Bromo (Ile de Java / Indonésie)

drapeau francais.jpgL’activité du Bromo est en train de décliner mais le niveau d’alerte est maintenu au maximum. Les volcanologues indonésiens pensent que cette recrudescence récente d’activité n’annonce pas forcément une éruption à court terme mais indique que de l’énergie est en train de s’accumuler sous le volcan.

Les villageois qui habitent à proximité du Bromo continuent à vaquer tranquillement à leurs occupations. Ngadisari est seulement distant de 2 kilomètres du volcan. Comme le montrait la photo de ma note d’hier, les habitants sont persuadés qu’ils sont en sécurité car ils procèdent à des prières rituelles tous les Legi (Legi est le premier jour de la semaine javanaise qui en compte cinq) et déposent des offrandes de jenang et tamping, deux plats locaux à base de riz, sur la lèvre du volcan. 

Source : The Jakarta Post.

 

drapeau anglais.jpgThe volcanic activity of Mount Bromo has decreased from a day ago but its current highest alert status has not changed. According to Indonesian volcanologists, the increasing seismic activity at the mountain did not necessarily mean there would be an eruption soon, but rather could imply a building up of energy that could trigger a larger eruption at a later date.

People living near Mt. Bromo volcano are going about their daily activities with an air of calm. Located 2 kilometres away, Ngadisari is the closest village to the volcano. Confirming the photo I inserted yesterday, the villagers say they are feeling felt safe from the volcano because they are holding ritual prayers every Legi (Legi is the first day of the Javanese five-day week), bringing offerings of jenang  and tamping, two rice-based dishes onto the crater rim..

Source : The Jakarta Post.

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Bouche éruptive dans le cratère du Bromo.
(Photo: C. Grandpey)

Tazieff, le joueur de feu

En furetant dans la librairie du festival photo de Montier-en-Der, j’ai découvert un livre fort intéressant publié au cours du premier trimestre 2010 aux éditions Sang de la Terre. Intitulé Tazieff, le joueur de feu, il retrace la vie du célèbre volcanologue aujourd’hui disparu. Selon Roger Cans, son auteur, l’ouvrage n’est pas une biographie « autorisée ». Il est « une entreprise qui ne relève que de l’auteur et de son éditeur ». Je dois dire que j’ai pris un réel plaisir à dévorer le livre et apprécié le style qui se marie bien avec la personnalité de Tazieff. On y retrouve les principales étapes de sa vie en tant que volcanologue mais l’ouvrage dévoile aussi des épisodes de sa vie sentimentale. Frédéric Lavachery, son fils, pense que Roger Cans a « bien senti et rendu le personnage ». Je suis d’accord avec lui quand il m’écrit que « le vrai défaut du livre est l’absence de caractérisation du travail scientifique conduit, impulsé ou induit par Garouk ».

A noter que Tazieff le joueur de feu est en fait une deuxième édition. La première comportait beaucoup d’erreurs qui ont été largement corrigées. Lors de la conception de la deuxième édition, Roger Cans a contacté Frédéric Lavachery, ce qui a permis de corriger le tir. Néanmoins, la deuxième édition comporte encore certaines erreurs. Avec l’accord de l’auteur et de l’éditeur, Frédéric Lavachery a rédigé une feuille de corrections qu’il tient à la disposition des personnes qui seraient intéressées. ( Frédéric Lavachery – 43430 Chaudeyrolles).

  

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Bromo (Ile de Java / Indonésie)

drapeau francais.jpgAlors que l’activité du Merapi continue à décliner, les volcanologues indonésiens viennent de faire passer au maximum le niveau d’alerte du Bromo, suite à des émissions de cendre. Il est demandé aux villageois et aux touristes de ne pas s’approcher des pentes du volcan. A noter qu’un escalier permet d’atteindre la lèvre du cratère qui est souvent le siège d’offrandes.  

 

drapeau anglais.jpgWhile activity at Mount Merapi keeps declining, Indonesian volcanologists have raised the alert level at Mount Bromo to its highest level, telling villagers and tourists to stay off the rumbling slopes. The volcano started shooting ash into the air today. Stairs allow to reach the crater rim where frequent offerings are made to the volcano.

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Cérémonie d’offrandes sur la lèvre du Bromo.
(Photo: C. Grandpey)

Festival Montier-en-Der 2010

Même s’il n’y avait que très peu de photos de volcans en éruption – hormis deux ou trois images des Galapagos – le Festival de Montier-en-Der mérite le déplacement quand on s’intéresse à la photo. Cela permet avant tout de voir de très belles images (le niveau était très élevé cette année) et de se rendre compte des évolutions technologiques dans ce domaine.

La première impression qui ressort est que le plein format a été adopté par les photographes professionnels qui ont maintenant délaissé la photo argentique. Ce n’est pas une surprise car la qualité offerte par les nouveaux boîtiers (que ce soit le Nikon D3 ou le Canon 5D MarkII) est excellente. On peut travailler sans flash en basse lumière sans avoir trop de grain, même avec des sensibilités très élevées, ce qui est fort appréciable.

Comme je l’ai fait remarquer à propos de l’éruption de l’Eyjafjallajökull, la taille des photosites des appareils plein format permet une meilleure analyse de la lumière. En conséquence, la lave retrouve ses belles couleurs naturelles et perd l’horrible blancheur qui ruine les photos numériques avec les petits capteurs.

J’attends avec impatience la sortie de vidéoprojecteurs dont la définition sera aussi bonne que celle des derniers appareils photos et permettra des projections d’une qualité égale à celle des diapositives, sur des écrans d’au moins trois mètres de base. Regarder des images sur un écran d’ordinateur c’est bien, mais pour une projection grand public, ça ne marche pas !!

Quoi qu’en disent certains, les vidéoprojecteurs de prix acceptable actuellement sur le marché n’atteignent pas encore le très haut niveau (je sais, je suis difficile ; normal quand on a touché à la pureté des diapositives !). Les projections volcaniques effectuées à Montier à l’aide d’un vidéoprojecteur par quelqu’un dont je tairai le nom n’étaient vraiment pas à la hauteur. Il faut investir aujourd’hui des sommes qui ne sont pas dans mes moyens pour atteindre la perfection que j’attends. Patience, l’heure viendra…

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Un tout petit aperçu du Festival qui a battu des records d’affluence cette année.
(Photo: C. Grandpey)