Volcans du monde // Volcanoes of the world

Aucune nouvelle activité volcanique majeure n’a été observée ces derniers jours.

Plusieurs explosions sont toujours enregistrées chaque heure sur le Fuego (Guatemala). Les panaches de cendre atteignent 1,1 km au-dessus du cratère. Les explosions produisent parfois des ondes de choc qui font vibrer les maisons des localités proches du volcan. Des matériaux incandescents sont éjectés à une hauteur de 200 à 300 mètres et génèrent des avalanches qui parcourent parfois de longues distances dans les ravines sur les pentes du volcan. Des retombées de cendre ont été signalées dans plusieurs zones sous le vent.
Source: INSIVUMEH.

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Le volume du dôme de lave du Merapi (Indonésie) n’a pas changé au cours des dernières semaines. Il est estimé à 461 000 mètres cubes. La lave extrudée continue de dévaler dans la partie supérieure du flanc SE en générant des avalanches de cendre et de blocs qui s’engouffrent dans la ravine de la Gendol River
Source: CVGHM.

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Des explosions sont encore observées sur le Nevados de Chillán (Chili), associées à des séismes longue période. Les émissions de cendre et de gaz montent jusqu’à 600 mètres au-dessus du cratère. Des matériaux incandescents sont visibles la nuit. Le niveau d’alerte reste à Orange.
Source : SERNAGEOMIN.

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Des tests d’alerte au moyen de sirènes auront lieu le lundi 9 septembre à Stromboli (Sicile). Le système fonctionnera automatiquement en cas de risque de tsunami et d’éruption du volcan. Pour cela, il y aura d’une part une alerte automatique grâce à une connexion directe avec des balises situées à proximité de la Sciara del Fuoco, et d’autre part  une alerte manuelle pour signaler une activité explosive imminente du volcan.
Ces systèmes d’alerte sont mis en place par l’Université de Florence, avec la surveillance de l’activité volcanique assurée par l’INGV. Dans le même temps, la coordination est en cours au Centro Operativo (COA) de Stromboli entre la Protection Civile sicilienne et nationale et l’administration locale pour définir les procédures d’information de la population. Il a été possible d’activer le nouveau système d’alerte grâce à l’amélioration des lignes téléphoniques et à la connexion Wi-Fi avec l’île de Stromboli.

Source : La Sicilia.

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Bonne nouvelle pour ceux qui se trouvent en ce moment sur l’Ile de la Réunion. Suite à une mission de reconnaissance sur le terrain effectuée par l’OVPF et les autres organismes concernés, le préfet de La Réunion a décidé de rétablir la phase Vigilance du niveau d’alerte du Piton de la Fournaise à compter du mercredi 4 septembre 2019.

Le public est donc autorisé à accéder à la partie haute de l’Enclos, mais l’accès est strictement limité aux deux sentiers balisés suivants :

– Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier Rivals – Cratère Caubet ; Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier d’accès au site d’observation du cratère Dolomieu (accès par le nord du cratère).

En revanche, les sentiers Kapor jusqu’à Piton Kapor et du cratère Caubet au Belvédère sur Château Fort restent interdits d’accès.

Source : Journal de l’Ile.

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La première édition du Salon international des vins volcaniques (Vinora) aura lieu le 30 janvier 2020 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Imaginé par Pierre Desprat et par une équipe de vignerons passionnés il y a deux ans, ce Salon est réservé aux professionnels, avec un espace dégustation ouvert au public dans l’enceinte du salon Vinidôme, à Clermont-Ferrand,  du 30 janvier au 3 février 2020. Plus d’informations en cliquant sur ce lien :

https://www.mon-viti.com/agenda/salon-international-des-vins-volcaniques

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No new major volcanic activity has been observed in the past days.

Multiple explosions per hour were recorded at Fuego (Guatemala) in the last days, with ash plumes that rose as high as 1.1 km above the crater. The explosions sometimes produced shock waves that rattled houses in nearby communities. Incandescent material was ejected 200-300 metres high and caused avalanches of material that occasionally travelled long distances in the drainages on the volcano’s slopes. Ashfall was reported in several downwind areas.

Source: INSIVUMEH.

