Le Kilauea sous haute surveillance // Kilauea volcano is fully monitored

drapeau francaisLes volcans ne connaissent pas la même gestion du temps que les humains. Ils ne prennent pas en compte la notion d’heures de travail et le besoin de sommeil. C’est la raison pour laquelle ils doivent être surveillés en permanence. Les techniques de surveillance ont beaucoup évolué au cours des dernières décennies et les méthodes du passé ont été remplacées par des ordinateurs.
Les alarmes sont utilisées depuis longtemps à l’Hawaiian Volcano Observatory (HVO). Au cours des premières phases de l’éruption du Kilauea le long de l’East Rift Zone en 1983, les scientifiques du HVO voulaient savoir exactement à quel moment la lave allait commencer à déborder du cratère du Pu’uO’o, un événement qui indique généralement l’apparition de fontaines de lave. A cette époque, le personnel du HVO devait dérouler une lourde et encombrante bobine de câble en cuivre à travers l’ouverture où la lave était censée s’échapper du cratère du Pu’uO’o. Grâce à ce câble, une tension constante était communiquée par radio au HVO, et quand les données fournies par ce câble étaient soudain interrompues, les scientifiques savaient que lave avait coupé le circuit.
Aujourd’hui, des moyens beaucoup plus élaborés sont utilisés pour déclencher les alarmes lorsque le comportement des volcans hawaïens se modifie. Les appels et autres sonneries téléphoniques automatisés ont été remplacés par des sms et des courriels.
Par exemple, le système Swarm Alarm du HVO enregistre chaque heure les séismes qui se produisent dans un certain secteur de la zone sommitale du Kilauea. Le système avertit automatiquement l’Observatoire si le nombre dépasse le seuil fixé par le sismologue de service. En effet, un essaim sismique inhabituel peut signaler un changement dans le système volcanique susceptible de déboucher sur une nouvelle émission de lave.
Un autre système d’alarme s’appuie sur des inclinomètres électroniques. Les variations  d’inclinaison de la pente de l’édifice volcanique ne sont pas inhabituelles car le volcan répond aux mouvements du magma dans les réservoirs superficiels. Toutefois, si des variations d’inclinaison significatives sont détectées, un programme informatique envoie un message d’alerte invitant les scientifiques à contrôler attentivement la situation.
Le HVO utilise des caméras thermiques qui surveillent le cratère Pu’uO’o. Ces caméras prennent des photos toutes les deux minutes et, si un point chaud remplit plus de cinq pour cent des images, un message texte est envoyé, accompagné d’une image. Lors de la réception d’un tel message, les scientifiques du HVO vérifient d’autres données (y compris des images plus récentes fournies par les webcams) pour voir si la lave remplit ou déborde du cratère.
Le HVO utilise également l’imagerie thermique fournit par le satellite GOES (Geostationary Operational Environmental Satellite) pour détecter les températures du sol anormalement élevées dans des secteurs autres que le sommet du Kilauea et le champ de lave du Pu’uO’o. Si de telles températures anormales sont repérées, un programme informatique envoie un message texte avec une image intégrée aux géologues du HVO afin que la situation puisse être étudiée.
Source: HVO.

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drapeau anglaisVolcanoes don’t keep time as humans do. They do not take into account the notion of regular working hours and the need for sleep. This is the reason why they need to be monitored permanently. Surveillance techniques have much changed over the past decades and the methods of the past have been replaced by computers.

For instance, alarms have long been used at the Hawaiian Volcano Observatory (HVO). During the early episodes of Kilauea’s ongoing East Rift Zone eruption, HVO scientists wanted to know exactly when lava began spilling out of the Pu‘u O’o crater, which usually indicated the onset of lava fountains. This was in 1983, years before the advent of webcams!  So, HVO staff had to use a heavy spool of copper cable over rugged lava flows and across the spillway where lava would first flow down the side of Pu’uO’o. Using this cable, a steady voltage was radioed back to HVO, and when readings from this electronic tripwire were suddenly interrupted, scientists knew lava had broken the circuit.

Today, far more sophisticated ways are used to trigger alarms when the status of Hawaiian active volcanoes changes. Automated phone calls, pages, and ringing bells have been replaced by texts and emails.

For example, HVO’s Swarm Alarm counts earthquakes occurring in a certain region of Kilauea’s summit area within the past hour. The system automatically notifies the Observatory’s monitoring group if the number surpasses the threshold set by HVO’s seismologist. Indeed, an unusual cluster of earthquakes could signal a change in the volcanic system that may lead to a new outbreak of lava.

