven’t been able to work out why. One theory is that the sulphur dioxide emitted during the Holuhraun eruption might be to blame, as it could have contaminated vegetation and caused malnutrition in the sheep. This was a possibility I suggested in a note during the eruption.

Many ewes died after the lambing season, and farmers reported signs of malnourishment in their animals even though they were eating properly in June. In the most extreme cases, farms lost up to 30% of their flock. There have been other theories surrounding what might have caused the deaths, including disease, cold weather and poor-quality hay. Blood samples from the sheep have been sent to Norway for testing, with the results expected around the end of this month.

Source : BBC News.

Bardarbunga

Source: Wikipedia

Le Columbia Plateau (Etat de Washington / Etats Unis)

drapeau francaisEn me dirigeant vers Yellowstone à partir de Seattle, j’ai traversé le Columbia Plateau qui doit son nom à la rivière Columbia qui le traverse. Il s’agit d’un trapp, autrement dit un immense plateau basaltique aux versants en gradins qui recouvre une grande partie de l’État de Washington, du nord de l’Oregon et de l’ouest de l’Idaho, entre la Chaîne des Cascades et les Montagnes Rocheuses.

Columbia plateau

Source:  USGS

Le Columbia Plateau s’est formé à la fin du Miocène et au début du Pléistocène, avec un des plus importants épanchements de lave que la Terre ait jamais connus. Pendant 10 à 15 millions d’année des flots de lave se déversèrent et recouvrirent quelque 160 000 km2 de la surface du nord-ouest Pacifique, en s’accumulant sur une épaisseur de plus de 1,8 km. Les lacs et forêts qui occupaient cette zone humide à l’origine disparurent sous les flots incandescents. Quelques forêts pétrifiées sont aujourd’hui les restes de cette destruction. Au fur et à mesure que la lave s’entassait à la surface, la croûte terrestre s’enfonçait dans l’espace ainsi libéré. Cette subsidence donna naissance au Columbia Basin.

Tout au long de la route qui traverse le Plateau, on peut observer une foule de colonnes et autres éventails basaltiques, derniers témoins de l’activité qui a secoué cette région il y a des millions d’années. La région de Wenatchee présente des formations particulièrement intéressantes que l’on peut voir dans les photos ci-dessous.

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drapeau anglaisWhile travelling from Seattle to Yellowstone, I drove across the Columbia Plateau which takes its name from the Columbia River that crosses it. The region is a trapp, a huge basaltic plateau that covers much of the U.S. states of Washington, Oregon, and Idaho. (see map above)

During late Miocene and early Pliocene times, one of the largest flood basalts ever to appear on the Earth’s surface engulfed about 160,000 km2 of the Pacific Northwest. Over a period of perhaps 10 to 15 million years, lava flow after lava flow poured out, accumulating to a thickness of more than 1.8 km. The forests and lakes that occupied this originally wet area disappeared under the flows of incandescent material. A few petrified forests are the only remnants of this destruction. As the molten rock came to the surface, the Earth’s crust gradually sank into the space left by the rising lava. The subsidence produced the Columbia Basin.

Along the road that crosses the Plateau, one can observe countless basalt columns and fans which are the last witnesses of the activity that shook the region millions of years ago. The Wenatchee area harbours very interesting geological formations that can be seen in these photos.

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Photos:  C.  Grandpey

Ambiance d’orage à Yellowstone

C’était un soir de juillet dans le Parc de Yellowstone. La chaleur lourde qui régnait depuis le matin était annonciatrice d’orages. Le Lower Geyser Basin ne subit pas les assauts de la foudre mais le ciel d’encre qui lui servait de toile de fond était propice à des clichés intéressants. Les lumières se modifiaient de minute en minute, créant une ambiance très particulière avec des couleurs à la limite de l’irréel. Le phénomène a duré une vingtaine de minutes, à la suite quoi les belles lumières du crépuscule ont repris leurs droits.

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(Photos:  C.  Grandpey)