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The volume of Merapi’s lava dome (Indonesia) has not changed in the past weeks. It is estimared 461,000 cubic metres. Extruded lava keeps falling into the upper parts of the SE flank, generating avalanches of ash and blocks that travel down the Gendol drainage.

Source: CVGHM.

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Explosions are still observed at Nevados de Chillán (Chile), associated with long-period earthquakes. Ash and gas emissions are rising up to 600 metres above the crater. Incandescent material can be seen at night. The Alert Level remains at Orange.

Source: SERNAGEOMIN.

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Siren warning tests will be held on Monday 9 September on the island of Stromboli (Sicily). The system will work automatically if there is a risk of tsunami and volcano eruption. On the one hand, there will be an automatic alert through a direct connection with beacons located near the Sciara del Fuoco, and on the other hand a manual alert to report an imminent explosive activity of the volcano.
These warning systems are being set up by the University of Florence, with the monitoring of volcanic activity by INGV. At the same time, coordination is underway at the Centro Operativo (COA) of Stromboli between the Sicilian and National Civil Protection and the local administration to define the information procedures of the population. It has been possible to activate the new warning system thanks to the improvement of the telephone lines and the Wi-Fi connection with the island of Stromboli.
Source: La Sicilia.

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Good news for those who are currently on Reunion Insland. Following a field reconnaissance mission carried out by OVPF, the Prefect of La Réunion has decided to reinstate the ‘Vigilance’ phase for Piton de la Fournaise as of Wednesday, September 4th, 2019.
The public is therefore authorized to access the upper part of the Enclos, but access is strictly limited to the following two marked trails:
– Pas de Bellecombe – Formica Leo – Rivals-Caubet Crater trail; Pas de Bellecombe – Formica Léo – access path to the Dolomieu crater observation site (access from the north of the crater).
On the other hand, Kapor trails to Piton Kapor and crater Caubet Belvedere on Château Fort remain inaccessible.
Source: Journal de l’Ile.

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The first edition of the International Salon of Volcanic Wines (Vinora) will take place on January 30th; 2020 in Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Designed by Pierre Desprat and a team of passionate winemakers two years ago, this show is reserved for professionals, with a tasting area open to the public in the Vinidôme exhibition, in Clermont-Ferrand, from January 30th to February 3rd; 2020. More information by clicking on this link:
https://www.mon-viti.com/agenda/salon-international-des-vins-volcaniques

Nouvelle approche de Crater Lake (Etat d’Oregon / Etats Unis) // New approach of Crater Lake (Oregon)

Selon le département Earth Observatoryde la NASA, un instrument embarqué à bord d’un satellite lancé par l’Administration a permis d’obtenir un transect de la région de Crater Lake en juin 2019 au cours de ce qui a été probablement premier survol topographique d’un volcan.
Le système ATLAS (Advanced Topographic Laser Altimeter) sur l’ Ice, Cloud and land Elevation Satellite-2 (ICESat-2) de la NASA a effectué des mesures de Crater Lake le 24 juin 2019.
Les données altimétriques font apparaître nettement la topographie du Mont Mazama et du lac de cratère qui remplit la caldeira. En regardant du sud au nord (de gauche à droite sur le document satellitaire), on peut voir l’altitude augmenter lentement, puis plus rapidement, sur le flanc du volcan. Les petites bosses sont essentiellement les cimes d’arbres. Alors que la plupart des images satellites proposent une vue en deux dimensions de la surface terrestre, ICESat-2 fournit une troisième dimension: la hauteur des arbres.
L’image satellitaire fait ensuite traverser Sun Notch, une vallée en U qui a été creusée par les glaciers lors de la formation de la montagne. Certaines vallées se sont remplies de lave pendant les périodes d’éruptions. D’autres, dont Sun Notch, ont échappé à ce destin. Aujourd’hui, les randonneurs peuvent se promener dans cette vallée jusqu’au belvédère de Sun Notch sur la lèvre sud du cratère.
L’altitude chute ensuite de plusieurs centaines de mètres entre la lèvre du cratère et la surface du lac. La caldeira de 8 à 10 km de diamètre est le résultat d’une énorme éruption et de l’effondrement de la montagne il y a environ 7 700 ans. Le lac qui remplit maintenant la caldeira a plus de 580 mètres de profondeur, soit environ la moitié de la profondeur de la caldeira. Crater Lake est le lac le plus profond des États-Unis et le neuvième du monde. Il est trop profond pour étudier sa bathymétrie (le satellite ICESat-2 ne peut effectuer la bathymétrie qu’à une profondeur d’une dizaine de mètre), mais ces mesures de la surface du lac peuvent malgré tout intéresser les hydrologues.
Le transect fourni par les satellites fournit des données altimétriques qui peuvent intéresser un grand nombre de scientifiques. Les écologistes auront envie d’examiner le terrain autour du lac car il est un bon indicateur de la qualité de l’habitat. D’autres scientifiques pourront étudier la végétation afin d’établir un lien entre les hauteurs de la canopée et des estimations de la biomasse. Enfin, les hydrologues s’intéresseront au niveau du lac en tant qu’indicateur des précipitations, du débit des eaux souterraines ou de l’évaporation.

