Selon le Rabaul Volcano Observatory, le Manam reste bien actif. Ainsi, des coulées pyroclastiques ont été observées le 16 juin sur le versant SE. Le lendemain, en revanche, l’activité était faible avec des émissions de vapeur et parfois de cendre. Entre le 18 et le 30 juin, des panaches de cendre montaient jusqu’à 100-150 mètres au-dessus du cratère en faisant entendre parfois des rugissements et des grondements. Il est fait état de retombées de cendre dans la partie NO de l’île. Des projections incandescentes étaient visibles au niveau du cratère. Dans le même temps, le main Crater était beaucoup plus calme, avec seulement des panaches de couleur blanche et bleutée.
According to the Rabaul Volcano Observatory, Manam is still very active. For instance, four pyroclastic flows travelled down the SE flank on June 16th. The following day, activity was low with steam and occasionally ash emissions. Between June 18th and 30th, ash clouds rose 100-150 metres above the crater while roaring and rumbling noises were sometimes reported. Ashfall was reported in the NW part of the island. Incandescent material was also ejected from the crater. Meantime, emissions from Main Crater were milder and mostly characterized by white and bluish plumes.

Image satellite de Manam (Avec l’aimable autorisation de la NASA)
La NASA a mis en ligne une photo satellite en date du 5 juillet 2012 sur laquelle on voit parfaitement les panaches émis par le Nyiragongo et le Nyiamuragira. Le Centre Conseil en Cendre Volcanique (VAAC) de Toulouse observe depuis le 3 juillet un regain d’activité du Nyiragongo avec des panaches de cendre qui atteignent une altitude de 5500 mètres, soit une hauteur d’environ 2000 mètres au-dessus du cratère. Le VAAC fait remarquer que les panaches de SO2 sont très fréquents sur le Nyiragongo mais que les émissions de cendre sont beaucoup plus rares.
NASA has released a satellite photo taken on July 5th 2012 on which one can perfectly see the plumes emitted both by Nyiragongo and Nyiamuragira. The Toulouse VAAC has observed since July 3rd an increase in the activity of Nyiragongo with ash plumes that reach 5,500 metres a.s.l., or 2,000 metres or so above the crater. VAAC indicates that SO2 plumes are quite frequent on Nyiragongo whereas ash clouds are much rarer.

Au vu des histogrammes mis en ligne par l’IGN, il ne fait aucun doute que la sismicité à El Hierro marque le pas depuis le 3 juillet où un total de 165 secousses avait été enregistré en une seule journée. Par la suite, 103 événements ont été comptabilisés le 4 juillet, 93 le 5, 50 le 6 et 54 le 7 de ce même mois. On remarque également que les événements d’une magnitude supérieure à 3 sont de moins en moins nombreux : 16 le 3 juillet, 3 le 4 et le 5 juillet, un seul le 6 juillet et 3 le 7 juillet. De plus, en observant la carte de localisation de ces séismes, on se rend compte – comme je l’ai indiqué précédemment – qu’ils ne se concentrent plus sur une zone précise et sont davantage éparpillés en mer. Il semblerait donc que le magma ait trouvé une zone de stockage à une vingtaine de kilomètres de profondeur et qu’il va y rester un certain temps. Plusieurs semaines ? Plusieurs mois ? Impossible à dire. Les sismographes nous indiqueront en temps utile si la situation est susceptible d’évoluer.
Judging from IGN’s charts, there is little doubt seismicity has been declining at El Hierro since July 3rd when 165 earthquakes were recorded in a single day. In the following days, 103 events were recorded on July 4th, 93 on July 5th, 50 on July 6th and 54 on July 7th. One can also notice that the events above M3 are less and less frequent. Moreover, when observing the map that shows where all the quakes are located, one realises – as I put it before – that they are no longer concentrated in a single area but are now scattered off the coast. Thus, it seems magma is being stored at a depth of about 20 km and will remain there for some time. Several weeks? Several months? Nobody knows. Seismographs will tell us if the situation is likely to change. 