Le Kilauea sous haute surveillance // Kilauea volcano is fully monitored

drapeau francaisLes volcans ne connaissent pas la même gestion du temps que les humains. Ils ne prennent pas en compte la notion d’heures de travail et le besoin de sommeil. C’est la raison pour laquelle ils doivent être surveillés en permanence. Les techniques de surveillance ont beaucoup évolué au cours des dernières décennies et les méthodes du passé ont été remplacées par des ordinateurs.
Les alarmes sont utilisées depuis longtemps à l’Hawaiian Volcano Observatory (HVO). Au cours des premières phases de l’éruption du Kilauea le long de l’East Rift Zone en 1983, les scientifiques du HVO voulaient savoir exactement à quel moment la lave allait commencer à déborder du cratère du Pu’uO’o, un événement qui indique généralement l’apparition de fontaines de lave. A cette époque, le personnel du HVO devait dérouler une lourde et encombrante bobine de câble en cuivre à travers l’ouverture où la lave était censée s’échapper du cratère du Pu’uO’o. Grâce à ce câble, une tension constante était communiquée par radio au HVO, et quand les données fournies par ce câble étaient soudain interrompues, les scientifiques savaient que lave avait coupé le circuit.
Aujourd’hui, des moyens beaucoup plus élaborés sont utilisés pour déclencher les alarmes lorsque le comportement des volcans hawaïens se modifie. Les appels et autres sonneries téléphoniques automatisés ont été remplacés par des sms et des courriels.
Par exemple, le système Swarm Alarm du HVO enregistre chaque heure les séismes qui se produisent dans un certain secteur de la zone sommitale du Kilauea. Le système avertit automatiquement l’Observatoire si le nombre dépasse le seuil fixé par le sismologue de service. En effet, un essaim sismique inhabituel peut signaler un changement dans le système volcanique susceptible de déboucher sur une nouvelle émission de lave.
Un autre système d’alarme s’appuie sur des inclinomètres électroniques. Les variations  d’inclinaison de la pente de l’édifice volcanique ne sont pas inhabituelles car le volcan répond aux mouvements du magma dans les réservoirs superficiels. Toutefois, si des variations d’inclinaison significatives sont détectées, un programme informatique envoie un message d’alerte invitant les scientifiques à contrôler attentivement la situation.
Le HVO utilise des caméras thermiques qui surveillent le cratère Pu’uO’o. Ces caméras prennent des photos toutes les deux minutes et, si un point chaud remplit plus de cinq pour cent des images, un message texte est envoyé, accompagné d’une image. Lors de la réception d’un tel message, les scientifiques du HVO vérifient d’autres données (y compris des images plus récentes fournies par les webcams) pour voir si la lave remplit ou déborde du cratère.
Le HVO utilise également l’imagerie thermique fournit par le satellite GOES (Geostationary Operational Environmental Satellite) pour détecter les températures du sol anormalement élevées dans des secteurs autres que le sommet du Kilauea et le champ de lave du Pu’uO’o. Si de telles températures anormales sont repérées, un programme informatique envoie un message texte avec une image intégrée aux géologues du HVO afin que la situation puisse être étudiée.
Source: HVO.

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drapeau anglaisVolcanoes don’t keep time as humans do. They do not take into account the notion of regular working hours and the need for sleep. This is the reason why they need to be monitored permanently. Surveillance techniques have much changed over the past decades and the methods of the past have been replaced by computers.

For instance, alarms have long been used at the Hawaiian Volcano Observatory (HVO). During the early episodes of Kilauea’s ongoing East Rift Zone eruption, HVO scientists wanted to know exactly when lava began spilling out of the Pu‘u O’o crater, which usually indicated the onset of lava fountains. This was in 1983, years before the advent of webcams!  So, HVO staff had to use a heavy spool of copper cable over rugged lava flows and across the spillway where lava would first flow down the side of Pu’uO’o. Using this cable, a steady voltage was radioed back to HVO, and when readings from this electronic tripwire were suddenly interrupted, scientists knew lava had broken the circuit.

Today, far more sophisticated ways are used to trigger alarms when the status of Hawaiian active volcanoes changes. Automated phone calls, pages, and ringing bells have been replaced by texts and emails.

For example, HVO’s Swarm Alarm counts earthquakes occurring in a certain region of Kilauea’s summit area within the past hour. The system automatically notifies the Observatory’s monitoring group if the number surpasses the threshold set by HVO’s seismologist. Indeed, an unusual cluster of earthquakes could signal a change in the volcanic system that may lead to a new outbreak of lava.

Another alarm system monitors the slope of the ground using electronic tiltmeters. Slow changes in tilt are not unusual as the volcano adjusts in response to magma shifts within shallow reservoirs. However, if more rapid changes are detected, a computer program sends texts to notify us that it’s time to take a closer look at what else is happening.

HVO deploys thermal cameras that look into the Pu’uO’o crater. These cameras take fresh pictures every two minutes, and, if a hot spot fills more than five percent of the images, send a text message with an embedded image. Upon receiving such a message, HVO scientists check other data (including more recent webcam images) to see if lava is filling or overflowing the crater.

HVO also uses Geostationary Operational Environmental Satellite (GOES) thermal imagery to look for elevated ground temperatures in areas other than at Kilauea’s summit and on the Pu’uO’o lava flow field. If elevated temperatures are found, a computer program sends a text message with an embedded image to HVO geologists so that the situation can be further investigated.

Source : HVO.

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Un scientifique de l’USGS programme un émetteur satelliatire GOES sur un site de contrôle des émissions de CO2.

(Photo: USGS)