Source : The Oregonian.

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The NASA Earth Observatory reports.that an instrument aboard a NASA satellite measured the topography of Crater Lake in June 2019 in what is believed to be the instrument’s first overflight of a volcano.

The Advanced Topographic Laser Altimeter System (ATLAS) on NASA’s Ice, Cloud and land Elevation Satellite-2 (ICESat-2) took measurements of Crater Lake on June 24th, 2019.

The elevation data show the distinct topography of Mount Mazama and the crater lake that fills its caldera. Moving from south to north, one can see the elevation increase gently and then more steeply up the flank of the volcano. The smaller-scale bumps are mostly tree tops. Where most satellite images offer a two-dimensional view of land cover, ICESat-2 provides a third dimension: tree height.

The track next crosses Sun Notch, a U-shaped valley that was carved by glaciers during the formation of the mountain. Some valleys were filled with lava during periods of eruptions. Others, including Sun Notch, escaped that fate. Hikers today can walk through this valley to the Sun Notch overlook on the crater’s southern rim.

The elevation then plummets hundreds of metres from the rim to the surface of Crater Lake. The 8- to 10-kilometre-wide caldera is the result of an enormous eruption and mountain collapse about 7,700 years ago. The lake that now fills the caldera is more than 580 metres deep, filling about half of the caldera’s depth. Crater Lake is the deepest lake in the United States, and the ninth deepest on Earth. The lake is too deep to see the bathymetry (ICESat-2 can measure bathymetry to a depth of 10 metres or more), but measurements of its surface elevation could be of interest to hydrologists.

This transect highlights how ICESat-2 elevation measurements provide interesting observations to a diverse number of scientists. Terrestrial ecologists would be interested in looking at the terrain around the lake as an indication of habitat quality. Others might investigate the vegetation to link the canopy heights to biomass estimates. Finally, the hydrologist would be interested in the lake level as an indicator of rainfall, groundwater flow, or evaporation.

Source: The Oregonian.

Source: NASA

Vue de Crater Lake et Wizard Island (Photo: C. Grandpey)

Vue du Mont Mazama (Photo: C; Grandpey)

L’eau chaude de la Martinique

La plupart des gens qui visitent des volcans aimeraient pouvoir assister à une éruption. Pour cela, il faut se trouver au bon endroit au bon moment et beaucoup de volcans ne sont pas disposés à entrer en éruption pour faire plaisir aux touristes. En revanche, on peut observer des manifestations hydrothermales avec geysers et sources chaudes sur de nombreux sites de notre planète. Il y a quelques années, j’ai rédigé un mémoire pour le compte de L’Association Volcanologique Européenne dans lequel je vantais les qualités thérapeutiques des bains de boue sur l’île éolienne de Vulcano. L’un des endroits les plus remarquables pour admirer des geysers et des sources chaudes aux belles couleurs est incontestablement le Parc National de Yellowstone aux Etats Unis.

