Nevado del Ruiz (Colombie)

drapeau francais.jpgAprès la crise éruptive de samedi, le Nevado del Ruiz semble retrouver une situation plus calme. Le niveau d’alerte a été ramené à l’Orange (niveau II). Toutefois, la presse locale indique que se poursuivent les évacuations d’une quinzaine de villes à proximité du volcan.  

 

drapeau anglais.jpgAfter Saturday’s eruptive crisis, Nevado del Ruiz is getting calmer and the alert level has been downgraded to Orange (level II). However, officials are continuing precautionary evacuations in 15 towns near the mountain.

Etna (Sicile / Italie)

Le tremor s’est encore affolé au cours des dernières 24 heures, sans activité sommitale apparente. D’après Boris Behncke qui est, selon moi, LA référence à l’INGV, ces sursauts de la sismicité sont liés à des mouvements du flanc oriental du volcan. Comme je l’ai déjà indiqué à plusieurs reprises, on observe depuis très longtemps un basculement de ce versant vers la Mer Ionienne où rien ne le retient. En conséquence, l’accumulation du magma sous l’édifice et la poussée qui s’ensuit contribuent à accélérer ce basculement et à faire jouer les failles (Pernicana au nord et Ragalna à l’ouest) qui parcourent le versant E. Les séismes sont le plus souvent superficiels et peuvent être destructeurs comme ceux d’octobre 1984 et octobre 2002.  

Boris Behncke fait remarquer que la sismicité est restée très discrète sur le versant E au cours des deux dernières années. Il est vrai que l’Etna a libéré pas mal d’énergie par le biais du Cratère SE, ce qui a contribué à soulager la pression interne. On peut raisonnablement penser que les séismes enregistrés le 28 juin dans le secteur de Zafferana révèlent une nouvelle accumulation de magma sous le volcan – sans libération sous forme éruptive depuis le 24 avril – et une poussée en direction de la partie orientale.   

Ce type de situation a déjà été observé au cours des dernières décennies avant le déclenchement d’une éruption latérale. Si c’est le cas, il va falloir être un peu patient car les statistiques montrent que les événements sismique et éruptif ne s’enchaînent pas toujours avec une grande rapidité. Par exemple, il a fallu attendre sept ans entre 1994 et 2001 pour que le gonflement de l’Etna et la hausse de la sismicité débouchent sur une éruption ! Tout pronostic serait donc hasardeux ! 

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Les derniers soubresauts de l’Etna

(Avec l’aimable autorisation de l’INGV)

 

Fuego (Guatemala)

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L’activité du Fuego  est irrégulière, avec des périodes calmes alternant avec une activité plus intense. Dans son dernier bulletin, l’INSIVUMEH indique que le nombre d’explosions est en hausse, avec des panaches de cendre de 500-600 mètres de hauteur, des projections incandescentes de 200 mètres au-dessus du cratère et des avalanches de blocs sur les flancs supérieurs du volcan (voir image ci-dessous). 

 

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Activity at Fuego is quite irregular with quiet periods followed by more intense activity. In its latest report, INSIVUMEH indicates that the number of explosions is increasing, with ash plumes up to 500-600 metres high and the ejection of incandescent materials up to 200 metres above the crater and block avalanches on the upper slopes of the volcano (see image below).

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Le Fuego à l’aube du 30 juin 2012 (Avec l’aimable autorisation de l’INSIVUMEH)