Another alarm system monitors the slope of the ground using electronic tiltmeters. Slow changes in tilt are not unusual as the volcano adjusts in response to magma shifts within shallow reservoirs. However, if more rapid changes are detected, a computer program sends texts to notify us that it’s time to take a closer look at what else is happening.

HVO deploys thermal cameras that look into the Pu’uO’o crater. These cameras take fresh pictures every two minutes, and, if a hot spot fills more than five percent of the images, send a text message with an embedded image. Upon receiving such a message, HVO scientists check other data (including more recent webcam images) to see if lava is filling or overflowing the crater.

HVO also uses Geostationary Operational Environmental Satellite (GOES) thermal imagery to look for elevated ground temperatures in areas other than at Kilauea’s summit and on the Pu’uO’o lava flow field. If elevated temperatures are found, a computer program sends a text message with an embedded image to HVO geologists so that the situation can be further investigated.

Source : HVO.

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Un scientifique de l’USGS programme un émetteur satelliatire GOES sur un site de contrôle des émissions de CO2.

(Photo: USGS)

Vol de matérial de surveillance volcanique à Hawaii // Volcano Monitoring equipment stolen in Hawaii

drapeau francais   Ce n’est pas la première fois que cela arrive, mais c’est un vrai problème. En effet, des vols récents d’équipement sans surveillance ont eu une incidence sur la capacité des scientifiques à surveiller et prévoir l’activité volcanique dans le secteur de Puna, au SE de la Grande Ile d’Hawaii. Les vols concernent des panneaux solaires et autres équipements utilisés pour recharger les batteries des appareils de surveillance sismique.
La zone affectée, entre Pu’u O’o et Kumukahi, est l’une des zones les plus densément peuplées de Puna, de sorte que les vols présentent un problème de sécurité semblable au vol ou au vandalisme à l’encontre des systèmes d’alerte de tsunamis.
Au cours de l’année écoulée, deux stations hébergeant des inclinomètres ont été dépouillées de leurs panneaux solaires, de batteries et d’équipements de communication radio. Sur l’un des sites, l’inclinomètre lui-même – qui est évalué à environ 13.000 $ (environ 10 000 euros) – a été extrait du sol et emporté.
Il est probable que les voleurs ont dérobé les panneaux solaires pour les vendre ou pour leur propre usage. Le coût total des vols a été estimé à environ $ 40,000 (environ 30 000 euros), mais lorsque l’on ajoute le matériel de protection des sites, le coût pour les contribuables atteint environ 100.000 dollars. La capacité du HVO à remplacer le matériel volé est limité, à cause des récentes coupes budgétaires fédérales.
Quiconque aurait remarqué quelque chose d’anormal ou aurait des informations relatives à l’équipement solaire dérobé doit appeler un numéro de téléphone spécial.
Pendant ce temps, en raison des vols, les scientifiques du HVO ont décidé qu’il n’était plus possible de continuer à entretenir les instruments coûteux non surveillés dans des zones isolées. Ils sont maintenant à la recherche de solutions alternatives moins coûteuses, par exemple en demandant à des particuliers d’accepter des instruments GPS dans leurs jardins.
Source: Hawaii Tribune Herald.

drapeau anglais   It is not the first time this has happened but it is a real problem. Indeed, recent thefts of unattended equipment have impacted scientists’ ability to monitor and predict volcanic activity in Puna. The thefts have targeted solar panels and other equipment used to recharge batteries of seismic monitoring devices.

The affected area, between Pu‘u O‘o and Kumukahi, is one of Puna’s more heavily populated areas, with the thefts presenting a safety issue similar to that caused by someone stealing or vandalizing warning system buoys that can predict tsunamis.

Within the last year, two stations that housed tiltmeters were stripped of their solar panels, batteries and radio communication equipment. At one site, the tiltmeter itself — which is valued at about $13,000 — was pulled from the ground and taken.

It is believed that the thieves have stolen the solar panels either for sale or their own use.

The combined cost of the thefts has been estimated at about $40,000, but when added to the costs associated with attempts to protect the sites, the cost to taxpayers can balloon to about $100,000. HVO’s ability to replace the stolen equipment is limited, with the recent federal cuts.

Anyone who may have noticed anything out of the ordinary or have any information related to the missing solar equipment should call a special phone number.

Meanwhile, as a result of the thefts, HVO scientists have concluded that continuing to maintain expensive instruments in unsupervised, isolated areas is unsustainable. They are now looking for cheaper alternative solutions, like relying on members of the public to play host to GPS instruments in their gardenss.

Source : Hawaii Tribune Herald.