A la Martinique, où je me trouvais il y a quelques semaines, les manifestations hydrothermales ne sont pas très nombreuses. Selon les documents que j’ai pu consulter, les sources thermales de la Montagne Pelée sont localisées sur son flanc ouest, autrement dit le versant caraïbe. Les principales sont celles des Rivière Chaude, Mitan et Picodo, et du bord de mer à proximité de la carrière de Fond Canonville. Le sentier qui conduit aux sources thermales à l’amont de la Rivière Chaude est un véritable parcours du combattant au sein d’une végétation exubérante et difficilement franchissable. Personnellement, je n’ai jamais osé entreprendre une telle expédition! J’ai lu que le chemin repose sur les dépôts des nuées ardentes historiques de la vallée de la Rivière Blanche. Ces formations comblent une dépression probablement formée par un effondrement d’un flanc de la Montagne Pelée, il y a  9 000 ans.

Les rapports scientifiques précisent que les eaux des sources thermales du massif de la Montagne Pelée se caractérisent par des minéralisations relativement faibles (inférieures à 2 grammes par litre) et un chimisme assez homogène. Ces fluides sont essentiellement constitués, à leur origine, d’eaux superficielles d’origine météorique qui s’infiltrent ensuite dans le sous-sol. Certaines  de ces eaux peuvent être portées, en profondeur, à des températures relativement élevées. Les fluides qui jaillissent à  l’amont de la Rivière Chaude à moins d’un kilomètre du sommet de la Montagne Pelée ont une température variant de 28 à 65°C.

Les sources thermales des rivières Mitan et Picodo indiquent, quant à elles, des températures allant de 25 à 38°C. Dans l’état actuel des connaissances, l’origine des eaux thermales du bord de mer est incertaine. Ces fluides pourraient provenir des sources thermales de la Rivière Chaude et atteindre leurs exutoires en empruntant des cheminements superficiels. Ou bien, ces eaux thermales pourraient être issues directement d’un réservoir profond.

Une source thermale martiniquaise plus accessible se trouve sur le site de « Dio Ferré » aux Anses d’Arlet, petite commune du sud ouest de l’île. Plus précisément, la source se situe non loin de la plage de Petite Anse, au pied du Morne Jacqueline, un volcan éteint. L’eau proviendrait d’un réservoir dont la température serait de l’ordre de 180°C. Le site est classé patrimoine protégé. L’eau de cette source est dite miraculeuse car elle possèderait de nombreuses vertus médicinales. C’est pourquoi les riverains ont décidé de construire un petit bassin autour de la plus grande source qui avait été détruite après le passage du cyclone Dean en août 2007. Le bassin fut rénové en mai 2012 grâce à un partenariat entre la commune des Anses d’Arlet et l’Office National des Eaux et Forêts. Ce bassin, où l’eau a une température d’environ 35°C, ne peut accueillir que deux personnes au maximum. Il faut souvent attendre son tour, surtout quand les occupants, comme ce fut mon cas, se livrent à une longue séance de selfies… On profitera de l’attente  pour admirer la vue imprenable sur la baie de Petite Anse.

Il se dit que l’eau de Dio Ferré possède de nombreuses propriétés grâce au soufre quelle contient. D’ailleurs, une légère odeur de soufre se dégage du sol le long du sentier littoral qui conduit au bassin. C’est également une eau ferrugineuse qui contient de la calcite et de l’hydroxyde de fer.

Cette eau est censée soulager de nombreux maux, comme les rhumatismes et autres douleurs. Ne souffrant pas de ces problèmes, je ne peux formuler un avis. En revanche, j’ai lu le témoignage d’une femme des Anses d’Arlet qui a déclaré: « Devant me faire opérer des yeux j’ai pu éviter cette intervention après avoir écouté les conseils d’une personne de mon entourage qui me suggéra de les tremper dans cette eau  ferrugineuse, ce que je fis. Lors de la visite suivante chez mon médecin, il me dit que l’intervention n’était plus nécessaire puisque j’étais déjà guérie. Cette eau m’a permis de faire un grand pas dans ma vie en m’évitant cette rude opération qui aurait pu s’avérer fatale.»

