Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, l’activité du Kilauea depuis 2008 est marquée par une accumulation d’épisodes de gonflement et de dégonflement (D/I events) de l’édifice volcanique.
Ces épisodes se caractérisent par un brusque dégonflement qui dure entre 1 et 3 jours, suivi d’un rapide gonflement qui permet à l’édifice de retrouver le niveau initial. L’écart entre ces deux phases est en général de 2 ou 3 cm et il semble dû à une variation de pression en profondeur, à environ 1 km à la verticale du bord oriental du cratère de l’Halema’uma’u.
Toutefois, les D/I events ne sont pas uniquement enregistrés au sommet du Kilauea. On les retrouve sur le Pu’uO’o où ils se présentent sous la même forme, mais avec un décalage qui correspond au temps nécessaire à la pression pour se déplacer du sommet vers le Pu’uO’o.
Les D/I events s’accompagnent souvent d’une modification de l’activité éruptive. Pendant la phase de dégonflement, l’effusion de lave au niveau du Pu’uO’o tend à décroître tandis que la colonne de lave au sommet s’enfonce dans les profondeurs. C’est l’inverse qui se produit lorsque le volcan gonfle à nouveau.
Le début de l’éruption sommitale de 2008 a profondément modifié le rythme des D/I events. Avant 2008, on enregistrait en moyenne 5 à 10 événements par an. En 2008, leur nombre atteignait 47. En 2009, 2010, 2011, il se produisit respectivement 64, 68 et 87 épisodes. En ce moment, leur nombre pour 2012 atteint déjà 37, ce qui laisse supposer que le record des années précédentes sera battu.
On pense en général que les DI events correspondent à la convection magmatique à l’intérieur de la bouche éruptive de l’Halema’uma’u. En effet, lorsque le magma dégaze, il devient plus dense et a donc tendance à s’enfoncer, ce qui permet à un magma plus riche en gaz et donc moins dense de monter vers la surface. La phase de dégonflement correspond à l’enfoncement du magma plus dense et celle de gonflement à la montée du magma riche en gaz.
Les D/I events, s’ils n’ont que peu d’influence sur la déformation de l’édifice volcanique dans son ensemble, jouent un rôle au niveau de l’activité éruptive. Leur fréquence peut perturber le comportement des coulées de lave sur l’East Rift Zone. Au contraire, leur absence (et donc l’absence de variations dans le débit de la lave) peut contribuer à la formation de solides tunnels de lave entre le Pu’uO’o et l’océan.
Source : Volcano Watch (HVO).
As I put it several times, the current activity at Kilauea has been characterized since 2008 by repetitive series of DI (Deflation / Inflation) events.
DI events are characterized by sudden deflation that lasts for 1-3 days, followed by equally sudden inflation that returns the pre-event levels. The total amount of subsidence during deflation and subsequent uplift during inflation is usually only about 2.5 cm and appears to be caused by pressure changes about 1 km beneath the east margin of Halema’uma’u Crater.
However, the DI events are not only recorded at Kilauea’s summit, but also at Pu’u ‘O’o. They have the same overall form as that at the summit but lag behind by a few hours, time for the pressure to propagate from the summit to Pu’u ‘O’o.
DI events are often associated with changes in eruptive activity. During the deflation phase, lava effusion at Pu’u ‘O’o tends to decrease and the summit lava column lowers, while the inflation phase is accompanied by a rise in the summit lava column and sometimes a surge in lava from Pu’u ‘O’o.
The start of Kilauea’s summit eruption in 2008 caused a major change in the style of DI events. Prior to 2008, the number of events averaged 5-10 per year. In 2008, however, there were 47 events. In 2009, 2010, and 2011, there were 64, 68, and 87 events, respectively. So far in 2012, there have been 37 events, which will probably shatter the records from previous years.
These events may correspond with the magma convection that occurs within Kilauea’s summit eruptive vent. As magma loses gas, it becomes denser and sinks, allowing less dense, gas-rich magma to rise towards the surface. The deflation phase might correspond to sinking of dense magma, and inflation resulting from the rise of gas-rich magma.
DI events, while minor in terms of their overall magnitude of deformation, are important to Kilauea’s eruptive activity. Frequent DI events can disrupt lava flows from the east rift zone, while periods of no DI events can allow lava from Pu’u ‘O’o to develop robust tube systems to the ocean.
Source : Volcano Watch (HVO).


Le Sakurajima reste bien actif. Une capture d’image de la webcam réalisée le 7 avril à 23h30 confirme le dernier rapport du GVN qui faisait état de panaches de cendre montant jusqu’à 1,8-2,7 km d’altitude.
Sakurajima remains quite active. A screenshot I performed on April 7th at 23 :30 confirms GVN’s latest report that mentioned ash plumes rising up to 1.8-2.7 km a.s.l.
En observant le comportement de l’Oskjuvatn au cours des dernières années, les volcanologues islandais sont convaincus qu’une éruption va se produire dans le court terme. En effet, le niveau du lac a baissé jusqu’en 2007, ce qui laisse supposer que le magma a migré vers une autre zone. Ensuite, la surface du lac s’est stabilisée avant de monter à nouveau, signe qu’un nouveau magma était en train de se mettre en place. A l’époque, les scientifiques ont indiqué qu’une éruption était probable, sans préciser à quel moment.
Looking at the behaviour of Oskjuvatn in recent years, Icelandic volcanologists are convinced that an eruption will occur at Askja in the short term. The level of the lake went down every year until 2007, indicating that magma was moving away from the area. After that, the surface levelled and even started to rise again. The scientists predicted an eruption was to be expected, but did not say when.
Le Fuego reste l’un des volcans les plus actifs de la planète. Au cours des premiers jours d’avril, les explosions généraient des panaches de cendre d’une hauteur de 500 à 800 mètres. Au cours de la nuit, on pouvait observer des fontaines de lave montant jusqu’à 150 mètres au-dessus du cratère. Cette lave donnait naissance à des avalanches qui empruntaient la vallée du Rio Cenizas. Le 1er avril, les images satellites révélaient un panache de cendre s’étirant sur 13 km vers l’OSO, ainsi qu’une forte anomalie thermique sur le volcan.
During the first days of April, explosions from Fuego produced ash plumes that rose 500-800 metres above the crater. During the night lava fountains could be seen rising 100-150 metres above the crater; they formed avalanches that travelled towards the Río Cenizas drainage. On April 1st, satellite images showed an ash plume drifting 13 km WSW and a well-defined thermal anomaly was observed.