Klyuchevskoy (Kamchatka / Russie)

drapeau francais.jpgUne dépêche de l’agence de presse ITAR-TASS indique que le Klyuchevskoy a émis des nuages montant jusqu’à 8 km d’altitude au cours des dernières 24 heures. Toutefois, les villages à proximité du volcan ne sont pas menacés.

La lave descend sur le versant SE jusqu’à 2500 mètres d’altitude où son contact avec la glace provoque des explosions.

Selon des sismologues russes, une traînée de cendre s’étire sur 30 km au sud du Klyuchevskoy.

 

drapeau anglais.jpgAccording to the ITAR-TASS news agency, the Klyuchevskoi volcano has spewed ash clouds to a height of up to eight kilometres a.s.l. during the past 24 hours.  However, there is no danger to the nearby settlements.

Lava streams descended along the volcano’s south-eastern slope down to 2,500 m a.s.l. A series of blasts were reported on the volcano’s south-western slope when lava touched the glacier.

According to seismologists, an ash trail of 30 kilometres was reported to the south of  Klyuchevskoy.

Réflexions sur l’éruption du Sinabung (Ile de Sumatra / Indonésie)

Comme je l’indiquais précédemment, les volcanologues indonésiens ont mal interprété la situation qui a précédé l’éruption du Sinabung. Ils reconnaissent que l’événement les a surpris et qu’il a fallu évacuer en toute hâte des milliers de personnes dans les villages autour du volcan.

Personnellement, je pense que ces mesures d’évacuation auraient dû être prises dès les premiers soubresauts de ce volcan même s’il n’avait pas connu d’éruption depuis plus de quatre siècles. D’une part, on sait que plus le temps de sommeil d’un volcan de ce type est long, plus son réveil risque d’être violent. D’autre part, l’Indonésie se trouve sur la Ceinture de Feu du Pacifique, avec des « pétards » dont on connaît souvent mal l’histoire et qui peuvent exploser à tout moment.  

Pour se justifier, les autorités indonésiennes font remarquer que le Sinabung est classé en catégorie « B », ce qui signifie qu’il n’est pas nécessaire de le contrôler étroitement, contrairement aux volcans de catégorie « A » qui sont jugés beaucoup plus dangereux. (Il se pourrait  que le Sinabung soit transféré en catégorie « A » au vu des derniers événements.)

Ces mêmes autorités affirment que « la possibilité d’éruption d’un volcan de type « A »  peut être prévue des mois à l’avance car on dispose d’un historique de son activité sismique ». Une telle affirmation semble un peu osée.

D’une part, je pense que le mot « semaines » serait plus approprié que le mot « mois ». Il suffit de se souvenir de la confusion qui a régné autour de la non-éruption du Kelud en novembre 2007 pour savoir que les Indonésiens – comme les autre volcanologues de la planète – ne savent pas prévoir les éruptions !

D’autre part, le problème réel concerne l’évacuation de la population dont la densité est très élevée sur les pentes des volcans indonésiens. Dans une région du monde comme l’Indonésie, le principe de précaution – en l’occurrence l’évacuation de la population – doit être rapidement mis en place, tout en sachant, comme l’a démontré l’épisode du Kelud, qu’il est très difficile de maintenir des habitants dans des camps de fortune pendant une longue période.  

 

Le journal indonésien The Jakarta Post indique ce matin que le Ministère de la Santé va distribuer 30 000 masques de protection aux réfugiés dont le nombre ne cesse d’augmenter.