Même si l’on ne désire pas profiter des vertus médicinales de Dio Ferré, la visite du site est intéressante. Le chemin d’accès n’est pas facile à trouver (demander aux habitants du coin) mais une fois qu’on l’a découvert, le trajet est bien indiqué. Il faut toutefois être prudent, surtout dans la partie qui longe la mer car les vagues déferlent parfois violemment. Soyez très vigilants si vous venez avec des enfants. A éviter les jours de pluie car la descente peut alors devenir glissante.

Photos: C. Grandpey

Stromboli (Sicile): L’éruption du 28 août 2019 // Stromboli (Sicily) : The August 28th 2019 eruption

Comme je l’ai écrit précédemment, une nouvelle et violente éruption a secoué le Stromboli le 28 août 2019. On a observé trois séquences explosives. L’INGV a donné plus de détails sur l’événement.
Comme on a pu le voir sur les photos diffusées sur les réseauc sociaux, les explosions ont généré une colonne de cendrequi est montée jusqu’à 4 km au-dessus du sommet. Les deux premières explosions ont eu lieu dans la zone cratèrique centre-sud, tandis que la troisième, de moindre intensité, s’est produite vingt secondes plus tard dans le secteur nord. Il s’agissait d’une explosion latérale dont les produits émis ont débordé sur la Sciara del Fuoco. Le moment le plus impressionnant a sans aucun doute été le moment où les matériaux issus de l’effondrement de la colonne éruptive sont retombés sur la Sciara del Fuoco en générant un écoulement pyroclastique qui a ensuite avancé à le surface de la mer sur plusieurs centaines de mètres. Cee nuage de matériaux pyroclastiques en train de glisser à la surface de la mer m’a rappelé un phénomène identique observé lors de l’éruption de Soufrière Hills à Montserrat.
Une fois encore, la morphologie de la terrasse cratèrique a été bouleversée. Comme je l’ai expliqué précédemment, le complexe de petits cônes de scories qui était apparu dans le cratère nord au cours des dernières semaines a été complètement détruit et la lèvre du cratère située du côté de la Sciara s’est affaissée, laissant la porte ouverte à la lave qui a formé une coulée qui a atteint la côte dans la soirée.
À 20 h 43 (GMT), une nouvelle séquence explosive a eu lieu dans la zone centre-sud de la terrasse cratèrique, avec des retombées sur Ginostra. Une autre explosion, de moindre intensité, a été enregistrée à 21:29 (GMTC). Comme je l’ai déjà écrit précédemment, les rues et les toits du village étaient couverts de cendre et de sable suite aux explosions.
Aux premières heures du 30 août, un débordement de lave en provenance du cratère centre-sud a généré une coulée qui a atteint la côte pendant une courte période.
Source: INGV & The Watchers.

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As I put it before, a new, violent eruption occurred at Stromboli on August 28th, 2019. It consisted of three explosions. INGV has given more details about the event.

As could be seen on the photos in the social media, the explosions produced an ash column up to 4 km above the summit area. The first two explosions were located in the central-southern crater area and a third, of lesser intensity, occurred twenty seconds later in the northern area.

The latter was a side explosion whose products spilled out over the Sciara del Fuoco. The most impressive moment was undoubtedly when the material deriving from the collapse of the eruptive column fell back down the Sciara del Fuoco, generating a pyroclastic flow that then propagated in the sea for several hundred metres. This flow sliding on the surface of the sea reminded me of another that propagated over the sea in the same way during the Soufriere Hills eruption in Montserrat.

Once again, the morphology of the crater terrace has changed greatly. As I explained before, the complex of small scoria cones, which had grown around the eruptive vents in the northern crater area during the last few weeks, has been completely destroyed, and the crater rim on the side of the Sciara has subsided, allowing the magma to overflow and form a lava flow which reached the coastline in the evening.

At 20:43 ((UTC), a new explosive sequence took place in the central-southern area of ​​the crater terrace, with the fallout of pyroclastic material on the town of Ginostra. A further explosion, of lesser intensity, was recorded at 21:29 (UTC). As I put it before, the streets and roofs in Ginostra were covered with ash and sand from the explosions.

In the early hours of August 30th, a lava overflow from the central-southern crater area generated a flow which reached the coast for a short time.

Source: INGV, The Watchers.

L’éruption du 28 mai 2019 vue par les sismographes (Source: INGV)