Etna (Sicile / Italie)

Ce matin, le tracé du tremor de l’Etna ressemble au profil d’une étape de montagne du Tour de France ou du Giro d’Italia ! Après avoir connu des sommets, le parcours est en train de redescendre dans la vallée vers des secteurs moins tourmentés. Les sismomètres réagissent de la même façon. Hier soir, on apercevait une légère incandescence au-dessus de la Bocca Nuova mais il semble que l’activité strombolienne ait perdu de son intensité.

Il est impossible de dire comment va évoluer la situation. De toute évidence, la période de paroxysmes à répétition au niveau du Cratère SE est terminée. L’activité actuelle dans la Bocca Nuova montre clairement que le système magmatique reste bien actif et que l’on assiste probablement à son rechargement. Les séismes qui viennent de se produire dans le secteur oriental de l’édifice (à Zafferana par exemple) sont certes liés au basculement de ce versant vers la Mer Ionienne mais avec, périodiquement, une accélération due à la poussée exercée par le magma lors de sa montée sous le volcan.

Au vu de l’histoire éruptive de l’Etna, on peut raisonnablement penser que l’on se dirige vers une éruption fissurale, mais où et quand ? Mystère ! Seul le Mongibello connaît la réponse à ces questions ! On sait qu’une ligne de fragilité traverse le volcan du nord au sud. Personnellement, j’ai toujours peur de voir se réactiver la fracture qui parcourt le versant sud. Elle avait ouvert la route SP 92 au moment de l’éruption de 1991-94. Les événements  prendraient alors une autre tournure car des zones habitées seraient vite menacées. Il ne faut pas oublier que les éruptions de l’Etna n’ont pas toujours été « gentilles ».

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(Avec l’aimable autorisation de l’INGV)

 

Nevado del Ruiz (Colombie)

drapeau francais.jpgComme je l’ai indiqué précédemment, le Nevado del Ruiz a connu samedi une brève crise éruptive qui a incité les autorités à conseiller l’évacuation de 4000 personnes vivant à proximité du volcan.

Aujourd’hui, la presse colombienne rapporte les propos du Président Juan Manuel Santos qui regrette que l’ordre d’évacuer n’ait pas été entendu. En effet, sur les 4000 habitants menacés, seuls 1710 ont quitté les lieux. Le Président pose clairement la question « Pourquoi ? ». Selon lui, cela est dû à « un manque d’éducation, de collaboration et de discipline sociale. Des progrès sont nécessaires ». Il reconnaît que les difficultés de communication entre le gouvernement et les autorités locales posent un problème. Ce manque de communication a été l’une des causes du désastre de 1985 avec ses 25 000 victimes. On peut se demander si la leçon a été retenue…

 

drapeau anglais.jpgAs I put it before, Nevado del Ruiz went through a brief eruptive crisis on Saturday that prompted the authorities to order the evacuation of 4,000 residents close to the volcano.

Today, the Colombian press reports the words of President Juan Manual Santos who regrets people’s reluctance to evacuate. Indeed, out of the 4,000 persons who were under the threat of the volcano, only 1,710 accepted to leave their houses. He said: “What does this say to us? That we lack education and a little more collaboration and social discipline. Here we have to improve. » He admitted communication difficulties between national government and local government agencies present a problem. This lack of communication was one of the causes of the 1985 disaster with 25,000 victims. One can wonder whether the lesson has been learnt…